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 THE CRISPY WITHING [open]

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Samuel O'Ryan

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MessageSujet: THE CRISPY WITHING [open]   Ven 30 Oct - 2:59

____________________________________ Début octobre – 20h20 _________________

    Grimsby c’était un peu la fin du monde pour Samuel. Lui qui avait toujours vécu dans un milieu actif, dangereux et intense, voir une ville s’éteindre en même temps que le soleil lui foutait gravement le bourdon.
    Enfin bon, d’un caractère adaptable, le jeune homme avait su tirer profit de la profusion de poisson, de grandes étendues sauvages et de vent marin. Il passait ainsi tout son temps libre à bourriner dans le roc, et à pousser la chansonnette à pleins poumon, c’était pas comme si il y avait une grande population au mètre carré.
    L’avantage de Grimsby, c’est que cette ville avait la capacité de rendre n’importe quel mec un minimum normal, complètement chtarbé. Samuel qui était assez débrouillard pour se faire des réseaux avait donc pris l’habitude de fréquenter tout les lieux qui pourraient être qualifiés de « glauque » à Grimsby, c’était une fournaise d’inspiration, et puis il y avait toujours matière pour s’exclamer sur des sujets divers et variés en se noyant dans des flots d’alcool artisanaux et donc infâmes. La vie donc, au final, n’allait pas si mal. D’autant plus qu’il y avait quantité de choses à dépoussiérer ici à Grimsby et que ça rappelait à Samy ses anciens grands élans révolutionnaires.

    Parmi ce qui faisait de Grimsby une ville dans laquelle Sam pouvait survivre, il y avait le Red, le Red fish burger. Le seul fast food du coin, mais surtout un concurrent très sérieux de ce cher Mac donalds. Sam n’allait jamais au Mac Donalds, mais il adorait la bouffe un peu grasse et bien protéinée, il n’aurait jamais espéré pouvoir trouver quelque chose de potable dans un coin paumé comme ici. Il y avait toujours un risque de faire une overdose de poisson, mais ma fois la friture de chair blanche avait aussi son charme, et les fish&chips étaient parfaitement gras. Tout était particulièrement mauvais et crade, mais, mais, le reste correspondait tout à fait à ce que l’on attendait d’un fast food. L’ambiance chewing-gum, lisse mais assez crade et pègue. D’ailleurs la serveuses à visière rouge maquillée -si ce n’était à la truelle- au moins au couteau à beurre, en mâchait un de chewing-gum. A l’odeur qui se dégagea de sa bouche au moment où elle hurla à l’adresse des « cuisines »

    « Un Merlan-craquant avec un demi ! »

    Son haleine se répandit sous les narines de Sam qui devina un parfum ‘fraise-chimique’ qui manquait de classe et surtout de bon goût. Avec une moue écœurée il fit diversion en matant la télé écran plasma collée au mur, qui était peut être la seule chose moderne de la bâtisse et qui diffusait une compétition de ski et snowboard dans les montagnes Frenchies.

    « Putain. »

    Sam souffla puis reporta son regard sur la fréquentation de la sale. Il y avait « le clown » surnommé comme ça à cause de son pif, rougit par son « élixir ». Ensuite un couple surement aussi consanguins que leurs parents l’étaient et Adam. Ad’, pour les intimes, le meilleur fournisseur du coin. Il avait de tout, les trucs locaux et les importations de l’étranger. Le Merlan-craquant vint se glisser sur le plateau à côté du demi et trois pièces tintèrent sur le bar. La serveuse mâchouillât trois mots mais Sam s’en foutait déjà. Il saisit son plateau et planta son regard sur Ad’.
    Show time.
______________________________________________________ 20h57 _______________

    « Va te faire foutre O’Ryan, c’est pas une merde prétentieuse comme toi qui va me foutre mon business en l’air. »

    Un peu de fumée passa entre les lèvres du chanteur, et vint recouvrir le visage de l’homme. Bien une demi-heure qu’il marchandait pour ce flacon incolore, et ce blaireau ne lâchait rien. Il l’avait menacé de faire venir ses potos de la capitale, mais rien à foutre. Plus coriace que prévu le plouc. Samuel n’était pas méprisant envers les gens, mais il aimait bien obtenir ce qu’il voulait même si il fallait les prendre pour des cons, et ce qu’il voulait c’était ce putain de stimulant. Une vraie potion magique, un pur concentré d’imagination dont la recette reste secrète.
    Il était un peu en mal d’inspi le fils O’ryan. Et l’inspiration c’est comme la poudre, quand t’en manque ça ne va plus du tout. Il était près à le cuisiner une heure si il fallait, toute la nuit même.

    « Bon écoute Ad’. J’ai besoins de ce fichu truc. Tu m’avais dit 200 et maintenant tu montes ? Mais tu crois quoi ? Hocus pocus et j’ai des thunes pleins les mains ? Grimsby c’est plus petit que ma poche tu risques pas de me perdre, donc file moi le truc maintenant et t’aura tes 50 plus tard. »

    Trop tard, le type était braqué à fond, Sam avait raté son coup. Il le compris dans la seconde qui suivit, Ad’ se leva et attrapa ses affaires. Son bras fut retenu par la main du garçon,

    « Si tu pars maintenant je te pète la gueule. »

    Les deux hommes s’affrontèrent du regard, et finalement c’est le poing d’Adam qui parti bien fort dans l’arcade de Samuel. Adam était un futur vieux, pas encore tout à fait affaiblit physiquement, même au top de sa force musculaire, la quarantaine et un corps bien entretenu. C’était un mec des plus clean qui ne touchait jamais à sa marchandise mais qui se faisait un max de blé dans les patelins de la côté tels que Grimsby.
    Son point dans la gueule de Sam eu donc un effet considérable sur l'esthétique du faciès. Son arcade fit un léger CRAC et il se mis à pisser le sang comme un malade. L’autre rajouta encore quelques coups histoire de bien sonner le jeune homme qui se retrouva groggy sur sa banquette. Miss chewing-gum vint récupérer le plateau sans accorder la moindre importance à ce qu’il venait de se passer, et les autres clients étaient soit partis physiquement, soit spirituellement. Seul et amorphe, Sam regardait son sang couler sur son visage en se demandant comment il avait pu devenir une telle fiote.
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Svea M. Olöfssen

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MessageSujet: Re: THE CRISPY WITHING [open]   Sam 31 Oct - 5:00

Elle foutait quoi dans ce petit fast-food minable de Grimsby (qui était soit dis en passant le fast-food seul et le plus grand restaurant de la ville…) ? En rentrant dans cette bâtisse qui empestait la baraque à frites et le poisson frit et dont toute la population était concentrée soit à travailler soit à regarder l’écran plus ou moins plat qui était installé au « Red Fish Burger » ce temple du burger au poisson frais, en beuglant d’une voix criarde « Allez ! Fou lui la pâtée à ce petit Amerloque ! Allez ! Et Paf ! Dans la neige ! Hahahahaha » une bière à la main, c’est ce qu’elle se demanda précisément.

Il faut dire que ce soir là elle était dans une passe difficile, en relation compliquée avec son Viktor Hoffman. Bref, elle pensait viande fraiche à dévorer, graisse, huile et friture dans lesquels noyer sa confusion. Mais rien de ca, non, non, non ! Ca sera poisson frais et patates frites pour la peine ! *Et merde !*. Elle passa la soirée seule à s’empiffrer de poisson et de pommes frites et à chialer comme une gamine qu’elle était, avant de partir pour le voir et d’essayer de se suicider. C’est comme ca qu’elle découvrit « Red Fish Burger » le fabuleux.

Elle avait bien remarqué dès son arrivée que Grimsby la Magnifique ne l’était pas tant que ca. Même si sa mère se bornait à croire que sa vie ici était géniale et que la ville respirait l’herbe la joie et l’air de la mer, elle, avait bien remarqué que tout ce qu’on sentait c’était le poisson et le niveau d’âge moyen de 70 ans. Mais bon, puisque sa chère Mamma ne semblait pas vouloir mettre les voiles direction Sverige elle devrait bien s’habituer à ce petit port de pêcheur « Si charmant ! ». Bon allez, ne soyons pas pessimistes et acariâtre, y’a quand même des trucs cool dans cette ville. Tenez le 'Emma sans Jemma boarding house' ou le 'knock the door'! C'est plutôt sympa... Sa petite sœur n’a pas eu besoin de s’y habituer elle, faut dire que c’est une Grimsboise de naissance. Keira est arrivée dans sa vie comme une princesse dans la vie de Karolina et Archibald, ou comme la couille dans le pâté de Svea. Comme si on pouvait « arriver » dans sa propre vie… Elle, elle avait du s’habituer à tout. Que ce soit à Grimsby, Grimsby elle-même et toute sa nouvelle vie.

Ce soir elle n’avait rien de spécial à faire. Sa petite sœur était à la maison seule car ses parents étaient sortis comme souvent et elle n’avait pas spécialement envie de jouer à la poupée avec Miss-Casse-Bonbon ou de tenir compagnie durant leurs rebelles soirées pyjamas improvisée avec ses potesses pêcheuses de mère en fille, ou plutôt vendeuse de poisson, et comme tout le monde (Enfin les trois amis qu’elle avait appelés) répondait absent * Bah j’ai qu’a aller au « Red Fish Burger » le fabuleux !*. Et voila comment elle retrouva la même ambiance, les même odeurs, les même sons et presque les mêmes sensations qu’il y a quatre ans. Sauf qu’elle savait qu’elle ne mangerait que du poisson et des pommes frites qu’elle ne découvrait pas l’endroit et qu’elle n’était ni en froid avec son petit ami ni sur le point de mettre fin à ses jours, ou du moins pas pour l'instant.

Là, tout de suite, elle trônait seule au centre de la pièce qui servait de « hall » sous une suspension graisseuse attirant tous les insectes de la ville. Justement elle fit à peu près le tour de la pièce d’un coup d’œil et fini par bloquer ses deux yeux juste au dessus d’elle sur cette lumière qui rendait folles les moucherons et moustiques qui se frappaient à coup répétés sur la surface de l’ampoule. Restant ainsi pendant plus d’une bonne minute elle se demandait si finalement elle allait passer la soirée seule ici, puis interpellée par une voix qui cria « Un Merlan-craquant avec un demi ! ». Alors elle baissa la tête rapidement et regarda si personne ne la dévisageait. Non. En fait tout le monde s’en foutait qu’une pauvre fille fixe une suspension au beau milieu du « Red » telle la donzelle désespérée par sa situation présente.

Une fois ses pommes frites son double-cabillaud deluxe et son Coca sur son plateau elle chercha une table ou déposer son arrière-train. Une table était occupée par « le clown » le plus gros pochetron de la ville dont le nez rouge lui valait ce charmant surnom. Contemplant les occupants des tables voisines elle fut distraite par un éclat de voix qui jaillit d’une table « Va te faire foutre O’ Ryan ! ». Elégant. Il était surement plus stratégique de se positionner loin de cette table. Tout d’un coup son passage au « Red » ressemblait à une partie de Risk. *Mais qu’est-ce que j’ai pris ce soir ?* Elle s’assit sagement à une table près d’un couple qui semblait le moins suspicieux de l’endroit.

Alors qu’elle savourait affalée seule à sa table une pomme frite du bout des lèvres une deuxième fois Svea entendit un jeune homme chuchoter assez fort « J’ai besoin de ce fichu truc ! ». A peine trente secondes plus tard ledit jeune homme se pris un bon poing dans sa face. Ce qui était assez énorme c’est qu’il semblait que se faire défoncer l’arcade sourcilière dans cette ville était aussi banal que de dire bonjour. L’homme qui lui avait envoyé son poing dans la figure parti avec ses affaires comme si de rien n’était. Svea se retourna et jeta un coup d’œil discret pour voir si Clown le trou le couple ou un des hommes à bières matant l’écran plat avait vu ce qui se passait et réagissait, allait héroïquement secourir le pauvre garçon qui commençait à sérieusement saigner sur la banquette déchirée. Une serveuse du restaurant mâchant peu esthétiquement un chewing-gum et ayant une forte ressemblance avec une vache largement colorée ramassa son plateau toujours aussi normalement que tout ce qui venait de se passer. Svea repris une pomme frite et se redemanda ce qu’elle foutait ici. Tout en mâchant elle continuait à espérer que quelqu'un ai tout de même un minimum prêté attention aux événements qui venaient de se produire. Quand elle s’aperçut au bout de quelques minutes qu’elle était vraiment la seule personne humaine de ce fast-food, elle leva les yeux au ciel et soupira. Non que de devenir la sauveuse d’un jeune homme l’embêtait mais c’était presque ca, en plus elle n’était franchement pas du genre à aborder n’importe qui n’importe quand et n’importe comment. En fait elle savait bien que rester sur son fauteuil à manger ses cochonneries et à le regarder agoniser seul au milieu d’un fast-food crasseux n’était vraiment pas une solution logique et admirable alors même si jouer les mère Térésa n’était pas dans son programme de la soirée elle prit son plateau elle le posa en face du jeune homme puis s’assit au même endroit que celui qui lui avait infligé sa blessure. La place était encore chaude. Tout en le fixant, ne sachant quoi faire elle reprit pour la énième fois une pomme frite et la reposa après l’avoir légèrement entamée.

« Il vous a pas raté. Ca doit faire mal »

Bon d’accord ca pouvait paraître sarcastique, sadique et malsain mais ce n’était pas l’effet voulu. Qu’est-ce qu’elle devait faire au juste ? L’attraper et lui faire toutes les mesures de secours en gémissant ne vous inquiétez pas ca va aller. Elle ne connaissait même pas les mesures de secours. Sans vraiment s’en rendre compte elle déclara d’ailleurs à voix haute

« Je connais pas les mesures de secours. »

Vu que son interlocuteur, si on peut appeler ca comme ca vu qu’il ne lui avait pas encore parlé, était plus occupé à agoniser qu’a lui répondre et qu’elle elle regardait plus son plateau que le visage du jeune homme qui se trouvait en face d’elle, elle continua sur sa lancée.

« Vous avez pas de chance, ici quand on se fait buter c’est tout naturel et la seule personne qui vient vous voir c’est une personne comme moi et moi je n’ai absolument aucune idée de ce que je dois faire.»

_________________
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-



J'acceptes tout : les brodequins, les tenailles,
le plomb fondu, les pincettes, le garrot, tout
ce qui brûle, tout ce qui déchire, je veux
souffrir pour de bon. Plutôt cent morsures,
plutôt le fouet, le vitriol, que cette souffrance
de tête, ce fantôme de souffrance, qui frôle,
qui caresse et qui ne fait jamais assez mal.
- Huis Clos ; JP Sartre.

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Dernière édition par Svea M. Olöfssen le Lun 2 Nov - 2:15, édité 1 fois
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Samuel O'Ryan

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MessageSujet: Re: THE CRISPY WITHING [open]   Dim 1 Nov - 2:37

    ________________________20H58____________________


    Finalement ce n'était pas son propre sang qui se déversait sur son visage pour aller tâcher la banquette cuir couleur blanc cassé/nacré, et le taux de probabilité qu'il finisse par tomber dans les pommes et mourir dans ce fast food merdique qui l'inquiétait le plus. C'était cette vision de sa virilité se tirant avec la caisse.
    Un gros poing dans la gueule, certainement deux trois pichenettes pour lui faire lâcher prise et le voilà sur le carreau. Il devait tirer une putain de tronche, et demain ça ne serait pas mieux, non vraiment pas mieux. Demain il serait mort, mort de tout, mort de honte, mort de froid, mort de faim [ parce que ce putain de Merlant-craquant continuait à lui faire de l’œil, même à moitié bouffé. ] mort tout court… Mais non enfin, on ne décède pas des suite « d’un coup violant porté sur l’arcade ». Ou alors pas tout de suite, pas dans la journée qui suis, ça prend des années pour qu’une séquelle se révèle, pour qu’on se rende compte qu’en fait un bout de l’os de l’arcade était parti foutre le bordel dans son cerveau.
    Ce mec devait savoir où il cognait, sa pissait tellement le sang que Sam ne pouvait même plus ouvrir son œil droit. Est ce que ça le faisait flipper ? Pour être honnête, YES, franchement, on s’habitue jamais à se faire péter la gueule. Sam il en avait fait des bastons dans la banlieue, et il finissait souvent cloué au lit pour renouvellement intense de plaquettes. Son sang c’était renouvelé un nombre de fois incalculable, et la mort il l’avait frôlé, il l’avait touché, il lui avait même fait un bisou une fois. Mais pas une fois, pas une fois il s’était sentit vraiment fort. Et cette fois là n’était pas différente, il balisait comme un con, sa tête se remplissait de doutes, et il était plus tétanisé que sonné.
    Il se détestait quand il se sentait aussi faible, dans l’après acte quand il était seul face à son corps qui se vidait. Pendant qu’il cognait il était comme tout ces débiles testostéronés, il se sentait Mâle, il se sentait vivant. Mais cette image de loque qui le renvoyait face à lui même était très douloureuse, surtout sans Jamie, Jamie le mec qui était un peu la seule raison valable qu’avait Sam de se faire taper sur la gueule. Jam’, Jam’ et puis sa mère, mais d’une manière générale sa mère elle était moins susceptible de lui apporter des problèmes.

    ______________________________21H07____________________
    « Il vous a pas raté. Ca doit faire mal »

    Dur de savoir ce qui a le plus choqué Samuel à cet instant… Le ‘Vous’ ou bien la stupidité de la remarque. Il avait envie d’hurler, « Bien sur qu’il m’a pas rater t’as vu comment je pisse le sang ! Putain ! J’ai mal maintenant! »
    La théorie selon laquelle on a pas mal sur le coup parce qu’il y a anesthésie ou je ne sais plus trop quel phénomène, mais un peu plus tard, quand on prend conscience de la gravité de la blessure se vérifie très bien en pratique.

    On le savait déjà O’Ryan t’as rien inventé ducon.


    « Je connais pas les mesures de secours. »

    « Moi non plu, ça nous fait un point commun et une belle jambe. » Calmons-nous, essayons de comprendre ce qu’il se passe exactement. Sam voyait comme au travers d’un papier bulle et il n’était pas sur que cette fille soit bien assise en face de lui ou si il était en train de l’imaginer. Car il s’agissait bien d’une fille, la encore il n’était pas sur d’en être sur (quel problème). En regardant mieux, non, cette fille ne pouvait pas être le produit de son imagination, il ne l’aurait pas fagoté comme ça, et puis il ne pouvait pas voir avec autant de précision une fille issu de son imagination qu’il ne connaissait pas du tout.
    Elle n’était donc pas le résultat d’un éclat d’os d’arcade coincé entre son nerf optique et son cervelas, mais bien une vraie meuf qui par ailleurs ne semblait pas être là dans un intérêt altruiste vu qu’elle pris quand même le temps de bouffer des frites au lieu de se jeter sur lui avec un mouchoir (certes inutile) dans le but plus ou moins avoué de lui sauver la vie (ou en tout cas quelques plaquettes).


    « Vous avez pas de chance, ici quand on se fait buter c’est tout naturel et la seule personne qui vient vous voir c’est une personne comme moi et moi je n’ai absolument aucune idée de ce que je dois faire.»

    Sourire. Cette fille ne pouvait pas savoir, mais sourire quand même. Il se redressa un peu et son œil gauche reprit une lueur de vie. Il bougea avec difficulté sa main, choppa la pauvre serviette en plastique qu’il y a avait à côté de son Merlant-de-merde et le plaqua sur son œil droit en prenant bien soin de ne pas trop s’approcher de l’arcade.
    La zone était mollassonne, comparable à un fruit pourri. Oui ce n’est pas très original, mais là franchement ça ne sert à rien d’aller chercher midi à quatorze heure, un fruit pourri tout-a-fait-madame. Il grimaça légèrement, puis enleva le sang qui donnait à son visage un air de toiles de Pollock. Ensuite du bout des doigts il retravailla la forme du papier et avec de légers tapotements vint nettoyer plus près de la blessure et autour de l’œil. Chaque coup lui faisait mal mais il préférait ça à l’image de sa chair agonisant au milieu d’une coulé de sang coagulant et pourrissant à l’air libre. Sa serviette ne tarda pas à être complètement imbibée, et il vint alors doucement chercher celle qui se trouvait sur le plateau de la fille. Il ne lui demanda pas son avis, et lui déconseilla mentalement d’avoir quelque chose à dire là-dessus et posa la serviette sur la blessure elle-même.
    Il serra les dents et poussa même un léger gémissement, puis souffla pour faire passer la douleur.
    Il regarda alors la jeune fille, et lui fit un sourire franc,


    « Merci au fait. Tu sers à rien mais t’es là. »

    O’Ryan tu es trop franc, la meuf va se tirer et tu va encore te retrouver seul face à ton désespoir. Seul, pas vraiment, mais peut on décemment prétendre que la serveuse et le cuisto qui la saute dans les chiottes soient une compagnie digne de ce nom ? (question rhétorique). Ce qu’il est bon de savoir c’est qu’entre temps tout le monde s’était plus ou moins tiré, le couple de consanguins avait trouvé cet échange violent fort désagréable et s’en était allé, le clown pionçait sur le bar en ronflant avec violence, et les autres étaient partis finir la soirée chez ce bon vieux Robert.

    « J’ai de la chance que tu sois tombée dans ce trou et j’ai de la chance aussi que tu ais eu des envies de gras ce soir. Mais j’aurais quand même préféré ne pas me prendre un poing dans la gueule, tu te doutes. »

    En parlant il avait presque oublié cette foutue arcade, et elle le fit à nouveau grimacer, la douleur reprenant,

    « Fuck. »

    La porte des chiottes tremblait au rythme des gémissements de la blonde. Et O’Ryan se fit une réflexion, une réflexion évidente, mais qui ne s’était jamais imposée depuis sont arrivée à Grimsby. Ici les gens n’en ont vraiment rien à foutre de ta gueule. Ces deux là étaient particuliers, parce qu’en plus de ne penser qu’a leur cul (et c’était peu de le dire) ils ne semblaient pas trop s’inquiéter du fait que des étrangers puissent profiter pleinement de leur commerce. Qu’a cela ne tienne, Samy profita de cette partie de jambe en l’air pour envoyer sa bonne samaritaine en mission top secrète,

    « Est ce que, par le plus grand des hasard, tu me ferais l’honneur d’aller fouiner un peu dans les cuisines histoire de piquer un ou deux torchons, et même un désinfectant si tu trouve. »

    A la limite il lui aurait bien demandé de prendre des photos des conditions d’hygiène et tout pour les menacer de faire un scandale et ainsi se payer des Merlant-craquants à vie, mais sa plaie le relança soudainement comme pour le rappeler à l’ordre.

    « Pleeaase. »

    Il n’oublia le petit sourire qui fait pleuvoir les « oui ».
    ___________________________CLOTURE DU RESTO - 21H15 ____________
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Svea M. Olöfssen

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MessageSujet: Re: THE CRISPY WITHING [open]   Lun 2 Nov - 2:15

Bien que tentant d’éponger sa blessure à grand renfort de sa serviette plastique étalant plus qu’elle n’essuyait et grimaçant au moindre mouvement de son visage le jeune garçon avait l’air de s’en tirer plutôt pas mal. Elle le vit même sourire à ses remarques puis se redresser, c’était déjà ça. Même si le fait que la serviette avec laquelle elle comptait essuyer ses doigts graisseux avait fini en compresse imbibée de sang elle était plutôt contente d’elle d’avoir par sa seule présence ravivé la flamme du jeune garçon. Bon d’accord, n’exagérons rien mais ca aurait surement été pire si elle n’était pas venue. En tous les cas elle ne savait vraiment plus quoi faire d’elle. Elle reùetait des mèches de cheveux croquait dans son double-cabillaud deluxe ou grignotait un patate frite elle n'esseya même pas de toucher au pauvre garçon de peur de lui faire encore plus mal, d'autant plus qu'il avait l'air de très bien se déboruiller tout seul. En temps normal elle aurait pris une cigarette ne serait-ce que pour occuper ses mains et la détendre mais de toute façon elle n’avait pas le droit alors autant ne pas transformer cette soirée en séjour de police avec un inconnu qui pisse le sang. Quoi que vu le nombre de personne et la serveuse accompagnée du cuistot du fast-food qui couraient vers les toilettes ,on ne sait pour quelle sombre raison, elle ne voyait pas qui aurait bien pu la dénoncer. Enfin, elle ne prit tout de même pas le risque.

Il commençait à la regarder avec insistance, plissant les yeux comme sisa vue était brouillée, une main toujours plaquée sur la serviette trempée de sang depuis déjà longtemps. Discrètement elle regarda sa tenue, et passa une main sur son visage pour voir si elle n’avait pas un peu de sauce creamyfish qui coulait sur la joue, sur le menton ou sur le front que sais-je. Tout semblait à peu près normal. Il arrêta enfin de la dévisager et lui adressa un sourire

« Merci au fait. »

Elle allait s’apprêter à sourire à son tour et ça aurait pu finir en une magnifique scène de solidarité et de fraternité mais il fallu qu’il rajoute :

« Tu sers à rien mais t’es là »

Plouf. D’un côté c’était pas faux et ca avait le mérite d’être franc. Elle aurait surement dit la même chose à sa place. Elle sourit quand même parce que cette phrase avait d’un côté gâché en beauté le beau moment d’amitié qui aurait pu arriver mais aussi parce qu’elle avait quelque chose de mignon et de maladroit en soi.

« T'as pas tort mais j’espère tout de même que tu estimes la chance que tu as ! »

Elle disait ca en plaisantant. Bien sûr Svea n’était pas le genre de fille imbue d’elle-même super confiante et assez bombesque pour s’aimer au point de vanter ses mérites au premier venu. Non. Elle ne savait pas quoi dire alors autant plaisanter…Même si ca n’était pas drôle. Depuis toujours c'était une fille qui n'aimais pas les situations gênantes. Elle évite toujours les conflits, les moments trop sentimantaux, les adieux, les situations troublantes commes celles-ci.

« J’ai de la chance que tu sois tombée dans ce trou et j’ai de la chance aussi que tu ais eu des envies de gras ce soir. Mais j’aurais quand même préféré ne pas me prendre un poing dans la gueule, tu te doutes. »

Elle rit de nouveau à cette remarque.

« Je m’en doutes oui. » dit-elle en souriant.

C’est vrai qu’ici tout le monde se serait barré et aurait fermé le restaurant en ne faisant même pas gaffe au pauvre type qui saignait sur une banquette et se seraient rendu compte une semaine plus tard quand ca commençait à sentir le pourri que quelqu'un était mort. Jolie fin.

En parlant de fermeture et de fin le fast-food commençait à se vider et la fermeture devait être imminente. *Pourvu que ce mec arrête de saigner et se sente mieux que je puisse partir…*Sauf que justement il recommença à grimacer tout en articulant un «Fuck» entre ses dents mais cependant bien distinct. C'est pas que sa compagnie lui déplaisait, c'était plutôt le fait de faire la fermeture du fast-food qui lui déplaisait.

Tout d’un coup un bruit de porte qui tapait et des gémissements l’interpellât. Elle tourna la tête vers la supposée source du bruit qui s’avérait être les toilettes et Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour comprendre que la serveuse et le « chef » cuisinier aperçus quelques minutes plus tôt s’envoyait joyeusement en l’air dans les toilettes qui devaient ma foi être fort accueillante avec leurs carreaux crades leurs insultes écrites sur les portes avec tout ce qui était susceptible d’écrire (je vous laisse imaginer tout ce que ca pouvait être) mais tout de même avec un soupçon de décoration raffinée : Une bouée de sauvetage ‘Red Boat’ dont un bouquet d’algues en plastiques défraichies pendaient mollement. Bref le lieu idéal.
Au milieu de ses réflexions le jeune garçon lança

« Est ce que, par le plus grand des hasard, tu me ferais l’honneur d’aller fouiner un peu dans les cuisines histoire de piquer un ou deux torchons, et même un désinfectant si tu trouve. »

Elle le regarda en faisant mine de réfléchir alors que vu les conditions aller chercher deux torchons et du désinfectant ne relevait pas de l’exploit.

« Pleeaase. »

Il lui lança un sourire qui fini de la convaincre.

« J’y vais. Bien que je pense que tu n’y comptais pas, bouges pas. »

Ok en gros elle devait se taper une mission direction les cuisines chercher des torchons du moins de quoi éponger du sang et du désinfectant. Elle jeta un dernier coup d’œil à la salle qui semblait presque vide à l’exception du jeune homme qu’elle avait gentiment secouru (et qu’elle n’aurait peut-être pas du car il commençait à être tard). Elle le regarda une dernière fois avant de partir.
Il n’y avait vraiment plus personne nulle part. Elle jeta tout de même un coup d’œil à droite et à gauche avant de rentrer dans les cuisines. Ca y est elle y était. Objectif : Torchons et désinfectant. Temps : Pas longtemps. Ok. Elle entendait presque la musique de 'mission impossible' dans sa tête. Scrutant la salle de gauche à droite et de bas en haut ses yeux finirent par se déposer sur des torchons pendus à côté d’un évier pas très propre. Torchons: Ok. Elle se précipita pour les prendre elle vérifia si par hasard un désinfectant ne traînait pas dans les parages. Non. Sous l’évier ? Elle ouvrit la porte du placard sous l’évier ou du moins de l’espace sous l’évier et aperçu des produits dont une bouteille de désinfectant pour les mains. Bon ça fera l’affaire. Désinfectant: Ok. Elle s’apprêtait à sortir glorieuse et toute souriante de la cuisine, son devoir si bien accompli, quand elle entendit des petits ricanements et une grosse voix qui disait

«Ma grosse biche d’amour je vais te montrer ce que je t’ai dit tout à l'heure tu va voir» de façon mielleuse.

Ok. Là, à vrai dire ce dont elle avait le plus peur ca n’était pas ce qu’il allait lui montrer mais ce qu’elle allait faire. Elle n’était pas sûre que chercher dans une cuisine un désinfectant et un torchon était un délit mais se trouver là n’était pas non plus une très bonne position surtout vu ce qui allait se produire dedans. Par instinct elle chercha frénétiquement un endroit où se cacher. Heureusement pour elle, les deux amoureux prenaient plus de temps à se papouiller qu’à tenir leur restaurant et elle eu assez de temps pour s’engouffrer sous l’évier se contorsionnant le plus possible et réussir à refermer la porte de l’intérieur, ce qui n’était pas une mince affaire, avant qu’ils ne débarquent dans leur cuisine.


Et trente mots doux, bisous partout et pleins de choses mièvres en ‘ou’ plus tard elle se maudissait intérieurement d’être venue ici, d’avoir aidé ce pauvre garçon et d’avoir accepté d’aller lui chercher son foutu torchon et son foutu désinfectant.
Les deux n’arrêtaient pas avec leurs bisous-bisous gros nounours. Raah. Heureusement que sous ce fichu évier elle n’entendait presque rien et ne voyait rien. En plus le pauvre type devait se demander ce qu’elle fichait. Elle se l’imaginait seul au milieu du restaurant, luttant pour sa vie rampant au milieu de son sang et nouant son t-shirt autour de la tête pour se faire une compresse. Ouai, il devait effectivement être très tard.

Au bout d’un certain temps elle n’entendit plus aucun son. Elle se décida alors enfin à sortir de sa cachette ses trésors en main, plissant à l’avance les yeux pour ne pas se prendre en pleine figure la lumière blafarde des éclairages de la cuisine... ce qui ne serva strictement à rien puisque celle-ci était plongée dans le noir complet.

« Bordel de merde ! » (oublions les convenances)

Elle ne voyait absolument rien et était probablement seule enfermée dans le « Red » au beau milieu de la nuit (à moins que le garçon ait vraiment tenu sa promesse de ne pas bouger et avais tout mis en œuvre pour le faire). Elle tapotait à l’aveuglette dans cette cuisine n’arrivant pas à se faire au noir toujours ses torchons et son désinfectant à la main. Un comptoir, rien, du poisson, du poisson ? Beurk. Aïe ! Le couteau. Et voila qu’elle aussi se mettait à saigner. Raah. Elle suça son doigt pour enlever le sang qui y perlait.

« Ca doit vraiment pas être pratique d’être aveugle fichtre ! »

Voila qu'elle se mettait à parler toute seule en plus. Quelques minutes plus tard elle réussit à sortir des cuisines. Mais à quoi ca l’avançait au fait ?

« Résumons la situation dans laquelle je me trouve. Je suis coincée dans un putain de fast-food dégueulasse à cause d’un putain de type qui est même pas foutu de ne pas se prendre un poing dans sa putain de gueule ! »

Elle jeta tout ce qu'elle avait dans les mains par terre. Plutôt énervée elle serrait les poings et les dents. En fait elle était surtout angoissée. L'idée de passer la nuit seule ici ne lui plaisait pas du tout surtout que Svea était une personne qui supportait assez mal l'enfermement. Dans sa tête, elle se demandait ce qu'elle allait faire, cherchait un moyen de sortir, de s'enfuir, tentant de respirer normalement elle prenait de grandes bouffées d'air.

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le plomb fondu, les pincettes, le garrot, tout
ce qui brûle, tout ce qui déchire, je veux
souffrir pour de bon. Plutôt cent morsures,
plutôt le fouet, le vitriol, que cette souffrance
de tête, ce fantôme de souffrance, qui frôle,
qui caresse et qui ne fait jamais assez mal.
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Samuel O'Ryan

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MessageSujet: Re: THE CRISPY WITHING [open]   Mar 3 Nov - 23:14

    O'Ryan observa, ou tenta d'utiliser son oeil sur la fille qui s'en allait vers les cuisines en se disant qu'il était quand même bien tombé. Parce que des gens aussi dévoués on en trouve pas à tout les coins de rue. Ou alors c'est qu'elle avait une vraie vie de merde et rien de mieux à foutre. Sam ne se permis de définir laquelle des deux propositions semblait la plus juste.

    Une fois seul (ou presque, mais on ne va pas encore faire la description des pauvres âmes qui créchaient dans ce sinistre lieu) il posa ses pieds sur la table et croisa les jambes, en prenant bien soin de ne pas faire de mal à sa pitance.
    Jugeant que la serviette qu'il gardait encore sur son oeil, et qui était on ne peu plus rouge maintenant, ne servait plus à rien, il l'enleva délicatement et la posa à côté de l'autre dans un geste très classe. La plaie saignait déjà un peu moins, il espérait quand même que la fille n'allait pas trop tarder parce que ça risquait de redevenir les chutes du Niagara assez vite. Bon.
    Ses yeux se promenèrent dans tous les coins un peu comme pour se remettre sur pied quoi, l'ambiance était étrange, d'un côté il y avait cette pièce (presque) vide, et à une porte d'écart c'était le feu d'artifice. Drôle de fond musical au passage, bah ça mère aussi avait eu une période «un-mec-par-soir». Il sourit et sorti son paquet de clopes. Il n'était pas aussi magnanime que sa super-héroïne, pour lui il n'avait pas le droit de fumer si c'était susceptible de gêner quelqu'un, or,il était seul. Donc, hop! Clope, doigts, lèvres, zippo et pfiooou … Plutôt à son aise finalement, il se leva et fit un petit tour dans le resto. Première surprise, il manqua de se casser la gueule en se levant un peu trop vite. Deuxième surprise; et il ne pu en rendre compte qu'après avoir allègrement escaladé le bar, la blondinette planquait du gin dans son fourbi. Il passa de l'autre côté du bar à la manière de nos lointain ancêtre (autant dire que si l'une de ses groupie hystérique c'était trouvé dans le coin elle aurait eu du mal à s'en remettre), et manqua une fois de plus de se ramasser. La clope tomba de sa bouche et son pied s'écrasa dessus par mégarde, au même moment la porte des chiottes s'ouvrit par petits a coups et Sam, par réflexe, se planqua derrière ledit bar, nez à nez avec la bouteille de Gin.

    Mâchouille, mâchouille,

    «Mon gros renard … SMOUTCH …. non arrête attend … SMOUTCH ... il … SMOUTCH ... faut fermer… SMOUTCH ... maintenant… SMOUTCH ... »

    Le gros renard lâcha sa poule deux minutes le temps qu'elle chek les environs pour voir si le mec aussi saignant que son steak et la meuf en stage chez wonder woman s'étaient cassés -oui- puis elle mata le poivrot, lui tapota simplement sur l'épaule il fit un bruit genre « ROmbpflll », et comme l'habitué qu'il était, il parti aussi sec en se demandant si il avait encore assez de place pour un petit cul-sec chez la vieille Emma -oui.

    « Allé hop vient par là bibiche (et non ce n'était pas une vraie poule) ... »

    Il l'empoigna à la taille et la fit rebondir sur son ventre comme dans un dessin animé de Walt Disney, voyant qu'elle voulait encore faire tout un tas de bidules il la retint plus fermement en lui lançant un langoureux,

    «Ma grosse biche d’amour je vais te montrer ce que je t’ai dit tout à l'heure tu va voir»

    Suite à cette proposition des plus alléchante elle le suivit sans plus de cérémonie dans les cuisines et passa sa main sur l'interrupteur de la salle « à manger ».

    « Shit. »

    Sam murmura entre ses dents pour éviter de se faire gauler en si bon chemin (se serait trop bête) en pensant à la pauvre fille qui se retrouvait enfermée avec ces deux lubriques un peu à cause de lui. Il se demanda vaguement si il devait se tirer ou l'attendre, par politesse. Son arcade était un peu en danger, VRAI, mais il aurait aussi vite fait de rentrer chez lui et de se soigner avec … Avec ce qu'il aurait bien pu trouver.
    Il resta un moment immobile et parfaitement silencieux adossé au mur, il essaya d'entendre ce qu'il se passait de l'autre coté: des bruits d'ébats sans intérêts. Dans sa tête de mauvais gosse il imagina que la fille s'était peut être fait enrôlée contre son grès dans cette partie de jambe en l'air, et il eu un peu de peine pour elle.
    IL se trouvait presque devant un cas de conscience et ça le faisait bien chier, surtout que sa putain d'arcade (qui devenait plus chiante que douloureuse) se remettait à couler comme une conne. Encore plein de doutes il décida qu'il serait toujours temps de trouver une solution après quelques shots de Gin. Il empoigna la bouteille sorti un verre et en profita pour allumer une lumière plus discrète, il fit d'ailleurs de même pour une petite cigarette «qui-ne-lui-ferait-pas-de-mal ».


____________________________QUELQUES MINUTES PLUS TARD - 21H49__________

    Ca passe vite les shots de Gin, et puis pour le coup ça réveille les méninges. Dans le bar il y avait glaçons et serviettes, de quoi se confectionner un joli petit paquet qui calmait parfaitement la douleur de son oeil et évitait que ça ne gonfle plus encore.
    Ca faisait maintenant un petit moment que son cerveau divaguait et il ne se posait plus vraiment la question de savoir ce qu'il foutait là, si il devait partir ou pas. D'un naturel adaptable, il trouvait que la situation n'était pas si mal vu de derrière son bar. Pas complètement irresponsable, et conscient que ce n'était pas le moment de se mettre encore plus minable. IL reposa la bouteille avec une pointe de regret et plaqua son oreille contre le mur.
    La fête battait encore son pleins, et puis les cris, les coups et autres bruits de frottements se firent plus diffus et se stoppèrent complètement et de manière assez brutale. Sam se releva avec une certaine maladresse et s'empressa d'éteindre la lumière qu'il avait allumé. IL se mis dans un coin d'ombre et retint sa respiration. Le mec ne pris pas le temps de rallumer la lumière, il se précipita ers la sortie sans plus de considération pour son bout de lard qui devait certainement être en pleins trouble existentiels dans la cuisine.
    Avant qu'elle ne sorte le garçon peaufina un peu sa cachette, un peu soul, un peu sonné, il avait dans l'idée que la pire chose qu'il pouvait lui arriver maintenant c'était de se faire prendre. Ce qui était faux. Au pire elle l'aurait viré, et pour peu qu'il ne lui oppose aucune résistance elle n'aurait pas moufté. Mais Sam se transforme en gosse dès lors qu'il prend un petit coup dans le pif (et c'était le moins que l'on pouvait dire).
    Il resta donc planqué, hagard. Sans surprise elle ralluma la lumière, tout en se rhabillant et vint choper sa bouteille de Gin a ménagement en grommelant un,


    « Ménage... gnagnagna... demain matin. »

    Et c'était tellement fait retournée dans tout les sens qu'elle ne capta rien à situation et qu'elle partie aussi vite en fermant la porte à clef.
    POF … O'Ryan état un gosse qui venait d'apprendre que la petit souris c'est mes parents. Et le bruit de la clef dans la serrure fit le même bruit que cette désillusion.


    «... »

    Il écouta la voiture de la serveuse démarrer et se leva avec difficulté, soudain inquiet.
    Le petit garçon revint et il se sentit incroyablement minuscule dans cette grande salle vide, en pleine nuit. Un filet de sang coula au coin de son oeil, et il décida que c'en était trop. Trop de quoi ? La question resterait en suspend car soudain,


    « Résumons la situation dans laquelle je me trouve. Je suis coincée dans un putain de fast-food dégueulasse à cause d’un putain de type qui est même pas foutu de ne pas se prendre un poing dans sa putain de gueule ! »


    Samuel resta droit comme un I devant cette annonce et laissa les objets tomber des mains de la fille sans rien faire pour témoigner de sa présence.
    L'exclamation fit le tour de son cerveau, passa dans des coins encore jamais explorés, et le garçon ne pu s'empêcher de penser que cette fille se trouvait, en effet, fichtrement dans la merde. Lui il avait toujours plus ou moins été dans la merde, donc dans un fast food avec de la bouffe, du chauffage et des chiottes, franchement, c'était pas la pire situation possible.
    Il s'approcha sans chercher à être discret de la lumière et enclencha l'interrupteur,


    « C'est clair que t'es dans une sacrée merde. Je sais pas qui c'est ce type mais si j'étais lui je me serais tiré depuis longtemps. »

    Il s'approcha du tas de chiffons et ramassa le tout. Il le coinça sous un bras, et puis de l'autre il tapota sur la tête de la fille en la gratifiant d'un sourire chaleureux et un brin malicieux,


    « Gentil chien. »

    Il ne s'agissait pas d'orgueil, bien que l'on puisse sans mal le prendre pour tel. La voie de Sam n'était pas méprisante, juste un peu moqueuse. De toute façon, franchement il s'en foutait complètement.
    Il posa son cul sur une banquette et ses pansements improvisés devant lui.
    Il commença à préparer ses soins avec une application très sérieuse puis plaqua son chiffon imbibé sur la blessures sans le moindre ménagement.
    Inutile de vous dire la tête qu'il fit à cet instant. Tête qui se conclu par un sourire serein,


    « Aaah c'est cool. »
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MessageSujet: Re: THE CRISPY WITHING [open]   Mar 10 Nov - 2:08


Alors que son corps était verticalement planté droit et raide au milieu de cette pièce sombre à la lourde atmosphère, que ses yeux fixaient droit devant eux et que son souffle se faisait plus rapide, ses dents se serrant en même temps que ses poings, Svea fut soudainement éblouie par une lumière totalement inopinée et inattendue. Lorsque l’éclat de celle-ci arriva à sa rétine son premier réflexe fut de plisser les yeux, et le nez par la même occasion, plaçant une main au dessus de son visage pour limiter les dégâts de cet aveuglement inattendu. Ensuite c’est son cœur qui réagit. Angoissé, stressé et attaqué par une bouffée de peur soudaine, il se mit à battre très vite. Enfin c’est sa curiosité qui prit le dessus. *Mais qui avait bien pu allumer cette foutue lumière ?*. Elle ne tarda pas à tenter d’élucider se mystère, scrutant toute la pièce en tournant sur elle-même toujours les yeux, le nez plissée et une main occultant un peu ces violents rayons , ce qui n’empêchait pas une grosse tâche mobile, noir ou multicolore, plutôt indéchiffrable, de brouiller sa vue. Notre jeune suédoise s’aperçut vite que c’était un garçon qui avait fait cette énorme bêtise, à ses yeux, et il lui fallut juste le temps que l’information monte à son cerveau pour qu’elle en déduise que c’était justement ‘le putain de type qui n’est même pas foutu de ne pas se prendre un poing dans sa putain de gueule’.

Bon bon bon. Qu’elle situation à présent était la plus emmerdante? Qu’elle se retrouve coincée la nuit entière dans un fast-food poisseux ? Qu’elle se retrouve coincée dans un fast-food poisseux avec un Inconnu ? Qu’elle se retrouve coincée dans un fast-food poisseux avec un homme qu’elle à insulté? Bien qu’elle sen foute ? Car elle se préoccupe bien plus justement de l’idée d’être enfermée dans un fast-food poisseux? Rayez les mentions inutiles, s’il y en a …

Qui plus ai, à la tête du garçon dont elle ne connaissait toujours pas le nom même après un bon paquet de minutes, il semblait que durant son absence des évènements perturbateur se soit déroulés.

« C'est clair que t'es dans une sacrée merde. Je sais pas qui c'est ce type mais si j'étais lui je me serais tiré depuis longtemps. »

Au moment ou le jeune débita fièrement cette phrase comme s’il la pensait au plus profond de son être, elle venait de se rendre compte qu’il était lui aussi pris au piège du dangereux « Red Fish Burger » …

« Putain mais t’es encore là toi ? »

Dit-elle d’un ton agacée en fronçant les sourcils. Elle n’ajouta strictement rien. Bon, elle ne voulait paraitre ni sèche, ni méchante ni acariâtre ni rien de tout cela mais ca n’était franchement pas le moment de tester son humour. Peut-être fallait-il mieux dédramatiser ? C’est vrai elle en faisait un peu tout un drame quand même. Mais bon il y avait quelque chose d’instinctif en elle qui lui donnait ce sentiment d’insécurité et d’impression de ne pas être là ou elle devrait être exactement, non pas vraiment effectivement.

Le jeune enbônneté (oui il portait un bonnet) attrapa d’une vive main les trouvailles durement acquises par Svea comme si c’était tout à fait normal qu’elle soit allée se casser le cul pour aller les chercher pour sa petite gueule d’enmerdeur ! Autant vous dire que le sang chaud de notre jeune brune lui montait à la tête, bouillonnant de l’intérieur elle s’efforçait de ne pas faire siffler ses oreilles. Mais à vrai dire le bouchon faillit sauter lorsque Chieur Ier se permit d’ajouter d’un air faussement gentil et insouciant en lui tapotant la tête « Gentil chien. ». D’accord, d’accord pourquoi s’énerver pour autant? Respire, respire et tout ira bien. Nooon ! Il ne faut pas s’énerver pour des broutilles comme ca... Pffffouuu Hmfffff.

Mais avec Svea il faut s’y attendre. La colère fait parti de ses plus grands péchés capitaux. Impulsive, sauvage, jalouse, impatiente et susceptible même, c’est une personne très émotive et elle l’assume et elle le sait. Depuis toujours c’est comme ça et rien ni personne ne pourra la changer. Quand elle veut quelque chose il faut qu’elle l’ait, quand on la provoque, elle attaque, quand on la vexe aussi, quand on la titille elle déteste ça et monte beaucoup trop vite sur ses grands chevaux. Elle est au courant, tout le monde lui dit mais elle n’y peut rien c’est ainsi c’est la nature qui la choisi.

Elle fit donc tout son possible pour ne pas broncher à cette remarque et elle réussit. La seule chose qui en ressortit fut un petit rictus faussement gentil, très vite effacé, laissant place à son visage légèrement énervé.
Pendant ce temps là le jeune homme avait eu le temps d’aller poser son petit cul de princesse sur la banquette la plus proche s’installant confortablement avec tout ce que notre petite nord européenne lui avait gentiment apporté. Culoté, mais finalement elle aimait ça.

Le caractère est un trait que Svea à toujours apprécié chez les gens. Pour elle une personne sans convictions sans particularités et sans caractère est une personne vide et molle. Une loque qui se laisse porter par la vie. Alors, avec tout le paradoxe que la situation lui apportait, sa nouvelle rencontre l’agaçait au plus profond d’elle-même tout en lui plaisant, d’un côté purement général.
D’ailleurs ledit jeune homme commençait à se préparer ses petits soins sur sa banquette.

« Aaah c'est cool. »

Après tout s’il se sentait bien, ca en ferait au moins un !

Il affichait un sourire béat sur ses lèvres, on aurait dit que la situation présente le rendait vraiment heureux et que se retrouver enfermée en pleine nuit dans un fast-food miteux pisser le sang et utiliser des torchons et désinfectants douteux pour se soigner n’était pas une si mauvaise situation que ça. A vrai dire elle pensait presque tout le contraire avant de découvrir qu’une pauvre bouteille de Gin avait été laissée à l’abandon près du bar. Pas tout à fait pleine mais encore assez pour passer une partie de la nuit avec Svea, et qui sait peut-être d’autre pépites se trouvait dans le frigidaire ? C’était d’ailleurs ça qui devait être à l’origine de l’évènement qu’elle avait raté et qui donnait à Samuel cette légère différence depuis le début en un si petit laps de temps. L’alcool était surement l’une des meilleures solutions qui s’offraient à elle pour cette nuit alors elle s’élançât pleine d’espoir sur cette bouteille et l’emboucha au goulot. Pas très classe mais sérieusement à ce moment là, Svea ne se posait pas la question ‘Classe ou pas classe ?’, elle n’en avait strictement rien à foutre même.

Chacun dans leur coin il vaquait à leur occupation l’un se soignant joyeusement l’autre vidant à petit feu sa bouteille de Gin. Ca aurait pu durer ainsi un bon moment, peut-être même toute la nuit mais notre Svea ne s’arrête jamais là, non non non ! Qu’est-ce que la nuit serait ennuyante si elle se finissait ainsi ! Il fallait engager une petite discutions, même si le gus qui la lui faisait avait un certain don pour l’énerver. Est-ce que ce Gin lui était déjà monté un peu à la tête ? Surement.

« Bah dit moi, on est finalement pas si mal ici. Comment t’es arrivé là toi ? »



[Hors-Sujet = Désolée pour le temps de réponse et la médiocritée de ce message. Je voulais pas dépasser les une semaine de temps réponses mais vu le temps que j'ai en ce moment j'ai du concocter une petite réponse vite fait sur le gaz... Rolling Eyes Enjoy !]

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souffrir pour de bon. Plutôt cent morsures,
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de tête, ce fantôme de souffrance, qui frôle,
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Samuel O'Ryan

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MessageSujet: Re: THE CRISPY WITHING [open]   Ven 13 Nov - 15:33

    Samuel, n'est, pour ainsi dire, pas quelqu'un de très perspicace, pour ne pas dire qu'il est presque constamment inconscient de ce que peuvent ressentir les autres. Ce n'est au départ pas à cause de son utilisation quelque peu abusives de substances hallucinogènes, bien que cela y contribue désormais largement, mais simplement parce qu'il n'a pas trouvé mieux pour éviter d'avoir des problèmes que de les nier. Au final il lui arrive quand même d'avoir des problèmes, mais ça l'affecte dans une très petite mesure. L'énervement qu'il peu provoquer chez les gens lui était donc totalement inconnu. Et celui de la brune tout autant que les autres ne l'atteignait pas du tout.
    Les voies du cœur son impénétrables ... SURTOUT Pour Samuel Sigmund O'Ryan.
    D'ailleurs là, en plus de n'en avoir rien à foutre de ce que pouvait penser, faire ou dire la pauvre demoiselle, il avait autre chose à faire que l'écouter. D'ailleurs elle aurait tout à fait pu en profiter pour se défouler un bon coup, enfin, ça elle ne pouvait pas le savoir, et on applaudira son magnifique sang froid.

    Samy lui, n'applaudissait pas, il avait déjà les mains prises par son Awesome super-pansements-cicatrisant-antidouleur-super-combo-de-la-mort-qui-tue. Il se voyait non seulement comme un homme serein, mais en plus comme une sorte d'inventeur génial et très débrouillard qui franchement se sort toujours très bien des pires galères. TOUT SEUL.
    L'autre fille était de toute façon partie se torcher la gueule avec la bouteille de Gin de la blondasse qui finalement était restée sur le bar. On pourrait imaginer tout un tas d'hypothèses sur les raisons qui ont poussé sa propriétaire à la laisser sur son lieu de travail, mais ça ne serait peut être pas très intéressant. ( mais si vous voulez je vous ferais quand même un top-ten dans le making-off).
    Nous en étions au moment ou Sam s'autocongratulait intérieurement d'avoir si bien négocié un coup comme ça et où la fille commençait à tirer un peu fort sur la bibine.
    Après un constat de la nouvelle situation qui se présentait à lui, Sam retira son bonnet et noua le torchon avec le désinfectant not so clean autour de sa tronche, ça lui donnait un air de vieux pirate.

    « Bah dit moi, on est finalement pas si mal ici. »

    Drôle de remarque. Samuel le pensait, mais il ça ne lui serait pas passer par l'esprit de l'exprimer à voie haute tellement ça lui paraissait évident. IL se contenta d'opiner du chef et baragouiner un vague « vouep ».

    « Comment t’es arrivé là toi ? »

    Ah … Ce coup si Sam ne savait plus trop. IL se pointait fréquemment ici, pour des raisons diverses et variées. Souvent pour la bouffe infâme, parfois pour l'ambiance dégueu, et des fois pour « l 'inspiration ». L'inspiration c'était ce liquide aussi pur que du cristal que revendait l'autre teubé d'Adam. Un truc à base de pomme qui était aussi surnommé la « pomme d'Adam » à juste titre parce qu'il était le seul à en vendre. La recette était secrète et Sam l'avait baptisé « inspiration » parce qu'a chaque fois qu'il en prenait ça lui faisait un effet senssas'.
    Pendant sa réflexion il était venu calmement plus près de la jeune fille, dans un premier temps pour partager la bouteille de Gin et puis parce qu'il lui semblait normal de venir à ses côtés si elle voulait entamer la conversation,

    « Je suis venu chercher de l'inspiration. »

    Lâcha-t-il avec une certaine nonchalance tout en arborant un joli sourire énigmatique. Il ne cherchait pas particulièrement à jouer sur les mots, mais la phrase telle qu'elle allait la comprendre était un super résumé.
    IL s'assit sur un tabouret du bar à côté d'elle et saisit la bouteille de gin pour en avaler une gorgée considérable. La bouteille d'ailleurs commençait à battre de l'aile,

    « On partage. »

    Non, ce n'était pas une question,

    « Et toi? »

    Sous-entendu et toi qu'est ce que tu fou là?
    Et là, mes amis, MUTATION. C'est le moment où Samuel se rend compte qu'il a en face un interlocuteur fait de chaire et de sang comme lui, avec comme lui une capacité de réflexion et d'analyse sur le monde qui l'entoure, et avec comme lui des sujets de conversation potentiels. Et c'est le moment où le regard de Sam vous donne l'impression subite d'être le centre du monde, vous devenez une espèce d'égérie, un érudit charismatique ou encore une rock star dans le vent.

    Chose étrange que cette manière de regarder les gens. Ce n'est ni volontaire, ni issu un simple hasard. En fait c'est que Sam aime bien quand les gens lui racontent des choses, et sans le vouloir il se transforme en petit garçon à qui on raconterait une histoire ou à un vieux sage patient qui vous écouterait sans vous juger.

    Du coup c'est un peu violent quand vous recroisez une semaine plus tard et qu'il a oublié votre prénom. Mais bon.


[ Ca va ca va. Il passe très bien ton message What a Face . Si je peux te donner un conseil ça serait d'écrire par bouts. Quand tu as de l'inspiration tu écrit un paragraphe. Et puis des fois ça te donne du carburant pour écrire tout ton message dans la foulée, et des fois non. Alors tu reviens plus tard, à chaque fois que tu as une idée sympa qui te vient en tête et du coup tu faits un message qui te plait sans te prendre le choux deux heures dessus. =) ]
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MessageSujet: Re: THE CRISPY WITHING [open]   Jeu 22 Avr - 18:30

« Je suis venu chercher de l'inspiration »

Voilà ce que son cher compatriote lui répondit. Qu'est-ce qu'elle devait en déduire ? Il avait l'air si fier d'avoir sorti cette phrase si belle et poétique, si réfléchie. C'en était presque mignon et beau.
L'inspiration pour créer surement. Pour créer quoi ? L'inspiration venait elle de quelque chose en particulier ? Est-ce que l'ambiance pourrie du 'Red' le mettait en transe à en peindre des tableaux psychédéliques ? Est-ce qu'il en pinçait pour la blondasse de serveuse qui lui faisait écrire des chansons d'amour ? Ou encore produisait t-il poèmes, sculptures, musiques grâce à quelque chose qu'on en trouverait nulle part ailleurs que dans cette mine d'or qu'est le Red Fish Burger ? Elle fouillait dans sa tête une signification à cette phrase aux semblants de profondeurs. *Bref on s'en contrebalance* ce qu'elle savait c'est qu'il avait l'âme d'artiste sans aucuns doutes et qu'elle avait beaucoup bu.

D'ailleurs dans la lumière trop éclatante des suspensions de son toit pour la nuit le rendait étrange. Les mur tanguaient doucement autour d'elle, la crasse ne lui sautait plus autant aux yeux et s'allonger par terre ne lui semblait plus ni dégueulasse, ni inappropriée (bien qu'elle ne s'était jamais arrêter à des barrières de manières.) au pieds du canapé où était installé le garçon elle fixait le plafond, ses cheveux lui créant une auréole autour de la tête, traînants dans la saleté du sol d'un fast-food pas nettoyé depuis plusieurs jours ou plus. Elle planait gentiment, pendant que l'autre s'enfilait le reste de la bouteille sans lui toucher mot. Elle avait bien compris que le 'On partage', lancé après avoir descendu le tiers du Gin n'était pas vraiment une marque de préoccupation envers elle mais plutôt une affirmation à ne pas contredire.
Ses parents n'en avait carrément rien à battre qu'elle soit coincée dans Le Red. Bon d'accord il en pouvait pas être au courant mais à plus de minuit quand sa fille n'est pas à la maison et n'appelle pas y'a anguille sous roche non ? * Ils doivent s'en foutre de moi * Elle pensait dégoutée qu'il devait l'avoir oubliée et continuerai à vivre leur vie avec uniquement Keira chérie, que quand elle se repointerai chez elle ils la regarderaient les yeux écarquillées en disant "Qui êtes vous ? Non vous n'êtes pas ma fille c'est impossible", qu'ils la prendraient pour une clocharde parce qu'elle aurait èrée sans but dans Grimsby et qu'ils ne voudrait plus jamais la revoir, la police viendrai et ensuite ...

« Et toi ? »

La phrase du jeune homme la fit presque sursauter. Il l'avait un peu tirée de ses divagations de femme enivrée et elle mit quelques bonnes secondes pour lui répondre. Le temps que: Le message atteignent ses oreilles et qu'elles comprennent qu'il lui était destiné. Qu'il monte jusqu'à son cerveau encombré. Qu'elle trouve la réponse. Qu'elle la lui sorte clairement à voix haute.
Mais ce que le bonhomme ne savait pas, et il n'aurait jamais posé cette question si il en avait connaissance, c'est que Svea est vraiment le genre de fille casse-bonbons quand elle est ivre, du genre a raconter sa vie et à déblatérer tout un tas de détails inutiles, bon parfois croustillants, mais sans grands intérêts. Elle se lança alors dans le récit de sa soirée et de son arrivée ici dans les moindres détails plus inutiles et ennuyeux les uns que les autres. Elle lui racontât lentement dans un bourdonnement de paroles comment sa soirée c'était mal profilée, les impressions que lui avait refilée son retour dans l'antre du poisson pané et même, pourquoi elle avait choisit le double-cabillaud-deluxe (le moment le plus palpitant surement) et elle commença désormais à parler de ce que le jeune garçon lui inspira à leur rencontre. C'était comme un chewing-gum qu'on arrive pas a retirer. INSSUPORTABLE. Elle fixa tout de même le gus au milieu de son histoire et se reprit en voyant qu'il avait l'air endormi. Elle s'arrêtât donc au moment ou elle lui disait qu'elle l'avait trouvé particulièrement chiant mais qu'il était mignon quand même. Elle le poussa du bout du doigt. Non il ne dormait pas mais il n'en avait simplement rien à secouer. Pourtant au début il avait l'air de vachement la trouver intéressante ! Ou alors ce n'était qu'une illusion made in Gin, encore. Bref. Pas question de se faire chier. Quitte à passer la nuit là, autant la passer dans les meilleures conditions. Se prenant donc par la main et chassant au mieux le brouillard qui squattait son cerveaux elle essaya de lui parler normalement.

"Bon OK j'arrête. On s'en fou royalement de ce qu'on fou là. T'as moins mal au moins ?"

Elle avait penser à essayer de partir d'ici un court instant mais à quoi bon se débattre comme des mouches sur un fenêtre et essayer de sortir ? Vu la nonchalance de son nouveau poteau elle aurait surement en plus tenté seule l'aventure et sans grand succès.

"C'est quoi l'inspiration dont tu parles ?"


[Eh oui; Mieux vaux tard que jamais non ? What a Face ]

_________________
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J'acceptes tout : les brodequins, les tenailles,
le plomb fondu, les pincettes, le garrot, tout
ce qui brûle, tout ce qui déchire, je veux
souffrir pour de bon. Plutôt cent morsures,
plutôt le fouet, le vitriol, que cette souffrance
de tête, ce fantôme de souffrance, qui frôle,
qui caresse et qui ne fait jamais assez mal.
- Huis Clos ; JP Sartre.

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