Duty.com - The Grimsby Experience
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 Début, milieu, fin - A duty story [A qui de droit]

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Adam Gallagher

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MessageSujet: Début, milieu, fin - A duty story [A qui de droit]   Lun 25 Aoû - 17:55

Surprise : Adam Gallagher avait été reçu à Cambridge, aux sessions de rattrapage, et avait commencé les cours avec un mois de retard. Il avait beaucoup de travail ; beaucoup de choses à rattraper, et bientôt viendraient les examens. Le jeune homme détestait cette situation, ayant comme l’impression qu’on ne l’avait laissé entrer dans cette fac si prestigieuse que pour mieux le rejeter une fois qu’il aurait fait ses preuves, et serait qualifié de « Looser officiel » par l’administration du bahut, et particulièrement par ce cher et flippant doyen, Qiang, lequel ne prêtait certes pas une attention suffisante à ses élèves pour daigner examiner leur dossier personnels, mais qui avait montré une virulence assez surprenante à argumenter contre son admission, malgré la chaude lettre de recommandation que lui avait remise le proviseur de son ancien lycée, et l’appui du professeur d’astronomie qui, sans que le jeune homme ne sache pourquoi, avait paru tenir particulièrement à ce qu’Adam rejoigne leur établissement.
En se rendant à la bibliothèque du campus, ses livres sous le bras et un air particulièrement concentré, le jeune homme n’avait pu s’empêcher de ressasser encore une fois les évènements qui n’avaient pas manqués de le marquer. Bien sûr, au bout d’un mois qu’il était à Cambridge, il aurait dû passer à autre chose, et, par exemple, et ça n’était qu’une suggestion, se concentrer un peu plus sur ses examens, mais que voulez vous, il fallait préciser que la prof qui avait été en faveur de son admission se trouvait souvent dans les parages du jeune homme, et qu’elle ne le laissait pas indifférent.

Poussant la porte de la bibliothèque, Adam s’assit entre deux rayons, sur une table libre, profitant du peu de monde qui la fréquentaient à cette heure de la journée : il avait trouvé, dès son arrivée dans l’établissement, que l’idée de placer une bibliothèque au pied d’une tour à l’aspect sordide n’était pas pour encourager l’éducation et l’étude, mais qu’enfin, les anglais avaient de drôles d’habitudes et qu’ils ne fallait pas les déranger. Bon, ok, le jeune homme était lui aussi Anglais, et ce, à 100 % (à moins qu’on lui ait encore menti sur ses origines, ce qu’il espérait ne pas être le cas). Toujours était-il qu’après un an passé à vivre aux Etats-Unis, dont six mois passés à s’habituer à l’accent, les manières, les taxis omniprésents, et la monnaie, le jeune homme que tous, là bas, trouvaient beaucoup trop anglais pour un type qui n’était que vendeur chez Barney, était revenu avec une manière de penser quelque peu différente de celle qu’il avait autrefois et qui incluait l’idée que les anglais étaient différents du reste du monde. Comment expliquer autrement le fait que sa vie soit une telle catastrophe, alors que tous les américains qu’il avait rencontrés dans sa vie avaient une existence plus ou moins équilibrée (Stewarts mise à part, mais le jeune homme n’ayant pas de nouvelle de la blonde depuis un million d’années, il préféra ne pas l’inclure dans sa liste sous peine de re-questionnement existentiel des plus agaçants)?

S’installant, il alla ensuite chercher la pile de bouquins dont il avait besoin pour avancer dans ses révisions, ce qui lui prit quelques minutes, puis revint s’asseoir à la table, plongeant le nez dans ses études, prêt pour deux heures de travail acharné.

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Début, milieu, fin - A duty story [A qui de droit]   Lun 1 Sep - 17:53

Elle était de sortie. Le pas léger et la mine fatiguée, l'esprit un peu ailleurs, casque sur les oreilles, déjà un peu déboussolée par cet unique mois de cour écoulé. Direction la bibliothèque.
Oh, il n'est plus de rigueur de vous la présenter, tout le monde a au moins croisé une fois le chemin de cette grande blonde aux antipodes de la poupée Barbie américaine. Pourtant leur ressemblance inconciliable aurait pu rapidement être faite et les points de comparaison assez vite dressés par tout les mauvais observateur.
Sauf que Stewarts c'était ça : de long cheveux fillasse et emmêlés, de longues jambes souvent pleine d'égratignure - vestige d'une vie on ne peut moins mouvementée-, des vêtements tout ce qu'il y a de moins féminin, un franc parlé et un je m'en foutisme assez déroutant. Malgré cela, elle avait un physique agréable lorsqu'on y regardait de plus près et ce n'était pas Bret Ginsberg et ses "365 odes à Kenzie Stewarts", qu'on peut à ce sujet retrouver chez Muchacho, une presse Péruvienne indé localisé au Péroux, qui vous dirait le contraire. En revanche, en niveau caractère barbie n'avait qu'à bien se tenir. Et pour preuve à l'âge de six ans, notre réfractaire s'amusait déjà à jouer les docteurs Frankenschtein en arrachant la tête de ses poupées de plastique. Oui, la petite préférait les greffer sur des robots, dinosaures ou peu importe le jouet de ses frères qui avaient la malchance de lui passer dans les mains. Si jeune et déjà si douée.
En y réfléchissant bien Stewarts a toujours été un tantinet cinglé..

Que se soit à New-York, Berlin, Paris Amsterdam, Mexico, Londres et même Holyhead, trou paumé au plein pays de galle, toutes les personnes que Stewarts avait eut l'occasion de croiser sur son chemin et ce sans exception c'était rapidement rendu compte qu'il valait mieux ne pas être dans le collimateur de cette grunge-Yes Future...
Partout où elle se rendait bon grès ou mal grès, Stewarts parvenait à se faire dans un temps record une réputation et surtout un nombre d'ennemi qui la poursuivrait jusqu'à ce qu'elle ne se tire ailleurs !
Instable, elle l'est assurément. Victime d'un ennuie causé par trop de stabilité. Une sorte de nomade de la bipolarité des temps moderne, voilà ce qu'elle était.
Lorsque Kenzie avait obtenue ses A Level, elle c'était tirée, arrachée, oui elle avait vite fait de décamper d'Angleterre avec la ferme intention de ne jamais y remettre un seul pied et ce même sur la torture ! Même si le KGB, la CIA et les services secret anglais c'était alliés contre elle, elle n'aurait jamais plus quittée sa green Apple national ! Alors en ayant tenu un tel discours, on pouvait vraiment bien se demander par quel diable, Kenzie se retrouvait-elle en ce moment précis coincée dans la bibliothèque de trinité, l'un des collège les plus réputé de l'université de Cambridge ?
Et là, on parle bien de Cambridge United Kingdom et non pas du Cambridge U.S....

En général ce qui est pratique dans une bibliothèque c'est qu'il y a plein de livres, mais surtout que c'est silencieux. Or là, le silence des plus solennel qui venait clore cette fin de journée gris et pluvieuse (comme la plupart du temps au royaume unis) était hanté par une sorte de vrombissement. Impossible de décrire ce son, on aurait dit une sorte de char militaire qui aurait avalé un harmonica désaccordé, ce qui rappelons-le n'existe pas.
Oh, mais non, vous ne rêvez pas, il y avait bien une blonde aux cheveux filasses et négligés était là, endormie sur un bouquin de la troisième ranger de table en partant de la gauche.
A cette heure de la journée la bibliothèque était quasiment déserte et les rare petits intellos qui y avaient élue domicile annuellement avaient été déconcertés par le ronflement de cette chieuse, relou, emmerdeuse, sans gène et avaient finalement décidés de se tirer bosser ailleurs.
On se demande bien, pourquoi Stewarts c'était-elle endormie là.. elle avait une chambre non ? Et bosser jusqu'à l'épuisement n'était manifestement pas son genre... Encore l'un des ravages d'une guerre des confréries ?
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Début, milieu, fin - A duty story [A qui de droit]   Mer 3 Sep - 19:29

Après avoir relu pour la cinquième fois la même phrase, Adam Gallagher se rendit compte qu’il y avait un problème. Sa concentration était victime d’une source de bruit non identifiée : il ne pouvait pas s’agir du bruit des claviers et des scanners qu’utilisaient habituellement les bibliothécaires pour enregistrer les entrées et les sorties de bouquins. Non, ça n’était pas non plus le bruit des pages tournées par les quelques élèves accros ou victimes de la fatalité de tout étudiant : le travail acharné, puisque autour d’Adam, il n’y avait, à priori, personne pour faire crisser du papier. D’ailleurs, le dérangeant son était loin de ressembler au frottement de feuilles l’une contre l’autre. Par flemme ou par naïveté, Gallagher supporta durant un quart d’heure environ cet étrange bruit, lequel s’arrêtait à chaque fois qu’il s’apprêtait à aller en chercher la cause, et reprenait dès qu’il se remettait à lire et à prendre des notes. Au bout d’un moment, et ce fut bien compréhensible, le jeune homme se leva d’une manière plutôt brutale, repoussant agacée la chaise, et manquant de faire tomber le tome III du manuel de la physique astrale pour les nuls jusqu’ici à moitié ouvert sur la table, ce qui lui valut un regard des plus meurtrier du rat de bibliothèque qui passait par là à cette seconde, et dont les lunettes qui n’étaient pas sans rappeler celles d’un sorcier balafré. Merde. Du coup, il prit le livre dans ses bras comme pour lui montrer qu’il en prenait soin.

La bibliothèque était séparée par de nombreux rayons. En long, en large, ils étaient si nombreux qu’on aurait pu se croire dans une espèce de labyrinthe de bouquins ce qui ne devait pas être au goût du doyen du bahut, lequel avait d’ailleurs prévu de réaménager les lieux aux prochaines vacances scolaires. Adam tenta de repérer la source de son dérangement, mais celui-ci s’était arrêté. Bien évidemment.

Levant les yeux au ciel, il passa la main dans ses cheveux bruns et s’apprêta à retourner s’asseoir, lorsque, s’engouffrant entre deux rayons, il entendit un léger sifflement.

Gallagher n’était pas quelqu’un d’agressif. Il avait, certes, été un temps l’individu malsain et agaçant qui se prenait pour le roi du lycée, et avait toute une cour d’admirateurs autour de lui, mais la période était révolue, et c’était avec une certaine humilité qu’il avait quitté, puis retrouvé, l’Angleterre, venant étudier dans cet endroit qui pour lui n’était rien d’autre qu’un endroit lui permettant de consacrer sa vie à ses études, loin de ceux qui l’avaient autrefois connu. Mais, loin d’être aujourd'hui le petit con prétentieux qu’il était alors, ça ne l’empêchait pas d’être de nature nerveuse. Aussi, lorsqu’il vit deux individus assis à une table proche de la sienne, en train d’insérer des machins étranges dans une espèce de volcan en plastique, il ne pu s’empêcher de sentir des pulsions assassines l’envahir. Fonçant vers eux à la vitesse de celui qui ne devait pas courir par crainte de faire grincer ses baskets bon marché sur le sol de bois usé des lieux, il s’apprêtait à leur expliquer de la voix de psychopathe qu’il avait dû perfectionner lorsqu’il était aux USA (pour raconter des histoires à des enfants qu’il avait gardés durant deux semaines) qu’il était inadmissible que des petits merdeux fassent des expériences ICI alors que…blablabla, etc, etc. [ nous passerons au lecteur toutes les insultes et autres remarques agressives qui passèrent par la tête de Gallagher tandis qu’il s’approchait d’eux] lorsque son regard se posa par hasard sur la table qui se trouvait à quelques mètres derrière les deux jeunes gens, et sur laquelle s’étalait une chevelure blonde cachant en partie le visage d’une personne dont la seule vision le fit rougir. Pâlir. Bref, on ne sait pas trop, mais il est certain que le jeune homme eut une réaction des plus étranges, et que, tel le personnage de cartoon, on entendit ses chaussures crisser sur le sol, alors qu’il freinait, de justesse, devant la table des deux pseudo perturbateurs.

Hélas, les deux geeks et leur volcan l’avaient remarqué.

« On peut peut-être t’aider? »
« Tu as l’air malade »
« C’est toi le type qui est arrivé en cours de semestre, non? »
« T’es pas supposé bosser? »
« Tu sais qu’on a un projet de chimie à rendre pour la semaine prochaine? »
« C’est pour ça, qu’on a genre une maquette »
« Tu voulais pas pomper ce qu’on est en train de faire, hein? Parce que Monsieur Qiang a dit qu’il fallait se méfier de… »
« Chuuut Timothy! »
« Enfin bref -fit Timothy-, puisque tu es là, tu saurais pas comment réveiller la fille qui est derrière? Depuis qu‘on est là on essaie de la faire bouger, mais rien à faire, elle nous chasse de la main et se retourne»
« Ouais tu vois, on aurait bien bougé, mais c’est la meilleure place de la biblio, et je sais qu’il y a plein de place aux alentours, mais c’est notre table fétiche depuis la première année ».
« Elle a l’air fatiguée en tous cas »

De la conversation, Adam n’avait capté que deux ou trois trucs, parmi lesquels le fait que la Kenzie Stewarts de Cambridge ronflait visiblement fort, que les deux types étaient dans ses cours de chimie, et que, euh…

Bon, en fait, il avait pas pigé grand-chose, parce que c’était assez hard, pour lui, d’entrer dans sa base de données que la fille qui était en train de dormir comme un bébé ours dans sa tanière était celle qui l’avait littéralement ignorée après qu’ils aient encore partagés de folles aventures de l’autre coté de l’océan.

« T’es sûr que tu vas bien? »

Aussi bien que quelqu’un qui voyait un putain de fantôme. Mais qu’Est-ce qu’elle foutait là, bordel? En train de dormir comme un petit machin tranquille qu’elle n’était pas? Une seule chose s’imposait : la fuite. Rappelons nous qu’Adam se retrouvait toujours dans les plans les plus foireux de la terre lorsqu’il était en compagnie de ce monstre.
Mais peut-être qu’il était parano. Ça n’était pas Kenzie Stewarts.

« Hey… ça serait pas Kenzie Stewarts, euh… cette fille? »

Comme si ces deux individus se préoccuperaient d’autre chose que d’eux-mêmes.

« Non ».

Ah, vous voyez, ça n’est pas Kenzie Stewarts. Juste une étudiante blonde qui aimait les vestes de cuirs. Peut-être qu’elle était sympa. Elle. Peut-être qu’elle n’avait pas les jambes de Stewarts. Peut-être que…

« C’est Kenzie ROSE Stewarts »
« Nuance »

Il en perdit son bouquin qui atterrit sur le sol dans un « Boum » retentissant.

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Dernière édition par Adam Gallagher le Dim 7 Sep - 21:58, édité 1 fois
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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Début, milieu, fin - A duty story [A qui de droit]   Mer 3 Sep - 22:07

" Qu'il est plus aigu que la dent d'un enfant d'avoir un enfant ingrat"
Kenzie courait, encore et encore, slalomant dangereusement entre les passants avec sa mère aux trousses.
Oh mais, ce qui était le plus étrange voyez-vous, ce n'était non pas que sa mère se mettent à crier dans le métro New-Yorkais des tirades du Roi Lear, ni même que sa mère la grande et oh combien réputé Mindie Collins, ne se trouve dans un lieu aussi bourré de bactéries, germes, bacille et autres micro-organisme aussi dangereux pour sa santé de grande bourgeoise anglaise. Non, c'était plutôt que sa mère soit à sa poursuite en brandissant en guise d'épée un énorme flacon de laque pour les cheveux.
"Revieeens ma chérie, on doit réajuster ton brushing ! Lou-iiiisss préparez le sèche cheveux !" dicta t-elle à Louis son ami intime et accessoirement coiffeur gay italien, qui et Kenzie ne l'avait pas remarquée auparavant était également lancé à sa poursuite.
Stewarts savait que sa mère était une dingue au moins, cent fois plus cinglée qu'elle ne l'était elle même, mais là elle aller décidément trop loin. Du moins, c'était ainsi qu'elle percevait les choses dans son rêve.
Car oui, malgré la conversation qui avait lieu à pas moins cinq mètre d'elle et dont elle était manifestement l'objet, malgré le broua causé par le livre qu'Adam Gallagher venait de laisser tomber bruyamment sur le sol, ce qui lui avait d'ailleurs valu un regard assassin de la part de la bibliothécaire et du type au lunette de sorcier balafré, qui étrangement semblaient plus désaxé par la mutilation d'un livre que par celle sonore engendré par les ronflements de Stewarts.. rien ne semblait capable de l'extirper de son sommeil.

« Hmm.. Miiaa » Baragouina t-elle tandis que les regards des deux petits intello et de Gallagher s'était penché sur elle.

« Attendez.. je crois, qu'elle à dit quelque chose ! » s'exclama, Bret Ginsberg.
A votre avis, qui d'autre était assez névrosé pour un jour lancer une réplique aussi grotesque que « Non, C’est Kenzie ROSE Stewarts » à la question « Hey… ça serait pas Kenzie Stewarts ? ». Bret était le meilleur ami d'Eliott et accessoirement amoureux de Kenzie durant leur éducation à Harper, il lui avait aussi composé un recueil de poème et voué un amour supposé éternel et ce même si celui-ci n'avait jamais généré autres chose qu'une aboniable aversion de la part de l'interessé. Mais à présent il n'était plus amoureux de Kenzie.

« Tu comprends Bret, est amoureux de Kenzie Stewarts alors il pense pouvoir communiquer avec elle au delà même du songe.. » ajouta le fameux Timothy à l'adresse de.. manifestement il s'agissait de Gallagher.

« Je ne suis PLUS amoureux d'elle, c'est du passé ! Comme disait mon cher ami Shakespearespeare : " J'ai vécu assez longtemps : et le chemin de ma vie se perd dans les feuilles jaunies et séchées " »

Le binome de Ginsberg lacha un soupir, avant de lancer un regard au néon de la bibliothèque qui se trouvait au dessus d'eux. Imitant à la perfection un tragédien. Kenzie venait quant à elle de s'agiter. Elle était de nouveau entrain de marmonner quelque chose de tout aussi incompréhensible que par le passé..
Mais qui voyons- nous arriver.. le petit rat aux lunettes de sorcier balafré et la rate en chef, on a nommé la bibliothécaire.

« Evacuez cette bibliothèque sur le champs messieurs ! Mais où vous croyez-vous ? A un vulgaire diner mondain ?! » Sa colère était modéré, du moins jusqu'à ce que son regard ne tombe sur la pestiféré entrain de dormir sous ses yeux dans sa temple de la culture ! « MADEMOISELLE !!!!Pensez-vous réellement que vous êtes dans un lieu aproprié pour faire un petit sommeil de jouvance ? » Meugla t-elle, « DEHORS ! Dehors et plus vite que cela ! Non, mais.. Tout les quatre dehors ! Et que je ne vous remettre un pied dans MA bibliothèque jusqu'à nouvel ordre ! Vous avez plutôt intérêt de laisser vos noms, prénoms et numéros d'étudiant en partant ! Et maintenant, du balais !

Kenzie eut à peine le temps de comprendre ce qu'elle fichait là et ce qu'il était entrain de lui arriver, qu'elle était déjà entrain de déguerpir à moitié dans le vague. Le bruit que fit la grosse porte en bois sur laquelle flamboyait en lettre d'or le nom de la bibliothèque avait suffit à lui remettre les esprits en ordre, c'est là qu'elle constata que le visage de deux de ses compères ne lui était pas complètement inconnu..
Vous parliez d'un cauchemar.
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MessageSujet: Re: Début, milieu, fin - A duty story [A qui de droit]   Dim 7 Sep - 23:04

Resté béat, baba, muet et surtout choqué tel l’individu traumatisé qui aurait vu un fantôme, Adam Gallagher s’apprêtait à ramasser son livre et à prendre ses jambes à son cou sans demander son reste, lorsqu’un miaulement s’échappa de la table de son éternel tyran, qui n’aurait pas manqué d’attirer un regard ému de la part de toute autre personne que le garçon, lequel était à deux doigts de se pincer pour vérifier si il n’était pas, genre, en train de rêver lui aussi, la joue collée contre son bouquin de physique. La jeune femme récolta néanmoins le regard ému du type qui ne s’appelait pas Timothy, et qui paraissait, maintenant que Gallagher faisait plus attention à la situation, couver littéralement du regard Kenzie, chose qui n’avait d’intérêt que l’agacement que cela éveillait chez notre victime du fantôme en veste de cuir.

« Tu comprends Bret, est amoureux de Kenzie Stewarts alors il pense pouvoir communiquer avec elle au delà même du songe.. »

Ah.
Amoureux.
La question était sans doute de savoir comment ce pauvre garçon était parvenu à tomber amoureux d’un tel monstre, ni même comment il était parvenu à survivre en restant dans l’entourage d’une telle… Fille. Maintenant qu’il y pensait, peut-être que ce garçon était le même que celui qu’il avait intérieurement nommé Mr Cheddar quelques mois plus tôt, celui là même qui avait visiblement organisé une fête surprise à Miss Collins junior pour son anniversaire, et qui avait si brusquement rappelé Adam à la réalité.

Fuis, aussi loin que tu le peux, mon jeune ami
Hurlait la voix de sa conscience d’une manière théâtrale au possible à un Gallagher n’arrivant pas à réaliser que le monde était littéralement beaucoup plus petit que tout ce qu’il avait imaginé.
Pourquoi était-il le seul à s’étonner de la situation?

[…]

Dehors ils étaient, ou du moins, devant la grande porte de la bibliothèque, celle là même dans laquelle se trouvait le savoir et tout le reste, chose dont il avait ultra besoin en se moment. Souvenez-vous : Gallagher, élève en sursis dans l’une des meilleures facs du monde, et à cette seconde précise, à deux doigts du trépas émotionnel, qui décidemment ne pourrait jamais étudier en paix. La scène était la suivante : Timothy avait les larmes aux yeux et tenait son volcan comme d’autre leur fardeau, avec un petit air apitoyé qui n’aurait rien eu à envier à celui d’un lapereau. Bret avait son sac à dos à moitié ouvert sur l’épaule, ses yeux passants de Kenzie à ses chaussures, et marmonnant, comme pour lui-même des paroles incompréhensibles parmi lesquels se dégageant cependant les mots « tentation » et « amour éternel ».
Et, nous avions aussi Kenzie Stewarts, échevelée, quelques livres sous le bras et qui n’avait pas l’air de réaliser le drame. Puis Gallagher. Le visage rouge et l’air meurtrier, qui toisait Kenzie comme si elle était la source de tous les malheurs de son existence.
Il ne prit pas la peine de lui demander les raisons de sa présence ici. Ça aurait conduit aux habituelles phrases d’une banalité déroutante « Qu’est-ce que tu fais ici? » « Oh tu sais, les études », « c’est fou comme le monde est petit ». Non, il se contenta d’en venir aux faits :

« Tu croyais vraiment que la bibliothèque était l’endroit le plus judicieux pour faire une sieste? T’as pas compris que tu ne pouvais pas tout envahir, Stewarts? »

Plutôt agressif, comme salutation de retrouvailles, non? Il fallait dire qu’elle venait de l’empêcher d’étudier, et puis, même si il ne l’avouerais jamais, Adam avait plutôt mal prit le dénouement de leur dernière rencontre. Au moins, ça avait fermé le clapet de Bret, lequel le toisait à présent avec l’air de celui qui se voulait menaçant. Et Timothy de lâcher dans un souffle :

« Vous vous connaissez? »

Adam se retourna, s’apprêtant à partir sans plus rien avoir à faire avec ces crétins, voire même de ne plus jamais croiser K.S de sa vie.
Et il percuta Coralee Moore. Qu’il ne reconnu pas immédiatement : la jeune femme qui était elle aussi autrefois à Harper, paru surprise, bien évidemment. Mais alors qu’il marmonnait pour lui-même, sans prendre la peine de s’excuser « Décidemment, tout Harper débarque… », tout en ramassant ses livres à nouveau éparpillés sur le sol, il se prit quelque chose sur le crâne.

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Apolline Finnigan
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MessageSujet: Re: Début, milieu, fin - A duty story [A qui de droit]   Lun 8 Sep - 21:00

Voilà plus de quelques semaines déjà que Coralee avait réintégré la prestigieuse université de Cambridge et, comme vous l’imaginez si bien, elle avait évidement beaucoup de cours à rattraper. En effet, bien que sa capacité à ingurgiter le savoir, tel l’adolescent qui n’aurait pas manger depuis trois heures devant un steak frittes, était tout bonnement phénoménale, elle avait quelques difficultés à combiner anciennes et nouvelles réflexions -notons, au passage, la comparaison assez douteuse. Et pour cela, il semblait évident que celle-ci travaillait sans relâche pour retrouver une stabilité et une compréhension complète du cours. Il faut dire que, depuis son récent management de l’entreprise de son père, elle avait comprit plus que jamais la valeur du travail et de la réussite. De toute manière, elle ne tenait pas à se retrouver assistée par un mari fière et arrogant et préférait, de façon certaine, s’offrir elle-même ses désirs d’un goût prononcés pour le luxe.
Travail et re-travail donc pour notre belle rousse qui s’empresse dès lors de rejoindre la bibliothèque d’une démarche chaloupée, sans excès. Elle tenait sur son épaule un sac de cuire vieillit dans un style très « cartable d’écolier » et avait revêtu un grand pull de cachemire, lui servant de robe, qui tombait au tiers de ses cuisses, découvrant ainsi ses deux jambes longilignes et ses chevilles osseuses. La température n’avait pourtant rien de chaude en cette période de fin de septembre, mais il lui prenait de se découvrir relativement de temps à autre. Il faut dire que ce n’était pas pour déplaire aux abrutis de son cours d’économie qui la relookait intempestivement sans gène ni honte. Si vous voulez tout savoir, elle ne trouvait pas cela plaisant ayant une pudeur certaine.

Il arrivait plus à Moore, que vous ne le croyiez alors, de passer étudier à la bibliothèque. C’était un endroit plutôt tranquille et également celui d’ambiance privilégiée à l’étude. Rien qu’à en juger le lieu dit : ces étagères couvertes de livres divers et variés, ce silence brisé par le seul bruit des pages que l’on tourne et du stylo qui griffonne, on ne pouvait penser que révision, apprentissage et cela va de soit.
Sujet à des pensées relatant son prochain devoir de sociologie, Coralee était naturellement confinée dans une bulle de concentration telle, qu’elle ne fit attention, pas plus au chemin qu’elle entreprenait alors, à l’individu qui la percuta sur le côté gauche. Et, alors, qu’elle se remettait doucement, avec l’intention de demander des excuses, elle fut frappée par l’expression de déjà vu du jeune homme devant elle qui n’était autre qu’Adam Gallagher. Toujours fidèle à lui-même, il commença à maugréer tandis qu’il ramassait ses livres à terres.

- Ça me fait aussi très plaisir de te retrouver Gallagher… Fit elle d’un ton où l’hypocrisie était aussi transpirante d’agressivité qu’un pitbull enragé, le tout ponctué d’un sourire qui témoignait tout autant d’affection.

Très sincèrement, la jeune femme fut plus surprise par le fait que cet individu masculin ait réussit à intégrer Cambridge que de le retrouvé au côté de… d’une bande de misérable bouseux, et de Kenzie Stewarts. On n’arrête pas le progrès dîtes !
Aussi pâle qu’une écrevisse hors de l’eau, Stewarts avait l’air pour le moins endormie. Peut être était il temps de la réveiller… amicalement cela va de soit.

- Oh, mais que vois-je ? Kenzie Stewarts en blonde et en os ! Si ce n’est pas du prestigieux...

Sarcasme quand tu nous tentes, l'humour noir se dévore sans faim et l'ironie à l'infini. Mais, alors que Coralee venait à peine d’achever sa phrase, déjà, un autre coup brutal, fruit d’une violence gratuite pour sûr, fut porté à l’incus de la personne de Gallagher et le percuta en plein crâne -douloureux, sans doute- et lorsque Moore détourna le regard, il fut pitoyable de voir que l’agresseur n’était rien de plus que l’amoureux transi de Kenzie, Bret Ginsberg, qui se mit en tête d’achever le pauvre garçon, profitant d’un moment d’inattention de ce dernier alors dans une position de faiblesse, genoux à terre. Déjà, le beau brun paraissait légèrement sonné, car il faut dire que de se recevoir une maquette de volcan sur la figure n’était pas fait pour faire que du bien. Du moins, c’est ce qu’elle constatait. Tout comme la mine apeurée que tirait dorénavant ce cher Bret, et, il ne suffit pas plus d’un regard noir à Coralee pour le faire déguerpir sur le champ, son fidèle acolyte sur ses talons. Disons, ça et la peur certaine de se faire démolir par Gallagher, une fois celui-ci rétablie.
Observant enfin d’un air navré la scène qui se déroulait devant ses yeux, elle ne put s’empêcher de retenir un rire, vu le ridicule de la situation qui devait en être d’une cause tout aussi méprisable, et de lancer, tout en prenant doucement, mais avec fermeté tout de même, l’épaule d’Adam dans un geste qui se voulait rassurant et confiant. Pitié.

- Veux tu que l’on te dépose dans ta chambre ? Je crois que nous ne sommes pas trop de deux pour te soutenir…

Qu’allez vous imaginez ? Coralee mettant au point un plan diaboliquement intéressée ? Jamais.

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Début, milieu, fin - A duty story [A qui de droit]   Mer 10 Sep - 17:28

Comment est-ce que vous vouliez ne pas être, sur les nerfs lorsque vous étiez réveillée de manière irascible, par les plus grands connard que l'histoire de la terre ait jamais connue ?

Stewarts laissa d'abord échapper un soupire d 'agacement puis croisa les bras fermement contre sa poitrine persuadée que si elle se trouvait de CE côté de la porte de la bibliothèque c'était principalement à cause des trois imbécile qu'elle avait en sa présence ! On aura rarement vu, une fille avec autant de mauvaises fois, c'était certain.
Bon, d'accord.. Kenzie était consciente qu'elle y aller un peu fort. Ce pauvre Ginsberg n'était pas tant un connard que ça, il était juste le symbole même de l'ingénuité, de l'indolence et du mysticisme.. Oui, il était l'être le plus amorphe qui ne lui avait jamais été donné de voir ! Rien que ça.
C'est pourquoi, elle reporta son attention sur l'autre. Oui l'autre. Cette espèce de perturbation ambulante, dont le karma était doté du plus gigantesque taux de malédiction ! Qu'est-ce qu'il foutait ici d'ailleurs ?!

« Tu croyais vraiment que la bibliothèque était l’endroit le plus judicieux pour faire une sieste? T’as pas compris que tu ne pouvais pas tout envahir, Stewarts? »

Oui, le véritable connard-coupable venait de se désigner tout seul, là sous ses yeux. On ne sait, si c'était dû au manque de sommeil ou au choc des retrouvailles mais le fait est que le visage de Kenzie passa du beige rosé au rouge pivoine en moins de temps qu'il n'avait fallu au binôme de Bret pour reprendre une bouffé de son inhalateur.

« Je ne sais pas quelles sont les informations que tu n'arrives pas bien à situer dans ton petit crane de piaf, dans les mots : ''occupe toi de tes affaires !''
... Je ne t'ai jamais rien demandé Gallagher ! Alors au lieu de jouer les parasites, tu ferais mieux de me lâcher ! Et qu'est-ce que t'entends par tout envahir ? Hein ?! Tu m'excuseras d'avance mais ce n'est pas de ma faute à moi, si tu sembles avoir développer une passion irrémédiable qui fait que dès lors où je me retrouve quelque part, tu y es aussi. Tu t'es jamais dis que le problème pouvait venir de toi ? Alors écrase..»

Et oui, se débrouiller seul et s'assumer financièrement n'était pas aussi simple qu'elle ne l'avait prévue.
Kenzie jeta un rapide coup d'œil à Ginsberg qui la regardait d'un œil.. Ginsbergien, puis elle entama de se tirer, mais c' était sans prévoir ce qu'il aller arriver. Les retrouvailles entre anciens d'Harper, n'avait manifestement pas dit leurs derniers mots.. A peine arrivée devant les escaliers de la tour, elle fut interpellée.

- Oh, mais que vois-je ? Kenzie Stewarts en blonde et en os ! Si ce n’est pas du prestigieux...

On s'imagine que l'esprit de Kenzie-la-colérique avait fait malencontreusement abstraction de son ancienne camarade, ce qui explique pourquoi elle n'avait pas vu Coralee, alors qu'elle était pourtant passée à quelques mètres d'elle.
Joueuse, elle fit demi tour...

« Coralee ! J'ai fait un rêve une fois dans lequel tu avais fini sous la coupe d'Andersen, qui était quelque chose comme ton mac.. Du coup, c'est assez amusant de te voir ici. »

Ce qui était le plus loufoque, c'est que Stewarts avait bel et bien fait ce rêve une fois. Rêve dans lequel Coralee, dix ans plus tard avait élue domicile dans un motel miteux, jouant les poules de luxe pour Johannes Andersen le pieux, qui avait fini par troquer sa garde de robe stricte contre des vestes léopards et collier bling bling... Assez gerbant qu'on se le dise.

Et c'est là que le pire arriva...
Bret Ginsberg dans un geste suicidaire qui venait de briser sa maquette sur le crane de Gallagher, le tout sous les yeux estomaqué de son binôme, qui manqua bien quant à lui de trépasser d'une nouvelle crise d'asthme...
Mais c'était d'une crise de fou rire que Stewarts aller trépasser.. Son rire mutin avait un on ne sait quoi particulièrement agaçant... Elle ne chercha même pas à le dissimuler, ni à comprendre quelle mouche avait piqué ce Ginsberg.. On peut se demander, s'il n'avait pas pris son « écrase » au pied de la lettre.. Mais il pouvait, tout aussi bien s'agir d'une ultime vengeance adressé à l'un de ses anciens bourreau du lycée.

- Veux tu que l’on te dépose dans ta chambre ? Je crois que nous ne sommes pas trop de deux pour te soutenir…

Moore venait de se pencher auprès d'Adam-la-victime-de-l'attaque-du-volcan. Key leva les yeux au ciel..

« Je crois que tu y arriveras très bien toute seule Moore. Je voudrais pas paraître impoli, mais je crois que je vais partir par là »
lança-t-elle distante au moment même où ses yeux se posèrent sur une petite enveloppe de couleur rouge suspendu à l'un des vitrail face à elle.
Tout ancien élèves d'Harper savait ce que cela signifiait. Quand vous tombiez sur ce genre de truc, une petite enveloppe de couleur rouge j'entends, vous saviez automatiquement que le programme que vous aviez prévu risquait d'être bouleversé et pas qu'un peu ! Du coup, oui Kenzie voulait faire comme si elle ne l'avait pas vu.. et se tirer une bonne fois pour toute.. sauf que devinez qui venait de l'attraper....
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Début, milieu, fin - A duty story [A qui de droit]   Jeu 11 Sep - 1:20

Le jeune homme était à présent en plein déploiement d’énergie négatives, si puissantes qu’assemblées dans une pièce relativement étroite, elles auraient sans doute pu créer un mini nuage noir au dessus de sa tête. Kenzie Stewarts, Coralee Moore… Achille n’était-il pas aussi dans le coin qu’il ait au moins une présence amie parmi toute cette… hostilité, dont il était la victime (mais aussi, forcément, l’un des promoteurs?)
Il avait passé les deux dernières semaines livré à lui-même, et sans aucune ombre made in Harper, à ajouter à son tableau déjà pas mal noirci par Xanda, et n’arrivait pas à croire que ce jour précis avait été marqué d’une croix pour que toutes les emmerdes du monde lui tombent sur la tête. Heureusement qu’il n’avait jamais, au lycée, pris la peine de remarquer ce cher Ginsberg, car apprendre que lui aussi avait fait partie de la Holyhead corporation, aurait sans doute fait déborder son vase de mauvaise volonté, lequel venait d’être rempli de la réponse de Stewarts, qu’un esprit extérieur aurait pu prendre la peine d’analyser, mais que la mauvaise foi du jeune homme était en train de prendre comme raison supplémentaire de lui en vouloir. Cette nana croyait vraiment que le monde tournait autour de sa petite personne. Ce qui n’était pas le cas. Il n’avait en aucun cas cherché à la revoir. Il se fichait qu’elle soit ici ou non. Inconsciemment, il avait pourtant la mâchoire serrée d’une manière qui en devenait douloureuse. Normal, aussi : trop de pression.

Il n’avait pas eu l’intention de répondre à la remarque de Moore, car comme vous l’aurez sans doute deviné, ils n’étaient pas exactement les meilleurs amis du monde, et la seule raison pour laquelle le jeune homme se souvenait du nom de la blonde était qu’elle avait tout juste commencé à sortir avec Hoffmann, un de ses meilleurs amis d’autrefois, peu avant que lui-même quitte le lycée, ce qui les avait alors obligés à se côtoyer un minimum.

Adam finissait de ramasser les livres, lorsqu’un coup accompagné d’un bruit de destruction s’abattit sur son pauvre crâne. Putain. Douloureux. Portant immédiatement une main à son crâne pour évaluer les dégâts, il sentit déjà l’apparition d’une bosse, alors que ce qu’il voyait se tintait de jolies petites étincelles. Sonné, il l’était, mais pas en aussi mauvais état que la pauvre maquette qui s’étalait en morceaux à ses pieds. Le tout s’était passé en quelques secondes, mais, alors qu’il relevait la tête pour chercher la cause de son mal de crâne, la main toujours portée à l’arrière de sa tête, il vit détaler ce Ginsberg et son acolyte, qui visiblement était tout sauf innocent dans l’apparition de cette bosse. L’envie dévorante de se mettre à sa poursuite lui traversa l’esprit. Frapper un homme par derrière était loin d’être brave, et d’ailleurs, il ne comprenait pas vraiment ce qui l’avait poussé à agir ainsi - si ça n’était, peut-être qu’il ait parlé un peu brusquement à la dulcinée du geek - Mais le temps qu’il se lève, d’une manière certes beaucoup moins souple qu’il ne l’aurait faite en temps normale, les deux crétins avaient filés.

« Putain de m… » Oui, le langage de Gallagher était loin d’être châtié, mais avouez tout de même qu’en cette circonstance particulière, il avait toutes les raisons d’être en colère. Jetant un regard des plus assassins à Stewarts, laquelle était après tout la cause (une fois de plus), de ses souffrances, et dont le rire suffisait à augmenter, si c’était encore possible, son irritation.

- Veux tu que l’on te dépose dans ta chambre ? Je crois que nous ne sommes pas trop de deux pour te soutenir…

Et voilà que le monde ne tournait plus rond. Coralee qui se proposait de l’aider était une chose toute aussi prévisible que de voir une poire tomber d’un pommier. Il était vrai qu’il n’y avait qu’une chose que le jeune homme souhaitait à présent, et c’était de se rendre dans un endroit où il était sûr qu’il ne croiserait pas toutes ses connaissances, mais cette journée avait été beaucoup trop pourrie pour qu’il se permette de croire qu’elle n’avait aucune idée derrière la tête. Qui savait ce qui se cachait derrière ce visage dont la seule asymétrie était due à ses tâches de rousseur? Toujours se méfier d’un visage symétrique, aurait alors dit Grand-pa Gallagher, du moins, si ce dernier l’avait connu. Mais l’on parlait d’un garçon qui de toutes manières, avait toujours apprit à se la jouer solo, et ce, malgré une tête qui vacillait légèrement.

« Sympa, Moore, mais je crois que… »

Et là, la musique se lève.

Le regard azur du jeune homme venait de se poser devant lui. Les vitraux de la tour abritant la bibliothèque avaient toujours été le prestige de l’école, et étaient d’ailleurs fort jolis d’un point de vue artistique, même si les élèves, hormis ceux d’art appliqués, bien sûr, n’y prêtaient pas grande attention. Habituellement. Car au moment ou je vous parle, Adam était on ne pouvait plus captivé par le vitrail qui se trouvait à moins de trois mètres de lui, et sur lequel était casée une jolie petite enveloppe rouge.

Son sang ne fit qu’un tour : cela ne voulait dire qu’une chose. Malgré le fait qu’au lycée, le jeune homme n’ait jamais été directement victime de ce fameux type anonyme, ce dernier ne perdait néanmoins jamais une occasion de parler de lui. Le jeune homme soupira, tentant de prendre une décision raisonnable, qui le fit arriver à la conclusion suivante : il valait mieux savoir rapidement de quoi il en retournait. C’était un peu comme un pansement à arracher rapidement.

Cinq secondes plus tard, il ouvrait l’enveloppe dans laquelle se trouvait l’habituel carton rouge. Puis, une autre, plus petite, sur laquelle il y avait écrit « Gallagher », et qu’il glissa dans la poche arrière de son jean, après l’avoir parcourue très rapidement, d’une manière qu’il avait voulue discrète, gardant l‘autre dans la main droite. Avant de lâcher à la cantonade, sur un ton qui trahissait son énervement :

« Il veux qu’on soit à l’épicerie dans dix minutes ».

Ce Duty choisissait bien son jour. Adam ne savait ni comment ni pourquoi il avait décidé de s’en prendre à eux, mais il était maintenant prouvé que Stewarts égalait emmerdes. Si il avait été dans son état normal, à savoir non amoché et n’ayant aucune réincarnation du passé débarquée sans prévenir, sans doute aurait-il été curieux d’observer une fille comme Coralee Moore se taper un sprint avec ses manières de princesse.

« Et compte tenu de la distance, on a intérêt à courir vite ».

D’ailleurs, restait à savoir ce que l’autre malade leur voulait. Et ce qu’il comptait leur faire faire une fois là bas, en espérant que ça ne les mène pas à la taule, ou pire, qu’ils doivent dépenser de l’argent. Adam avait son budget très serré. Et appréhendait particulièrement cette nouvelle aventure qui commençait, pour lui, si mal. Du moins, c’était ce qu’il ce disait alors qu’il courait en direction de la fameuse épicerie, obéissant aveuglément aux ordres d’un anonyme qui en savait beaucoup trop.

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Nola Dakins
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MessageSujet: Re: Début, milieu, fin - A duty story [A qui de droit]   Jeu 16 Oct - 19:15

Liliany était sur son petit nuage. Little Boxes dans les oreilles, une sucette à la cerise dans la bouche qui lui colorait de manière chimique l’intérieure de sa bouche d’un rouge pas naturel du tout, elle écrivait des poèmes à son bien aimé, j’ai nommé le beau Bhö que la petite blonde appelait Bhö-Bhö dans l’intimité. Une calligraphie appliquée, de mots choisit avec précaution pour être le plus fidèle à sa pensée, une dizaine de Je t’aime, de niaiserie à profusion et petites étoiles dans la marge. Bref du Liliany à l’état pure, parfaite dans le rôle de l’amoureuse transie comme si elle avait fait sa toute sa vie. Elle dégoulinait d’une franchise et d’une candeur à la Disney et papillonnait des yeux à chaque fois qu’elle remplaçait le point de ses i par un petit cœur grassouillet. Depuis Harper, elle n’avait pas franchement changé (malheureusement ?). Peut-être avait-elle prit quelques centimètres de hauteur, mais sinon rien ne semblait avoir bouger. Elle avait toujours ce sourire idiot mais sincère aux lèvres et ce regard émerveillé des imbéciles heureuses. La petite écossaise vivait toujours dans son monde de petite fille, étrange conte de fées qui pouvait passé d’un extrême à l’autre, tenant fébrilement sur la balance entre euphorie et grand désespoir. Faire rire Liliany était simple. Elle était heureuse pour un rien et, d’humeur joviale tout le temps, elle riait facilement. Mais si la rendre heureuse était un jeu d’enfant, la faire pleurer également. Sensible petite Liliany, trop fragile pour ce monde de brutes. Pourtant elle en avait vécu des chagrins. Une enfance torturée dans les couloirs par des écoliers méchants, une scolarité moyenne, des désillusions amoureuses en veux tu ? (- Non merci !) En voilà…

Bon ok y avait pire, et Liliany ne semblait pas vraiment affectée par son passé de *ce mot est interdit!*-victimisé-à-outrance mais quand même, elle aurait pu être comme ces filles aux cheveux gras qui rasent les murs de la fac pour ne pas se faire remarquer et qui s’installent au premier range en cours pour recevoir les postillons des profs expressifs et bavards comme si ça avait été de l’eau bénit par les dieux. Non, au lieu de ça, Liliany Sturgess était une vraie pipelette qui parlait tout le temps de tout et de rien avec tout sans distinction, parfois exubérante, elle était aussi bruyante à force d’exclamation digne d’un personnage agaçant et hystérique de manga (ces bd pour les jeunes boutonneux qui ne savent pas lire et ne respectent pas la vraie littérature… *lapidation*). Bref, Liliany était la copine idéale. Pourtant elle ne croulait pas sous une montagne d’amis. Souvent toute seule à bouquiner, il était rare de la voir entourée d’une bande de copine à parler shopping et garçons… pour ne pas dire jamais. Elle n’était pas Miss popularité qui fait fantasmer tous les xy du campus.

Cependant Liliany était collée à certaine personne qui la plupart du temps n’avait rien en commun avec elle, voir même, ne souhaitait pas entretenir un quelconque lien avec elle. Mais de ce côté là Liliany était un peu égoïste. Je t’aime malgré tout prenait un lourd sens chez elle. Et qui était mieux placé pour le savoir que Kenzie Stewart ? On ne pouvait pas trouver plus éloigné de Liliany que cette fille. Elles étaient à l’extrême opposé l’une de l’autre et pourtant, Liliany adorait s’accrocher à Kenzie comme un koala à sa réserve d’eucalyptus. Les voir ensemble étaient vraiment bizarre, un peu comme la présence d’un hélicoptère dans un péplum.

Mais ne dit-on pas que les opposés s’attirent ? Alors que Liliany relevait la tête pour chercher une autre façon de dire je t’aime à Bhö, elle vit passer justement son opposée préférée au pas de course accompagnée de deux harpiens tout aussi pressés qu’elle. Instinctivement, Liliany se redressa, enfouit de manière bordélique stylo à paillette et mot doux dans son sac et se lança à la poursuite de ce drôle de trio. Sa filature la conduisit jusqu'à la petite superette. La même dans laquelle elle avait suivit un certain photographe. Bref, un lieu qui n’était pas inconnu pour la blondinette : les sucettes n’étaient pas chères et la caissière ne répondait pas aux sourires des clients. Tandis que le petit groupe s’arrêtait devant la boutique, Liliany s’approcha d’eux. Et faisant preuve d’une fausse discrétion elle demanda à voix basse à l’attention des trois zouaves qui reprenaient leur souffle.

Qu’est-ce qui se passe ? Vous vous apprêtez à faire un hold-up ou un truc dans ce genre ?

Quand les bandits, ou devrait-on dire Kenzie, Coralee et Adam se tournèrent vers elle avec une mine qui semblait demander : mais qu’est-ce qu’elle fou là elle ? Sturgess afficha un grand sourire comme une assistante de magicien qui vient d’apparaître en un morceau après d’être faire découper à la scie dans une boite magique. Liliany suivait toujours sa curiosité sans réfléchir… à tord ou à raison.
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Orla O'Dombreuill

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MessageSujet: Re: Début, milieu, fin - A duty story [A qui de droit]   Mer 22 Oct - 15:36

Une année passée chez les Amaryllis équivalait à une année de lavage de cerveau intensif. Difficile à croire, mais l'emprise que la confrérie exerçait sur Giulia l'avait radicalement changé. Les autres fleurs avaient pris leur mal en patience avec l'américaine, mais leurs efforts avaient fini par payer. Tout espoir concernant Gattina n'était donc pas vain et utopique, incroyable n'est-ce pas ? Plus aucun tic de langage, plus de grossièreté, plus de scandale, plus de soirées digne d'une dépravée, plus de tenues "voyantes et vulgaires" dixit Vanilla. Lavage de cerveau, je vous le disais. Ses consœurs étaient fières, elle s'était calmée.

Du moins, en apparence.

Ce n'était absolument pas son genre de se laisser influencer par une horde de vierges effarouchées qui prônaient l'abstinence jusqu'au mariage, prétextaient qu'elles incarnaient la pureté, jouaient leur rôle de filles de bonne famille et s'enfonçaient dans la vanité un peu plus chaque jour.
Néanmoins, si elle voulait conserver les bonnes grâces des Amaryllis et de leur fleur-en-chef, elle devait fournir d'innombrables efforts, niveau discrétion surtout. Si elle tenait à sa vie d'antan, qui la sauvait de la monotonie et des mœurs ennuyeux imposés, il fallait faire appel à la ruse. Sans se faire repérer, la règle d'or.

De toute manière, elle renvoyait l'image d'une sage fille à présent. A en juger par ses escarpins de sept centimètres, son tailleur gris perlé et ses cheveux attachés -sauvagement- en un chignon déstructuré, il est tout bonnement impossible que Giulia soit considérée comme un élément perturbateur de l'université, ou mieux, de la confrérie. Son nouveau terrain de jeu en quelque sorte.

A croire que prendre sa retraite - quelques mois - dans un trou perdu en Inde avait eu du bon. Tu parles. Démarche distinguée, cheveux au vent, air supérieure affichée, sac griffé se balançant en rythme. Elle avait beau rassemblé toutes les caractéristiques d'une Amaryllis, ce n'était que superficiel. Autant qu'elle était superficielle, bien sûr. En même temps, on l'obligeait à être superficielle. Elle se jouait la comédie à elle-même, et plus le temps passait, plus elle trouvait ça inconvenant. Mais elle ne disait rien, être une des membres le plus respectées des Amaryllis lui allait à merveille.
Simplement qu'elle digérait mal qu'on la force à adopte une attitude totalement différente. Passons, ce n'était pas le problème pour le moment.

Elle sortait tout juste d'un cours magistral de français, basé sur... sur quoi d'ailleurs ? Peu importe, la tête enfoncée de brouillard depuis qu'elle s'était réveillée, Giulia ne se montrait pas forcément attentive. Mais encore une fois, peu importait. Ce dont elle avait besoin, c'était quelques trucs à manger et d'une bouteille de whisky. Oh, non, elle n'avait pas sombré dans l'alcoolisme - ça ferait mauvaise image. Elle devait voir Melloy le soir même. Bien qu'elle envisageait d'avoir une conversation des plus sérieuses à propos de certains détails concernant une aventure américaine, la soirée ne se transformerait pas en scène tragique digne du plus grand dramaturge. Ses pieds la menèrent tout droit à la supérette du campus, connue de tous les étudiants pour ses minuscules rayons, proposant un choix ridiculement peu étendu de produits.

Quelle ne fut pas sa surprise quand elle aperçut ses anciens petits camarades à travers la vitre salle et huileuse du magasin alors qu'elle réglait ses deux ou trois achats. Giulia les fourra dans son sac, avant d'aller à leur rencontre. Kenzie Stewarts était dans le lot, ça s'annonçait bien. Son autre camarade de chambre, Liliany se tenait derrière. Et à leurs côtés, un certain Adam avec lequel elle était sans doute sortie dans le passé - oui, on s'étonne tous les jours - bien qu'ils soient restés en bons termes.

Mais le plus étrange, c'était justement de les voir tous les trois. Trois anciens de Harper.

Gattina plissa les yeux, s'arrêtant à deux mètres d'eux. Oh, ils devaient être ravis de la voir, elle n'en doutait même pas.

C'est quoi cette... embuscade ? demanda-t-elle, d'un air suspicieux. Elle avait toujours su se placer dans le rôle de la victime, ou de la fille au centre du monde. Rien n'avait changé de ce côté là. Avisant le sale état d'Adam, elle reporta son attention sur Kenzie. Laisser échapper sa frustration sur les autres en les agressant, ce n'est pas forcément une bonne solution tu sais ? Mais.. Qu'est-ce que vous foutez là, je veux dire... tous les trois.

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Début, milieu, fin - A duty story [A qui de droit]   Jeu 23 Oct - 17:51

Exaspérée par la situation, elle avait d'abord arrachée l'enveloppe des mains de l'autre, histoire de lire le message elle-même. Ce n'était pas qu'elle ne livrait pas son entière confiance à Gallagher, mais en fait si...
Après analyse de chacun des mots, lettres, espaces, points et virgules, elle avait posée un regard suspicieux sur Coralee et sur l'individu susnommé, finissant par balayer le couloir du regard, comme à la recherche d'une quelconque manifestation suspecte susceptible d'éveiller ses doutes sur la présence d'un potentiel coupable envers lequel elle aurait pu assaillir ses coups.
L'américaine à l'instar de ses deux autres camarades n'avaient à priori pas la conscience très net, puisqu'elle s'était empressée dans un geste de réflexe impulsif de dévaler les escaliers de la tour, se perdant dans un dédale de couloirs sombre.
.
La trajectoire entre ce couloir de la bibliothèque- et la redoutée supérette avait été l'occasion pour Key de maudire aussi bien Duty, que le ciel, les étoiles, les arbres, le climat et tout ce qui avait été susceptible de se trouver sur son chemin. Oh, et compte tenu du florilège d'insultes que la jeune fille venait de déballer en l'espace d'un si court labse de temps Elle était loin du comportement propice à une membre des Green, qui prônent paix et amour.

Ses yeux venaient d'être heurtés par la vision des néons clignotants de la supérette. A bout de souffle l'Américaine avait plaquée les paumes de ses mains contre ses genoux et tentant de reprendre sa respiration, elle se s'adressa aux deux autres

« OK, et... On est supposé faire quoi maintenant ? » cria-telle un peu trop fortement.

Qu’est-ce qui se passe ? Vous vous apprêtez à faire un hold-up ou un truc dans ce genre ?

Vous ne le croirez jamais, mais Kenzie était entrain d'halluciner la petite voix cristalline de la fille la plus casse-pied de l'histoire de la planète en matière de jacassement... Elle avait fait volte face pour se rassurer que Sturgess n'était pas là et que tout cela n'était que le fruit sadique de son imagination. Mais non... Liliany Sturgess était bel et bien dressée là, devant elle.

« Ahah! Liliany, quel humour. Où est-ce que tu vas chercher ça ?»
Répondit-elle crispée en lui tapant sur l'épaule. Mais qu'est-ce qu'elle foutait ici, celle là ?

Dire qu'ils affichaient d'amblé une tête de coupable, serait un euphémisme.
Au fond d'elle, Stewarts priait pour que Sturgess n'ait pas raison. Le braquage.. Avec Duty personne n'était jamais à l'abri de rien. Le petit génie du net, aurait très bien pu leur demander de braquer l'épicerie. Tout comme il aurait pu s'être lancé dans une affaire d'armes ou de trafic d'organes. Après tout, on ne savait toujours rien de ce mec !

« Mais, il est tard, vous ne trouvez pas ? »

Elle feinta un bâillement grossier. S'il devait braquer la supérette, autant qu'il n'y ait pas de témoin susceptible de plaquer un nom sur leurs visages..

« Je crois que tu ferais mieux de rentrer chez toi. Ou de t'occuper avec.. Sö.. »

Kenzie Stewarts ou les milles et une manière d'évincer quelqu'un rapidement...
Sans s'attarder plus longtemps sur le cas Sturgess, l'américaine franchit la porte, sans se douter qu'elle était à trois pas de faire ce qui serait sans doute pour elle la plus bouleversante et inconvenue rencontre de la soirée.
Le tintement de cloche marqua l'ouverture de la porte. La caissière avait un regard bovin et des cernes marquée, blasée elle marmonna un bonsoir et fit exposée une bulle de chewing-gum-gum. Kenzie commença à arpenter les rayons. Le problème vous en conviendrez, c'est que sans aucun indication sur l'objet de votre recherche... Une voix résonna derrière elle. S.U.R.P..I.S.E

C'est quoi cette... embuscade ?

Mon premier n'était pas Gallagher, mon second, n'était pas Moore, mon troisième n'était pas non plus Sturgess ( Sturgess rentrée dodo, vous vous souvenez ) et mon tout était la rouquine la plus collante, barbante et superficielle du continent...

Oui, sur les vingt milles étudiants du collège Trinité de Cambridge, il avait fallu que cette supérette soit remplie à 96% - si on exempt la caissière, le vieux monsieur, le chien du vieux monsieur et un membre des green- d'ancien élèves d'Harper ? C'était une blague, n'est-ce pas ?
Kenzie leva les épaules et attrapa une bouteille de Gin sur l'étagère face à elle. Elle savait qu'il valait mieux s'armer, surtout si Giulia Gattina se joignait à eux. De toute manière, à la différence de Liliany Sturgess, se débarrasser de la rouquine ne serait pas une mince affaire.

Laisser échapper sa frustration sur les autres en les agressant, ce n'est pas forcément une bonne solution tu sais ? Mais.. Qu'est-ce que vous foutez là, je veux dire... tous les trois

Kenzie constata à sa grande surprise pas seulement que Liliany était dans la place mais également que...

« Putain où est passé Moore ? Gallagher, elle était avec toi ?! Ne me dites pas que c'est elle qui a récupérée l'autre lettre ?! Et toi tu l'as laissé partir. Et puis Liliany qu'est-ce que tu fais encore ici, c'est vrai ? T'as pas dis que tu étais fatiguée... »

L'art et la manière de faire interagir les gens sans leur consensus..
La New-Yorkaise regarda à nouveau Giulia.. Putain. Oui. C'était le cas de le dire. Putain. Ce mot répondait parfaitement à ses pensées. Cette soirée prenait un tournant assez cynique.
Emportant la bouteille avec elle, elle ignora les trois autres et se dirigea vers la caisse.
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MessageSujet: Re: Début, milieu, fin - A duty story [A qui de droit]   Dim 26 Oct - 0:43

On ne s’étonnait plus de rien.
Voilà la moralité de cette histoire, et surtout, voilà ce que Gallagher avait en tête, du moins, l’idée qui tentait de filtrer entre les martèlements encore présents du coup de volcan qu’il s’était prit sur la tête. Il fut un temps où, si deux bouffons tels que l’autre abruti au volcan et son pote avaient osés ne serait-ce que le regarder, ils se seraient fait lyncher par l’ensemble de la cour de supporter d’Adam. Mais que voulez vous, Die fetten Jahre sind vorbei, comme le disait si bien le dernier film visionné dans son cour de cinéma scientifique (oui, à Cambridge, on trouvait de tout), et donc, pour tous les non-germaniques de l’assistance, le temps où il était le garçon populaire du lycée était bien révolu. Et le pire, c’était que c’était uniquement sa faute et celle de sa fichue probité. Voilà ce que ça faisait d’être un garçon gentil qui partait gagner son pain aux USA au lieu de continuer à se serrer les filles à Papa du coin.
Ce coup de volcan était un signe, c’était sûr. Un signe que quand on était con, on n’était pas victime d’un Duty aux enveloppes vermeilles, et qu’on ne se retrouvait pas coincé avec deux des filles les plus insupportables (chacune à leur manière, du moins) de tout le royaume uni. Du moins, pas involontairement.

Qu’est-ce qui se passe ? Vous vous apprêtez à faire un hold-up ou un truc dans ce genre ?


Tiens, un quatrième personnage venait rejoindre leurs aventures. Si elle savait dans quoi elle s’embarquait, cette nana ne se serait sans doute pas jetée volontairement dans les griffes acérées qu’était leur existence à cette minute précise. Oh, mais elle était pas à Harper, elle?

« Ahah! Liliany, quel humour. Où est-ce que tu vas chercher ça ?»

Ah, oui, c’était ça…

Mais ça n’était pas tout. Comme si ils n’étaient pas assez nombreux à devoir s’amuser à jouer à la chasse aux trésors, ne voilà donc pas qu’une nouvelle fille venait rejoindre leur comité?

« C’est quoi au juste le délire, il y a un panneau ‘join with us’ au dessus de nos têtes où quoi? »

Avait-il alors pensé. Non. Peut-être qu’il avait laissé échapper ces quelques mots de bienvenue sans même sans rendre compte étant donné les regards féminins qui étaient désormais posés sur lui d’une façon peu amène.

Oups.

De toutes manières, il n‘était pas le premier à être désagréable. Je vous le donne en mille, Stewarts, avait non seulement repoussé la petite blondinette au visage étonnamment souriant compte tenu des circonstances mais aussi du temps, mais venait en plus de jeter la nouvelle venue en tailleur dont le visage ne lui était pas totalement étranger. Mais il n’arrivait pas à mettre un nom sur le visage effronté.

« Putain où est passé Moore ? Gallagher, elle était avec toi ?! Ne me dites pas que c'est elle qui a récupérée l'autre lettre ?! Et toi tu l'as laissé partir. Et puis Liliany qu'est-ce que tu fais encore ici, c'est vrai ? T'as pas dis que tu étais fatiguée... »

Regardant derrière lui, il se rendit compte qu’effectivement, Moore avait disparue. Hum.
Il haussa les épaules :

« N’importe quoi, elle a pas pu courir dans le magasin, trouver la lettre, et disparaître dans un ricanement diabolique, Stewarts »

Clignant des yeux, il la regarda plus attentivement notant une légère différence chez la jeune femme: « T’as fait quoi à tes cheveux? T’étais pas comme ça tout à l’heure, si? »

Ou peut-être que si.

Tiens d’ailleurs, les nouvelles venues n’avaient eu aucune réponse à leur question « qu’est-ce que vous fichez ici », mais il ne voyait aucune raison pour laquelle ce devrait être à lui de répondre. Il ne les connaissait même pas. Et la réponse aurait très bien pu être « On est venus faire quelques courses ».

C’était fou tout de même la rapidité avec laquelle Moore avait disparu.

Mais alors qu’il s’apprêtait à se diriger à son tour (puisque Stewarts avait décidé de se la jouer solo, pourquoi pas lui?), vers les caisses où trônaient fièrement la partie droguerie (à savoir aspirine et cigarette) lorsqu’une petite enveloppe rouge attira son attention. Encore. (Putain pourquoi ça tombait sur lui???).

« Euh… Liliany, c’est ça? Regarde ton sac… »

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