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 Guess what [Nathaniel]

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Nola Dakins
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MessageSujet: Guess what [Nathaniel]   Jeu 11 Sep - 0:51

Elle est blonde, elle est belle, elle est dynamique, pétillante et charmante. Sa douceur n’a d’égale que sa candeur… c’est Liliany Sturgess. Jolie écossaise aux yeux bleus, studieuse mais pas excellente élève pour autant, juste ce qu’il faut pour la faire intégrer une école comme Cambridge. Elle se faisait aisément remarquer par ses exclamations intempestives qui semblaient résonner partout dans les couloirs de l’université et également par ses petites maladresses qui lui devaient de souvent se retrouver au plus près du sol, à ramasser ses affaires ou celles des autres. Les choses s’étaient un peu arrangées pour elle depuis le lycée à Harper. Elle était beaucoup moins le souffre douleur des petites frappes et plus la petite blonde hystérique qui s’émerveille d’un rien. Peut-être que c’était dû au fait qu’elle sorte avec Bhö O’Sullivan, ou alors que l’université est tellement grande qu’on oublie vite les gens qu’on croise. Liliany devenait alors une petite secouée du bocal parmi d’autre. Ce n’était pas plus mal. Elle n’était pas du genre à vouloir à tout prix obtenir l’attention des autres sur elle. Les seules fois où elle avait été au centre des attentions n’étaient pas de bons souvenirs. Heureusement, Cambridge paraissait différent de ce qu’elle avait vécu jusque là. De nouveaux cours, de nouveaux profs, de nouveaux joyeux camarades… De quoi être dérouté mais il en fallait plus pour venir à bout du petit air jovial de Liliany. Surtout qu’elle pouvait compter sur Duty et d’autres visages familiers pour retrouver quelques repère made in Harper.

Aujourd’hui l’énergumène avait un petit atelier de lecture improvisé à la bibliothèque comme certains élèves avaient l’habitude de mettre en place selon leur envie. Ils s’échangeaient leur impression sur certains livres, discutaient entre eux et apprenaient à connaître les gouts et les points de vue des autres. Liliany adorait ce genre de réunion mais aujourd’hui elle était ailleurs. Les yeux fixés sur l’horloge, elle attendait la fin du cours de mathématique. Surprenant pour une littéraire mais elle ne voulait pour rien au monde rater la fin de ce cours. Ce qui la motivait, c’était Nathaniel Walton. Grand, brun, le regard sombre, les traits rarement parasités par d’inutiles sourires. Si on ne le connaissait pas pour ses fous rires et ses blagues hilarantes, il était célèbre pour être le photographe du Trinity Eyes. Et voilà où était l’intérêt d’aller le cueillir à sa sortie de cours. Liliany avait du cuisiner toute la matinée une petite binoclarde agressive qu’elle avait vu à plusieurs reprise dans la même salle de cours que cet insaisissable Walton, au risque de se faire jeter une calculatrice dans la figure ou attaquer à coups de règle 30cm en fer. Bref elle avait réussit à obtenir l’horaire d’un de ses cours aujourd’hui.

Lilian quitta avec précipitation la bibliothèque. Elle accéléra le pas en traversant le hall avec l’angoisse de louper le passage éclair du matheux photographe. Elle se trompa d’étage et perdit un temps qui lui semblait monstre mais enfin elle arriva à bonne destination, après plusieurs bousculades et d’innombrables Pardon, Excusez-moi. Elle se posta à quelques mètres de la porte, appuyée sur le mur. Intérieurement elle répétait son petit discours. Il ne fallait pas avoir l’air d’être une illuminée hystérique, non. Elle devait se montrer calme, sérieuse, claire et pas flippante du tout. Autant dire mission impossible. D’ailleurs quand le jeune homme sortit de sa tanière, elle se pressa pour le rattraper dans le couloir. Mais au lieu d’un ton assuré et posé, c’est son habituel voix chantante et enjouée qui s’échappa de sa bouche.

Hey, salut. Je suis Liliany Sturgess. J’ai lu ton annonce sur le panneaux d’affichage, tu sais pour le T.E. Le recrutement des journalistes bénévoles et volontaires ! Et devines quoi … Je suis bénévole et volontaire, manques plus que tu m’aides à devenir journaliste. Je suis sérieuse, motivée, je suis réceptive à la vie des étudiants à Cambridge, j’aime travailler en groupe, je suis altruiste, polie, serviable, je sais faire les cookies et être discrète… et si tu veux juger mon niveau de rédaction j'ai avec moi une nouvelle.

Dans le genre flippante on avait connu pire mais quand même… Liliany craignait de le faire fuir. Elle s’accrocha à la hanse de son sac en se mordant la lèvre inférieure. Opération, petit chaton abandonné sur le bord de la route avant les vacances d’été, activée . Une petite pantomime qui avait eut du succès de nombreuse fois avec Bhö. Elle continuait de marcher à côté de lui en lui adressant un petit regard interrogateur. Il lui fallait absolument ce poste même si l’annonce recommandait expressément aux postulants d’être imperméable aux critiques, aux menaces et aux diverses pressions, capacités dont Liliany n’était pas pourvue malheureusement pour elle
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Nathaniel Walton
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MessageSujet: Re: Guess what [Nathaniel]   Jeu 11 Sep - 3:41

Il arrivait à Nathaniel de regretter cette période merveilleuse de l’enfance où les jambes sont assez courtes pour ne pas toucher le sol. Il aurait pu passer des heures à les balancer au dessus du vide, et c’est d’ailleurs ce qu’il faisait autrefois, lorsque son existence était basée sur autre chose que des résultats optimaux. Aujourd’hui, ses jambes étaient beaucoup trop longues pour qu’il puisse faire autre chose que les allonger sous la table, et au lieu de fourrer comme autrefois une sucette parfumée au citron dans sa petite bouche de gamin innocent, il devait, non seulement écouter avec la plus grande attention les paroles vaporeuses du professeur de mathématiques qu’il avait pour la troisième heure consécutive, mais en plus filtrer ses paroles à travers celles du couple qui se tenait devant lui :

« _Mais si je te dis que c’est moi qui ai raison
« Oh nan c’est moi
« Moi! (gloussement)
« Oh… Mais regarde, c’est moi!
« Nan, mon amour, tu vois bien que…
« Je suis tellement désolée ! C’est vrai que tu avais raison…
« Écoutes, je crois bien que c’était toi ! Mon pull est vraiment d’un bleu cobalt, ça m‘avait échappé! »

Inutile de dire que le jeune homme n’avait qu’une hâte : se tirer d’ici. Pourtant, il s’astreignait à une prise de note qu’il voulait optimale, parce que parmi toutes les choses qu’il détestait, demander de l’aide aux autres se trouvait en tête de liste. S’efforçant, donc, de ne pas regarder la pendule, de ne pas soupirer, et de ne pas non plus laisser son esprit vagabonder vers des choses qui risquaient de le distraire, ce fut avec un soulagement immense qu’il entendit le « c’est fini pour aujourd’hui » du professeur Mc Lain.

Ignorant le « A la semaine prochaine, Nath’ » de sa petite camarade du siège de devant, il quitta la salle de classe en même temps que le flot des élèves, particulièrement ravi à l’idée qu’il n’aurait plus de cours jusqu’au lendemain après-midi. Le pas rapide, il songeait qu’il aurait effectivement apprécié d’avoir une sucette au citron à se glisser sous la dent, et se demanda ensuite combien de temps il lui faudrait pour se rendre à Cambridge pour en faire l’acquisition, lorsqu’une petite blonde vint se mettre en travers de son chemin, ou, du moins, à marcher à coté de lui. Et elle se mit à parler, sans que l’inintérêt manifeste de Nathaniel quant à ce qu’elle avait à dire ne paraisse l’intimider outre mesure.

Non que Nath ait l’intention d’être intimidant, seulement il avait pour habitude que son manque de réaction décourage la plupart des gens. Mais elle était là à déblatérer de ce ton guilleret, et le jeune homme vit que, visiblement, elle attendait une réponse. Normal.

Mais ça n’était pas lui qui avait eu l’idée de cette annonce débile concernant le journal, et ça n’était pas lui non plus qui avait prit l’initiative d’être le référent en matière de journalisme dans Cambridge. Il avait bien tenté de faire comprendre à Brooklyn, la rédactrice en chef, qu’ils n’avaient pas besoin de nouveaux journalistes, cette dernière n’avait rien voulu entendre, mettant entre ses mains la charge de devoir en plus intégrer les volontaires compétents dans le Trinity Eyes.
Heureusement, elle lui avait au moins laissé carte blanche quand à la manière de sélection et depuis l’annonce, il y avait une semaine environ, il n’avait laissé aucun journaliste en herbe dépasser le seuil des locaux de la gazette du campus.
Non qu’il ne veuille pas qu’il y ait de nouveaux écrivains pour le T.E… Seulement, il ne croyait pas que les rares personnes qui s’étaient présentées avaient le potentiel suffisant pour dénicher puis écrire quelque chose de publiable.

Voilà pourquoi il ne posa pas un regard sur Liliany Sturgess, et qu’il continua sa marche direction la sortie la plus proche, la considérant comme l’énième poupée de sucre qui peuplaient cet établissement. Une fois dehors, il alluma une cigarette avec son habituelle nonchalance, et, voyant que la jeune blonde venait se poster devant lui, il prit enfin la parole après une bouffée.

« J’ai un truc à faire au village, tu veux venir? »
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Nola Dakins
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MessageSujet: Re: Guess what [Nathaniel]   Ven 12 Sep - 15:17

Liliany n’étant pas d’un naturel timide, rien n’avait été plus simple que d’aborder Nathaniel. L’aborder et l’aborder seulement car la suite avait été difficile. On dit souvent que c’est le premier pas qui est difficile à faire et que le reste glisser tout seul. Mensonge ! Avec un sourire radieux comme si c’était noël, un ton plein d’entrain pareil à celui d’une monitrice de vacances qui propose plein d’activité parce que c’est génial les vacances ! Liliany avait engagé la conversation avec le garçon à la silhouette élancée et qui la dépassait de quelques têtes sans vraiment être impressionnant aux yeux de l’effrénée dont le regard passait de manière régulière sur ce visage impassible qu’il lui donnait à voir et sur le couloir qui s’étendait devant eux. Elle trottait à côté de lui en faisant sa pub sans même avoir le souffle court comme quoi le tennis ça aide. Douce, gentille, serviable, bonne à marier, enjouée été comme hivers. Votez Sturgess ! Il est vrai que la petite blonde avait cet air ingénue de Bambi et qu’elle avait tendance à s’émerveiller pour un rien et que le tout agaçait pas mal du monde. Mais Liliany était réellement comme ça. Sa vision du monde était digne d’une grande production dans le genre comédie sentimentale et même si les autres au cours de sa vie lui avaient montré plus d’une fois que le monde n’a rien de l’utopie rose bonbon parfum barbe à papa qu’elle s’évertuait créer autour d’elle, elle persistait à penser que la vie était un conte de fée pour chacun d’entre nous. Il fallait quand même un peu de douceur et de franchise dans ce monde hostile qu’était Cambridge. Pouvait-on sincèrement lui reprocher son sourire béat ? Non, absolument pas. Comment pouvait-on en vouloir à ce petit bonbon qu’était Liliany ? Comment pouvait-on resté indifférent à son minois espiègle et attendrissant ? Comment ? Et bien posons la question à Nathaniel Walton qui restait de marbre face à elle qui pourtant déployait toutes son énergie à le suivre puisqu’alors qu’il faisait un pas elle en faisait dix, et à tenter de se faire embaucher entant que journaliste au Trinity Eyes vu que apparemment c’était son souhait le plus cher ... de la journée. Elle ne se laissait pas pour autant décourage et le suivit jusqu'à l’extérieur de l’établissant. Ses chances d’entrer dans l’équipe très fermée du journal était, en toute objectivité, moindre. Elle n’avait pas vraiment le profil d’une journaliste même si certain pensait le contraire. Mais motivée elle l’était et n’était-ce pas là la principale qualité requise pour n’importe quel engagement quel qu’il soit ?

Pas de réponse. Liliany ne l’avait pas lâché pour autant elle lui avait emboité le pas jusqu'à ce qu’il s’arrête pour allumer une cigarette. Elle l’observa, les yeux rivés sur sa nuque comme persuadée qu’il ne se retournerait pas un instant sur elle et que dans un sens, il lui donnait l’autorisation de le dévisager comme elle s’était mise à le faire dans les détails. Elle s’approcha un peu plus pour découvrir son profil, les yeux légèrement plissés alors que la flamme grillait l’extrémité du cylindre qu’il tenait entre ses lèvres. Désinvolture et triste monotonie. Il avait quelque part une certaine classe. La poupée de sucre se plaça devant l’énième blasé de Cambridge pour lui rappeler sa présence. Elle croisa les bras et une moue boudeuse sur ses lèvres roses, le regard animé d’un trop petit reproche, juste l’air de dire : Je ne bougerais pas sans réponse. Alors pour la première fois leur regard se croisèrent vraiment. Un soupçon de considération qui suffit amplement à Liliany dont l’œil se mit ) pétiller et qui du se retenir de ne pas sourire presque sûre maintenant que sa persévérance avait finit par payé.

Ne nous emballons pas. Un nuage de fumée vint empoisonner l’air et il prit enfin la parole. Elle qui s’attendait à quelque chose qui ressemblerait à peu près à : Mais bien sur, je suis ravi de te compter parmi nous. Ou bien : Quelle joie ! Tu ne pouvais pas mieux tomber ! C’est oui tu es engagée comme journaliste ! Pas du tout le genre de phrase que Nathaniel pourrait sortir mais Liliany aurait juré qu’il aurait pu les dire à ce moment précis. Non à la place il lui proposa de l’accompagner puisqu’il avait quelque chose à faire.

Oui, bien sur !

Répondit immédiatement Liliany avec aplomb. Pas de cours pour elle cet après-midi et même si elle en avait eut un, elle aurait surement fait impasse dessus, vu qu’elle était invitée pour une petite ballade improvisé avec le tout aussi ténébreux que mystérieux Nathaniel Walton.

Qu’est-ce que tu vas faire au village ? Tu en auras pour longtemps ? Est-ce que ça veut dire que je suis prise au Trinity Eyes ? C’est ça ? C’est vrai, je suis prise ? Je suis vraiment prise ?

Elle avait déjà entamé la marche à ses côtés. Et si elle faisait preuve de bonne humeur inébranlable, elle ne déteignait pas franchement sur Nathaniel qui gardait cet air désintéressé.
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MessageSujet: Re: Guess what [Nathaniel]   Sam 13 Sep - 10:09

Alors qu’il aspirait presque pensivement la fumée de son bâtonnet de nicotine, il ne pu s’empêcher de se demander quel serait l’intérêt pour le journal d’avoir en son sein une petite ingénue sachant cuisiner. Sa rédactrice en chef aurait sans doute adhéré immédiatement, étant gourmande de vérité et de sucreries, mais aussi sans doute idéaliste au point d’embaucher immédiatement quelqu’un sous prétexte qu’il se croyait avoir une veine journalistique. Malgré sa réputation de teigne, Brooklyn était en effet étonnamment tolérante envers les autres humains, et ne pouvait s’empêcher de croire qu’il y avait un chasseur de scoop en chaque personne, avis que Nathaniel partageait de moins en moins. Et puis… Cette fille avait dit qu’elle savait se faire discrète, or si sa petite taille pouvait sans doute lui permettre de passer inaperçu dans de nombreuses situations, le jeune homme doutait fort qu’elle connaisse la définition du mot silence.
Le pire, c’était qu’avec un caractère tel que le sien, Nathaniel n’aurait eu aucun problème à prendre la poudre d’escampette, plantant la blondinette avec ses rêves de gros titres. Personne ne lui en aurait voulu, puisque qu’il affichait clairement qu’il n’était pas du genre à faire des politesses. D’ailleurs, il l’avait déjà fait. Deux fois il avait laissé en plan des bribes de journalistes alors qu’ils attendaient fébrilement de sa personne, une réponse, et, au final, il avait dû se farcir une leçon de morale par sa « boss » qui avait duré des heures, tout ça parce que les deux incompétents n’avaient pas pu tenir leur langue.
Il pouvait réciter mot pour mot les paroles de Brown : « Bordel, Walton, comment veux-tu savoir de quoi ils sont capables si tu ne leur demande pas? Regardes, toi, tu es bien là, et pourtant tu es incapable d’écrire deux lignes! ». Heureusement, le jeune homme savait reconnaître les moments où rester silencieux était la solution ( 90% du temps, il estimait que c’était le cas), et s’était donc abstenu de rappeler qu’il n’avait pas, lui, demandé à entrer dans le journal, qu’elle l’avait recruté de force pour des raisons obscures qu’il ignorait lui-même, et qu’il n’était de toutes manières pas là pour écrire des articles, mais pour prendre des photos.

Mais, il faisait un effort. Certes, il aurait pu tout simplement engager en période d’essai tous ceux qui se présentaient l’œil brillant et le sourire en berne, au lieu de les laisser se questionner indéfiniment mais franchement, il n’avait que moyennement de se retrouver ensuite à devoir les côtoyer à chaque fois qu’il foulerait le sol de la rédaction, l’endroit étant l’un des rares dans lequel il pouvait faire ce qu’il voulait sans que ce soit accompagné par des regards curieux ou des questions stupides.

Aussitôt la réponse reçue, il s’était mis à marcher, continuant de griller sa cigarette impassible, alors que sa nouvelle camarade se mettait sur ses talons, enchaînant avec une batterie de questions auxquelles il s’avérait difficile de répondre. Gentiment, du moins.

« Non, Heidi, t’es pas encore prise » répondit-il après quelque minutes, au moment, plus exactement, où ils franchissaient le pont de bois marquant la limite entre l’université et le monde extérieur. « On va te trouver un scoop » lâcha-t-il enfin, au moment où les longs doigts de sa main gauche poussaient la porte… De la supérette de Cambridge, exactement quinze minutes après que Liliany ait décidé que sa journée était trop belle pour ne être ruinée. Marchant lentement entre les rayons, posant puis déposant les articles attirant son attention après en avoir lu les étiquettes, (des graines de rosier, de la lessive adoucissante, et des yaourts), il termina sa quête au rayon confiseries, il fallait s’y attendre, où, après une quête, il trouva enfin un paquet de sucettes dans lequel s’y cachaient quelques une au citron. Yeah!
D’humeur à présent plus charitable, il releva la tête après avoir lu toute la composition du paquet (rassurez vous, il n’avait aucun trouble obsessionnel, il était juste curieux), et c’est alors que ses yeux se posèrent sur la baie vitrée. Ou, plus exactement, de l’autre coté de la rue, là ou se trouvait le Little Cricket. Sans doute que si Sturgess n’avait pas encore tourné les talons en s’imaginant qu’il n’y avait aucun espoir, elle le fera après avoir fait un tour là bas.
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MessageSujet: Re: Guess what [Nathaniel]   Ven 19 Sep - 16:16

Quel drôle d’individu ce Walton. Que pensait-il ? Que ressentait-il ? Impossible de le savoir au travers de ses traits neutres. Pour le coup c’était lui la poupée. Ses expressions étaient limitées à une sorte de lassitude paresseuse et désintérêt et d’absence de surprise qui aurait pu être vexant. Néanmoins, Liliany lui trouvait un charme indéniable que son cœur d’artichaut pouvait difficilement ignorer. C’était entre autres l’une des raisons pour laquelle elle ne cessait de le dévisager depuis qu’ils s’étaient retrouvés à l’extérieur. Un regard sérieux surligné par d’épais sourcils bruns parfaitement dessinés et un battement de cils contrôlé et assez lent qui avait l’air de traduire l’ennuis du jeune homme. Tous ces facteurs auraient pu en décourager plus d’une puisque c’est important pour n’importe qui de ressentir que l’autre nous porte un certain intérêt même s’il est infime, on se sent alors important car considéré. Mais Liliany se moquait de la considération que les autres avait pour elle. Sans attendre qu’on lui manifeste de l’attention, elle captait cette attention de force. Ce type était une sorte de beau gosse malgré lui mais trop beau pour toi, désolé chérie complètement inaccessible. Pourtant Liliany ne le mettait pas sur un piédestal. Rien ni personne n’était inaccessible pour la petite blonde. Sans prétention, elle avait plutôt tendance à croire que la réussite était une question de temps et de persévérance en autres. En même temps cette pensée ne produisait pas de résultats concluant et méritait révision quand on voit ce que ça a donné avec un certain Johanne au lycée… Enfin passons et ne remuons pas le couteau dans la plaie, c’est douloureux. Si Nathaniel avait décidé de fuir en courant loin de cette insistante bavarde, cette dernière l’aurait surement poursuivit. Il lui fallait ce poste. Ce post était fait pour elle et elle était faite pour lui, elle était destinée à être journaliste. Alors Nathaniel avait intérêt à lui refiler le poste.

La pipelette pressa un peu le muet comme une carpe qu’elle collait depuis cinq minutes. Le fait qu’il lui propose cette ballade lui avait fait un grand plaisir et elle ne s’en était pas caché, ce n’était de évidence pas son genre. Elle avait eut ce petit bond incontrôlé en acceptant et ce sourire radieux et spontané qui paraissait ne quitter que dans de rares occasions. Elle marchait à côté de lui et l’assommait de questions sans qu’il n’ouvre la bouche pour l’interrompre ou même lui répondre. Liliany continuait sur sa lancé, pas vraiment perturbée par le fait qu’on la snob. Elle était en effet sur d’être prise au moment où elle le demandait. Sa déception la sonna un peu si bien qu’elle marqua un temps d’arrêt quand il lui répondit que non elle n’était pas encore prise. Encore. Ce petit mot innocemment glissé entre deux autres lui redonna le sourire en une seconde. L’optimiste retrouva son aplomb et son entrain en reprenant la marche le pas plus léger encore.

Pas encore ? Ca veut dire bientôt ? Quand ?

Demanda t’elle avec la curiosité d’une gosse qui harcèle ses parents pour connaître avant l’heure sa surprise d’anniversaire. Le harcèlement, c’était l’arme infaillible de Liliany. Quand on entrait en contact avec elle il était difficile de s’en défaire. D’habitude cette attitude est inconsciente chez elle. C’est plutôt une manifestions d’affection intempestives et démesurée mais néanmoins sincères et par moment attendrissantes. Mais cette fois, elle devait avouer y mettre de la volonté. C’était ça ou bye bye le T.E, ce qui serait reconnaissons le, très triste pour la jeune écossaise qui ne rêvait que d’une chose, jouer les journalistes dans les couloirs de la fac.

Au fait, moi c’est pas Heidi mais Liliany, Liliany Sturgess.

Avec patience et sans le moindre reproche, elle lui avait rappelé son prénom. Elle avait baissé les yeux sur ses vieilles sneackers usées et s’était rapprochée de Nathaniel, encore un peu et c’était à croire si elle n’allait pas lui accroché le bras avec le sien comme deux amis allont gaiement à l’épicerie du coin pour s’acheter des bonbons. Ce n’était pas un très bon signe pour Walton le blasé. S’il ne voulait pas s’encombrer d’amis envahissants, il venait de se condamner avec Liliany. Cette dernière éprouvait une sympathie pour tout le monde, c’était intégré dans ses paramètres prédéfinis. Une sorte de base solide sur laquelle elle démarrait ses relations avec les autres. C’est donc naturellement et sans timidité qu’elle faisait la conversation avec Nathaniel alors que celui-ci recrachait lentement des filets de fumée grise dans l’air.

Un scoop ?!? C’est génial !

S’écria t’elle soudain avant d’entrer dans l’épicerie. Elle suivit son petit photographe, et je dis bien son puisqu’a ce moment précis, Liliany avait adopté Nathaniel. Elle le suivait dans les rayons sans rien dire cette fois, se contentant de suivre avec attention ses gestes et d’analysé par un bref regard azur les différents produit délaissé par le jeune homme. Comme si elle assistait à un rituel sacré qu’il ne fallait en aucun cas interrompre. Mais son œil jusque là curieux, devint gourmand en voyant le paquet de sucette entre les mains de Nathaniel. Quand elle lui accorda un regard, elle le vit fixer la taverne d’en face. Elle grimaça de dégout.

Little Cricket. D’après certaine Amaryllis, c’est l’endroit le crade du coin. C’est pas un lieu ou je mettrai les pieds en tout cas. Ca n’a pas l’air bien fréquenté. Et puis de toute façon qu’est-ce que je ferais dans un endroit pareil ? Et la nuit il paraît que c’est pire. Tu y es déjà allé, toi ? Tu sais beaucoup d’étudiants y vont pour faire la fête sans trop dépenser.

Elle reporta ses prunelles bleus sur Walton en soupirant et changea soudainement de sujet avec un peu plus de sérieux qu’elle n’en avait eut jusque là sans que cela altère son minois à l’expression détendue et enjouée.

Je ne voudrais pas avoir l’air oppressant mais j’aimerais vraiment savoir si j’ai une place dans le journal ou pas. C’est vraiment important pour moi.
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MessageSujet: Re: Guess what [Nathaniel]   Mar 23 Sep - 18:03

Alors qu’il attendait derrière une femme d’un certain age qui visiblement faisait là sa petite provision de whisky pur malt pour les cinq ans à venir, Nathaniel songea que Liliany Sturgess, était plus difficilement comparable à une étudiante de Cambridge, qu’à une enfant d’une dizaine d’années en plein questionnement existentiel sur le pourquoi et le comment ce qui l‘entourait. Du moins, c’était l’image qu’il se faisait des enfants de cette age, n’ayant en réalité pas exactement eu d’expériences avec des individus étant plus jeunes que lui. Mais l’entendre poser encore et encore des questions pour lesquelles il n’avait de réponses, où en tous cas, pas grande envie de répondre était assez… bizarre. Peut-être qu’elle fonctionnait avec un système de piles? Elles devaient bien s’épuiser à un moment où l’autre, non? Surtout que le jeune homme, fidèle à lui-même, ne paraissait pas se préoccuper particulièrement de la jeune blonde, chose qui, normalement, aurait dû naturellement transformer son flot de paroles en un silence gêné. Mais là, non. Elle ne paraissait même pas offensée par le fait qu’il se soit trompé de prénom, se contentant de le corriger gentiment (ce à quoi il avait répondu d‘un haussement d‘épaule). Peut-être était-ce une méthode de torture psychologique ? Parler pour baisser la garde de l’ennemi et obtenir de lui ce que vous voulez grâce à l’épuisement psychique? Oui, c’était sûrement ça : maintenant qu’il y pensait, sa propre sœur était particulièrement douée pour endormir toute vigilance tant le flot de ses paroles était ininterrompu. Mais peut-être aussi était-il parano. Et que Liliany était tout simplement trop bavarde.

Et elle avait rapidement compris où il comptait l’emmener. Il ressentit une pointe de légère satisfaction en écoutant son petit discours anti-little cricket : peut-être était-ce la fin de cette longue (à ses yeux en tous cas) collaboration avec la blondinette, et qu’elle allait tourner les talons, renonçant à jamais à toute vocation journalistique…

Payant sa livre soixante-cinq une fois son tour arrivé, il s’avança vers l’entrée du magasin, ouvrant d’un geste précis son paquet :

« Si tu veux bosser au T.E, il faudra que tu prenne la peine de vérifier les informations par toi-même… et pas écouter les personnes qui sans doute sont les moins aptes à dire ce qui est ou non mal fréquenté »

Et voilà ce qui était sans doute la phrase la plus longue que Nathaniel Walton avait dite de la journée. Cela méritait une récompense, non? Il glissa la main dans le paquet, attrapant une par une les quatre sucettes au citron qu‘il contenait, en glissa trois dans sa poche, et tendit le reste du paquet à Liliany songeant qu’elle ne serait sans doute pas mécontente d’hériter des parfums fraise, fruits des bois et poire dont il n’avait pas besoin.
N’allez pas croire qu’il soit contre les Amaryllis. Pour quelqu’un qui devait entrer un jour où l’autre chez les Luminaere, il était malvenu d’avoir un préjugé contre la confrérie la plus proche de la future sienne, mais, les rares contacts qu’il avait eus avec les membres de cette sororité avaient étés assez traumatisants pour qu’il comprenne qu’il aurait du mal à les voir autrement que comme des êtres superficiels et hautement agaçants.

Je ne voudrais pas avoir l’air oppressant mais j’aimerais vraiment savoir si j’ai une place dans le journal ou pas. C’est vraiment important pour moi.

Y avait-il quelque chose qu’elle ne comprenait pas dans « Pas encore? » peut-être devait-il être plus précis. Insister ne serait pas la réponse, et malgré la singulière sympathie qu’il commençait à ressentir à l’envers de Liliany, (sans doute était-elle réellement parvenue à endormir sa vigilance), il ne voyait pas pourquoi il la prendrait dans le Trinity Eyes alors qu’elle avait peur d’entrer dans un bar aussi inoffensif que le Cricket. Enfin, il était vrai qu’ils étaient en plein milieu de sa semaine, et que les étudiants qui le fréquentaient habituellement étaient remplacés par une bande de marins sans ports et autres bûcherons sans forêt (d’après le discours qu’il avait été forcé d’écouter un soir où il avait eu l’audace de s’y rendre un pareil jour) mais quand même.

Déballant sa sucrerie, il la glissa dans sa bouche tout en s’approchant du bar. Certes, il n’avait aucune idée de ce qu’il pourrait trouver à l’intérieur, mais sérieusement, il y avait toujours des trucs assez sombres que l’on pouvait entendre dans un bar tel que celui là. Et puis, ça pouvait être amusant… Du moins pour Nathaniel, car il était vrai que la jeune femme n’avait pas l’air exactement rassurée. Retirant sa sucette durant quelques secondes, il glissa d’un ton presque moqueur :

« Peut-être devrais-tu reconsidérer l’idée d’être journaliste… Le pire qu’il puisse t’arriver à l’intérieur est de trouver un truc suspect dans ta limonade. En tous cas, moi, j’entre. Bonne continuation Heidi… »

Et il poussa la porte, curieux de savoir si elle le suivrait où non. Ce qu’il ignorait encore, c’est qu’à l’intérieur il allait peut-être reconsidérer son idée du « pire »…
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MessageSujet: Re: Guess what [Nathaniel]   Jeu 25 Sep - 13:32

Il n’était pas de si mauvaise compagnie que son air taciturne le laissait présager. Liliany s’attachait à lui, comme s’il avait été un chaton ramassé sur le trottoir un jour de pluie. Elle lui parlait avec naturel et une aisance comme elle l’aurait fait avec un ami. D’ailleurs n’était-elle pas déjà entrain de le considérer comme un ami ? Elle le suivait dans tous les rayons du petit magasin de peur de le perdre peut-être mais avait, une fois la porte franchir, rangé sa langue dans sa poche. Elle se disait qu’il était surement entrain de réfléchir à l’adhésion de Liliany dans l’équipe de journaliste dont il faisait partie. Il devait peser le pour et le contre, la petite blonde avait eut l’impression de s’être bien vendue. Elle avait été agréable, s’était montrée sérieuse et motivée, on ne pouvait pas lui dire non. Et s’il lui disait non, elle ne savait pas trop comment réagir. Elle doutait qu’avec lui ses larmes n’est un quelconque impacte. Pour le moment elle se contentait de le suivre en silence. Elle scrutait de temps à autre son visage pour tenter d’y déceler une lueur amicale et positive, mais rien. Son regard ne se posait pas sur elle, aucune expressions n’arrivaient à prendre forme sur ses traits, il demeurait neutre. On aurait dit qu’il portait un masque immuable et ça lui donnait l’air d’être irréel. Une sorte d’être fantomatique que seule Liliany peut voir, genre un ami imaginaire ou un dédoulement de personnalité. Non, si Liliany se dédoublait elle aurait au moins la décence de se répondre. Alors que là, elle n’avait pas même un regard. En attendant dans la file d’attente à côté de son nouveau pote muet et inexpressif mais pas moins attachant pour autant, elle essaya de lui trouver une raison car pour dire vrai, elle avait du mal à cerner le personnage. Il lui avait demandé de venir avec lui mais ne lui avait pas accordé le droit d’intégrer le journal. Il avait laissé planer le doute. Alors soit il savait dès le départ qu’elle ne serait pas prise mais qu’il tenait à être accompagné et donc il lui a fait croire qu’il la prendrait peut être dans l’unique but qu’elle lui fasse escorte pour aller s’acheter ses sucettes. Hypothèse farfelue et débile mais dans ce genre d’enquête rien ne doit être laissé au hasard. Ou alors, de manière plus plausible, c’est un sadique qui adore qu’on le supplie… Il avait bien la tête de l’emploi. Mais pour Liliany les vraies raisons tournaient plus autour du fait qu’au fond elle plaisait bien à Nathaniel et qu’il voulait qu’elle devienne son amie. Ou bien, qu’il était juste timide et pas très à l’aise avec les autres. Beaucoup de gens sont comme ça, Harper était plein de sociopathes quand on regarde bien. Nathaniel paya ses friandises, Liliany adressa un sourire à la caissière et ils reprirent ensemble le chemin de la sortie. Il articula une phrase d’une seule traite ce qui eut pour effet d’attirer toute l’attention de Liliany sur lui. Il semblait lui donner une petite astuce de journaliste et déjà la jeune écossaise entrevoyait les prémices d’une réponse favorable à sa demande initiale. Elle glissa ses mains dans les poches de son gilet en tirant sur le tissu et déformant la maille.

Oh mais j’apprends vite. Je serais vite calée sur les habitudes à avoir quand on est journaliste.

A peine avait-elle finit sa phrase qu’elle du libérer ses menottes de ses poches pour saisir le paquet que le grand brun lui collait dans les mains. Elle sortie une sucette à l’emballage rouge. Et tout l’ouvrant pour mettre la friandise dans sa bouche elle poursuivit son blah-blah sans se rendre compte que Nathaniel avait déjà traversé la rue et s’était rendu devant l’enseigne du bar dont il était question un peu plus tôt.

Tu sais j’ai tenu un journal intime pendant longtemps je suis très assidue. Et j’ai une excellente mémoire, par exemple je connais plein de poèmes par cœur et quand on me dit quelque chose j’oublie pas. Je crois sincèrement être une graine de journaliste, le TE ça serait une chance pour moi de …


Elle rejoignit le photographe qui ne l’écoutait plus sur le trottoir d’en face en rangeant le paquet de sucettes dans son sac. Alors pour la premier depuis qu’elle lui avait adressé la parole, Liliany vit le visage de Nathaniel se mouvoir en une expression tout à fait charmante. Un mélange d’espièglerie et d’amusement innocent. Une expression qui le rendait plus humain et moins irréel mais qui ne lui faisait perdre en rien son charme que Liliany lui avait trouver au premier regard. Elle le fixa interloquée alors qu’il lui disait qu’elle devait reconsidérer l’idée d’être journaliste. Il lui souhaita bonne chance, en l’appelant Heidi, après avoir annoncé son intention d’entrer dans cet endroit.

Mais …

Pas de mais, il l’avait déjà planté toute seule, ses yeux bleus écarquillés. Elle demeura immobile une bonne dizaine de secondes. Penses au journal, Liliany, tu vas encore passer pour une froussarde. Du nerf bordel ! Fébrilement elle poussa la porte du bar. L’air était saturé par la poussière et l’odeur du tabac froid, on avait envie de crier : Ouvre les fenêtres. La vitre était tellement sale que même soleil ne voulait plus y pénétrer. La petite blonde resta à l’entrée un moment. Mise à part l’état des lieux, il n’y avait rien d’effrayant. A la table la plus proche de l’entrée un homme s’adressa à elle du ton peu rassurant du pervers de base.

Tu aimes les sucettes, princesse ?

Liliany se raidie et retira la sucette qui déformait sa joue. Elle se dirigea vers Nathaniel qui était debout près du comptoir et s’accrocha à son bras en baissant la tête pour ne pas croiser le regard d’un autre habitué ou pour découvrir en profondeur le décor qui l’entourait. Ce qu’elle avait sous les yeux c’était le sol qui collait aux chaussures et qui était jonché de mégots de cigarette et autres petits détritus qu’il n’était pas bon de détailler.

Je ne m’appelle pas Heidi, d'abord. On va s’asseoir ?

Demanda t’elle sur un petit ton boudeur mais sans lâcher le bras du garçon. Comme si aller s’asseoir pouvait lui apporter un peu de confort qui manquait vraiment à cet instant. Elle ne comprenait pas pourquoi Nathaniel avait tenu à l’emmener ici. En plus ça ne faisait que confirmer ce qu’elle avait entendu au sujet de Little-Cricket… du moins c’était la pensée de Liliany qui venait d’y faire quelque pas.
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Nathaniel Walton
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MessageSujet: Re: Guess what [Nathaniel]   Dim 28 Sep - 4:27

Sombre et suspect, le bar rappelait au jeune homme un endroit familier où, contre toute attente, il avait sans doute passé les moments les plus captivants de son existence. Quelques épisodes de son enfance avaient en effet pour lieu d’action un bar obscur ou le petit Nathaniel d’alors, était capable de passer des heures accoudé au comptoir à écouter son grand-père et d’illustres inconnus se jouxter oralement à propos de leurs vies respectives, qui, à les croire, n’avaient jamais étés autre chose qu’une suite d’évènements malheureux. Voilà pourquoi ça n’était pas la première fois qu’il pénétrait dans le Little Cricket, et voilà pourquoi il put se permettre d’échanger une poignée de main avec un des barmen. Si il n’était en effet pas originaire de Cambridge, toute sa famille y avait étudié (à l’exception de sa sœur Alice, qui avait préféré Oxford), et même si le père du jeune homme était sûrement totalement contre ce genre d’endroit, son aïeul, considérait les bars comme ses domiciles principaux.
Sa sucrerie calée dans un coin de sa bouche, il attrapa le verre qu’on venait de lui servir sans avoir aucune idée de ce qu’il pouvait contenir, (ça ne ressemblait pas exactement à du coca) et alors qu’il s’apprêtait à se retourner , il sentit quelqu’un lui accrocher le bras. Le jeune homme avait certes entendu la porte s’ouvrir quelques secondes après son entrée dans l’endroit, mais en n’entendant aucun bruit, il avait songé que Liliany s’était dégonflée, et il n’avait tout naturellement pas pris la peine de le vérifier en regardant l’entrée. Non, voyons, il était à ce moment là trop occupé à commander.

Je ne m’appelle pas Heidi, d'abord. On va s’asseoir ?


Un très léger sourire apparu sur le visage du jeune homme, alors qu’il se dirigeait vers le fond du bar. Il avait toujours au bras cette apprentie journaliste qui visiblement avait surmonté sa peur voire son dégoût du Little Cricket pour tenter d’obtenir le job au Trinity Eyes, chose Nathaniel trouvait plutôt honorable. Malgré le fait qu’il ne soit pas exactement un habitué de ce genre de familiarités de la part de personnes qu’il ne connaissait pas deux heures avant, il se rendait compte qu’elle n’était pas exactement à son aise dans cet endroit, et qu’il devait payer le prix de ses belles paroles en ayant un accessoire beaucoup plus encombrant qu‘un sac à dos .à ses cotés. La présence de la jeune femme, et le fait qu’elle s’accroche ainsi à lui avait provoqué des murmures et des ricanements moqueurs, et, alors qu’ils se rendaient à la table qu’il voulait, les regards des marins/bûcherons les avaient suivis, aussi attentif que si ils étaient en train de visionner leur feuilleton préféré. Si ils en avaient un.

Enfin, ils prirent place, Nathaniel ayant pris soin de se placer en face d’une large porte, sa boisson devant lui, et une Liliany quelque peu tendue à sa gauche. Il n’avait pas proposé à la blondinette de lui commander quelque chose notant sa précipitation à prendre un siège et surtout se doutant bien qu’elle n’aurait pas la folie de goûter quoi que ce soit dans cet endroit. Lui, retirant de sa bouche le bâtonnet à présent dénué de tout bonbon, et le posant dans un cendrier à moitié plein, prit le soin qu’on lui connaissait à présent d’écraser toute trace de confiserie dans sa bouche, chose qui était assez relaxante, et, lorsque ce fut fait, porta lentement à son nez l’étrange breuvage, se demandant si il tenait assez à la vie pour ne pas y goûter.
C’était la quatrième fois qu’il se rendait ici, et à chaque fois, il avait le droit au lieu du coca qu’il demandait, à un truc bizarre et différent, ce qui pour lui ajoutait encore plus à l’admiration qu’il avait pour les bars aussi pittoresques. Le mystère. Ces hommes ne connaissaient même pas l’existence de soda et se délectaient tous de tord-boyaux indigestes comme si il avait été question de jus d’ananas.
Loin de la féliciter ni même de commenter les évènements précédents, Nathaniel, tenant toujours en main le verre qu’il n’avait pas goûté, commença à expliquer d’une voix basse et d’un ton tout aussi neutre que si il énonçait une liste de courses.

« On raconte que derrière la porte qui se trouve en face de nous se cache une salle qui n’est pas accessible à tout le monde. On doit y entrer, voir ce qui s’y passe et ressortir vivants. »

Peut-être qu’il devait le boire, ce truc après tout.

« Sans se faire repérer. »

Maintenant qu’il y pensait, c’était pas malin d’avoir emmené quelqu’un qui paraissait attirer l’attention de tous les individus ici présents. Qui devaient pas avoir vu de filles depuis des siècles. Mais peut-être qu’en fait Liliany était beaucoup plus forte qu’elle en avait l’air, et qu’elle allait faire un truc particulièrement exceptionnel qui allait détourner l’attention de toutes les personnes présentes dans la salle? Hum. Voilà pourquoi il ne regardait pas de films.

Il porta le verre à sa bouche.
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MessageSujet: Re: Guess what [Nathaniel]   Sam 18 Oct - 3:26

Non mais franchement, comment un endroit pareil pouvait encore trouver des clients ? Liliany se serait cru dans un film de piraterie, perdue dans une sombre et crasseuse taverne où la racaille des mers manigances à voix basse leur prochaine chasse au trésor. Ou alors dans un saloon infesté de cowboys poussiéreux et vulgaires. Rien de romantique, rien de rose bonbon… Liliany était totalement perdue très loin de ce qui faisait qu’elle était si ... Liliany. Du coups, elle s’était accrochée au bras de Nathaniel, son seul point de repère, le seul élément qui n’était pas couvert de microbes, qui semblait propre et qui sentait bon. Elle se tenait à lui montrant clairement aux habitués du bar qu’elle était avec le grand brun que si l’un d’eux se sentait le courage de s’approcher d’elle et n’hésiterait à pas à leur lancer son protecteur. Mais à en croire le caractère du jeune homme, il y avait autant de chance qu’il la défende d’une quelconque agression qu’il y avait de chance pour que le monstre du Lockness se montre enfin et danse des claquettes. Enfin bref, laissons la blondinette rêver à la figure du héros, ce n’était pas la première fois que cette dernière faisait preuve d’une trouille déconcertante et était obligée de se planquer derrière ceux qu’elle jugeait plus audacieux qu’elle et plus rassurant. A petits pas elle se laissait entrainer par son bouclier humain vers le fond de la salle. Loin, oui très loin de ses piliers de bar. Nathaniel avait choisit la meilleure des places. Liliany ne relâcha son étreinte qu’une fois devant sa chaise ou elle hésita à s’asseoir une seconde. Tant pis pour son jeans, de toute manière seul le napalm pouvait désinfecter toutes ses fringues à présent. Elle avait bien entendu la réaction des clients du Little Cricket quand elle s’était collée désespérément au photographe. Mais elle n’avait pas osé lever le regard pour affronter ceux des moqueurs et encore moins se défendre par quelques réplique incisives et téméraires. Ce n’était de toutes manières pas le genre de la demoiselle. Cette dernière se saurait cru à l’abri de l’attention générale une fois assise mais pas du tout, au contraire. Elle rentra la tête dans son cou en levant les épaules, serra les poings sur ses genoux collés l’un a l’autre et fronça les sourcils. Une position crispée qui parlait pour elle. Toujours très près de Nathaniel comme si elle avait peur qu’il se lève d’un coup et la laisse toute seule en pâture à ces rustres, elle semblait beaucoup moins bavarde qu’a l’extérieur. Elle l’imita quand il posa son bâtonnet de sucette dans le cendrier, à l’exception qu’il lui restait à elle encore un gros bonbon rouge au bout de son petit cylindre. Mais trop tard il avait touché l’air et était alors contaminé. Hors de question de se le remettre en bouche sans attraper une horrible maladie qui promettait le trépas dans d’atroce souffrance.

Elle lui jeta un regard curieux alors qu’il reniflait le contenu douteux de son verre. Elle eut une légère grimace malgré elle, il était inutile de lui en proposer, jamais elle ne tremperait les lèvres dans ... ça. Puisque Nathaniel restait silencieux et qu’elle n’osait parler de peur d’attirer plus de regards qu’il y en avait déjà sur eux, elle tourna la tête vers le barman. L’homme essuyait énergiquement des verres avec un chiffon sec. Des verres qui devaient être à l’origine transparents mais qui était d’une opacité blanche à force d’être utilisés. Le type derrière le comptoir adressa un clin d’œil à Liliany qui détourna la tête vivement vers Nathaniel qui avait commencé enfin à parler. Sa voix rassura Sturgess comme une douce mélodie familière. La froussarde lui accorda toute son attention pour oublier le reste. Il lui parla de la porte que Liliany dans son dégout et frousse n’avait pas encore remarqué.

On doit y entrer, voir ce qui s’y passe et ressortir vivants.

C’était une blague ou quoi ?

Vivant ? Parce que tu mets ma vie en jeu là ? Nathaniel. On devrait juste retourner à la fac et papoter gentiment autour d’un café sur la pelouse comme des étudiants normaux. Tout le monde fait ça pourquoi on devrait …

Il lui coupa la parole sans hausser le ton avec cette même façon qu’il avait de prononcer les mots comme s’il les répétait d’un souffleur caché sous la table. La jeune femme soupira en posant ses yeux sur la porte. C’était complètement dingue ce qui arrivait. Elle qui avait prévu de se faire embaucher en cinq minutes et retrouver un ou deux amis pour finir tranquillement la journée. Son programme volait en éclat, en charpies et s’étalait sur les mur pour y dégouliner parce que Monsieur Walton en avait décidé autrement et qu’elle s’était entêtée à vouloir à tout prix faire partit de ce journal, journal qu’elle trouvait pour le coup moins séduisant. Mais puisqu’elle était là, autant aller jusqu’au bout et ne pas avoir fait ce chemin pour rien. Si la situation tournait mal, il lui suffisait de se noyer dans ses larmes et l’alcool pour oublier cette journée.

Bon …

Souffla t-elle d’une voix peu assurée. Elle déglutit difficilement. Il ne fallait pas se faire repérer, c’était facile à dire. Tous les regards étaient tournés vers eux. De plus avec son cinéma en entrant Liliany ne pouvait pas faire un mouvement sans qu’il ne soit accompagné par les murmures. Alors qu’elle cherchait un moyen de détourner l’attention elle vit Nathaniel porter le verre à sa bouche. D’un geste vif elle posa sa main sur le dessus du verre, renversant la moitié du contenu sur la table et sur sa manche.

Ne mets pas n'importe quoi dans ta bouche. Tu l’as dit toi même on doit sortir d’ici vivant alors c’est pas le moment de faire des conneries Walton. Regardes, je suis sûre que si on attend un peu la table sera rongée par ta boisson.

Elle hocha la tête et fouilla dans son sac pour chercher son paquet de mouchoir avec des gestes précautionneux. Mais en cherchant dans son sac elle tomba sur une petite sphère rose fluo et transparente. Elle sortit la petite balle avec deux doigts. Un gadget qu’elle avait eut dans un distributeur de jouets enfermés dans des capsules en plastique, un truc débile pour les mômes. Elle la tenait sa diversion. Elle tourna ses prunelles bleues vers Nathaniel en se levant. Une fois debout, elle lança de toutes ses forces la balle contre le sol avant de se protéger la tête d’un mauvais retour. La petite balle rose partit comme une folle rebondir sur le plafond puis sur la table et ne cessa de rebondir tant qu’elle rencontrait une paroi.

Autant de verres désirés à celui qui la stoppe.

S’exclama Liliany d’une voix claire par soucis de se faire bien comprendre en planquant contre le mur près de la porte. Alors comme un seul hommes les habitués du bar se levèrent, agités comme des puces autour de la balle folle qui les faisait se précipiter d’un bout à l’autre de la pièce. Le temps pour la petite blonde de tourner la poignée de la porte.

Vite viens...

Lança t-elle à l'attention de Nathaniel en lui ouvrant la porte l'air de dire: toi d'abord.
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MessageSujet: Re: Guess what [Nathaniel]   Sam 25 Oct - 19:50

[bon ben moi je dis : laissons place au paranormal, hein…]

Il y avait un certain temps que Nathaniel avait privilégié l’observation à la conversation, chose qui, sans doute, avait un certain effet sur les photos qu’il prenait. Néanmoins, avant l’arrivée de Brooklyn Brown dans son existence, et son « Tu es mon nouveau photographe » catégorique (et qui avait été, sur le coup, quelque peu traumatisant), il ne s’était jamais considéré comme un capteur d’images, mais plutôt comme un observateur passif de ce qui pouvait bien l’entourer. Mais aucun besoin d’être particulièrement perspicace pour ne pas se rendre compte que la jeune femme qui l’accompagnait était comme qui dirait, sur les nerfs, chose que Walton avait comprise au moment même où elle avait agrippé son bras (ce qui avait fait le jeune homme compatir au terrible dessein que l’on imposait aux bouées de sauvetage en plastique).

D’ailleurs, sans doute était-il temps de cesser la torture que paraissait vivre la petite blonde et de lui dire qu’elle ne pouvait être prise au T.E.

Peut-être pas aussi crûment, car voir le visage déjà tendu se décomposer totalement, aurait été beaucoup trop ennuyeux. Il lui dirait plutôt, qu’elle pouvait être prise à condition de s’occuper des articles lambdas tels que l’horoscope, bien que le jeune homme ne soit pas absolument sûr que BB soit particulièrement d’accord pour créer une rubrique du genre, mais compte tenu du fait que Liliany était entrée dans cet endroit qui lui faisait visiblement horreur, il fallait lui reconnaître un minimum de mérite…

Voilà quelles étaient ses pensées, au moment ou la main de la jeune femme vint se placer directement au dessus du verre de substance indéterminée qu’il s’apprêtait à absorber. Cette dernière reçu un regard d’abord surpris, puis interrogateur alors que le liquide d’un brun étrange avait terminé sa course en partie sur la table, mais aussi sur leur mains. De nouveaux commentaires fusèrent derrière eux, alors que Nathaniel cherchait une protestation pertinente à dire autre que le « Mais-euh! » qui lui venait à l’esprit. Oui, il devenait très puéril lorsqu’il était victime d’un imprévu.

« …? »
« Ne mets pas n'importe quoi dans ta bouche. Tu l’as dit toi même on doit sortir d’ici vivant alors c’est pas le moment de faire des conneries Walton. Regardes, je suis sûre que si on attend un peu la table sera rongée par ta boisson. »

Bon, et c’est ainsi que la gentille petite Liliany devenait une terrible reine des ténèbres autoritaire oeuvrant pour la santé publique. Il avait créé un monstre, et n’était pas au bout de ses surprises : Déjà, la jeune femme se levait, une petite balle dans la main et le regard déterminé.
« Autant de verres désirés à celui qui la stoppe »

Heureusement qu’il avait des réflexes. Aussitôt compris où Liliany voulait en venir avec son petit lancé de balle, il s’était élancé vers la porte, attrapant son sac à dos, et s’y engouffra après avoir jeté un regard singulièrement amusé à la jeune femme. Enfin, il allait pouvoir savoir ce qui se cachait derrière cette fameuse porte.

De l’autre coté… Rien.
De bien passionnant, du moins.

Il y faisait extrêmement noir, mais le jeune homme, avant d‘y entrer, suivit par la petite blonde qui avait fermé la porte, avait pu apercevoir quelques tables de billards, et autres tables de jeux divers. Une espèce de casino clandestin, en somme.

« Bon… »

Descendant les trois marches qui menaient à la salle, il ouvrit son sac et se mit à chercher son appareil photo. Brooklyn Brown aurait ce qu’elle voulait, et il pourrait avoir la paix pendant un moment.
Toujours aussi peu loquace, il commença à prendre des clichés, un peu au hasard, des tables, jetons et autres paquets de cartes, avant de se diriger vers le fond de la pièce, vers un mur qui, différent des autres, n’était pas vulgairement peint en blanc cassé, mais était en briques, couvert d’affiches et de stickers colorés. Ayant presque oublié la présence de Liliany, il mitraillait la pièce de son flash, lorsque la porte par laquelle ils étaient entrés s’ouvrit brusquement.

« Ils sont entrés par là, je les ai vus! »

Visiblement, de l’autre coté, ils avaient finis par attraper la petite balle rose…

« Allume la lumière, bon sang! »

Attrapant Liliany par le bras, Nathaniel la força à s’accroupir, et, alors que son coude heurtait une brique par inadvertance, il réfléchissait à la manière dont-ils pourraient sortir de cet endroit sans au préalable se faire tabasser par le type qui attendait d’avoir sa tournée.

Mais à part courir droit devant eux, traverser le bar et parvenir à éviter la mêlée sans se faire attraper, il n’avait absolument aucune idée de ce qu’il pourrait bien advenir d’eux.

Mais alors, Liliany, le tirant par le bras, attira son attention sur une trappe, non loin des deux jeunes gens.
Haussant les épaules, parce qu’ils n’avaient rien à perdre, il la souleva faisant signe à la jeune femme de passer en premier. Puis, se redressant rapidement, il prit un cliché rapide des deux types, et sauta à son tour dans l’espace inconnu.

« Un flash? Vous allez voir, bande de… Ouch! »

Jamais Nathanaël Andrew Walton ne sut ce qui était arrivé au propriétaire du bar. L’endroit où ils venaient d’atterrir était autrement plus passionnant : après avoir marché quelques minutes, dans une espèce de tunnel, ils venaient t’atterrir dans une rue pavée.
Jusqu’ici, tout allait bien, à l’exception du fait, peut-être, que ce coin de Cambridge ne lui était pas particulièrement familier.

« Je crois que l’on peut considérer que tu es prise au journal… à l’essai. Tu n’auras qu’à écrire un article sur ce qui vient de se passer pour demain. »

Mais alors qu’il marchait, le jeune homme observant les boutiques vit quelque chose de singulier. Du moins, à l’exception du fait que tous les individus se promenaient vêtus de robes noires, hommes compris.

« Excusez moi, mon brave, savez-vous où je peux trouver des vêtements moldus comme les votres, ils sont très réussi »
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