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 Light Opera | Lolita & Svea

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Svea M. Olöfssen

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MessageSujet: Light Opera | Lolita & Svea   Ven 23 Avr - 14:26

«A noi voooolgiiii il bel sembiaaaante.Queste saaacre queste saaaacreee. Queste saaacre antiche pianteeee. A noi vooolgiiii a noiiii vooolgi. A noooi volgiii il bel sembianteeee. Senza nube e senzaaaa veeeel.Caaaasta divaaaaaa...»

C’était seulement le deuxième acte de « Norma » L’Opéra de Vincenzo Bellini et pourtant Svea aurait juré que c’était le XVème. Elle c’était retrouvée là par pur hasard. Le hasard le plus total… Bon ok. À force d’entendre de sa mère « Cultive toi un peu sa te fera du bien » ou « Archibald pense que tu devrais aller voir plus d’expos ou d’Opéra » ou « Tu me fais honte, ce ne t’arrive donc jamais de sortir pour voir des choses intéressantes ? » Svea à accepter de se « cultiver » en échange du silence de sa mère. Elle pensait que sa mère serait très contente le jour où elle sortirait et lui ferait croire qu’elle allait à l’Opéra, mais non. Il a fallut que sa mère lui achète son billet pour l’Opéra. Un billet qui lui à coûté la modique somme de 250 £ (elle lui avait pris l’une des meilleures places dans les loges et tout le toutim) Bref elle se vit obligée d’aller à l’Opéra Amadeus s'il vous plait.

Et ca n’en finissait pas de chants italiens chevrotant incompréhensibles et de mise en scènes romanesque et fatigantes. En plus Svea avait du bien s’habiller et elle avait sorti l’une de ses plus belles robes de soirée qui était particulièrement inconfortable. Son éventail à la main elle secouait frénétiquement celle-ci pour se rafraichir de cette atmosphère suffocante. Lorsqu’elle commença à se sentir vraiment mal au moment ou tout le public applaudit parce que le protagoniste avait fait une action Ô combien superbe ! dont Svea n'avait pas la connaissance, elle quitta son siège en vitesse et sorti de la loge direction les toilettes.

Devant le magnifique miroir bordé d’un cadre aux fausses dorures elle se regarda puis passa sur son visage de l’eau, beaucoup d’eau. Puis elle attrapa sa petite trousse de maquillage dans son sac à main pour une retouche après ce rafraichissement. Elle se sentait déjà mieux. Derrière elle une rangée de WC tous vides. Elle en profita pour s’asseoir sur une cuvette la porte toujours ouverte, puis enlevant ses escarpins déposa ses pieds douloureux sur le carrelage froid. De là où elle était assise elle voyait sa tête de déterrée. Sa robe la serrait trop aussi mais elle n’alla tout de même pas jusqu’a l’enlever, elle ouvrit juste la fermeture éclair puis souffla un grand coup. *Ne refait plus jamais ça Svea, plus jamais*.

Passant l’encadrement de la porte des toilettes elle arrivait sur le corridor tapi de moquette rouge et de tapisserie élégante, éclairée çà et là par de superbes lustres. Elle traversa celui-ci ses chaussures à la main (bien que sachant que c’était fort peu convenable) mais tout de même la fermeture de sa robe remontée. L’air d’opéra arrivait même ici à ses oreilles. Seule dans le couloir, elle caricaturait la cantatrice qui chantait, se mettant presque à danser dans le couloir. Lorsqu’elle se rendit compte qu’elle était partie un peu loin elle s’assit contre un mur, reposa sa tête en arrière et soupira en fermant les yeux.

« Ce que ca peux être chiant l’Opéra. »

__________________________________________________________________________________

L’idée du siècle, bien sûr c’était l’idée du siècle ! Non mais franchement qu’est-ce qui lui avait pris de boire toute la petite flasque qu’elle avait emportée ‘par chance !’ dans son sac ? Elle se retrouvait totalement pétée à l’Opéra. Non mais c’est pas une situation grotesque ca ? Et elle chantait et elle dansait dans le couloir, pointes, entrechats, arabesques et compagnie.

« J’t’en foutrais des ‘A noi volgi moi’ hahaha haaaaa hahaha »

Elle se dirigeait difficilement vers un lustre puis le regarda la bouche grande ouverte un sourire béat fixée aux lèvres.

« Oh c’est trop beau ça ! »

Elle voulut toucher ledit beau lustre et emporta avec elles quelques pampilles.

« Oups. Hohoho »

Elle fourra les pampilles… dans son soutien-gorge. Elle se rassit, la tête lui tournait et elle avait la nausée. *Respire, respire*. C’est là qu’elle prit conscience de la situation pour le moins cocasse. Le pire c’est qu’il fallait qu’elle retourne à sa place, au moins pour chercher ses affaires si ce n’est pour regarder la fin de Norma dont elle se fichait complètement. Elle remit ses chaussures à talons pris son sac et parti vers sa loge.

*Non. Non. Toujours pas. Non. Non plus. Merde* Elle s’était perdue. Elle s’était perdu, bourrée, à l’Opéra ! Svea tournait en rond depuis un quart d’heure entre une porte qui devait mener aux coulisses ou quelque chose du genre et un couloir qui menait à la fausse. Elle ouvrit la porte qui menait aux coulisses et vit un escalier qui descendait. *Les coulisses, en bas ? * Elle les descendit tout de même espérant tomber sur un vigile qui lui dirait qu’elle ne pouvait pas passer auquel elle répondrait qu’elle s’était perdu et qui l’aiderait à retrouver son chemin. Pff elle devait avoir l’air pathétique. Elle descendait les escaliers sombres tout en se demandant si c’était vraiment la bonne idée.

Arrivée en bas de ceux-ci elle se trouva bien bête. Seule, aucun vigile en vue, aucun artiste non plus. *Cool* Elle ne bougeait pas, restant sur place une bonne minute. Au lieu de remonter elle continua son chemin dans cet endroit tout à fait inconnu. C’était toujours mieux que de suivre Norma après tout. Un peu plus loin elle se rendit compte qu’elle se trouvait sous la scène ou un endroit louche dans le même genre. *Bon, et maintenant ?* Si sa se trouve le fantôme de l’Opéra allait surgir et elle mourait seule sous l’Opéra, sans que personne ne s’en rende jamais compte.


[C'est peut-être sans espoirs... Mais celui-la je l'avais en réserve alors je le balance on verra bien :)]


Dernière édition par Svea M. Olöfssen le Jeu 14 Oct - 23:59, édité 4 fois
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Lolita I. V. Pallbearer

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MessageSujet: Re: Light Opera | Lolita & Svea   Ven 14 Mai - 10:44

Combien de fois Lolita avait vérifié l’intérieur de son sac à main ? Aucune idée. Elle voulait juste s’assurer qu’elle avait tout, qu’elle n’avait rien oublié. Mais dès qu’elle l’ouvrait, jetait un coup d’œil et le refermait, elle ne pouvait s’empêcher de vérifier une autre fois. Une autre fois. Et encore une autre. Ne sait-on jamais si, entre temps, les documents dont elle avait besoin se soient envolés. Sûr que ce genre de psychose n’arrive pas qu’à elle seule. Mais également aux autres. Dernier regard. Il était temps de partir. Direction l’opéra. Non mais, sérieusement, dans quoi s’était-elle embarquée, encore une fois ? L’opéra. La bonne blague. Dans le genre sécurité, la demoiselle était sûre qu’il devait y avoir le paquet. Quoique… Dans ce bled paumé, on est en droit de se poser des questions. Il suffisait de voir la gueule de l’université pour se demander ce que l’on faisait ici. Mais là, la question était plutôt un truc du genre : « Qu’est-ce que tu vas foutre ? ». Rentrer en douce dans l’opéra. Ni plus ni moins. Faire semblant d’assister à Norma. Et mener on-ne-sait-trop-quelle-mission avec Adrian. Ce gars, pour sûr, était carrément dérangé. Mais il ne manquait pas de fric. Et si les parents de Lola avaient bien de l’argent, ce n’était pas à elle qu’il était destiné. Il fallait donc faire avec les moyens du bord, que cela leur plaise ou non… Entre nous, il était clair que cela ne leur plairait pas s’ils savaient ce qu’il se tramait.

La première chose à faire, donc. Entrer dans l’opéra. Sans payer. Utiliser les passages secrets, si passages secrets il y a. Parce qu’il était gentil l’Adrian là. Mais s’il croyait que Lola allait débourser au minimum 150 £ rien que pour le rencontrer, il se foutait le doigt dans l’œil. Ou n’importe où d’autre, elle s’en foutait. Après s’être battue contre le branchement de son ordi, la brune avait enfin pu accéder à Internet. Recherche rapide des anciens plans de la ville. Histoire de découvrir des souterrains. Des catacombes. N’importe quoi. Du moment que cela soit par une voie enterrée. Parce que déjà qu’elle pensait que ce qu’elle faisait était plutôt de l’ordre d’un remake d’un mauvais film d’espionnage, si en plus, elle devait arriver par les airs, ça serait vraiment du foutage de gueule. Genre elle allait arriver avec un grappin. Marche sur les murs. Passer par une fenêtre en mode « ni vu ni connu ». D’ici là, elle se serait faite repérée une bonne douzaine de fois. Ensuite, elle aurait perdu une chaussure. Et certainement déchiré sa robe. Non, la voie souterraine semblait le meilleur chemin. Déjà que ça n’inspirait pas vraiment confiance ….

Oh, bien sûr, elle avait trouvé ce qu’elle allait faire. Avait également mémorisé le chemin. Histoire de ne pas se faire prendre avec des plans. Manquerait plus qu’on la prenne pour une terroriste venue dans ce coin perdu pour faire sauter des péquenots sur un « la » bien portant. Cela dit, ça pourrait être marrant. Elle en avait ras-le-bol de ces grands bourges de mes deux qui vont à l’opéra, au brunch, n’importe où. Histoire de faire genre. Et de dire «Hey, guys ! Regardez-moi, je pète de fric ». Cool pour toi, dude. Mais ce genre de comportement, c’était un truc qu’elle abhorrait totalement. Au pire, leur foutre la peur de leur vie pouvait être une option, un petit bonus supplémentaire, pour cette soirée. Finalement, peut être que cela allait être amusant. Cette avec cette petite idée en tête qu’elle était entrée en effraction dans l’opéra. Coup d’œil à gauche. Coup d’œil à droite. Pas un seul vigile. De toute façon, vu l’endroit où elle était, qui pensait qu’elle allait arriver par là. Elle en était elle-même surprise. Pour cause, elle pensait arriver près des coulisses, ce qui ne semblait pas vraiment être le cas. Où était-elle alors ? La demoiselle tendit alors l’oreille. Un son déchirant lui éclata alors dans le tympan. Ah, mais c’était quoi cette manie de vouloir crier ? Pourquoi les gens venaient-ils à l’opéra pour écouter un truc barbant et constituant une série de sons insupportables ? Pas besoin de dire la réponse, chacun la connait. Pas besoin de faire le même discours. Chacun le connait également. La demoiselle s’arrêta alors, se demandant comment diable avait-elle pu fait pour se retrouver sous la scène. Et si, finalement, elle allait restée bloquée dessous, hein ? Rapide moment de panique. Il fallait reprendre son souffle. Reprendre ses esprits. Inspirer. Expirer. Recommencer plusieurs fois jusqu’à ce que cela se calme.

Ce qui n’était pas forcément une chose facile. Vous avez déjà réussi à vous apaiser, vous, alors que le bruit vous entoure et tambourine aux portes de votre cerveau ? Vous devez probablement être fort, extrêmement fort. Ou alors sourd. Au choix. Lolita se remit alors à marcher, tranquillement. Elle repositionna rapidement sa robe, chassant la poussière d’un coup de main. Faut dire que si elle était venir ici en jean ; tee-shirt, elle se serait fait rapidement éjectée de là. Encore fallait-il que quelqu’un la trouve et que … « Putain ! » Interjection rapide. Malheureusement, jurer était dans les habitudes de la demoiselle, n’en déplaise aux autres. Mais, sérieusement, qu’est-ce que foutait une autre personne ici, hein, qui peut le dire ? Elle prit alors un air décontracté, genre « Oh, quelle magnifique balade ! Ne trouvez-vous pas que ces toiles d’araignées donnent un charme monstre à cette endroit » tout en continuant d’avancer. A pas lent. Elle passa alors près de la demoiselle qui se trouvait au même endroit qu’elle et … était-elle bourrée ? Non parce qu’elle semblait planer. Loin vers les étoiles. Enfin, étoiles … étoiles, c’est à voir. Grand sourire aux lèvres, finalement, Lola ne pu s’empêcher de lâcher quelques mots. « Oh, désolée de te décevoir mais tu te trompes de chemin. Il se trouve que les places sont en haut. Ici, tu ne verras strictement rien. A moins que tu ne veuilles faire mu-muse avec les rats. Il parait qu’ils sont très sociables. Mais je doute que tu les apprécies. Je te montre le chemin peut être, tu me sembles débarquer d’un autre monde. Et, conseil d’amie, tu devrais passer aux toilettes te laver les dents. Ca empeste de l’autre bout de cette pièce, si on peut considérer cela comme une pièce. » Autre sourire ironique. La demoiselle était une véritable maîtresse dans ce domaine. A bons entendeurs …

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Dernière édition par Lolita I. V. Pallbearer le Mer 18 Jan - 21:54, édité 1 fois
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Svea M. Olöfssen

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MessageSujet: Re: Light Opera | Lolita & Svea   Mer 13 Oct - 1:26

Sous l'Opéra c'est encore moins la fête que dedans. Des échos de barytons, quelques couinement de sopranos saupoudrés de violons frétillants. Pour la cinquième fois de la minute elle se répéta *Mais qu'est-ce que je fou là ? *, comme si elle avait atterrit là par pure magie sans se souvenir des trois secondes précédentes. Elle pivotait, à droite, à gauche, un peu sur elle même, bon pas trop quand même histoire que le mélange diner alcool reste bien à sa place, faisait des grimaces en regardant ses pieds, le sol, ses mains, le plafond... Rien n'arrivait à l'occuper si ce n'est un peu son imagination enivrée.
Au début elle essayait de s'imaginer l'action de la pièce rien qu'en écoutant les voix qui se répercutaient sous la scène jusqu'à ses oreilles. Ceci l'occupa au bas mot trois minutes. Elle s'assit ensuite par terre, sur le sol dur de cette cave poussiéreuse sans même faire attention à sa robe. Elle s'amusa à compter ses grains de beauté. Pas très drôle non plus. Et puis finalement elle se perdit dans les méandres de ses pensées. Quand elle se retrouvait seule dans ces conditions il lui arrivait souvent de repenser avec égocentrisme à elle, à sa vie. Surtout quand elle avait un peu forcé sur la rincette.
Elle aimait à les appeler mélancolie hostile, ces passages où tout d'un coup, autour d'elle, plus rien ne fait de bruit, tout bouge au ralenti et elle s'entend respirer et penser tout haut, sent ses lèvres devenir si sérieuses, ses yeux si livides. Les images passent avec leurs sons, comme des rêves des images par flash, qui vous revoient brusquement les émotions de ces moments précis. Elle divague et souvent se perd dans ses propres souvenirs. Sa mère, son beau-père, son père, sa sœur, Viktor, Issidor... c'est eux qui sont le plus souvent passager des trains de sa tête. Oui bon des trains, c'est une image comme une autre ! Ils passent très vite et dans un grand fracas de ferraille, et si on veut, enfin du moins dans la tête de Svea, les visages peuvent apparaître, mais seulement flous, parce qu'on ne s'en rappelle jamais vraiment bien comme à l'instant ou on les observais.
Ses yeux s'étaient clos avant même qu'elle puissent compter les moutons comme elle voulait le faire après les grains de beauté. Dans son sommeil ses troubles reparurent. Si les acteurs avaient étés perturbés par quelques jurons suédois, qu'ils ne s'étonnent surtout pas ! C'est juste à cause d'une taré ivre étalée endormie sous leur scène.
Elle se réveilla en sursaut après s'être elle même fait peur, se redressant vivement et d'une main en arrière se tenant presque assise. Essoufflée, angoissée, elle mis une main sur son cœur comme pour vérifier qu'il battait encore ou pas trop vite, puis se calma. Elle fermait les yeux, soufflait profondément en se demandant si elle rêvait encore et comment diable pouvait elle bien se retrouver allongée endormie sous un opéra. L'odeur de l'alcool à ses narines lui rappela tout de suite les évènements précédents.
Une fois debout, elle déplissa sa robe, l'épousseta et essaya de chasser de sa bouche ce goût de whisky qui lui donnait des haut-le-coeur . Ses paupières lui paraissaient lourdes et sa situation bien triste lorsque le son le plus mélodieux qui pouvait parvenir à ses oreilles retentit
« Alléluia »
Des bruits de talons claquants le sol s'approchaient manifestement d'elle. Bien qu'elle aurait plutôt espéré ouïr la démarche lourde de quelque chose qui ressemble à un homme, elle était tout de même contente de se dire que sa détresse était surement finie et que tout du moins elle aurait de la compagnie.
Devant elle se trouvait bientôt une grande brune au yeux de chats. De longues jambes se dessinant sous une robe de soirée parfaitement taillée pour son corps parfait, le tout surmonté d'une chevelure soyeuse, sa bouche pulpeuse, sa peau visiblement douce et ses traits ronds ne laissait pourtant pas Svea penser qu'elle était tendre. En fait rien qu'en regardant son visage elle avait l'impression qu'il y avait marqué sale teigne en plein milieu de son front (encore les effets de l'alcool ?!). Bref cette rencontre n'augurait rien de très bon apparemment pour notre suédoise.
« Putain ! »
Polie en plus. Enfin, comme si Svea n'était pas du genre à laisser échapper quelques vulgarités... Elle se préparait psychologiquement à la rencontre d'un personne dans son état présent c'est à dire en ayant la forte impression d'être à bord d'un bateau mais se trouvant tout naturellement en dessous de la scène de l'opéra. Rapidement dans son esprit une lueur de lucidité la traversa et elle se demanda quand même comment il eut été possible qu'une seconde jeune femme se trouve aussi à cet endroit, apparemment fréquenté tout à fait ordinairement. Puis l'idée l'abandonna et elle oublia ses réflexions pseudos-sobres. La fille sourit et Svea sentit tout de suite qu'elle n'aimait pas ce sourire et pas la fille non plus.

« Oh, désolée de te décevoir mais tu te trompes de chemin. Il se trouve que les places sont en haut. Ici, tu ne verras strictement rien. A moins que tu ne veuilles faire mu-muse avec les rats. Il parait qu’ils sont très sociables. Mais je doute que tu les apprécies. Je te montre le chemin peut être, tu me sembles débarquer d’un autre monde. Et, conseil d’amie, tu devrais passer aux toilettes te laver les dents. Ca empeste de l’autre bout de cette pièce, si on peut considérer cela comme une pièce. »

Confirmation. Et elle continuait avec son sourire en plus. Svea ne comprenait pas vraiment l’intérêt de cette fille à venir l'aborder avec autant de prétention. Elle la fixa quelques instant d'un air indifférent comme si elle débarquait tout droit de la planète pouffiasse (ce qu'elle semblait vraiment faire) et puis se départi de lui cracher un tas de trucs à la figure, après tout elle lui proposait quand même de l'aider à retrouver son chemin. Elle laissa peser le silence puis lui lâcha tout de même:

« Ne fait pas trop la maligne, je te ferrai remarquer que tu te trouve également dans l'antre du rat ma petite »

« Enfin passons, j'ai pas vraiment le temps pour des petites plaisanteries »

Dans la liste des choses que Svea n'aimait pas, qu'on la prenne pour une imbécile était bien placé, alors en retour elle préférait en faire autant si on s'avisait de le faire.

« Je te remercie, mais à ma connaissance les toilettes de l'opéra ne sont ni équipées de dentifrices , ni de brosses à dents et à vrai dire il m'arrive peu souvent d'en emporter sur moi, donc tout ce que je vais faire c'est te suivre gentiment, récupérer rapidement mes affaires et m'en aller ! »

Elle ne prit même pas la peine de lui sourire de son rictus sarcastique en retour. Elle avait juste envie de finir au plus vite sa nuit dans son lit, chez elle, de retirer cette robe étriquée et ces instruments de torture qu'elle portait aux pieds, pas vraiment de se crêper le chignon avec une fille dans un sous terrain. Et s'apprêtait déjà à la suivre pour en finir vite avec cette soirée pourrie.
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