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 Fried my little brain |Stewarts|

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Adam Gallagher

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MessageSujet: Fried my little brain |Stewarts|   Dim 19 Oct - 2:55

Lourde journée pour le jeune homme. Le sommeil l'avait quitté très tôt, et après s'être tourné et retourné sur l'ersatz de drap qu'il avait installé, comme tous les soirs, sur son canapé en Skye défoncé, il n'avait eu d'autre choix que de se lever, au risque de recompter pour la troisième fois le nombre de rectangles de polystyrène qui ornaient son plafond. Comme tous les jours, Adam avait attraper un de ses bouquins, et s'était mis à lire, pour se vider l'esprit. Remplissant des feuilles et des feuilles de théorèmes et de problèmes mathématiques, tentant toujours de rattraper le retard qu'il avait prit en arrivant à Cambridge avec deux semaines de retard, et surtout, obtenir les notes optimales qui lui permettraient de rester dans la prestigieuse université.
Blah, blah, blah.

En fait, pour tout vous dire, cela faisait presque une semaine que le nommé Gallagher avait été totalement déconnecté de ce qu'il aurait pu autrefois appeler ses priorités. Quinze jours plus tôt, rien n'était plus important pour lui que de travailler à obtenir tout ce dont il avait toujours manqué dans sa jeunesse, et qui se résumait en gros à deux syllabes : ar-gent. Maintenant, et malgré tous ses efforts, ils n'avait pu faire autre chose que de cumuler des pensées à priori stupides sur Daria, Ethan, et... Kenzie Stewarts.

Mais vous ignoriez peut-être ce qui c'était passé dans les épisodes précédents de la vie d'Adam Gallagher? Pour faire bref, retournons à ce fameux samedi ensoleillé, mais néanmoins lourd de la promesse menaçante d'un futur qui compterais une personne de plus dans le planning de sa vie. Ce matin là, le jeune homme était si angoissé à l’idée de devoir garder
ad vitam aeternam le gosse qui selon deux témoignages, celui du petit et celui de la mère, était la chair de sa chair et le sang de son sang, qu’il ne parvenait qu’à une chose, penser à la manière dont il pourrait s’en débarrasser. Cruel, n’est ce pas? Il fallait dire que le terme de famille ne signifiait qu’une espèce d’utopie dont il n’avait que de lointains souvenirs, contrairement à ce que pensait visiblement Stewarts, dont la remarque concernant une potentielle crainte de la réaction paternelle lui trottait encore à l’esprit.
Mais pour en revenir à notre sujet principal, après qu’Achille P. et lui même eurent retrouvés, au grand soulagement du jeune homme, la mère du gamin, il arriva quelque chose de particulièrement traumatisant. Enfin, encore plus que le reste de l’histoire. La cerise sur la gâteau, pour ainsi dire.
Souvenons nous du baiser de Daria. Ça pourrait même être le titre d’un film. Voire même le titre d’une nouvelle partie du roman de la vie de Gallagher. En l’occurrence, c’était plutôt une introduction à une nouvelle galère.

Dernier cours de la journée. 20h30, et Adam réfléchissait toujours. Rien écouté au cours de Chimie de Mr Wellington. Aucune réaction aux tentatives de prise de contact de Mindie Anders, Jasmin Bruce et Kelly Sky au cours de la journée. Le jeune homme cogitait depuis plusieurs jours, et il n’y avait aucune raison pour que cela s’arrête brusquement, sous prétexte qu’il avait un premier partiel dans une semaine très précise. En clair, il ruinait sa vie parce qu’il n’arrivait pas à mettre en ordre ses pensées, et il n’arrivait pas à mettre en ordre ses pensées parce qu’il était bouleversé par des choses qui, à priori étaient sensées lui échapper.

Et donc, enchaînement de situations. Arrivée de Kenzie, avant même qu’Adam n’ai pu répliquer quoi que ce soit à la remarque de son ancienne petite amie. C’est fou comme le passé vous rattrapait parfois de façon douloureuse, d’ailleurs. Il n’avait pas eu le temps de réfléchir, parce qu’il était alors beaucoup trop occupé à profiter des quelques souvenirs qui lui étaient revenus en même temps que le goût du baiser de Daria, qui était certes une
emmerdeuse de première aujourd’hui, mais qui l’avait autrefois bien aidé. Et qu’il n’avait pas eu la réaction assez rapide pour empêcher le flot de paroles de Stewarts noyer la pauvre Daria, alors qu’Achille, toujours prévenant et pas son meilleur pote pour rien, s’était empressé de boucher les oreilles de « mini-mec », chose à laquelle personne n’avait pensée.
Il arrivait parfois à Adam de se dire que si le français montrait ne serait-ce que le quart des qualités qu’il lui connaissait, il n’aurait aucun mal à passer du *ce mot est interdit!* invétéré à l’idole des jeunes filles de France et de Grande-Bretagne.
« Oh tu sais, ils ne sont pas vraiment ensemble, c’est juste que Stewarts s’avère un peu possessive, surtout lorsque quelqu’un d’autre qu’elle hurle après son Gallagher chéri… Il faut dire que c’était elle qui faisait la loi dans la prison pour femmes de sa petite ville de Tucson, Arizona. Il paraît qu’elle a même fait disparaître un corps, mais personne n’a jamais eu de preuves et du coup ils l’ont libérée » avait-il d’ailleurs ajouté après le départ de Kenzie, lorsque Daria avait menacé de porter plainte pour kidnapping et autres délits, ne supportant pas visiblement qu’une autre personne ait prit la peine de s’occuper de son fils chéri, qu’elle avait, rappelons-le, eu l’intention d’abandonner…
Mais au final, et après encore une heure de négociations, ils avaient finis par partir, Daria et Ethan, laissant Gallagher un peu bizarre, et un peu impassible. L’absence de blah blah du gosse laissaient comme un vide, dont il ne s’aperçu qu’après le départ de son meilleur ami, lequel avait abrégé son séjour après avoir trouvé un des rares spécimen de sexe féminin qui n’avait pas envie de le frapper.


Soupir.

« Proust ne disait-il pas si bien, ‘l’instinct dicte le devoir et l’intelligence fournit des prétexte pour l’éluder?» entendit-il alors qu’il passait devant un amphithéâtre entrouvert.

Pensez vous que c’était un signe? Sans doute le fut-il pour Adam. Ainsi, il fut facile de comprendre comment, après avoir montré qu’il ne possédait ni cuir ni fourrures, le jeune homme pu pénétrer dans le bâtiment des Greens, et après quelques minutes d’inspection, atterrir devant la porte de Kenzie Stewarts.

Sans doute pas pour les raisons que vous pensez, cependant.

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Dim 19 Oct - 18:24

Il y a de cela quelques temps, Kenzie Rose Stewarts était tout ce que l'on pouvait trouver de mieux en matière de corrélation du mot « Junkie ». Le nombre de ses addictions n'étant plus à dénombrer, ses joues avaient fini par s'émacier, sa bipolarité par se développer et même si dans le fond, la jeune fille n'avait rien d'un oisillon tombé du nid, son corps en laissait présager autrement.
A l'époque Kenzie Stewarts n'avait que seize années de vie à son actif et déjà elle était loin de l'image de la fillette propre sur elle et bien éduquée que ses parents s'étaient fait un mal à cultiver. Pour Délinda Mindie-Collins et Niels Stewarts l'époque d'Harper était donc arrivé comme une période de salvation, un moyen délicat de remettre leur progéniture vers le droit chemin tout en déléguant le travail. Mais forcément, ni l'un ni l'autre ne se doutait qu'entre temps leur fille avait développer une dépendance aux anti-antidépresseur prescrit par le Simon Center of New-York District si cher à leurs cœurs – ou le centre de désintoxication dans lequel ils s'étaient fait un plaisir d'envoyer leur fille suite à sa fugue dans l'Ohio- et ils ne s'imaginaient pas une seconde non plus qu'à Harper, il était bien plus simple de se procurer des petites pilules hallucinogènes à moindre coût que nul part ailleurs, grâce notamment aux lubies de petits génies des sciences du genre Melloy Joplin, qui se sont mis à leurs propre fabrications...
Bien que Stewarts n'ait aujourd'hui que vingt ans, elle avait eut l'impression d'avoir essuyée toutes les possibilités qui s'offraient à elle pour empêcher sa vie de sombrer dans une sombre monotonie, du moins c'était jusqu'à ce qu'elle ne vive ce truc avec Somerlhed. Leur relation s'était officialisée sans qu'Alexey ou elle ne puissent comprendre ce qui se passait. A priori, ils s'étaient mis ensemble pour passer du bon temps sans aucune attache mais dans les faits, rien ne s'était passé comme ça. Ils vivaient un de ces trucs pur et plein de.. chasteté, à des milles de ce qu'elle était. Une genre de relation bizarre digne de Liliany Sturgess et Bhö O'Sullivan, niais et... clean, vous voyez ?
Et bien oui, Somerlhed et Stewarts était ensemble depuis pratiquement 86 jours et ils n'avaient toujours pas couchés ensemble et le pire c'est que Kenzie avait enfin trouvée un truc au moins aussi jubilatoire que la drogue : l'abstinence. Dire, qu'ils ne désiraient pas aller plus loin serait de l'ordre de l'euphémisme, mais c'était justement ce désir qui était aussi enivrant voir excitant.
D'ailleurs, elle n'avait plus touchée à rien depuis un bout de temps et d'un point de vu physique elle ressemblait presque à une fille normale, les joues rondes, les yeux pétillant et pleine de vie.. mais la connaissant on pouvait se demander sans pessimisme aucun combien de temps ce petit manège allait-il la satisfaire encore ?

Oh, mais bien sûr son caractère et sa vision de la vie n'avait en rien était altérée, elle venait de rentrer en trombe dans la résidence des Green, claquant toutes les portes sur son passage à deux doigts de frôler la crise de nerf.
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Lun 20 Oct - 0:02

Adam était debout depuis une dizaine de minutes devant la porte qui devait être celle de Kenzie. Accrochée à celle-ci, un tableau noir indiquait, entre une série de fleurs, de cœurs et de couleurs tracées à la craie les mots suivants : « Bienvenue! Chambre de Cara et K…», la suite du prénom qui sans doute était celui de Stewarts ayant été furieusement effacée, répandant une trace blanchâtre au passage un morceau de marguerite, ce qui arracha malgré lui un sourire à Adam.

Maintenant qu’il était ici, il ne savait pas que faire. Il n’avait pas eu la moindre idée de ce qu’il avait à dire à Kenzie, et ça aurait été ridicule de risquer une nouvelle attaque de la fille avec laquelle il était en conflit perpétuel depuis leur rencontre quelques années plus tôt. Il se trouvait en effet dans un milieu particulièrement inconnu : jamais, sauf erreur il n’avait été se jeter volontairement dans les griffes de la jeune femme, et il ne pouvait évidemment pas frapper sans être préparé à riposter.

Quatre ou cinq fois déjà, il avait levé la main dans le but de toquer à la porte de bois, mais à chaque fois, il s’était ravisé.

Bon, allez, mec, qu’aurait fait Achille à ta place?


Il fallait avouer que son meilleur pote était incroyablement doué pour ne pas faire usage de son cerveau, et qu’il n’aurait de toutes manières pas attendu une semaine pour se présenter à la porte d’une Stewarts, aussi effrayante fut-elle.
Voilà pourquoi Gallagher réfléchissait trop, et voilà pourquoi aussi il n’avait aucune intention de rester ici. Ouais. De toutes façons il avait des devoirs à rendre. Et puis, il était là pour quoi au fait?

Et là, la poignée se baissa, et le sang du jeune homme ne fit qu’un tour. Il n’était pas près à cette confrontation. Pourquoi au fait? Parce qu’habituellement, il n’allait pas vers Kenzie, c’était elle qui se retrouvait dans ses parages. Habituellement, il n’avait aucune raison de s’excuser (oui, même la fois ou elle s’était retrouvée le bras cassé par sa faute : elle lui avait assez fait payer comme ça, non?)

« Jevoulaisjusteteremercier… »

Cracha-t-il d’une traite, les yeux baissés sur ses baskets, ayant visiblement toutes les peines du monde à faire cet aveu.

« Mais il n’y a pas de quoi, mon chou! »
« »

Vous n’aurez pas de peine à imaginer la tête de Gallagher.

Et non, rassurez vous ça n’était pas Kenzie Stewarts qui se tenait debout devant lui. Ouf. Non, c’était une petite brune pétillante, visiblement sa colocataire.

« Euh… Je… Pardon »
« Tu es tout pardonné » poursuivit-elle en lui collant deux bises, sans se départir de son sourire. « J’imagine que tu viens pour Key? Elle est pas là pour le moment. C’est toi Alexey? »
« Non »
Mettant une main sur sa bouche, elle retrouva rapidement son sourire : « Oups! Bon, ben je dois y aller. Faudra qu’on se voit pour un café un de ces quatre. Tu peux entrer, elle devrait pas tarder! »
Voilà pourquoi Gallagher était à présent assis dans un fauteuil en bois et feuille de palmier. C’était totalement indépendant de sa volonté. Vraiment. Figurez vous qu’il avait essayé de rattraper la fille, mais elle marchait particulièrement vite. Et lorsqu’il avait voulu fermer la porte, il s’était avéré que cette dernière ne se verrouillait pas sans clé… Sa conscience lui disait qu’il valait mieux pas laisser la porte de la chambre ouverte sans risquer que Stewarts et sa copine se retrouvent avec deux ou trois petites choses en moins dans leurs chambres.

Ok. Bon. Cette Galère, il l‘avait méritée.
Mais depuis vingt minutes qu’il attendait assis sur ce siège inconfortable, avouez qu’il avait eu le temps de cogiter. Et qu’il n’avait aucune envie de passer pour le con qui se retrouvait dans l’ombre de ce Alexey. Parce que Stewarts était du genre à penser des trucs débiles. Et qu’elle…

Violemment, la porte de la pièce s’ouvrit, puis se referma dans un claquement qui sans doute avait fait trembler la pièce.

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Dim 26 Oct - 16:36

Cette idiote de Cara pouvait dire adieu à sa jolie ardoise. La force du choc engendré par la violente ouverture de la porte avait propulsé l'objet de manière lamentable sur le sol du couloir extérieur. Aveuglé par la colère, Kenzie Stewarts qui n'avait pas remarquée la présence d'un intrus dans sa chambre se dirigea droit sur son placard. Et sans plus attendre, elle arracha tout les vêtements des étagères, extirpa son sac de sport de sous son lit et y fourra tout ce qui était susceptible d'y entrer.
« Oh, tu vas voir si cette pauvre Mackenzie Rose Stewarts n'est pas capable de se débrouiller seule... -Combien de fois devrais-je te dire de m‘appeler KENZIE, le jour où te soucieras d’autres chose que de ton compte en banque.. Vieille bourrique ! »
Elle avait l'air d'une cinglé entrain de rejouer un dialogue entre elle et on ne savait qui. Mais vous pouviez être certain que l'unique chose qui pouvait mettre Stewarts dans un tel état c'était une conversation avec sa génitrice.
Elle se pencha à quatre pattes, afin de ramasser une boite en métal de sous la commode, tout en imitant la voix de sa mère ironiquement...
« 'Tu te rendras vite compte que tu n'y arriveras pas toute seule une fois que ton égoïsmeme cessera de t'aveugler.. ' Oh, oui mon égoïsme dixit la femme qui n'a jamais pensée à rien d'autre qu'à sa carrière professionnel… Tu parle d’égoïsme. »
Ses yeux se plissèrent tout à coup. Oui, là. Son œil de lynx avait repéré une erreur de décor. Il y avait deux pieds de l'autre côté du lit, tout à fait une paire de basket à scratch taille 46 qui n'étaient pas supposés être là ! Stewarts se releva sur les genoux en trombe, ses cheveux dans le visage, le corps à demi caché derrière son lit.
La question n'était pas de savoir qui était ce type, ni qu'est-ce qu'il fichait ici. On était chez les Green bordel, et toutes personnes ayant séjourné ne serait-ce qu'une seule journée dans cette confrérie était assez bien informé pour savoir que le mot intimité n'existait pas. Les portes restaient toujours ouverte de sorte que tout le monde puissent passer à loisir d'une chambre à une autre.
« Si t'attends Cara, elle est pas là. Tu ferais mieux de te tirer, à moins que tu ais l'attention de finir momifier dans.. Quoi ?! »
Ce quoi signifiait, qu'à travers sa chevelure de tigresse débraillée, elle venait de situer le visage qui se trouvait face à elle. Visage qui n'était en rien celui d'un membre des Green. Vous pouviez par extension traduire ce 'Quoi' par l'idée qu'elle se demandait bien, par quel diable avait-il fallu que l'autre idiote croise le chemin d'Adam Gallagher et que leurs hormones décident de se sauter dessus.
Elle soupira.
« Laisse tomber.. »
Elle n'était pas d'humeur à débattre avec lui. De toute manière, elle se foutait bien qu'il finisse momifier dans la chambre. Elle ne comptait pas le revoir de si tôt.
Kenzie était maintenant debout devant son lit, la boite avait été rangée minutieusement dans l'une des pochettes latéral.

Les apparences laissaient donc présager qu'elle se tirait...
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Dim 26 Oct - 18:55

Elle avait des problèmes, c’était clair. De très gros problèmes. Cette fille était la plus cinglée qui lui ai été donné de rencontrer, et même Daria à coté, c’était rien du tout. La voir entrer en trombe dans la chambre, et chercher de droite et de gauche des dizaines de trucs qu’elle fourrait dans un sac comme si sa vie en dépendait était assez ahurissant.
Il aurait bien voulu réagir, mais soyons francs, se prendre un presse papier en pleine tête (ou une paire de basket), n’était pas exactement la manière dont il voyait le déroulement de sa journée. Se retrouver dans une position aussi humiliante l’était déjà assez.
Mais enfin, il fallait bien l’arrêter : Gallagher avait l’impression de se retrouver témoin d’un épisode de la vie de Stewarts qu’il n’aurait pas dû voir. Sans déconner.
« 'Tu te rendras vite compte que tu n'y arriveras pas toute seule une fois que ton égoïsmeme cessera de t'aveugler.. ' Oh, oui mon égoïsme dixit la femme qui n'a jamais pensée à rien d'autre qu'à sa carrière professionnel… Tu parle d’égoïsme. »

Malgré la gêne qu’il ressentait, il ne pouvait s’empêcher de se demander de qui elle était en train de parler. Sa mère, peut-être? Ça n’était pas impossible, puisque visiblement l’héritière de Delinda Mindie-Collins, avait quelques problèmes avec sa génitrice. Visiblement, qui que ça pouvait être, son petit malentendu l’avait mise dans une rage folle, pire que n’importe quel stade dans lequel lui-même avait pu la voir (et l’on savait à quel point ils étaient nombreux). Un élan de sympathie le traversa, rapidement suivit par un sentiment d’envie : l’être humain ne savait jamais ce qu’il voulait, c’était une évidence. Stewarts ne supportait pas sa mère, et Adam aurait tué pour retrouver la sienne.

« Si t'attends Cara, elle est pas là. Tu ferais mieux de te tirer, à moins que tu ais l'attention de finir momifier dans.. Quoi ?! »

Adam sursauta : il s’était replongé dans de vieilles pensées, tout en suivant les mouvements rapides de Kenzie. Il en aurait presque oublié qu’il était un acteur et non un spectateur dans cette pièce.

« Je… »
« Laisse tomber.. »

Quoi, laisse tomber? Stewarts restait indifférente. A sa présence à lui. Dans une pièce. Calmons son égo, car certes, ils n’étaient pas exactement… Quoi que ce soit. Pas amis, plus trop ennemis. Il y avait eu un baiser, une fois, mais ça ne faisait pas d’eux des amants. Alors quoi? Rien, il était vexé.

Il se leva brusquement et s’approcha en deux enjambée (le temps de faire le tour du lit), de Kenzie.

« C’est quoi ton problème, Stewarts? »

Croyez vous qu’il avait envie de faire des leçons de morales, cinq minutes plus tôt, lorsqu’il ruminait parce que cette fille stupide n’était pas fichue rentrer dans sa chambre à l’heure pour qu’il puisse la remercier? Mais non. Juste qu’il venait de lui garder sa fichue chambre, et qu’il la voyait en train de se tirer comme si elle se fichait totalement du reste du monde.
Bon sang que ses idées étaient confuses.

En plus, théoriquement, si Kenzie Stewarts était supposée se tirer, il n’aurait plus à la voir partout.

« Enfin, je suis pas là pour te donner des leçons de morales. Je me fiche de ta vie, et de tes petits problèmes de gamine gâtée. Non que je me permette d’écouter tes conversations, mais il s’avère que tu ne prends même pas la peine de les garder dans ta caboche. J’imagine que là, tu es en train de faire tes bagages pour faire quoi? Pour te tirer de Cambridge? Je ne vais pas t’en empêcher ».
Visiblement, le ton de sa voix commençait à s’élever. Ce qui montrait un singulier énervement de sa part. Sa faute à elle, encore.

« Enfin moi, si je suis là, c’était juste pour te remercier, tu vois. Heureusement que je suis arrivé à temps » Il avait comme qui dirais l’impression de se répéter « Et même si j’avais eu du retard, on aurait fini par se croiser ailleurs, non? Donc je te souhaite bon voyage, Stewarts, je te laisse le choix d’abandonner l’une des meilleures facs du monde, et d’aller bosser dans un fast food pour le reste de tes jours. Enfin, jusqu’à ce que tu fasses la paix avec ta chère maman, et qu’elle te laisse avec le monopole de sa boîte, avec ou sans diplôme. Tout le monde n’a pas cette chance. Tout le monde ne peut pas vivre dans une pièce avec des meubles en bois et avoir une coloc’ comme la tienne, et se permettre de tout abandonner » Enfin, il avait fini par se calmer, et à se rendre compte que quoi qu’il dise à cette fille, ça ne lui servirait guère à grand-chose.

« Enfin bref, comme tu dis, je laisse tomber, Stewarts. A plus »

Cela faisait très longtemps qu'il n'avait pas débité autant de mots à la secondes...

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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Dim 26 Oct - 20:29

Key avait attrapée son sac prête à sortir de la pièce lorsqu'il s'était placé devant elle, lui bloquant le passage. Ce geste bourré d'inconscience était-il destiné lui faire savoir qu'il était là pour la voir et non pas pour Cara ? C'était bien sa vaine.
« C’est quoi ton problème, Stewarts? »
« Mon problème à cette seconde précise c'est qu'un mec me bloque le passage qui se présentait comme le plus propice pour me diriger vers la porte de sortie... »
Vu le regard que lui décrocha le jeune homme, elle comprit qu'il n'était pas d'humeur à ça.
A la réflexion, elle voyait bien qu'il y avait quelque chose qui n'était pas net chez lui.
« Enfin, je suis pas là pour te donner des leçons de morales. Je me fiche de ta vie, et de tes petits problèmes de gamine gâtée. Non que je me permette d’écouter tes conversations, mais il s’avère que tu ne prends même pas la peine de les garder dans ta caboche. J’imagine que là, tu es en train de faire tes bagages pour faire quoi? Pour te tirer de Cambridge? Je ne vais pas t’en empêcher ».
Elle reposa son sac sur le lit dans un geste de lassitude. C'était quoi ? Une énorme mascarade ? Le monde entier c'était ligué contre elle pour lui gâcher l'existence ? D'autant plus qu'elle ne voyait absolument pas de quoi il était entrain de parler, croisant les bras contre la poitrine elle le fixait d'un air supérieur.
« T'es complètement à côté de la plaque. Tu sais même pas de quoi tu parles.. »
« Et même si j’avais eu du retard, on aurait fini par se croiser ailleurs, non? Donc je te souhaite bon voyage, Stewarts, je te laisse le choix d’abandonner l’une des meilleures fac du monde, et d’aller bosser dans un fast food pour le reste de tes jours. Enfin, jusqu’à ce que tu fasses la paix avec ta chère maman, et qu’elle te laisse avec le monopole de sa boîte, avec ou sans diplôme. Tout le monde n’a pas cette chance. Tout le monde ne peut pas vivre dans une pièce avec des meubles en bois et avoir une coloc’ comme la tienne, et se permettre de tout abandonner »
Elle se sentait vexée. C'était dingue quand même que les paroles d'un mec dont elle se fichait royalement puisse à ce point l'atteindre. Mettons cela sur le compte des cours et de la récente conversation avec la matriarche de sa famille, ses nerfs commençaient peu à peu à lâcher. S'il elle se serait écoutée, elle aurait giflée ce mec, histoire de le faire taire une bonne fois pour toute, mais ce n'était pas une attitude appropriée à une amie des Hommes et de Nature, n'est-ce pas ?
De toute manière il se plantait complètement sur la marchandise. Vous voulez savoir ce qui était le plus vexant ? C'était ça. Le fait qu'il ne la considère pas autrement que comme étant une gamine friquée et favorisée. Elle se contenta de le regarder sans ciller.
« Je n'ai pas envie de jouer au petit jeu de la psychanalyse de comptoir, mais si on en venait à toi à présent ? Tu crois quoi ? Que sous prétexte que tu as eu une enfance à la Oliver Twist, que tu as sans doute appris à lire sur des morceaux de journaux dans un quartier malfamé, tu peux te permettes de juger tout ce qui t'entoure d'un œil cynique ? Tu crois que c'est ça la vie ? Se morfondre sur son sort ? Ah, il est beau le Gallagher que je connaissais au lycée, ce mec sûr de lui et plein d'optimisme qui cognait sur les petits NERD pour prouver au monde qu'il n'était pas un raté... Je crois que tu as la mémoire courte, parce que c'est toi qui t'es tiré avant de décrocher ton diplôme de fin d'étude, pas moi. Tu laisses personne entrer dans ta vie, on ne sait jamais rien de toi et maintenant t'es qu'une espèce d'ombre de toi-même rabat-joie qui s'amuse à gâcher sa vie.. Oh et pas de quoi pour le gosse, c'est tout naturel, je suis certaine que tu en aurais fait de même pour moi. »
Elle acheva son discours non sans une pointe d'ironie.
A ce moment là, une fille accompagnée de deux autres green au look hippie fluorescent ouvrit la porte.
« Alors Ken, ça marche toujours pour la vente aux enchères ? Woaah ! Ne me dis pas, que c'est ce sac là ? Tu sais que les vendeurs ne peuvent récupérer que 15% des sommes versées par les acheteurs, le reste sera reversé à Green Peace, tu risques pas d'avoir beaucoup d'argent, c'est trop kyaaa de ta pars ! Je peux regarder ? »
L'américaine leva les épaules, l'air de dire qu'elle pouvait bien en faire ce qu'elle voulait et qu'elle n'en avait rien à cirer. C'était toujours de l'argent à prendre.
« Oh, mais t'es cinglé ! C'est des vrai bijoux ! T'es certaine de vouloir vendre ça ? C'est gravé avec des armoiries de famille, non ? »
La petite boite en métal venait de révéler ses secrets.
« C'est pas grave Nola, tu devrais prendre le sac avec toi. Amènes le à la vente, j'ai un truc à faire là.. »
Un truc comme tuer Adam Gallagher ?
Elle n'avait rien à faire en fait.
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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Dim 26 Oct - 22:41

Non mais il s’apprêtait vraiment à partir. Tourner les talons, prendre la poudre d’escampette et ruminer tout le reste de la soirée sur la personne la plus égoïste qui soit? Mais même ça, il n’en avait pas le droit.

Foutu caractère : lorsque Gallagher était énervé, il était vrai qu’il était difficile de lui faire entendre raison. Genre, si il l’avait bouclée au « tu ne sais pas de quoi tu parles » de la jeune femme, sans doute n’aurait-il pas eu à passer pour le garçon le plus con de la création. Mais non, à nouveau, il n’en avait fait qu’à sa tête.
Mais de toutes manières, elle n’avait aucun droit de lui parler de cette façon. Pour qui elle se prenait pour jouer la ‘psychanalyste de comptoir’, comme elle le disait elle-même, alors qu’elle ne savait rien de lui?
Heu, n’était-ce pas ce qu’il avait fait lui-même en lui balançant ses quatre vérités pas plus tard que tout de suite
? Rien à voir.

Il avait pâli. Évidemment. Elle se foutait complètement de lui, et n’avait aucun droit de retourner la conversation ainsi. Merde, elle était beaucoup trop proche de la vérité pour ne pas le blesser. Pourquoi diable devait-il se taper ce putain de discours qui lui revenait au visage comme un retour de manivelle? Une seule envie : faire taire Stewarts.

« Tu ne sais pas de quoi tu parles… »

Mais d’autres s’en chargèrent à sa place. Heureusement, qui pouvait dire qu’Adam n’aurait pas fait quelque chose qu’il aurait pu regretter à la suite? Voilà, c’était ça le résultat de sa relation avec Kenzie Stewarts : un échange sans fin de remarques blessantes, un peu comme un putain de match de tennis (Vous avez remarqué? Plus il était énervé, et plus il était vulgaire.)

Deux filles entrèrent donc dans la pièce, et entreprirent de fouiller à l’intérieur du sac qu’elle venait de préparer. Et parler de bijoux à armoiries.

Merde, elle ne pouvait pas vendre son propre héritage? Mais au moment où il s’apprêtait à l’ouvrir, il se souvint qu’il n’avait plus envie de devoir en arriver là à nouveau.

Et la porte claqua a nouveau, les laissant à nouveau seuls.

Il fit un pas en arrière, s’éloignant de Kenzie, tout en passant les mains dans ses cheveux, le visage fatigué.

« T’as un truc à faire… »

Il ne savait pas quoi faire, lui, mais étrangement, n’avait pas envie de quitter la pièce. A croire qu’il appréciait qu’on voie en lui comme dans un livre. Trop pas, hein, rassurez vous.
Ouais, il était parti de Harper, et alors? Il n’avait manqué à personne, de toutes façons. Et c’était pas le problème de Stewarts. Et c’était faux, il pouvait laisser entrer n’importe qui dans sa vie. N’im-por-te qui.

« Ok, je me suis trompé, tu quittes pas le campus, tu vends tes bijoux... Comme si c’était mieux. Comme si tu n’allais pas le regretter. Mais ça ne me regarde pas, tout comme tu n‘es absolument pas apte à parler de mon… » Il mina des guillemets « ..enfance à la Oliver Twist »

Il soupira, et revint se caler devant Stewarts, se penchant vers elle, toujours aussi agacé.

« Et maintenant tu vas faire quoi? Retrouver ton... C'est quoi son nom déjà? Ah oui, Alexey? »

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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Lun 27 Oct - 0:09

Comment, ne nous dites pas que le grand Adam Gallagher aurait pu être ne serait-ce qu'un zeste heurté par ce qu'elle lui avait dit ?
Dire qu'elle aurait planifiée de vivre une telle discorde avec lui, ce soir, serait vous mentir. Elle n'avait rien demandé pour une fois et même si en d'autres circonstances il lui arrivait de trouver une part de distraction dans les petites disputes qui l'opposait constamment à Gallagher, ce soir elle n'avait pas vraiment envie de jouer à cela.
Ça y est, il avait déballé son époustouflante formule de politesse, non ? Pourtant, quelque chose ne collait pas, puisque même après le départ des deux filles, il était toujours dans sa chambre...
Si elle avait un truc à faire ?
« Quelle perspicacité. Venant d'un garçon qui à des baskets à scratch, cela me scotch que tu sois capable d'analyser une syntaxe contenant cinq mots. »
Elle était soudain très froide. C'était une situation de bassesse digne des cours primaires et œil pour œil, dent pour dent été résolument la devise de nos deux bambin.. Chacun restant campé sur ses positions. Ah, pas tout le monde puisque Gallagher venait d'avouer on cite « « OK, je me suis trompé...» qu'importait la suite, puisque tout ce que l'américaine avait gardé de sa tirade c'était qu'il avait tort et par extension elle, raison...
- Sauf que dans le fond, ce n'était pas parce qu'il avait faux qu'elle avait tout bon pour autant, mais allez essayé de lui expliquer ça.. -
Kenzie l'observa, prenant soin de resté la plus passive qu'il soit afin de montrer son irritation. Pourquoi il restait là ? Il était engourdi ou quoi ? Une vrai plaie.
« Mis à part ça, tu as l'intention de camper ici ? »
Vous savez, Stewarts n'était pas méchante par nature, ôtez-vous cela de la tête, juste un peu sauvage c'est vrai mais fatalement, elle avait été volontairement blessante avec lui, on ne pouvait le nier...
« Et maintenant tu vas faire quoi? Retrouver ton... C'est quoi son nom déjà? Ah oui, Alexey? »
Quelqu'un avait parlé de tennis mais pour notre part, on assimilerait plus ceci à du ping-pong tant les répliques fusaient de toutes parts.
« Alexey, c'est tout à fait ça. Laisse moi deviner, tu t'es laissé prendre à la rumeur toi aussi ? Oh je vois, et pensants qu'il était gay, tu comptais que je t'obtienne son numéro de téléphone ? »
Kenzie tourna autour de lui dans un geste de provocation afin d'attraper son paquet de cigarette alors logé sur la commode..Une cigarette au bout des lèvres elle continua l'air versatile se posant sur le coin de la fenêtre un genoux plié contre sa poitrine..
« On est pas nous, on est ce que les autres pensent que nous sommes. Tu as toujours été assez lent comme garçon.. T'es trop rationel, tu réflechies tout le temps sur tout. Les gens comme toi sont d'un ennuie. Je te comprends, ta sexualité devait être assez monotone, tu as le droit d'aller voir ailleurs. Je te juge pas. Je connais un gars bien si tu... »
Elle expira une bouffé de fumer dans la pièce.
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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Lun 27 Oct - 0:55

« Quelle perspicacité. Venant d'un garçon qui à des baskets à scratch, cela me scotch que tu sois capable d'analyser une syntaxe contenant cinq mots. »

Franchement, des fois, il valait mieux remercier le ciel qu’Achille ne soit pas inscrit à Cambridge, auquel cas cette remarque n’aurait pas manqué de le faire ricaner si fort que la grande muraille de chine en aurait été ébranlée.

« Très drôle, Stewarts, vraiment, j’en trépasse d’amusement »

Le pire, c’était qu’il se sentait obligé d’y répondre. Vraiment, les élèves de primaire n’avaient absolument rien à envier aux jeunes adultes qu’ils étaient. Du moins, l’évolution ne s’était visiblement pas opérée chez nos deux énergumènes.

« Alexey, c'est tout à fait ça. Laisse moi deviner, tu t'es laissé prendre à la rumeur toi aussi ? Oh je vois, et pensants qu'il était gay, tu comptais que je t'obtienne son numéro de téléphone ? »

Quelles rumeurs? Oui, vous ne rêvez pas. Encore et toujours, Gallagher était le dernier à être au courant des derniers ragots made in Cambridge. Et franchement, il s’en tapait. Mais avouons qu’il n’allait pas laisser tomber la perche qu’elle lui tendait. Non, pas à ce stade de la conversation. « Qu’est-ce que t’as fait de ta soirée, Gallagher, t’avais pas fait tes devoirs? » « Oh, tu sais… Une jouxte banale avec une nana insupportable ». Putain, qu’on la fasse taire. Et vous croyez vraiment qu’il aurait la maturité nécessaire pour faire cesser ça? Ah-ah, vous rigolez?

« Je sais pas, après tout, si tu trouves ça jouasse de te serrer un eunuque… Vous faites quoi au fait au pieu, du tricot? »

Et la voilà qui lui tournait autour, de ce petit air tête à claques qu’il détestait tant. Putain. Nan mais c’était vraiment n’importe quoi, toute personne normalement constituée se serait contentée de claquer la porte et de s’en retourner à ses pénates, n’est-ce pas? Mais cette fille était si… Exaspérante. Comprenez bien, se tirer d’ici revenait à admettre une défaite. Et ensuite à devoir se retrouver dans une putain de situation foireuse, (une de plus!) avec cette Stewarts insupportable qui ne manquerait pas de lui rappeler la fois ou il avait tourné les talons.

Plutôt mourir.

Il la regardait, agir de façon si provocante. Allumer sa cigarette, s’asseoir sur la fenêtre. Ok, bon, s’en était fini. Déjà, il se dirigeait vers la porte. Partir sans un mot, c’était si classe, non? Ah ah.

Et là, évidemment il avait fallu qu’elle l’ouvre. Vraiment, cette fille avait un problème : personne ne lui avait jamais dit de ne jamais remettre en cause la virilité d’un individu (surtout si cet individu était en plein questionnement existentiel et accessoirement assez fatigué pour ne pas penser de manière rationnelle.

S’arrêtant net, il se retourna.

« On est pas nous, on est ce que les autres pensent que nous sommes. Tu as toujours été assez lent comme garçon.. T'es trop rationnel, tu réfléchis tout le temps sur tout. Les gens comme toi sont d'un ennui. Je te comprends, ta sexualité devait être assez monotone, tu as le droit d'aller voir ailleurs. Je te juge pas. Je connais un gars bien si tu... »

Soupir. Gallagher, ne fait pas ça. Tu vas le regretter. Elle te cherche. Tu es plus fort que ça.

Attendez, mais elle venait de dire qu’il était lent!

Ok, ok, fais comme tu veux…

Imaginez donc le garçon observer durant quelques secondes Stewarts, la pause lascive, la clope aux lèvres. Aucun respect, vraiment. Il avait arrêté de fumer, théoriquement. Là, c’était un peu comme ajouter la carotte sous le nez d’un âne. Vraiment. De la provocation. Notons : « Nous sommes déchargés de toute responsabilité contre la scène qui va suivre ».

Deux secondes plus tard, il était devant elle, à nouveau. Appuyé sur le mur, le visage aussi peu avenant que précédemment, il attrapa la cigarette des doigts de Stewarts, et en aspira une bouffée. Évidemment. Putain, il avait oublié le bien que ça pouvait faire, de fumer, de sentir cette fumée empoisonnée l’envahir, en même temps que cette poussée d’adrénaline qui le poussa à…

Ben oui, à poser ses lèvres sur celles de Stewarts. Comprenez, hormis le coté passionné qu’avait la chose, il ne s’agissait pas uniquement de ça. Il avait quelque chose à prouver, bon sang. Whoah, compte tenu de la façon qu’il avait de l’embrasser, le moins qu’on puisse dire, c’était que ça lui avait manqué.

Le baiser fut interrompu, et le jeune homme, une lueur dans le regard, et la cigarette toujours dans la main, lâcha : « Et maintenant, Stewarts, tu fais quoi? Tu t’ennuies avec moi ou tu vas rejoindre ton eunuque? »

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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Mer 29 Oct - 0:58

Pour une fois, elle n'aurait pas pu se la fermer sérieux ? Non au lieu de cela, il avait fallu qu'elle continue de le pousser à bout ?

Soyons honnête elle l'avait provoqué, encore et encore.
Et qu'on se le dise, on avait là la énième preuve - si besoin été - que cette fille avait un sérieux problème relationnel avec ses congénères.
Depuis le jour où Stewarts avait ingérée la notion « d'autrui » en cour élémentaire, elle avait de manière assidu eut la sale manie de chercher les gens qui l'entouraient. De les tirailler, les mettre hors d'eux, les pousser inlassablement plus loin que de rigueur et au delà de leurs limites. Et ce jusqu'à ce qu'ils craquent et pètent littéralement les plombs ! Elle était une casse-pied, le genre de personne qu'il valait mieux ne pas fréquenter à défaut de se retrouver coincé dans une galère pas possible.
Le pire dans tout cela, c'est que jusqu'alors elle trouvait ça presque divertissant de les voir tous sortir de leurs gongs les un à la suite des autres par sa faute. Le jeux avait eut vite fait de se retourner contre elle.
Elle examina Gallagher faire volte-face, se diriger droit vers elle avec colère et le regard bourré de détermination. Elle resta impassible jusqu'à ce qu'il n'attrape la cigarette qu'elle tenait en main avec violence. Sincèrement, elle ne savait pas quel était le problème de ce type, il agissait de manière complètement invraissemblable depuis son arrivée dans la pièce. Si c'était une cigarette que voulait ce cinglé, il aurait très bien pu la demander...

« Tu.. » balbutiât-elle, mais le restant de sa phrase se perdit dans un silence dû à la commotion de l'action qui suivit.

Avant même qu'elle ne réalise ce qu'il était entrain de se produire, elle se retrouva le dos plaqué contre la vitre et les lèvres de Gallagher apposée contre les siennes. Elle n'eut pas la force de le repousser et se contenta de se laisser faire. Le contraste était assez paradoxal entre la douceur de ce cet ardent baisé qu'était entrain de lui prodigué Gallagher et l'excès dont il avait été emparé trois secondes plus tôt. C'était un peu comme si, le temps d'un instant il n'y avait plus eut trace de la moindre animosité entre ces deux là. Il avait achevé le baisé. Tout comme elle avait encore du mal à situer le bien ou le mal.. Kenzie ne su pas dire, si cela avait duré été assez longtemps ou au contraire si cela avait été beaucoup trop court. Et il la regardait maintenant avec ce regard, elle avait déjà vu ce regard une fois. Cette autre fois dans l'ascenseur...
Elle aurait pu marcher dans lacombine, mais mais lorsque ce crétin ouvrit la bouche, elle réalisa que ce mec, celui là qu'elle venait d'embrasser n'était ni plus ni moins que Gallagher et qu'importe si elle avait trouvée cela agréable, c'était Gallagher putain.
Elle se leva et lui flanqua un violent coup de poing dans la poitrine.

« Pourquoi est-ce que t'as fait ça ?! T'es complètement cinglé? Est-ce que ton petit cerveau de moineau aurait-il perçu le moindre signal du genre, qu'il aurait pu traduire par 'Jeune fille en fleur attends lèvres énamourées pour échange passionné ' ?! T'es débile ou quoi ? » Balança t-elle de mauvaise fois ..

Elle avança de nouveau d'un pas, en lui frappant le torse avec conviction. C'était-elle qu'elle aurait voulu frapper en réalité.. Compte tenu de ce qui aller suivre sérieux, elle aurait mieux fait de s'assommer la tête contre le pot en terre sur la table de nuit.

« Dis toi, que je te déteste Gallagher ! C'est plus fort que moi, j'aurais beau essayer de jouer les filles gentilles et compatissante membre actives des Green Spirit, je ne suis ni gentille ni compatissante, tu vois. Et toi ! Toi ! T'es l'être le plus importunant et AGACANT que.. Gallagher, tu m'exaspère et je maudis le jour où j'ai été amenée à croiser ta route ! » Elle s'était mise à lui hurler dessus horripilée par sa simple vu.
Ils étaient genre tout deux assez schizophrène il fallait se l'avouer..

Et dans trois, deux, un.. maintenant : Kenzie maudirait le jour où en raison sans doute d'une étrange poussée de sa pression artérielle et à l'accélération anormale de son rythme cardiaque elle s'était retrouvée dans un élan d'ardeur les lèvres pendue à celles de Gallagher. Elle ne savait pas trop ce qu'ils faisaient, tout cela était beaucoup trop bizarre pour mériter d'être analyser. Après se second baisé plus intense, elle le fit basculer avec impétuosité sur le lit derrière eux.

Est-ce que Kenzie Stewarts avait oubliée qu'elle avait genre un petit ami ou bien ceci rentrait-il dans une procédure normal de leur contrat tacite ?
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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Jeu 30 Oct - 1:58

Sincèrement, il était fort évident que les intentions de Gallagher à l’état de Stewarts étaient loin d’être les plus chastes qui soient, à cette seconde précise, sa main libre était même venue s‘aventurer sur la hanche de la jeune femme. D’ailleurs, aurait-il entendu parler des Clean Green qu’il se serait lui-même esclaffé : pourquoi autrui cherchait-il à contrôler des pulsions qui étaient pourtant si naturelles?
Mais le jeune homme ne se rendait pas compte des faits, ou, en tous cas, il parvenait à merveille à ignorer le mini Gallagher au tee-shirt blanc sur lequel était dessiné une paire d’ailes. Oui, celui là même qui était en train de danser sur son épaule pour attirer son attention. Quelle bêtise, ça n’arriverait pas, puisque le jeune homme avait les yeux fermés. Pour mieux profiter du baiser, vous comprenez. Il n’entendait pas non plus les hurlements du petit lui, ses « Mais bon sang, tu fais quoi mec? Tu la détestes! TU LA DETESTES!!! ». Et oui… Ces personnages de fictions n’avaient plus le même pouvoir de persuasion d’autrefois.

Et lorsque enfin il y mit fin, ça n’était toujours pas parce qu’il avait écouté la petite voix du mini-lui aux ailes blanches, mais parce que, persuadé que la jeune femme avait ressentit la même chose que lui au cours du baiser, il voulait la faire réagir. Qui avait dit que cette relation était malsaine?
Évidemment, voir avec quel fougue elle avait répondu à son baiser avait rassasié son ego. Mais à présent, il voulait autre chose.

Sincèrement, si être un humain était loin d’être facile, être un garçon connaissant Kenzie Stewarts l’était encore moins. Gallagher avait toujours été un individu capable de se débrouiller seul. Qui laissait très peu de personnes « Entrer dans sa vie ». Pourquoi? Parce qu’au final, ça devenait des galères de plus. Avec elle, c’était ça, une galère perpétuelle qui ne faisait rien d’autre que de lui prendre la tête. Mais à cet instant présent, dans cette chambre à la décoration boisée, il ne pensait pas à ça. Il était passé de la gêne à l’énervement, puis au désir, et ce, en un laps de temps tellement rapide que la frontière entre ces passages était presque indécelable.

Et là, elle le frappa.

Étrangement, ce coup n’eut pour effet que de déclancher chez Gallagher un sourire amusé, alors que Kenzie Stewarts, visiblement hystérique, continuait à lui frapper la poitrine avec ses petits poings et à l’insulter. Ça aurait pu le rendre fou, mais pour cela, encore aurait-il fallu qu’il ait un minimum de pensées logique, ce qui n’était pas le cas. Malgré tous les efforts qu’il faisait pour effacer ce sourire narquois de son visage, il jubilait intérieurement, sans savoir pourquoi, et le sourire persistait. Et, alors qu’il attrapait les poignets de la jeune femme pour la faire cesser, elle l’embrassa à nouveau d’une manière beaucoup plus fougueuse que précédemment, et, sans vraiment comprendre comment, il se retrouva allongé sur le lit, la jeune femme au dessus de lui. N’écoutant que ses sens, les mains de Gallagher glissèrent sur les hanches de la jeune femme alors qu’ils poursuivaient leur baiser. L’image de la première fois où il avait vu la jeune femme lui revint à l’esprit. Ou plutôt, la deuxième fois, dans ce couloir, à des milliers de kilomètres d’ici, lorsqu’il avait admiré ses jambes et le reste, avant de la reconnaître… Maintenant, elle était là, dans ses bras, répondant à une pulsion qu’il n’aurait jamais crue possible compte tenu du fait… Qu’il la détestait. Sincèrement.

Attendez, pourquoi Gallagher avait-il des états d’âmes, alors que Stewarts était le meilleur coup qu’il avait depuis… Stewarts. Oh. C’était peut-être ça, le problème : la dernière fois qu’il avait ressentit une telle attirance pour quelqu’un, c’était il y avait quelque mois, dans un ascenseur, avec cette même fille. Entre temps, ça avait été… Vain. Ou plutôt différent.

Le cœur du jeune homme se serra dans sa poitrine, en se rendant compte de cette constatation. Un flash back de tout ce que la jeune femme avait bien pu lui dire durant cette soirée.
« Arrête de réfléchir, mec! » Tiens, et voilà le mini Gallagher au tee-shirt rouge qui venait de faire entendre sa voix. Les mains du jeune homme se baladaient le long du corps de Stewarts, et durant quelques minutes, il cessa totalement de réfléchir. Mais le mal était fait.
Maudit soit le cerveau humain.

« Oh putain… » murmura-t-il soudain, d'un ton agacé, tout en attrapant la jeune femme par les hanches et la faire glisser sur le coté « Stewarts… Je crois qu’il faut qu’on parle ».

Et voilà : Gallagher le fier se transformait en pucelle effarouchée, on aura tout vu. Depuis quand un mec comme lui réfléchissait avant d’agir?

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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Mer 5 Nov - 1:50

Ce qui était entrain de se produire était assez irréaliste mais bonne ou mauvaise nouvelle leur corps à corps passionné dura à peines quelques infime minutes puisqu'au moment où elle entama de déboutonner la chemise d'Adam, ce dernier murmura un « Oh putain… ».. assez hors de circonstance.. Kenzie l'ignora continuant de lui donner avec ferveur des baisers dans le cou, lorsqu' il la fit basculer de côté.
« Stewarts… Je crois qu’il faut qu’on parle ».
Si elle l'avait ignorée, c'était justement pour ne pas qu'une telle chose se produise. Qui disait pose, disait prise de conscience, disait tas d'emmerde, disait migraine, calmants, migraine de nouveau, puis insomnie puis cigarette, puis peut être alcool... Enfin, vous voyez où on voulait venir ? Elle posa une main sur son ventre, l'autre étendu sur le lit dans un soupire de lassitude. C'était dingue, que tout les mecs avec lesquels elle sortait ces temps-ci se comportent aussi étrangement lorsqu'il s'agissait de contact physique.
Elle tourna son visage vers lui, l'air sincèrement contrariée.
Attendez ! N'était-ce pas lui qui l'avait allumé littéralement ? Qui lui avait proposé de venir s'amuser ou plutôt « s'ennuyer » avec lui pour le citer et maintenant, une fois qu'elle avait contre toutes pensées logique acceptée ce marché peu scrupuleux, il jouait les novices intimidé par la situation ?!
Certes tout avait eut beau s'arrêter net d'un point de vu physique au moment où monsieur avait eut son espèce de crise de conscience mais psychologiquement l'atmosphère, était à son comble. Il était impossible de prôner l'ignorance, ils étaient déjà aller beaucoup trop loin pour faire comme si de rien n'était. Kenzie n'avait pas rêvée, ils avaient autant eut envie l'un de l'autre il y à de cela trois secondes et maintenant il jouait les divas ?
« A quoi tu joues Adam ?! … »
«.. C'est juste que je ne pensais pas être si repoussante que cela tu m'excuseras.. » Sa voix était étrangement calme, ce qui n'était pas vraiment une bonne nouvelle.
Il fallait la comprendre, ce genre d'attitude était légèrement vexante pour son amour propre surtout, non qu'elle n'ait un égo démesuré. Elle avait au moins pensée qu'elle l'attirait physiquement à défaut d'une compatibilité impraticable de leur caractère.
Qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez ce mec à la fin ?! Personne ne pouvait refuser, un plan pareil, si ?
Stewarts plaqua ses mains au dessus de sa tête. Tout cela était dingue. Vraiment. Elle tâcha de se demander, comment ils en étaient arriver là, mais même en se ressassant tout les épisodes de sa vie comprenant Adam Gallagher, elle n'arrivait pas à situer la faille du système.
Paradoxalement, lorsqu'elle s'était retrouvée là, sur lui. Que sa peau avait été parcourue de frisson à chaque fois, qu'elle avait eut le malheur d'effleurer la sienne, le fait que ce mec ait ou non été Gallagher lui importait peu. C'était physique, juste physique. Or, maintenant avec ses conneries de « il faut qu'on parle » toute la situation prenait un caractère hautement plus solennel, qu'on sache ou non ce que tout cela était, une chose était certaine c'est que l'évènement devenait bien plus qu'un vulgaire échange physique.
« OK, tu veux parler ? On va parler. Mais c'est toi qui veut parler alors je t'écoutes et ce que tu as à me dire à plutôt intérêt d'être perspicace et de valoir la peine d'avoir interrompu notre ennui mutuel... »
Ou sinon quoi ?
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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Mer 5 Nov - 4:31

Non mais… Putain. Vous voulez savoir ce qui l’avait vraiment freiné, Gallagher, hormis ces petites considérations métaphysiques à deux balles que lui avait imposée sa conscience sans qu’il s’y attende? Je vais vous le dire : le jeune homme l’avait trouvée mignonne. Enfin, il lui avait fallu du temps, pour qu’il s’en rende compte, le temps qu’ils se jettent l’un sur l’autre avec un appétit mutuel plutôt stupéfiant, qu’ils se retrouvent allongés sur le pieu fort confortable de la jeune femme (ou de sa colocataire, mais on s’en tapait), et qu’il la sente contre lui au point que son parfum si particulier vienne lui emplir les narines, au point d’accroître encore plus l’envie qu’il avait d’elle, si c’était possible. Mais le problème était là : Il ne s’était jamais rendu compte, déjà, que l’odeur de la jeune femme lui était devenue familière. Il n’avait jamais remarqué qu’il se sentait étrangement bien lorsqu’elle était dans les parages (et encore plus lorsqu’elle se trouvait à califourchon au dessus de lui), mais le fait était qu’il l’avait trouvée étrangement adorable, lorsque, plusieurs minutes plus tôt, il avait pu l’observer s’agiter à travers la pièce, grommeler toute seule et repousser d’un air rageur les mèches guerrières qui venaient s’aventurer sur son visage.
Et ça, c’était plutôt craintif. Il avait autre chose à foutre qu‘à penser à Kenzie Stewarts, et vu comme les choses étaient parties, il se voyait déjà allongé sur son sofa, à regarder ce plafond qui lui était aussi proche qu’un animal domestique, et à plonger dans des considérations si merdiquement pathétiques que le lui qu’il aurait dû être si son enfance n’avait pas été bousillée dès le plus jeune age s’en serait jeté par la fenêtre de dépit.


Mais les faits étaient là. Et Kenzie Stewarts était couchée à coté de lui. Et malgré l’envie qu’il avait de balancer des « non, je déconne, on a qu’a reprendre là ou on en était », le charme était rompu, uniquement parce qu’il n’avait pas été fichu de la boucler.
Et maintenant, Gallagher, que ce passait-il? Certes, le plafond était différent de celui de ta chambre, mais les questions existentielles étaient les mêmes, même si le jeune homme ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Pourquoi il se prenait la tête, au fait?

« A quoi tu joues Adam ?! … »
Le jeune homme soupira. Bien sûr qu’elle n’allait pas se mettre en tailleur et l’écouter raconter ses conneries pleines de sens sans protester.
« Je… je… fallais qu’on s’arrête »
«.. C'est juste que je ne pensais pas être si repoussante que cela tu m'excuseras.. »
Tu m’étonnes.

Voilà Gallagher qui retombait dans l’époque ingrate où il avait quinze ans, et ou il était persuadé qu’il fallait être amoureux pour se serrer une nana. Sauf, qu’il n’était pas amoureux de Stewarts, mais juste un peu trop… Torturé dans le cas présent

« Nan c‘est pas… toi… »

Poke. Gallagher se redressa devant l’ampleur de ses paroles. On était pas dans un mauvais remake d’une série pourrie où le type avait des états d’âmes à la con. Il n’avait pas d’états d’âmes, et rassure-vous, il n’allait pas non plus se mettre à pleurer sur l’épaule de Kenzie. Mais il voulait mettre à plat ses idées. Voilà.

« Je trouve ça bizarre, c’est tout »

Et oui, parce qu’en plus, il venait de réaliser qu’elle l’avait appelé Adam. Par son prénom. Vous trouvez ça normal, vous? « A quoi tu joues, Adam », qu’elle venait de dire. Vous voyez, ça ne pouvait pas arriver. Il aurait voulu se lever et quitter la pièce, mais ne pouvait pas tourner une page sur « ça », alors que tout indiquait qu’ils allaient se revoir d’une manière ou d’une autre, comme toujours. Et que cette parenthèse ne pouvait donc pas être ignorée.
Il regarda devant lui, fixant durant quelques secondes le truc étrange accroché au mur qui lui faisait face, histoire de remettre ses idées en ordre.

« C’est de ta faute, Stewarts » Et wow, une fois encore, il s’emmêlait les pinceaux. « Il aurait pu s’agir de n’importe quelle nana, mais non. Toi. Et… » Voilà qu’il partait dans un soliloque un peu incompréhensible. « …Ce que je veux dire, c’est que j’aurais pu faire ça avec n’importe qui. Je crève d’envie de reprendre là ou on en était, mais tu vois, c’est mort. Parce que je sais que je sais que demain, dans deux jours, ou une semaine je vais te croiser je ne sais où, et que tu vas recommencer à être cette fille agaçante que je ne peux pas encadrer » Ne nous embarrassons pas d’euphémismes, hein « Et tu dois penser la même chose ».

Et voilà, le jour où Adam Gallagher parvint à dire l’exact contraire de ce qu’il pensait, en l’ignorant totalement. Non mais c’était vrai, en plus. Il n’avait aucun scrupule à se serrer une nana qui avait un mec, mais soyons sincères, si elle était déjà prise de tête alors qu’ils n’avaient -presque- rien fait, imaginez ce qui arriverait si ils en arrivaient à créer des liens?

Mais peut-être que c’était vrai. Peut-être qu’il ne laissait personne entrer dans sa vie, finalement, même pour l’espace d’un moment.

N'entendant aucune réaction, il finit par tourner son regard bleu vers elle.

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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Mer 5 Nov - 13:15

Il trouvait ça bizarre... ? Mais atterris mec, tout le monde trouve ça bizarre et est-ce pour autant une raison pour que les gens décident d'intervenir dans la scène en criant « Coupé ! » ? Et bien non. Non, parce que personne à part Gallagher n'a décidé d'être prise de tête et de jouer les moralisateurs...
Kenzie était appuyée sur le dossier lit nonchalamment – lit qui à la réflexion n'était même pas le sien – les bras fermement croisés sur sa poitrine, une moue perplexe elle attendait avec impatience qu'il n'expose les faits.
« C’est de ta faute, Stewarts »
Coupé ! Pose. Non, là vraiment il lui fallait un truc fort. Genre n'importe quoi, mais quelques chose capable de faire redescendre la tension qui montait crescendo en elle. Elle fouilla la table de nuit frénétiquement, mais il avait fallu que cette égoïste de Cara ait embarquée avec elle ses roulées.. Elle expira déçue. En fond sonore, Gallagher encore et toujours qui était entrain de parler encore et encore.. Le problème c'est que là, sincèrement, même avec tout les efforts du monde, elle aurait eut du mal à se concentrer plus de cinq secondes consécutives sur son discours. L'unique chose qui lui sauta aux yeux c'est la vision du paquet de cigarette présent sur l'étagère à la droite de cet idiot.
« …Ce que je veux dire, c’est que j’aurais pu faire ça avec n’importe qui. »
Elle se pencha sur Gallagher dans une claire ignorance de sa personne - assez blessante cela dit - et tendit son bras dans un équilibre instable afin d'attraper les cigarettes posées sur la table de nuit. Au moment où elle l'avait frôlé, il lui avait été impossible de ne pas constater qu'il c'était passer quelques chose d'assez électrifiant. Lorsqu'elle revint se poser de nouveau contre le dossier, elle allongea ses jambes, lui décrocha un regard plein de condescendance et alluma sa cigarette. Gallagher continuait de parler de manière trouble et nébuleuse, un coup il lui disait vouloir vraiment faire ça avec elle, un coup il clamait publiquement le contraire.
« … mais tu vois, c’est mort. Parce que je sais que je sais que demain, dans deux jours, ou une semaine je vais te croiser je ne sais où, et que tu vas recommencer à être cette fille agaçante que je ne peux pas encadrer »
Elle était une fille agaçante certes, mais elle n'en était pas moins une fille, or une fille n'avait pas besoin d'être médium pour savoir ou non si elle faisait de l'effet à un garçon. Il pouvait nier autant qu'il le voulait, son comportement trahissait ses paroles.
« Et tu dois penser la même chose »
N.O.N
Leurs regards se croisèrent le temps de quelques instants.
Elle ne pensait pas vraiment la même chose, que lui.
Lorsqu'elle détourna ses yeux de ceux de Gallagher, ils se posèrent sur un bout de tissu.. L'écharpe qui pendait à moitié de sa commode, n'était rien d'autre que celle que lui avait tricoté Alexey confiné chez ces tarés d'Amaryllis. Bordel, elle n'avait pas pu faire ça ? Oublier Alexey ? C'est vrai qu'elle s'était toujours considérée comme un animal libre, mais elle tenait à lui ! Et la dernière chose qu'elle souhaitait c'était le blessé. Enfin, elle pouvait parler parce qu'il y avait déjà eut cette histoire supposée avec Joplin, sauf qu'avec Joplin c'était resté simplement physique et là, cela prenait une dimension toute autre. Une dimension qu'elle n'avait à la réflexion jamais eut envie d'explorer, ni avec Gallagher, ni avec qui que se soit d'autres. Bien sûr, si elle n'avait pas eut de copain, rien de tout cela n'aurait été différent.
C'était là comme une évidence, tout était en réalité la faute de sa mère ! Ouais, tout était partie de cette satané dispute avec Delinda, ensuite elle avait perdu la tête et Gallagher n'avait été qu'un prétexte.
« Ouais t'as raison. »
Pourtant, pourquoi est-ce qu'elle n'y croyait pas ? Ces mots lui avaient laissés un goût amer, quelque chose sonnait faux. Elle mordilla le coin de son pouce nerveusement.
« Tu devrais y aller.. »
Elle se leva et alla ouvrir la porte, mais une fois postée devant elle la referma, la main toujours posée sur la poignet elle se mis à parler de manière tumultueuse.
« Tu sais quoi ? Je me fiche d'être cette fille agaçante que tu ne peux pas encadrer, parce que j'aime être cette fille là. Et je me fiche également de savoir ce qu'il c'est passé ou non dans cette chambre parce que ça c'est définitivement passé, tout comme ça c'était déjà passé dans cette ascenseur et ça on ne peut le nier. Alors oui, on peut jouer aux gamins immature et procéder à des phases de refoulement des évènements mais ça c'est passé Gallagher et tant qu'on arrivera pas à éclaircir les choses sur ce truc, on sera mal barrés ! Maintenant, c'est moi qui vais ouvrir cette porte et sortir de cette chambre. Tu peux rester là à attendre qu'une autre fille se pointe, histoire que tu puisses continuer là où tu en étais rester ou simplement t'en aller, je n'en ai rien à faire, j'ai un copain et une vie qui se portait à merveille jusqu'à ce que tu viennes n'y mettre ton grain de sel. »
Elle n'en avait rien à faire, tout était dit.
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Fried my little brain |Stewarts|   Mer 5 Nov - 18:52

Voilà, il se rendait compte qu’il venait de flinguer à jamais toute réputation potentielle. Enfin, non qu’il trépasse d’envie de réitérer la chose avec elle, soyons sérieux, sinon, il n’y aurait pas mit fin. Fallait assumer, après tout, et la vie était pleine de concessions, et Adam avait pu l’apprendre à ses dépends. Renoncer à cette fille ne serait pas son premier, ni son dernier sacrifice, hein?

Et voilà qu’il se mettait à parler, blahblahblah, et qu’elle ne paraissait même pas l’écouter. Genre, cause toujours tu m’intéresses, ou justement, non, trop plus, puisque tu n’as pas été fichu d’assouvir des besoins pourtant naturels. Mais merde, il n’allait pas s’excuser d’être ce qu’il était, hein? Et t’étais quoi, alors? Genre une lopette pleine de sentiments? Eurk, il espérait que non.
La jeune femme se pencha au dessus de lui, et, l’espace d’un instant, il cru bêtement qu’ils allaient en reprendre là où ils en étaient. Une lueur d’espoir, en quelque sorte. Et peut-être que si elle lui avait donné cette chance, enfin, cette occasion, il l’aurait bouclée, cette fois. Mais non. Elle voulait juste prendre des cigarettes. Il avait l’impression d’être le type ringard qui se retrouvait dans coincé avec la reine du lycée, et franchement, c’était loin d’être amusant à vivre. Aucun regret, donc, à avoir passé ses années à Harper dans la peau du garçon le plus populaire, parce que sérieux, être un looser, c’était pas marrant.

Et, compte tenu du regard dont elle venait de le gratifier, il était bien le seul à être doté d’une conscience.

« Ouais t'as raison. »

Ou pas. Il aurait très bien pu lui piquer une cigarette, mais étonnamment, il préférait ne pas augmenter les raisons que pourraient avoir Kenzie Stewarts de le tuer sur le champ. Déjà, elle avait quitté le lit, pour ouvrir la porte. Adam, reboutonnant le haut de sa chemise, s’apprêtait à se lever, lorsqu’elle la referma d’un coup sec, se lançant dans un laïus qui ne manqua pas de faire réagir le jeune homme, intérieurement du moins. Visiblement, cette rencontre allait se terminer de la même manière qu’elle avait commencée : avec des cris.

« Tu sais quoi ? Je me fiche d'être cette fille agaçante que tu ne peux pas encadrer, parce que j'aime être cette fille là » ça voulait dire quoi au juste? Rien d’autre que la confirmation que le jeune homme attendait : il ne pouvait rien espérer d’autre de Kenzie Stewarts que des prises de tête, avec quelques poses cajoleries de temps en temps. Mais elle serait toujours l’emmerdeuse qu’il avait connue. Est-ce que c’était ça, son problème? Il ne voulait pas la changer, quand même, si?
Bien sûr que non. Seulement, il ne voulait pas non plus mélanger leurs guerres avec ça. C’était n’importe quoi.
« Et je me fiche également de savoir ce qu'il c'est passé ou non dans cette chambre parce que ça c'est définitivement passé, tout comme ça c'était déjà passé dans cette ascenseur et ça on ne peut le nier. Alors oui, on peut jouer aux gamins immatures et procéder à des phases de refoulement des évènements mais ça c'est passé Gallagher et tant qu'on arrivera pas à éclaircir les choses sur ce truc, on sera mal barrés !»

Ahn. Éclaircir des choses. A nouveau, la colère qui l’avait envahi au début de leur petit tête à tête revint en force. Le fait était que, malgré ses efforts, il était toujours le même bouffon qu’il y avait… Quelques années, le même qui n’avait pas été reconnu par son propre père, parce qu’il était trop pitoyable pour que ce dernier ne puisse s’imaginer qu’ils faisaient partie de la même famille. Levant les yeux au ciel, il se dirigea vers la jeune femme, qui poursuivait son monologue, visiblement tout aussi agacée que lui.

« Tu peux rester là à attendre qu'une autre fille se pointe, histoire que tu puisses continuer là où tu en étais resté ou simplement t'en aller, je n'en ai rien à faire, j'ai un copain et une vie qui se portait à merveille jusqu'à ce que tu viennes n'y mettre ton grain de sel »

Ah ouais, elle n’en avait rien à faire? Parfait. PARFAIT. Beaucoup plus blessé qu’il n’aurait pu l’imaginer, il prit enfin la parole :

« Je crois qu’il n’y a rien à éclaircir, Stewarts : on a rien à faire ensemble. Je te laisse retourner à ta merveilleuse vie, jeter par la fenêtre ton existence (pour ceux qui n’auraient pas compris, on se souvient que la jeune femme venait de donner des bijoux de famille à une vente aux enchères). T’as pas besoin de bouger, je me tire »

Et on oublie tous les passages de leur existence où leurs peaux étaient comme attirées l’une vers l’autre, et tout ce qui a jamais pu les lier. La prochaine fois qu’il la verrait, vous pouviez être sûr qu’il ne se laisserait pas avoir. Et sur ce, qu’il aille pourrir ses poumons en achetant autant de paquets de clopes qu’il avait dans son porte monnaie. Peut-être même, que dans quelques heures, lorsqu’il serait à son poste derrière le bar du Little Cricket, il pourrait « continuer là où il en était resté », dans les bras de quelqu’un qui pensait le monde autrement que comme un putain de duel perpétuel.

Ouvrant la porte, il se glissa à l’extérieur, et se dirigea vers la sortie.

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