Duty.com - The Grimsby Experience
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 Après un petit récapitulatif...

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Adam Gallagher

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MessageSujet: Après un petit récapitulatif...   Sam 28 Juin - 2:11

Sifflotant un petit air de Jazz, Adam Gallagher sillonnait d'un pas allègre les rues de New York. Le jeune homme était plutôt de bonne humeur, et saluait de temps à autre les personnes qui, reconnaissant le jeune anglais dans la rue, le saluaient d'un "Gallagher!" enthousiaste. Il paraissait savoir à la perfection où ses pas le menaient, et s'y rendait avec enthousiasme. L'allure assurée, il faisait vers lui se tourner les visages féminins qu'il paraissait pourtant ne pas remarquer.Passant une main fébrile dans sa chevelure brune, le jeune homme s'arrêta enfin à une adresse. La bibliothèque scientifique gentiment calée dans l'upper west side, devenue, depuis les huit mois qu'il venait de passer dans big apple, l'un des endroits préférés de Gallagher.
Euh... Je sens le doute dans votre esprit. Genre, Adam Gallagher est devenu un petit intello qui consacre sa vie à ses études? Genre il kiffasse à décès aller potasser des bouquins pleins de formules chimiques compliquées? Et surtout, genre Adam Gallagher peut exister sans son pote Achille alias le roi des cas sociaux?
Ben... Peut-être bien. En même temps, la dernière fois que vous l'avez vu, Adam Gallagher était un élève de pensionnat dont le périmètre autorisé se limitait aux quatre murs de son bahut.

Et bien, ce temps est révolu...

"Salut poupée, comment ça va?"

Ou pas.

Le jeune homme vient juste de prendre place à coté d'une petite brune à laquelle il pose un baiser sur la joue. Devant elle, s'amassent une dizaine de bouquins en tous genre. Elle paraît particulièrement ravie de voir notre personnage, et le montre en l'assomant de bavardages et de battement de cils. Il ne s'agit pas de Karen Steevens, mais d'une des quelques élèves à qui le jeune homme donne des cours d'été. C'est l'un des moyens qu'il a trouvé pour financer ses études, et qui paye pas mal, il faut l'avouer. Ses élèves sont toutes des filles, toutes plus ou moins sensibles à son charme, et même si il ne dépasse jamais le cadre scolaire, il s'arrange toujours pour qu'elles gardent un minimum à l'esprit d'avoir une chance avec lui.

Une heure plus tard, il quittait la bibliothèque, avec en poche une cinquantaine de dollars, mais néanmoins l'air beaucoup moins joyeux qu'à son arrivée dans la bibliothèque. Aussitôt dehors, le jeune homme tirait une cigarette de sa poche, vieux réflexe qu'il n'avait jamais perdu, et se dirigeait vers la cinquième avenue, dans laquelle il avait un petit job de vendeur. Tel le personnage du siècle dernier, il gagnait son argent en cumulant les petits boulots, parfaitement intégré à sa vie New-Yorkaise, ou presque. Le temps passa, encore encore, et bientôt, il fut 21heures 30 à New York, et plus particulièrement dans le célébre centre commercial Barney's, au rayon produits alimentaires raffinés...

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Sam 28 Juin - 3:45

Tout près de Greenwitch village, l'allégresse semblait également au goût du jour. Une jeune femme dont le charisme significatif n'était pas sans nous rappeler quelqu'un que nous connaissons tous très bien venait de quitter précipitamment son cour de tennis. Les cheveux encore mouillés par la douche qu'elle venait de prendre, un jean et un sweat négligemment enfilé, elle se dirigea du côté de Midtown et de la 59e Avenue.

La New-Yorkaise la plus désinvolte de l'Upper East Side était de retour chez elle depuis quelques mois à présent. Cette ville était à son image : hyperactive et survoltée, sans ne jamais négliger cette froideur distante et tout à fait intrigante.

Kenzie Stewarts traversait Central Park d'un pas rapide, l'esprit ailleurs.
La jeune femme avait tentée d'ailer un taxi, mais vous savez, essayer de choper une voiture, durant une heure de pointe dans le centre ville c'était genre la plus grosse perte de temps qu'il soit. Oui, il faut savoir qu'après la lutte sans vergogne des piétons, l'affaire n'était pas dans le sac, il fallait encore essuyer les insultes et klaxons des autres automobiliste en colère de ne pas arriver à temps pour réaliser ces choses, que dis-je La chose plus importante qui soit ! New-York et ses embouteillages, comment vous dires ? Etrangement, Stewarts n'était pas stressée par tout ce vacarne, au contraire la jeune femme se sentait ici, beaucoup plus vivante que nul part ailleurs. Vous la prendrez sans doute pour une cinglée mais la désinvolture avec laquelle s'animait la ville, en début de soirée était pour elle le plus merveilleux des spectacles auquel elle pouvait assister.

Kenzie Stewarts déambulait donc, flânant presque au grès de son envie, pourtant elle était comme qui dirait légèrement en retard pour son rendez-vous avec le garçon qui était comme qui dirait son petit ami et qui devait probablement être entrain de se faire un sang d'encre. Anthony, le mec qu'elle avait embarquée avec elle, après son récent séjour en Europe, avait sans doute dû lui laisser genre une dizaine de messages sur son répondeur, se demandant si Straw n'avait pas encore une fois commise l'irréparable ou si, elle n'avait pas décidée de le larguer, tout simplement. Et oui, parce que, Kenzie Stewarts est une fille sans attache, pleine de surprise et surtout plus que tout imprévisible.
Que ce garçon se rassure, Stewarts semblait une fois n'est pas coutume, être un tant soit peu attachée à lui et si elle n'avait pas répondue, c'est tout simplement parce qu'elle n'avait pas pensée à rallumer son portable, une fois son entraînement de tennis achevé.

Elle n'était plus qu'à deux pas de chez elle, mais en passant devant chez Barney's, elle trouva plus sympa l'idée de manger l'un de ces plats français dans le loft du jeune homme, plutôt que d'aller faire on ne sait quoi dehors. L'imprévu était un facteur à toujours prendre en considération avec elle.

Ainsi, Stewarts venait d'arrivée au second étages de chez Barneys. On vous le donne en mille, rayon alimentation raffinée... Sur le point de revoir ce qui était pour un elle, un fantôme, au sens littéral du terme.
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Sam 28 Juin - 13:06

Ranger des produits français sur des étalages aux noms plus ou moins aguicheurs, en reposer d'autre dans des cartons, considérés comme "indignes pour une clientèle aussi importante que celle du magasin", mais qui était loin d'être indigeste pour le reste de la population (du moins, Gallagher voyait les choses ainsi). Regarder les produits qui avaient la plupart du temps, pas l'air si appétissants que cela, et qui faisaient au jeune anglais se demander pourquoi les petits bourges qu'il avait fréquentés un temps, paraissaient trouver un intérêt particulier à ce genre de trucs. Mais enfin, c'était son job, et il avait fait beaucoup plus ingrat que devoir renseigner des clients sur l'endroit où ils pourraient trouver des savonettes parfumées au pin des bois de Madagascar (troisième étage, sur votre droite, soit dit en passant).
Mais l'heure passait, et le magasin se vidait progressivement, laissant à Gallagher le temps de souffler un peu.

Un veston modestement griffé "Barney's" passé par dessus un tee-shirt blanc et un jean quelque peu usagé faisaient sa tenue de travail. Il avait assez galéré pour obtenir ce job, mais c'était celui qui lui rapportait le plus. Les tâches ingrates étaient loin d'effrayer notre jeune homme, et il arrivait parfois à se mettre de coté de quoi éviter d'acheter l'argent de son repas du soir. Depuis qu'il avait quitté Harper, on ne pouvait pas dire qu'il avait toujours la même apparence hautaine et le petit coté supérieur du temps où il était lycéen. Subvenir soit même à ses besoins était chose particulièrement compliquée, et après être passé à travers des temps plutôt difficiles, il fallait noter que son apparence générale s'était transformée légèrement. Plus grand, déjà, tel le garçon qu'il était il avait grandit de quelques centimètres. Son visage commençait à perdre les rondeurs de l'enfance, et il s'était légèrement creusé, car il était évident qu'il n'avait jamais mangé aussi bien après avoir quitté les murs de Harper : comme quoi, qui aurait pensé que ce bahut lui aurait manqué? (par certains aspects, seulement, hein, n'exagérons rien).

Il faisait donc des allers-retour à travers le magasin, venant tout juste de vider une boîte de 20 pots de cornichons directements exportés de France, et tournait au coin de l'allée "petits plats cuisinés" et "foie gras du monde", lorsqu'il vit quelque chose, ou plutôt quelqu'un, qui manqua de lui faire lacher son carton.
Tout d'abord, et cette première réaction ne lui était pas inconnue, il vit une fille aux cheveux filasse et aux jambes particulièrement longues, qui se distinguait du reste de la masse par ce petit quelque chose de je-m'en-foutisme qui paraissait être sa marque de fabrique. Jusqu'ici, tout va bien, et le jeune homme aurait sans doute poussé l'audace à vouloir lui parler, si il n'était pas strictement interdit de fricoter avec les clientes du magasin. Il se contenta donc de lui jetter des regards à la dérobée, s'approchant furtivement -de toutes manières, c'était la direction qu'il avait voulu prendre au départ, n'allez pas croire qu'Adam n'ai que ça a faire de se laisser troubler par une silhouette féminine- jusqu'au moment ou elle tourna la tête dans sa direction.

Le choc.

C'est là d'ailleurs qu'il manqua de lacher son carton, un peu comme lorsqu'on voyait quelqu'un quelque part dans un endroit ou il n'aurait pas dû être :

"Stewarts?!"

Il n'avait pas voulu s'exclamer ainsi, et d'ailleurs, il se maudit sur le champ : montrer un tel enthousiasme à voir quelqu'un qu'il était supposé détester était assez déroutant, comme si les victimes de Jack l'étrangleur commençaient à vouloir lui taper le hug sous prétexte qu'il les avait aidées à atteindre le trépas plus rapidement.
Bref, le problème à cette seconde, fut que Adam avait oublié, au moment ou il s'exclamait, qu'il était supposé détester Stewarts. Au bout de deux ans et demi environ (il avait quitté l'établissement en cours d'année), il était compréhensible qu'il ne se souvienne pas de tout le monde avec exactitude. Même si c'était Stewarts.

D'ailleurs, il se renfrogna rapidement en se souvenant du contexte : elle était une petite gosse de riche, et lui était un simple vendeur de chez Barney's, or, à Harper, ils étaient tous deux sur un pied d'égalité. Elle aurait toutes les raisons du monde d'être désagréable (plus qu'à l'accoutumée, du moins).
Il fut prit d'une envie de faire demi-tour, mais son orgueil fut le plus fort, et il avait déjà attiré son attention : affichant le Gallagher's smile, alias le sourire le plus imbu de lui même de la création, il prit un ton plus assuré contrastant avec son bouleversement intérieur, et dit ensuite en callant son carton sous le bras :

"Marrant de se croiser ici"

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Dim 29 Juin - 21:25

Non, vous ne rêvez pas.
Cette fille là, juste en face de vous avec cette boite de préparation rapide à la main était bien Kenzie Stewarts.
La jeune grunge devait avoir eu l'esprit lobotomisé depuis sa sortie d'Harper parce que pour que l'idée même de cuisiner quoi que se soit lui passe par l'esprit, il fallait vraiment qu'elle ait subi une espèce de traumatisme crânien ou quelque chose dont le choc serait d'égale importance. Stewarts Amoureuse ?
Ainsi donc, Kenzie fixait l'oeil perplexe la notice d'utilisation de cette boite de cuisse de grenouille "Tout-en-Un" d'après la recette original d'un grand chef français. Tu parles d'un délice, elle reposa l'objet une moue de dégoût sur le visage.
En même temps qu'elle marchait à travers le rayon, la jeune femme tapotait du bout des doigts l'étagère à sa gauche.
Elle venait de passer devant ce qui était il y a encore quelques années son ancien camarade de torture, sans même le voir.
Vous vous doutez bien que lorsque Key entendit quelqu'un s'exclamer son nom, elle ne pensa pas une seule seconde qu'il aurait pu s'agir d'Adam Gallagher.

Straw détourna le regard de son pot de cornichon, posant tour à tour ses yeux gris sur ce grand brun à l'air ténébreux et sur le veston de chez Barney's. Stewarts ouvrit de grand yeux. Elle mit au moins deux secondes trente pour se rendre compte que non il ne s'agissait pas d'un grand brun ténébreux mais de cet face de Gallagher. Elle ne savait pas si elle était contente de le voir ou tout simplement choquée. Quoi ?
Il faut dire que c'est vraiment la chose la plus inattendue qu'elle aurait pu espérer en cette fin de journée parce que sincèrement revoir l'un de ces types d'Harper quelques part et Gallagher en particulier était pas vraiment quelques chose sur laquelle elle aurait misée dans sa liste de "chose hypothétique, passablement probable à vivre".
Oh, et pourtant dieu sait s'il en arrive des choses incroyable à cette fille là, du genre se retrouver coincé dans un motel en pleine guérilla chinoise, rencontrer une hystérique tel que Gattina dans un bahut à l'autre bout du monde ou passer six mois en Europe à faire du stop sur le bord des autoroutes. Le choc de la rencontre ne fut que plus frappant pour Stewarts car Gallagher c'était tiré bien avant la fin de l'année et...

Oh merde! Gallagher ? Qu'est-ce que tu fiches ici ?! Tu.. je, enfin...

Un peu trop enthousiaste pour une asocial, non ?

En fait, lorsque Stewarts était perturbée, il lui arrivait d'être un peu brusque. Elle avait une tonne de questions à poser à ce mec, qu'elle décida qu'il valait mieux la boucler.
Elle se contenta de le regarder, vraiment perplexe. En fait, elle se dit que parfois, il ne fallait mieux pas essayer de sonder les mystères de l'existence. Certaines choses arrivaient à certains moments de nos vies et personnes ne savait pourquoi, c'était comme cela.Ce qui était bizarre c'est qu'elle avait des questions à lui poser alors qu'en général, précisément lorsqu'elle croisait des gens qu'elle connaissait déjà à New-York, Kenzie faisait son maximum pour écourter au plus vite la conversation.
En même temps croiser un Adam Gallagher à New-York était beaucoup plus déroutant que de croiser une Giulia Gattina dans un centre de spa, vous voyez.

Kenzie en aurait presque oubliée qu'elle n'avait jamais pu supporter l'idée même de rester dans la même pièce que ce type. Elle avait donc mûrie ? Voyons, ne soyez pas si naïf..

"Marrant de se croiser ici"

Kenzie leva les yeux au ciel dans un soupir de lassitude. Quoi déjà ? Oh et ces grandes retrouvailles digne des plus beau film Hollywoodiens voyons !

Je me souviens maintenant pourquoi je n'ai jamais pu supporter un type comme toi Gallagher. Tu es incapable de tenir l'espace de plus de cinq secondes sans jouer les mannequins.
Puis, elle lui donna un coup de poing dans le bras.
Non mais regardez-le, sa manière de tenir le carton et de placer sa jambe l'air toujours aussi beau et décontracté. Gerbant. Il était gerbant.
Que de mesquinerie. Qui aime..
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Dim 29 Juin - 22:53

Alors que, en apparence, Adam paraissait plus ou moins parfaitement maître de sa personne, au fond de lui le jeune homme était loin d'être aussi assuré. Même si tout chez lui criait des "Oui je suis vendeur chez Barney's, mais c'est un choix! J'ai l'air si cool avec ce veston", il avait en réalité l'envie folle de tourner les talons et de se tirer immédiatement des lieux. Or, c'était impossible parce que, rappelons le, il bossait. Il était donc dans ses heures de travail, et il lui restait très exactement cinq rayons à passer en revue en seulement 38 minutes. Aussi assuré qu'il pouvait bien paraître, donc, il se demandait comment fausser compagnie à Kenzie sans pour autant paraître stressé par ce fait. Merde. Un "Désolé, meuf, mais j'ai du travail" aurait reçu des remarques des plus moqueuses de la part de l'américaine la plus agaçante de la planète. Tous deux n'avaient jamais réussi à se supporter, ce qui était chose étrange pour le jeune homme qui n'avait eu avant elle que de très légers problèmes avant la gente féminine.
Peut-être que c'était aussi dû au fait qu'elle avait dès la première seconde attaqué son orgueil, or l'amour propre de Gallagher était paradoxalement aussi énorme que ne l'était pas son compte en banque. Souvenons nous de l'intervention de la blonde qui était venue briser une de ses tentatives de séduction à l'envers d'une nana dont il ne se souvenait pas le nom en se faisant passer pour sa petite amie... Pas le meilleur moyen d'attirer les faveurs de Mister Pride.
De l'eau avait coulé sous les ponts, et le jeune homme n'avait pas repensé à cette petite anecdote, mais la voir devant lui rappelait tous les souvenirs du lycée. Or Gallagher n'avait jamais terminé le lycée, et par le biais de ce que l'on nommait "association d'idée", il lui revenait en mémoire des trucs qu'il avait sans doute préféré effacer de sa mémoire.

Bref, Gallagher était sous le choc, parce qu'il n'aurait jamais pensé revoir un jour Stewarts, laquelle n'avait absolument pas changé, si on omettait peut-être le fait que son visage était beaucoup plus... uh. Elle avait cet air effronté-tête à claques qui donnait au jeune homme une envie folle de lui renverser son carton vide de cornichons sur la tête histoire d'effacer cet air goguenard made in Stewarts land. Heureusement pour elle, il avait encore assez de maîtrise de sa perosnne pour se souvenir qu'il était en train de bosser.

Je me souviens maintenant pourquoi je n'ai jamais pu supporter un type comme toi Gallagher. Tu es incapable de tenir l'espace de plus de cinq secondes sans jouer les mannequins.


Et mince, toutes ses bonnes résolutions venaient de s'envoler. Dommage, pourtant. Mince et double zut, deux années avaient passés, ils étaient adultes et responsables, et n'étaient plus assez immatures pour s'abaisser à s'envoyer des piques meurtrières à tout bout de champs. Il détestait vraiment cette fille : comment faisait-elle pour être aussi insensible à sa magnifique personne qui ne laissait pas les américaines indifférentes? être aussi agaçante??

Putain, Stewarts!


Fut sa réaction au coup de poing. Cette fille avait une poigne de fer, il fallait l'avouer, il en aurait laché son carton. Une grimace apparut sur son visage de bellâtre, alors qu'il répliquait d'un ton nasillard qui n'était pas sans rappeler celui qu'avait eu la jeune femme qu'il avait eu la folie de trouver à son goût durant les quelques secondes durant lesquelles elle était restée dans l'anonymat :

Je me souviens maintenant pourquoi je n'ai jamais pu supporter une fille comme toi. Aussi féminine qu'un boxer en tutu. T'aurais pas manqué ta...


Il fut interrompu par une voix autoritaire et particulièrement énervée :

Gallagher!


Le visage du jeune homme devint aussi blanc que les draps de lin à quatre cent fils au centimètre carré du premier étage de l'établissement : il s'agissait de son supérieur direct, à savoir le tyran en chef qui avait une aversion particulière contre lui, et qui ne manquait jamais une occasion de l'humilier devant témoins. Le but ultime de sa vie était de pousser les employés à la démission (pour les plus fortes têtes), à la dépression (pour les plus fragiles), à la dépression suivie de démission, voire au renvoit (ce qui arrivait le plus couramment). Tel l'individu têtu qu'il était, le jeune homme se refusait à faire la moindre erreur dans son job, ni même à se laisser aller à lacher ses nerfs sur ce petit homme qui n'attendait que ça. Souvent, lorsqu'il quittait son job, Gallagher, avait une envie folle de frapper quelque chose, mais pouvait au moins se féliciter de ne jamais céder devant son supérieur.

Adam inspira lentement, et se tourna vers lui.

Qu'est ce que vous faites à embêter les clientes? Vous avez du travail! On vous pose une question, vous-y-ré-pon-dez! Point!


Mince alors, Gallagher avait deux personnes à haïr située dans un périmètre de cinq mètres carrés. Difficile à gérer, non? Il sentit une bouffée de colère l'envahir : la personne qu'il aurait le moins voulu voir assister à ce genre de scene se situait juste à coté de lui. La machoire serrée, le regard bleu ciel passé au bleu nuit, il acquieça lentement, une expression dans le regard qui traduisait clairement son envie de l'attraper par le cou et de le plaquer contre le mur. Se tournant vers Stewarts, l'autre poursuivit :

Veuillez l'excuser, mademoiselle, si il vous dérange, vous n'avez qu'un mot à dire, et des mesures seront prises sur le champs. Ce garçon à un certain problème de discipline...


Adam posa sur la jeune femme un regard arrogant qui voulait tout dire. Vous savez, une espèce de "Allez, qu'est ce que t'attend? Tu viens d'assister à ça, tu peux encore enfoncer le couteau dans la plaie, non? De toutes manières, je m'en tape !"

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Lun 30 Juin - 1:06

Putain Stewarts ! ... Je me souviens maintenant pourquoi je n'ai jamais pu supporter une fille comme toi. Aussi féminine qu'un boxer en tutu. T'aurais pas manqué ta...

Kenzie Stewarts essuya un sourire dérobé, malgré tout ce temps la jeune New-Yorkaise n'avait pas oubliée à quel point c'était engageant de combattre contre des adversaires qui avait un sens de la répartie au moins aussi accompli que le sien. Hélas, elle n'eut ni l'occasion d'entendre la fin de cette phrase, ni celle d'y répondre car un petit gringalet à lunette et au physique tout ce qu'il y a de moins à son aventage venait d'intervenir auprès d'eux.

Kenzie resta silencieuse, croisant les mains contre sa poitrine. Si en temps normal, elle se serait réjouie d'avoir à assister à la mise à mort de Gallagher, à ce moment précis de l'histoire, elle se maudissait en silence d'avoir à être là. Elle ne pouvait pas avoir la prétention de connaître Gallagher, il ne c'était côtoyés que de manière furtive à une époque de leur adolescence, pourtant elle pouvait lire sur son visage l'agacement manifesté. Maintenant qu'elle était là, c'était compliqué de s'éclipser l'air de rien, et pourtant elle ne désirait qu'une chose : se tirer l'air de rien. Elle ne savait même pas pourquoi elle était venue à Barney's d'ailleurs, elle détestait mettre les pieds ici... Kenzie se mordait la lèvre nerveusement, tout en tapant du pied. En constatant qu'elle se trouvait dans le rayon cuisine du monde, son esprit tilta : Anthony ! Elle l'avait carrément oublié durant ces cinq dernières minutes.
Fidèle à elle-même, Kenzie ne portait pas de montre, le temps qui passe était sans doute la chose la plus angoissante qu'elle avait à affronter au quotidien, or ne jamais porter de montre avait un désavantage non des moindres, celui de rarement connaître l'heure qu'il est et par extension, celui d'arriver le plus clair de son temps avec un retard d'au minimum un quart d'heure partout où elle aller et peu importe ce qu'elle avait à faire.
D'un côté il y avait Anthony qui l'attendait chez lui - et qui pensait qu'elle voulait le larguer donc qui c'était mit à peindre une toile dans le style artiste torturé qu'elle aimait tant chez lui mais ceci était un détail que Kenzie ignorait - et de l'autre, il y avait Gallagher qui se faisait remettre en place par son supérieur de Barney's et tout cela à cause d'elle.

Veuillez l'excuser, mademoiselle, si il vous dérange, vous n'avez qu'un mot à dire, et des mesures seront prises sur le champs. Ce garçon à un certain problème de discipline...

D'un côté elle était en retard et de l'autre..
elle manqua de s'étouffer en se rendant compte que c'était à elle que l'on s'adressait. Kenzie ne voulait rien avoir à faire dans cette histoire. Ni une, ni deux elle décroisa ses bras et s'apprêta à faire quelque chose qui l'énervait fortement.
Prenant un petit air convenu, Kenzie prit la parole.

Oh et bien a vrai dire (elle se pencha un peu plus vers ce petit homme à lunette afin de lire le nom écrit sur son badge)
Monsieur Lawson ce jeune homme m'expliquait justement comment cuisiner ces cuisses de grenouille. Heureusement d'ailleurs qu'il parle Français, car autrement il m'aurait été impossible de déchiffrer le mode d'emploi. un ton sec, rêche et pincé. Une brillante imitation de petite bourgeoise capricieuse, comme on pouvait en trouver à la pelle dans l'Upper East Side.
Est-ce que vous savez chez Barney's que nous sommes en Amérique ? Oui, non ? La langue d'usage, c'est bel et bien l'anglais si je ne m'abuse ? Et bien quoi, vous pensez sans doute qu'une femme comme ma chère mère Délinda Mindie-Colins à le temps de décrypter tout les usages de la langue française afin de s'alimenter ? Vous ne pensez donc pas chez Barney's qu'elle à autre chose à faire ? Oh! vous avez plutôt intérêt de vous réjouir mon très cher Jean d'avoir un vendeur aussi compétant dans vos rangs que ce garçon ! Au lieu de créer des litiges à de pauvres employés qui peinent pour se plier aux exigences de votre clientèle vous feriez mieux de réviser votre stratégie marketing, on a jamais vu pire travail de toute l'histoire de votre enseigne....


A quand la cérémonie des oscars ? Ce monsieur Lawson la regarda avec supplice, Kenzie en avait presque de la peine pour lui, mais elle ne pouvait pas se permettre maintenant d'avoir l'air humaine. Le pire moment fut sans doute celui où il entendit le nom de sa mère. Forcément lorsqu'on sait que la majorité des produits cosmétique vendu entre ces murs appartiennent à la marque du même nom, il y a de quoi faillir. L'homme jeta un regard rageur à Gallagher avant de tourner les talons.

L'unique raison pour laquelle j'ai fait cela, c'est parce que j'avais une once de responsabilité dans cette histoire, alors ne vas pas t'imaginer que ça change la donne. Nous ne sommes toujours pas amis Gallagher. Ceci dit, à charge de revanche.
Comme s'ils allaient se recroiser un jour.
Kenzie se tira -enfin- de chez Barneys. Un départ on ne peut moins remarquable.

Hélas, c'était loupé pour le dîner français d'Anthony qui nous vous le rappelons était l'unique raison de son retard. L'unique raison de son retard venait donc de se faire la mâle. Pourquoi est-ce qu'elle avait aidée Gallagher déjà ? Ah oui, parce qu'elle contrairement à lui ne se tirait pas par la fenêtre lorsqu'elle était en présence du personne sur le point d'expirer. Tu parles d'une arnaque..

Bon à présent, le meilleur moyen d'arriver rapidement à Greenwitch c'était de prendre le métro. Heureusement que Stewarts ne souffrait pas de clostrophobie contrairement aux trois quart de ses voisins..
Elle attendait la rame, mais elle ne pouvait effacer de son esprit cette rencontre pour le moins perturbante. C'était bizarre, tout ceci. Du genre vraiment bizarre.
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Lun 30 Juin - 2:52

Vous savez, lorsqu'il lui avait répondu, c'était presque avec amusement. Même si il ne s'en était pas vraiment rendu compte, parce qu'à moins d'être assez torturé, on n'était que rarement d'humeur jouasse lorsqu'on revoyait quelqu'un qu'on était supposé detester. Or, Gallagher ne reconnaîtrait évidemment pas avoir ressentit un certain plaisir à retrouver leur rixtes verbales, du moins durant quelques secondes : avant l'arrivée de Lawson, petit ver à lunettes de son état, qui n'avait pas manqué de le rappeler à la raison.
Ouais ouais, Adam, vous ne jouez plus sur le même tableau, toi et Stewarts...


Inutile de dire que le jeune homme s'était sentit beaucoup plus humilié par la réplique de Kenzie Stewarts, laquelle ne s'était pas privée de lui rappeler à quel point elle était friquée (d'ailleurs il avait totalement sous estimé son compte en banque), que par la remarque de Jean Lawson. L'attittude particulièrement horripilante de son supérieur était pour Adam son pain quotidien, si l'on pouvait le dire ainsi. Mais il aurait préféré être viré, et risquer ainsi de ne pas avoir de quoi payer son loyer de la semaine, (exorbitant malgré sa vetusté comme tout appartement New-Yorkais), risquer l'expulsion (car le propriétaire savait parfaitement que pour un locataire qui ne payait pas, il y en avait une dizaine dehors qui avaient l'argent et étaient près à prendre sa place), et se retrouver dans une galère engendrée par les deux points précédents, que d'être défendu par la jeune femme.

Oups, trop tard, visiblement. La machoire serrée de Gallagher le resta, alors qu'il regardait la blonde prendre sa défense, et qu'il se retenait pour ne pas intervenir et décider de tout plaquer par orgueil en disant ses quatre vérités à l'autre crétin haut comme trois pommes. Mais soyons sérieux, il avait beaucoup trop besoin de son travail et de cet argent.
Il se demanda aussi pourquoi elle avait fait ça. Elle aurait pu tout aussi bien ordonner son renvoi comme d'autre la pendaison, et ses voeux auraient été tout aussi rapidement exaucés. Ce geste de magnanimité de la part de sa vieille connaissance était tout aussi étonnant que si il avait vu un lapin effectuer une gigue devant les baies vitrées de Barney's.
Il était difficile pour Gallagher de ne pas être reconnaissant. N'est ce pas? Ouais, mais le problème, c'était qu'il était beaucoup trop en colère pour se rendre compte avec précision qu'il venait de passer à deux doigts d'un des plus grand drames de son existence. De l'un des effets papillons les plus galères de sa courte vie (ben oui, suivez : perte de l'emploi > perte de l'appart > perte de la plupart de ses biens qu'il ne pourrait evidemment pas trimbaler partout avec lui > perte de ses élèves qui ne pourraient pas supporter un type à l'hygiène et aux fringues déplorables... etc, etc.)

L'autre venait de tourner les talons, et Gallagher avait plus envie que jamais de faire du lancer de pot de cornichons à travers Barney's. Paraitrait que briser du verre avait des vertues relaxantes... Son carton toujours sous le bras (il avait presque failli l'oublier, dites donc), il toisa Stewarts d'un regard noir, et répliqua à sa petite remarque:

Sache, Stewarts que j'aurais tout à fait pu me démerder tout seul. Ne vas pas croire que je te suis redevable


Une telle mauvaise foi aurait été digne du guiness world des records, ma parole... Enfin, elle se tira, et Gallagher se remit à ranger ses produits (il était à présent passé aux olives). Il était tellement plongé dans son ruminement intérieur contre Stewarts, qu'il brisa un pot d'olives. L'autre rappliqua, d'ailleurs à grand pas, et s'apprétait à lui faire une remarque, mais Adam lui lança un tel regard qu'il tourna les talons (a moins que ce fut parce qu'il croyait qu'il frequentait la fille de Mindie Collins et qu'il ne préférait pas avoir à risquer de perdre sa place).

Enfin bref, trois quart d'heure plus tard, le jeune homme quitta la célèbre enseigne, une cigarette aussitôt glissée entre ses lèvres, alors qu'il se dirigiait vers la bouche de métro la plus proche, un sac à la main dans lequel il avait glissé quelques produits proches de l'expiration qui feraient son repas du soir.
Putain de journée, sans doute celle qui sortait le plus de son quotidien "métro-boulot-dodo", si fidèle au crédo inventé par la masse populaire, et dont il faisait partie. Merde, il n'arrivait pas à comprendre pourquoi revoir Stewarts le chamboulait tant que ça. Peut-être parce qu'elle lui avait prit la tête... Sans doute qu'après une nuit de sommeil dans son appart situé sous les toits d'un vieil immeuble de Brooklyn, il aurait totalement oublié cet incident. Parce que très sérieusement, se souvenir qu'il y avait une vie en dehors de ses jobs était chose très pénible. Et de reconnaître qu'il s'était beaucoup plus amusé en se "disputant" avec Stewarts qu'en rangeant ses bocaux de cornichons (notons qu'en réalité, le seul plaisir de Gallagher, hormis ses livres de sciences, était lorsqu'il fumait une cigarette).

Il dévala donc les marches le menant au quai, ayant prit le soin de laisser tomber sa cigarette à l'entrée de la station. Il était tard, et peu de personnes s'amusaient à sortir en pleine semaine : et c'était ce qu'aimait le plus le jeune homme. Le silence, les quelques passants peut-être pas très fréquentables mais qui étaient parfaitement dans leur élément, et observer d'un oeil vitreux le quai d'en face. La rame ne tarda pas à arriver : et il s'y engouffra, sans prêter attention au fait que la population qui l'entourait avait l'air beaucoup plus friquée que la moyenne des habitants de Brooklyn. Peut-être parce le nombre de personne partageant son wagon était très limité.

En fait, pour tout vous dire, en ce mardi soir, au moment même ou la petite voix électronique annonçait le prochain arrêt -ce qui fit percuter Gallagher (oups, mec, tu t'es trompé de coté), le wagon s'arrêta de manière assez brusque, en plein milieu d'un tunnel, et tandis que la même voix annonçait un problème d'électricité dont la réparation prendrait quelque minutes merci de bien vouloir nous excuser, le jeune homme levait la tête quelque peu agaçé, alors qu'une blonde était plongée dans une conversation téléphonique animée, qui brisait légèrement le coté "on est coincé dans une rame de métro au secours sortez nous de là" de la situation.
Je vous le donne en mille : Stewarts.

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Lun 30 Juin - 4:14

Les joies du métro n'était plus ce qu'elles étaient autrefois, oui autrefois lorsque Stewarts adolescente en rute contre l'univers tâchait d'être la plus anticonforme qui soit et prenait le métro pour aller au lycée alors que ses petits camarades de pensionnat eux, se ramenaient en voiture personnelle ou à pied pour les plus téméraires. Bref, autrefois lorsque Kenzie Stewarts prenait le métro c'était plus par soucis de faire rager ses parents comme elle le pouvait (les transports en commun était considérés pour des gens friqués comme le summum de la mauvaise éducation) plus que par soucis de gain de temps. Or voilà du temps ce soir de manière précise, Kenzie n'en avait pas à revendre, elle était en retard de plus de trois quart d'heure et voilà que sa rame de métro avait décidée de se la jouer anticonforme elle aussi. La jeune femme avait passée les quinze dernières minutes à scruter le panneau au dessus de sa tête qui affichait pour unique information "Retardé". Joyeux.
La jeune femme avait un fort besoin de nicotine et elle détestait plus que tout poiroter pour rien, pas besoin de vous préciser donc que son taux de stress avait amplement augmenté depuis sa récente visite chez Barney's. Gallagher ? Elle l'avait déjà oubliée.. Oui, tu parles, Kenzie se demandait toujours ce qu'il fichait ici à New-York et non pas en Grande Bretagne son pays d'origine.
Au moment où elle commençait à perdre espoir la rame de métro fit enfin son entrer, accueilli comme un sauveur pour les quelques pèlerins pressés de pouvoir rentrer chez eux retrouver leurs petites familles, après une énième journée de dure labeur. En y réfléchissant, elle se dit qu'elle n'avait pas vraiment à se plaindre, elle, n'avait aucune attache. Stewarts vivait au jour le jour sans se soucier de quelconques besoin matériel à combler, elle n'avait jamais manquée de rien certes mais son anticonformiste faisait surtout qu'elle se fichait bien de l'argent et du reste. Quelque chose de difficile à concevoir probablement pour quelqu'un qui n'avait jamais évoluer dans un milieu aussi favorisé que fut le sien depuis son plus jeune âge. Le plus difficile à concevoir c'est sans doute, comment est-ce qu'elle a pu se forger un tel état d'esprit alors que l'argent à toujours été son quotidien. Dans le fond ceux qui connaissaient Stewarts savaient que le vielle adage l'argent ne fait pas le bonheur n'a jamais trouvé autant son sens qu'avec la vie de Kenzie. Une vie pleine de désillusion et de confusion surtout.

La jeune femme venait de monter dans le métro, en attrapant son portable dans son sac, elle constata enfin que sa boite vocale était sur le point d'exploser. Elle ne savait pas s'il fallait qu'elle trouve l'attention que lui portait son petit ami touchante, ou bien si ce n'était pas le moment où elle devait commencer à flipper. Kenzie décida de l'appeler, il devait sans doute être entrain de peindre comme d'habitude... oui et tu parles de peintures.

Allo, Anthony ?! Je suis désolé je viens d'allumer mon téléphone, je suis dans le métro. Non, je ne vais pas sauter Anthony !

Au moment où elle prononçait cette phrase, elle croisa le regard de...

Gallagher...Non, pas toi Anthony.. C'est bon arrêtes de crier, je t'ai dis qu'il était éteint ! Je sais, j'arrive chez toi, tu peux commander des Pizza ? Allo ? Allo ?!

Parfait, il n'y avait plus de réseau.
Kenzie ne c'était même pas rendu compte que le métro avait caler lorsqu'elle était au téléphone. Il faisait une de ces chaleurs, si elle n'avait pas encore manifestée de signes de claustrophobie durant ces vingt dernières années, cela était peut-être sur le point d'arriver. Elle mourait de chaleur. Après avoir retirer son sweat, elle reporta son regard sur Gallagher.
Il avait vraiment fallu qu'il se recroise ? Le moment chez Barney's avait été suffisamment gênant pourtant... Si, elle était du genre paranoïaque, elle aurait été sur le point de s'attendre à recevoir une petite enveloppe de couleur rouge d'ici une à deux secondes. Mais pour une fois, il fallait se rendre à l'évidence, Stewarts et Gallagher se retrouvaient coincés dans le même bateau par une force qui était extérieur à ce DUTY terreur du pensionnat Britanique dans lequel ils furent scolarisés en terminal.
La jeune femme pris place sur l'un de strapontin face à elle, priant pour que ce fichu métro redémarre !
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Lun 30 Juin - 4:55

Adam était déjà en train de déplorer le retard qu'engendrerait ce petit problème de métro. Le métro avait souvent des problèmes, mais rarement à cette heure. Quoi que... D'un point de vue pessimiste, du point de vue de celui qui était particulièrement adepte de la loi de Murphy tout ceci n'était que la suite d'un enchaînement bien étrange qui se déroulait depuis le moment même ou il avait rencontré Stewarts (La loi de Murphy était, rappelons-le, la loi de l'emmerdement Maximum créé par l'un des types les plus parano de la planète, sans doute.)
Se rendre compte que Kenzie Stewarts avait poussé le vice jusqu'à envahir sa rame de métro, celle qu'il prenait chaque soir à la même heure depuis le début des vacances d'été (ou presque, puisque Gallagher s'était comme qui dirait trompé de coté), était une chose assez perturbante, le renvoyant directement au chapitre de son enfance : pourquoi bordel, fallait-il que cette fille soit partout où le vent me mène, et surtout, pourquoi emmène-t-elle avec elle la poisse qui semblait suivre la jeune femme comme une portée de canetons suivait leur génitrice cane.

Imaginez donc le wagon, peuplé à cette seconde de quelques rares personnes parmi lesquelles, collé à une fenêtre, Charles, ex combattant de la guerre du Vietnam aujourd'hui abandonné comme tant d'autres par son pays, et donc sans domicile fixe, Gwyneth, mère de trois marmots parmis lesquels : Johnny, l'aîné de sept ans, lequel avait attrapé une méchante grippe qui l'avait forcé à aller passer quelques jours chez sa grand-mère domicilée dans Brooklyn, endroit que le jeunot détestait et duquel sa mère venait tout juste de tirer. N'oublions pas non plus Brandon, ex-surfeur Californien /nouvel avocat qui se félicitait de retrouver sa petite amie Carla qu'il comptait demander en mariage, et qui par le fait, affichait un air aussi béat que la béatitude, et Chloé, adolescente en fugue de 14 ans dont l'allure et le physique n'étaient pas sans rappeler une certaine Stewarts au même age (si on omettait le fait que Kenzie était beaucoup plus tête à claques, du moins, c'est ce qu'aurait pensé Adam si ce dernier avait prit la peine d'observer les personnes qui l'entouraient).
Tous étaient donc plus ou moins agacés par l'arrêt subit de leur rame de métro, et beaucoup plus par la conversation de Stewarts, sur laquelle les yeux du jeune anglais étaient posés sans qu'il s'en rende même compte dans une expression narquoise (qui pour une fois n'était absolument pas voulue), depuis qu'il avait remarqué sa présence.

Visiblement, la jeune femme paraissait fort passionnée par l'individu qui se trouvait à l'autre bout du fil, et ne paraissait pas se soucier du fait que le reste de l'humanité se fichait totalement du fait que tous deux comptaient dîner de pizzas. Adam sursauta lorsqu'il entendit son nom parmi les bribes de la conversation. Parmi les 28 lignes de métro existant à NY, il avait fallu qu'ils prennent la même, et ne me parlez pas de hasard. Enfin, rien ne les obligeait à communiquer, puisque Gallagher comptait descendre à la prochaine pour la reprendre dans le sens opposé. Une heure et demi de transport en commun avant de rentrer chez lui, et il était obligé de passer les quelques minutes précédant ce long trajet avec une fille qui hurlait au téléphone.
Ah, non, elle avait cessé, visiblement, plus de totalité. Quel dommage(!), songea-t-il, avec un petit sourire adressé à sa personne, mais qui fut capté par Chloé l'ado, laquelle songea qu'elle avait bien fait de manquer l'épisode final de sa série préférée pour se retrouver dans le métro avec un garçon aussi beau qui paraissait lui sourire.

Il la regarda se dévétir et s'installer quelque part où ils n'auraient théoriquement rien à échanger, mais pourtant, car il y a toujours un mais dans ce genre d'histoires, Gallagher ne put s'empêcher de déverser ses ondes négatives en lachant négligeamment, alors qu'il passait en revue le contenu de son sac en papier :

Quel bol que cette nana ait été sensurée, parce que je ne suis pas vraiment sûr d'avoir absolument eu envie de connaître le choix des pizzas qu'elle aurait eu pour dîner...


Gallagher, où comment montrer à quelqu'un qu'on avait pas vu depuis deux ans à quel point elle nous avait manqué. Je vous assure que cette petite pique n'avait pas été désirée...

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Lun 30 Juin - 5:43

Le problème vous savez, n'était pas tant d'être coincé dans le métro. Ni même d'être coincé dans le métro avec une espèce d'ex lycéen qui s'aimait plus que ne l'autorisé la moyenne et qui était le prototype même du fiancé de barbie, la galanterie en moins et le look rebelle en plus. C'était dingue que Gallagher reste inchangé, toujours aussi crétin malgré le poids de l'âge et les centimètre gagnés en hauteur -même si elle n'avait pas détaillée Adam des pieds à la tête lorsqu'elle l'avait croisée tout à l'heure, Kenzie avait remarquée sans trop de problème qu'il faisait nettement plus d'une tête de plus qu'elle à présent alors qu'avant, elle n'avait que quelques centimètres de moins que lui- . Gallagher avait l'air tout aussi Gallagher. A savoir, mauvais joueur, susceptible et rageant !
Il fallait peut-être que quelqu'un précise à ce type que ce n'était pas parce qu'elle lui tournait le dos, qu'elle avait pour autant été amputée de ses oreilles. Kenzie virait-elle paranoïaque ?
Elle se retourna, le foudroyant d'un regard de félin prêt à bondir et achever sa proie !
Vous-voyez c'était cela le problème avec lui, dès qu'il se trouvait dans son périmètre carré, elle savait que les évènements prévu au programme aller être chamboulé. Ce mec attirait la poisse comme son ombre, il lui suffisait de regarder plus loin dans le passé. Lorsqu'elle c'était brisée le bras, c'était il y avait Gallagher dans les parages et lorsqu'elle c'était tiré d'un voyage scolaire à Liverpool, propulsé dans le pire plan de sa vie, il y avait également Gallagher.
Oh, mais de toute manière, il pouvait parler de toute manière, elle ne l'entendait pas, ne l'écoutait pas. Gallagher n'existait pas.
Et pourtant c'était bien sa tête qui se reflétait là haut dans la vitre. Lorsque Kenzie leva la tête et remarqua que cet idiot affichait un sourire béat de satisfaction, elle plongea ses yeux dans ceux de Gallagher, la mine agacée.
Chedar et Végétarienne !
Lança t-elle sur un ton de défis.

Deux gamins. Ces deux là avaient tout l'air de deux gamins de douze ans d'âge mental, tout droit sortie d'une école pour enfants attardés.

La New-Yorkaise, voulait faire abstraction de sa présence, mais tenter d'ignorer cet idiot était aussi simple que de vider le sel dans l'océan. Il était si exaspérant, que cela en devenait compliqué. Notons, que peu importe la suite des évènements, c'était lui qui avait commencé. Kenzie tapota à nouveau sur son téléphone afin de joindre quelqu'un, peu importe qui, du moment qu'elle n'aurait plus à écouter respirer l'autre ahurie derrière elle.
Hélas, il n'y avait ni réseau et ses yeux revenaient toujours au même point, cette satané vitre. Une gamine au look destroy venait de prendre place à côté d'Adam.

Le détournement de mineur est également interdit aux USA
marmonnât-elle à sa propre adresse.

Les ondes négatives étaient manifestement contagieuse...
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Lun 30 Juin - 6:28

Sa private Joke n'était pas totalement passée inaperçue. Hormis le regard quelque peu assassin de Kenzie Stewarts, un léger gloussement c'était fait entendre, en direct provenance de la frêle et blonde personne d'une gamine qu'il n'avait bien évidemment pas remarqué auparavant. Le vieux Charles, s'était quand à lui mis à marmonner des Rien de tel qu'un bon repas pour repartir du bon pied, et, rien de tout cela ne parut exceptionellement étrange à Gallagher, lequel avait assimilé la notion Stewarts = plans chelous. Vous savez, un peu comme pour les vaccins. Stewarts était comme un virus qu'on avait attrapé une fois, et dont le corps se souvenait instinctivement à chaque fois que ledit virus repassait dans ses parages. Belle comparaison, n'est-ce pas?
Malgré lui, il se surprit à penser que sans doute la jeune New-Yorkaise avait perdu la main niveau mauvaise graine, car il se souvenait du temps où elle ne se serait pas simplement contenté de lui jeter un regard furibard. Souvenons nous ne serait-ce que de l'épisode Barney's, ou son bras avait salement payé le prix de son amusement, et comparons. Ah-Ah, Gallagher ne comptait surement pas faire preuve de clémence sous prétexte que la blonde avait daigné épargner sa vie et accessoirement son job. Sans doute avait-elle fait la manoeuvre de sauvegarde du job uniquement pour lui montrer sa supériorité : glisser qu'elle était la fille de Mindie Collins (laquelle n'était pas connue personnellement du vendeur qu'il était, mais qui faisait partie de ces quelques clientes encore plus privilégiées que la moyenne, qui provoquaient un extrème chamboulement à travers le personnel de la célèbre enseigne à chaque fois qu'elle daignait poser ses chaussures à 800 dollars l'unité dans leur entrée) était vraiment faire preuve d'une mesquinerie qu'il ne lui connaissait pas. Mais en y repensant, que connaissait-il de Kenzie Stewarts à part peut-être le fait qu'elle était insupportable?

Cheddar et Végétarienne? Etait-ce le titre d'une nouvelle chanson à caractère hippie, ou alors une insulte d'un tout nouveau genre? Décidemment, Gallagher n'avait plus toute sa tête, et heureusement que le jeune Johnny venait de murmurer à sa génitrice un Maman on pourra en avoir une nous aussi?, sinon il aurait sans doute laché une réplique qui n'aurait pas été sans s'attirer les moqueries éternelles de Stewarts. Question à 100 000 dollars (qu'il ne possédait évidemment pas) : pourquoi s'occupait-il tant de ce que la blonde pouvait penser de lui, alors qu'il passait ses journées à se faire humilier par des crétins du genre Lawson? On n'y répondra pas, pour des raisons que la psychologie n'ignore pas : faire la psychanalyse de Gallagher en cette heure très avancée ne nous aiderait pas à comprendre de toutes manières ce qui se passe derrière ces yeux bleus.

Il détourna le regard de la jeune femme, se rendant enfin compte de la mesquinerie de leur attitude. 20 ans, bordel, pas moyen qu'ils se mettent à se chamailler (devant public), comme des gamins sortis directs de l'école maternelle, si?
Gwyneth promit à son fils qu'il aurait droit à sa pizza, et Adam songea quand à lui à la merveilleuse collection de sardines en boîtes griffées Barney's qui l'attendaient pour son propre dîner (et qu'il serait obligé de partager avec Pistache, un chat qui avait la facheuse manie de venir gratter à sa porte, comme si monter les cinq étages qui le séparaient du rez-de-chaussée de l'immeuble où ils vivaient était son petit plaisir perso. Au chat, pas à Gallagher.)

Enfin bref, il s'abstint de commentaires, désireux de montrer à la population du wagon à quel point il savait être mature et responsable, lui, lorsque Mini-Kenzie vint prendre place à coté de lui, pour des raisons qui lui étaient parfaitement étrangères. Ben voyons.

Les mains posées sur les genoux, elle paraissait désireuse d'engager la conversation avec sa personne, mais fut sans doute bridée dans sa recherche de mot de courtoisie par la remarque de Stewarts, qui fit rougir la petite comme une tomate-cerise.

Quand j'étais au lycée, il y avait des rumeurs qui couraient à ce sujet à propos de mon prof de lettre et d'une de ses élèves...



Oh, venait-il d'insinuer que Stewarts se tapait ce très cher Miles, plus connu sous le nom de "Appelez moi Miles" par la bande de Gallagher, le prof de lettres un tantinet agaçant à qui toutes les filles du bahut rêvaient de plaire, et qui affectionnait particulièrement le bredouillement? Précisément. Bon, quand-est ce qu'elle repartait, cette rame?

Mon dieu mais c'est une honte!


S'exclama alors la mère de famille, laquelle paraissait quelque peu choquée de cet échange pourtant pacifiste entre les deux individus qu'étaient nos personnages.

A qui le dites vous, Madame...


Marmonna t-il alors que Brandon commençait à grommeler tout basce que tout le monde pensait tout haut : à savoir pourquoi cette fichue rame ne repartait pas.

Mais euh... Vous euh... Vous connaissez, tous les deux?


Demanda alors mini-Stewarts qui avait visiblement trouvé un moyen d'engager la conversation, et qui paraissait quelque peu désapointée à l'idée que celui qu'elle voyait très bien dans le rôle du prince charmant soit véritablement une connaissance de celle qu'elle aurait sans doute placée en pôle position dans le rôle de la princesse.

ça me rapelle quand j'ai rencontré ma Clara... on n'arrêtait pas de se jeter des piques mutuellement


Lâcha l'ex surfeur au teint pourtant plus bronzé que le soleil, et qui paraissait particulièrement mélancolique... Et qui reçu un regard foudroyant de Gallagher qui traduisait très bien le "De quoi je me mêle" qu'il pensait pourtant.

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Mar 1 Juil - 9:41

Kenzie Stewarts ne connaissait pas Adam Gallagher et c'était vice versa, pourtant dieu sait s'ils avaient eut l'occasion de passer quelques moments d'extrême labeur ensemble.
En général, se retrouver coincés dans des situations aussi insolites que celles qu'ils avaient tout deux vécus avait de quoi rapprocher, mais voilà Kenzie Stewarts et Adam Gallagher était aussi proche l'un de l'autre que le pôle nord et le pôle sud, plus antagoniste tu meurs.
Lui était un garçon simpliste, arriviste et versatile - du point de vu limité de notre grunge du moins - il était l'illustration même de ce qu'elle nommait la dégénérescence chromosomique de type XY.
Kenzie, elle, était tout simplement.. Kenzie, à savoir tout le contraire de cela. Elle était une casse-cou, une impulsive et une grande asociale et lui ? Voilà qu'il avait déjà commencé à compter fleurette aux gens du wagon ! S'improvisant un petit pic-nique avec son nouvel ami vétéran du vietnam - car son sens de l'observation lui avait fait remarquer en entrant dans la rame que le vielle homme portait sa médaille, relique de guerre sans doute sortie d'une ancienne boite à chaussure, comme chaque année en l'honneur du 4 juillet-.

Quand j'étais au lycée, il y avait des rumeurs qui couraient à ce sujet à propos de mon prof de lettre et d'une de ses élèves...


Et voici une représentation spéciale pour vous de Gallagher et son incapacité à ne pas pouvoir retenir plus de cinq secondes l'attention sur lui scène deux.
En fait vous pourriez nous faire remarquer que Kenzie aurait tout aussi bien pu ne pas espionner cette conversation, c'est vrai
Un gamin disait vouloir une pizza, sa mère témoignait quant à elle de son choc à l'écoute de cette nouvelle -Miles abigail-fille-de-joie, pas pour la pizza-.
D'ailleurs Kenzie se demandait bien comment avait-il fait pour savoir à propos d'Abigail-fille-de-joie et du prof de littérature, il était partie bien avant d'après ses souvenirs
. Oui, Kenzie savait précisément la date ou Gallagher c'était tiré et non, elle ne connaissait pas ce détail contrairement aux nombreuses groupies du jeune homme, parce qu'elle était aller déposer une gerbe de fleur sur l'hôtel qui lui avait été consacré mais surtout parce que sa place à Harper c'était également jouée ce jour là.
Soit dit en passant, on a jamais vu pire phase de déprime dans son fan club d'Harper que lorsqu'Adam Gallagher c'était tiré. Si vite en aller, si vite remplacé par Hareton la-rock-star-des-states

Cet idiot c'était fait la mâle après Liverpool et à vrai dire, Kenzie n'avait jamais compris pourquoi il avait été viré et pas elle. Avec le temps Straw avait fait abstraction de tout les détails de son année en Grande-Bretagne, c'était peu à peu comme si en revoyant Gallagher tout lui était revenu d'une traite. Elle se surprit à laissé se dessiner un petit sourire de nostalgie sur le coin des lèvres.

Mais euh... Vous euh... Vous connaissez, tous les deux?

Sourire qu'elle ravisa aussitôt.

Puisqu'elle ne voulait pas se montrer antipathique avec cette gamine, probablement parce que d'un certain point de vu, elle lui rappelait un peu elle-même à son propre âge, Stewarts fit comme si elle n'avait rien entendu. Elle se contentât de compter le nombre de station de métro qui lui restaient, même si cela ne servait à rien étant donné qu'ils étaient coincés.

ça me rappelle quand j'ai rencontré ma Clara... on n'arrêtait pas de se jeter des piques mutuellement

Le surfeur californien aurait par contre dû s'abstenir pour cette fois, s'il ne voulait pas trépasser de manière tragique tué par les deux autres avant la fin du voyage.
Kenzie le regarda faussement perplexe.
Oh ett laissez-moi deviner, vous avez fini par comprendre que l'un de vous devez mourir au plus vite, c'est ça ? lachat-elle sur on ton des moins amicale.
On avait rarement vu symbiose aussi parfaite entre Adam et Kenzie sur un point.

A ce moment, elle se demandait précisément pourquoi est-ce qu'il fallait toujours qu'elle tombe sur les personnes les plus à même, à la mettre en pétard. A croire que le monde entier c'était ligué contre elle depuis sa naissance. En tout cas, là vraiment elle commençait à saturer. Stewarts quitta son siège tout à coup pour se diriger vers la porte du Wagon la plus proche. Elle appuya une dizaine de fois de manière successive sur le bouton jaune de l'interphone, ou le bouton qui servait d'outil de communication avec la cabine du conducteur.

Bon écoutez moi bien !! Il fait une chaleur pas possible, nous sommes à New-York en pleine canicule !! Ici nous avons une pauvre femme enceinte au bord de l'accouchement, un vieille homme qui pendant que vous étiez entrain de traîner en couche culotte dans votre jardin défendait sa patrie à l'autre bout du monde et un enfant qui meurt de faim, les deux étant sur le point de nous faire une syncope ! !
Et tout cela, c'est sans compter les autres dizaines de personnes éparpillés sur l'étendue des neuf wagon et qui ont autres choses à faire ce soir, vous y compris ! Alors je ne sais pas, vous avez plutôt intérêt de dire aux types de la maintenance de faire démarrer cette putain de rame de métro au plus vite, si vous ne voulez pas voir votre photo figurer en guise de témoignage funèbre dans la rubrique fait divers du Times !!!


Elle voulu continuer de parler et dire qu'ils pourraient tous avoir l'obligeance de leur fournir un minimum d'information sur l'étendu de la panne et surtout du trafic mais l'ex-surfeur avait déjà accouru dans sa direction, l'arrachant pratiquement au bouton d'appel. Ce pauvre type avait sans doute pensé que Kenzie était entrain de devenir complètement cinglé. Pas plus que la moyenne, en vérité.

Le vétéran paru légèrement vexé, il entama fortement de sa voix tremblotante

Hey je ne suis pas encore complètement rouillé petite, j'ai défilé cette après-midi en compagnie du président de la République et des autres vétérans !
Ensuite il s'adressa à Gallagher en aparté
Oh, nous autres ne sommes pas une génération Fast-Food comme vous, nous n'étions que des gosses lorsque nous sommes parties au combat, on a appris la vie rapidement. La seule femme que je n'ai jamais aimé lui ressemblait un peu, du caractère, du caractère ! Il n'y a rien de mieux comme qualité chez une donzelle gamin saches-le et puis, elles sont trèèès...enfin tu vois ce que je veux dire gamin. .
Il lui donna un coup de coude dans la côte, en riant.
Par chance pour elle, Kenzie n'avait pas entendu ce beau discours, son attention ayant déjà été reportée sur le petit. Entendre ceci aurait pu lui donner véritablement envie de gerber.

Maman, elle à quoi la dame ? C'est vrai qu'on voit avoir nos têtes dans le New-York Times ? En tout cas, c'est vrai j'ai très très faim.. dis, il y a quoi dans ton sac à toi ?

Sa mère lui flanqua une tape sur le bras.

Fiches-donc la paix à ce pauvre jeune homme voyons, je ne t'ai pas éduquer comme cela, ne sois pas vulgaire Romuald !

La grunge était à présent entrain de faire les cents pas à travers les douze petit mètres carré de leur compartiment, ne se doutant pas une seconde de la tournure qu'aller pouvoir prendre les évènements. En passant devant la femme enceinte, elle se rendit compte furtivement que sa respiration c'était accélérée de manière anormale, elle n'avait pas besoin d'avoir fait médecine pour savoir ce que cela voulait dire.. Elle priait intérieurement pour qu'il ne soit pas entrain de se passer ce dont elle soupçonnait qu'il était entrain de se passer et surtout pour que le métro redémarre sur le champs !

On avait connu mieux comme vingtième anniversaire.


Dernière édition par Kenzie Stewarts le Ven 4 Juil - 9:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Mar 1 Juil - 15:23

La petite mini-Stewarts qui venait tout juste de piger que Gallagher et Kenzie n'étaient pas inconnus l'un à l'autre, en eu la preuve et non la réponse directe des protagonistes de la rame de métro qui attiraient le plus l'attention sur eux, lorsque cette très chère Stewarts et son naturel sens de la communication, manqua d'étrangler ce pauvre type au bronzage décidemment trop parfait pour un new-yorkais, et à défaut de l'achever physiquement, l'assoma d'une parole des moins aimables, alors que le pauvre s'était juste contenté de rappeler des souvenirs beaucoup trop romanesques pour qu'ils ne parviennent jamais à prendre un minimum de sens dans l'esprit de nos deux énergumènes.

Oh et laissez-moi deviner, vous avez fini par comprendre que l'un de vous devez mourir au plus vite, c'est ça ?


L'individu directement visé par cette remarque belliqueuse se rempluma dans son costume chic & cheap (à force de travailler chez Barney's, on finissait par avoir des expressions anti-machistes dont il était très difficile de se débarraser) et se mit à fixer le plan de métro qui se trouvait à coté de lui. Adam, qui était pourtant du même avis que la fille pour laquelle il avait dévellopé une certaine forme d'allergie, voulu lui répondre quelque chose un tantinet sympathique, mais déjà la mère de famille embrayait avec un sourire mélancolique :

Comme c'est romantique...! Quand j'ai rencontré le père de Johnny-Romuald, nous avions nous aussi nos petit quiproquo...

Adam ne savait pas si il devait prendre la mouche en entendant les histoires désespéremment mièvreuses des habitants du train, où alors choqué en apprenant que ladite mère de famille avait eu assez de cran pour appeler son gosse "Johnny-Romuald"... A défaut, il se contenta de baisser les yeux sur ses genoux, préférant ne rien avoir avec les deux individus qui partaient à présent dans un délire "remember le beau passé", avant de les relever néanmoins lorsqu'il entendit la voix de Stewarts la dingue décérébrée hurler dans le microphone. Avouez que c'était comique... Retenant avec peine un fou-rire, il commença néanmoins à rire lorsque son regard croisa celui de mini-Kenzie, laquelle avait décidemment l'impression d'avoir atterrit directement dans un nouveau carton cinématographique. Tous deux laissèrent échapper leur hilarité, laquelle augmenta encore lorsque le gus au visage bronzé vint arracher Stewarts du microphone. Ils cessèrent néanmoins lorsque le vieux vétéran reprit la parole, mais dans le regard de Gallagher brillait toujours cette lueur amusée. Avouons-le, retrouver Kenzie Stewarts était autrement plus divertissant que rentrer chez lui tout seul. Même si il était loin de rentrer chez lui, et que si le métro ne se libérait pas immédiatement, il n'y aurait plus de rame allant de son coté... Ce qui allait poser un certain problème était donné qu'il devait commencer à bosser à 6 heures le lendemain matin (dans un café servant les petits-déjeuners aux working-guys de NY).
Cette pensée, ainsi que l'apparté du vieux qui paraissait persuadé que lui et Stewarts pourraient former un couple du tonnerre, et venait tout juste de lui enfoncer son coude pointu entre deux cotes (ce qu'il accueilli avec un sourire grimaçant), ne manqua pas de le rappeler à la réalité : Elle avait tout à fait raison, ils devaient sortir d'ici, et entendre dire que Stewarts était bonne au pieu alors que c'était sans doute la dernière chose que Gallagher voulait imaginer, était comme qui dirait la goutte d'eau qui fesait déborder le vase. Mais que faire? QUE FAIRE?

Maman, elle à quoi la dame ? C'est vrai qu'on voit avoir nos têtes dans le New-York Times ? En tout cas, c'est vrai j'ai très très faim.. dis, il y a quoi dans ton sac à toi ?


Et alors, tous les regards convergèrent vers notre petit vingtenaire. Il était celui qui avait la bouffe. Celui qui allait être le premier tué si on les sortait pas de là, ils allaient tous se battre pour avoir sa pitance, son regard se posa, torve, alors que mini-Kenzie à coté de lui paraissait tout aussi curieuse que le reste de l'assemblée de savoir si oui ou non il allait sortir de son sac en papier le pain et les poissons qu'il allait ensuite multiplier comme un certain individu l'avait fait quelques millénaires plus tôt.
Gallaaagher, tu vires parano, là. Complètement.

Le petit se fit houspiller par sa génitrice, et Adam se sentit coupable d'un tel égoïsme. Mais merde, J-R allait avoir une pizza au Cheddar en sortant du train! Le petit croisa les bras en affichant une moue boudeuse, et Gallagher se sentit obligé de répondre :

Laissez, Madame... écoute, mini-mec, dans ce sac, j'ai trois boîtes de sardines, et chacun sait que les gosses comme toi n'aiment pas les sardines, hein?


Charles-le-vétéran prit la parole à la place de J-R

Moi je ne crache jamais sur la nourriture! Quand j'étais à la guerre, je ne me nourrissait que de vers!


Adam lui jetta un regard amusé, et poursuivit :

J'ai des cigarettes... Mais tu es beaucoup trop jeune pour fumer, à moins que tu veuilles finir la voix cassée, les dents pourries et jaunes...


Le petit fit un "non" de la tête, quelque peu flippé. Gallagher avait le chic pour parler aux gosses... Ou pas.

Et j'ai un paquet de gateaux au chocolat


Dit-il en sortant ce dernier et en se levant pour le donner au petit. Adam, le héros de la veuve et de l'orphelin... Que ça sonnait bien... Mais en attendant il n'avait plus ses gateaux. Enfin, il n'aimait pas trop le sucre, de toutes façons.

T'oublieras pas de partager avec Blondie...


Termina-t-il en désignant d'un signe de tête l'ado alias mini-Kenzie, qui paraissait un peu frustrée de ne pas avoir eu de gateaux elle aussi, mais qui pensait au fond d'elle qu'il n'y avait qu'un prince charmant pour avoir un paquet de ses gateaux préférés avec lui. Elle adressa donc un grand sourire à Gallagher et vint se mettre à coté de J-R pour avoir sa part de gateaux, mais à ce moment précis, un cri s'éleva dans la rame. Adam s'écria en reconnaissant la voix de Kenzie, tout en se retournant :

Putain, Stewarts tu...


Oh. Kenzie était accroupie à coté d'une femme au ventre assez... Euh... Conséquent, qui paraissait quelque peu mal au point, et qui serrait la main de Stewarts comme si elle comptait la broyer.

Merde, merde... il se passait quoi, là? Le jeune homme palît à l'idée que, peut-être, elle allait être sur le point d'accoucher. Alors qu'ils étaient dans une rame de métro. Meeerde. Gwyneth, la mère de J-R, s'approcha de la femme enceinte, s'accroupissant à coté de Kenzie, et tenta des mots rassurant pour la calmer.

Elle vient de perdre les eaux!


Et Gallagher, qui malgré tous les trucs crades et flippants qu'il avait pu vivre dans sa courte vie, paniqua complètement. Assez du moins pour se précipiter vers l'interphone qu'avait quitté Stewarts quelques minutes plus tôt, et de se mettre à crier avec son accent anglais qui donnait un étrange air distingué à ses paroles pourtant agressives :

Les mecs, putain, tirez nous de là! On est dans la merde! Elle va accoucher vous entendez? Accoucher, putain!


Soyez moins vulgaire, il y a des enfants dans ce wagon!


Oh, toi ta gueule!


Et voilà que Adam s'énervait contre Brandon.

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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Mer 2 Juil - 5:36

Ben quoi sérieux? QUOI? C'était pas de sa faute si la seule réaction qu'il avait eue avait été d'appeler de l'aide. Il n'allait pas s'improviser infirmier en chef uniquement parce que la situation le voulait.Gallagher le super héros avait des aptitudes très limitées : sortir un paquet de gateaux de son sac était possible. Aider une femme à accoucher, euh, comment dire?
Pourquoi? Pendant deux ans, sa vie avait été faite de hauts et de bas, mais en aucun cas de... Trucs comme ça. A chaque fois qu'il se retrouvait avec Stewarts, un plan étrange leur arrivait. A CHAQUE FOIS. Comment avait-il pu oublier ça? Déjà découvrir leur prof en train de se serrer une autre nana sur le bureau du principal avait été choquant.Se faire donner dix livres par des types qui venaient tout juste de revendre les biens que Kenzie les avait gentiment aidé à voler (et le tout sans se rendre compte de rien), avait été pas mal dans son genre. Et la liste était longue. Mais ça...
Putain!

Oui, vous avez raison, Gallagher était totalement paniqué. Pourquoi d'ailleurs se sentait-il concerné par cette femme, alors qu'il y avait d'autres personnes dans ce wagon? Putain, la prochaine fois, mec tu restes assis et tu parles à personne. Per-son-ne.

Et parce que Brandon était un ancien surfeur adepte du bouddhisme, il se retint de ne pas envoyer son poing au visage du bellâtre qu'était Gallagher. Décidemment, il ne l'aimait pas tant que ça, ce type. Par respect pour Gwyneth qu'il aimait bien, parce que Carla (sa future fiancée, si ils sortaient de ce fichu wagon) était foncièrement contre toute forme de violence, surtout lorsque son petit copain avait des chances de finir éborgné.

Adam avait donc ressentit une pulsion de haine à l'envers de Brandon, et n'aurait pas manqué de le frapper, ne serait-ce que pour se défouler, si la voix de Stewarts ne s'était pas élevée en même temps que le poing du jeune anglais.
Son regard avait alors croisé celui du petit Johnny-Romuald, lequel avait manqué de s'étouffer avec son gateau en voyant que son nouvel héros faisait preuve de violence. A nouveau passablement énervé, et surtout se sentant assez coupable de céder à ses pulsions, Adam rebaissa le bras et s'approcha de Kenzie, laquelle semblait passablement énervée contre les membres du sexe masculin.

Beaucoup trop perturbé par cette situation assez hors du commun, le jeune homme ne pensa même pas à rétorquer (Comment ça, "mes" responsabilités? Je l'ai pas mise en cloque que je sache, je la connais même pas ! Aurait-il alors pu penser), obéissant instinctivement à la blonde autoritaire en s'accroupissant à coté de la femme dont le visage tiré et fatigué, et le ventre rebondit le mettaient toujours aussi mal à l'aise.

Gwyneth lui adressa un sourire, alors que J-R et mini-Kenzie s'étaient penchés par dessus le siège pour mieux observer le spectacle. Brandon, quand à lui paraissait hésitant.

Euh... Je fais quoi?


La future maman fit un petit sourire à Adam et lui attrapa aussitôt la main, le taux de stress du jeune homme augmenta encore. Elle paraissait avoir toute confiance en eux, comme si elle acceptait la possibilité que la première chose que le futur gosse verrait, serait une bande d'inconnu et le décor sordide d'une rame de métro.

Une nouvelle contraction lui tordit le visage, et Gwyneth entreprit de sortir des mouchoirs de son sac à main, tanponnant le visage de la jeune femme. Puis, elle se mit à débiter des sottises sur les procédures qu'elle avait subies en étant elle même sur le point d'accoucher, et alors que future maman murmurait quelque chose, sa voix fut couverte par un ronflement : visiblement, Charles-le-vétéran n'avait pas trouvé de raisons l'empêchant de faire une petite sieste...

Ce qu'ils firent sous les ordres de Gwyneth? Malgré la chaleur étouffante, quelques vêtements superflus furent placés sur le sol sur lequel on posa Deborah (laquelle avait brièvement laché les mains de Adam et Kenzie, pour les reprendre aussitôt sur le sol). Puis, placée en position directe d'accouchement, ils attendirent tandis que Gwyneth murmurait des mots rassurants, que son "travail" ne commence.

Et, pour la première fois depuis des années, Adam se mit à prier. Pour que le gosse ne naquisse pas dans une vulgaire rame de métro, et qu'ils soient libérés bien avant cela.

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Ven 4 Juil - 5:17

Autoritaire, Kenzie l'était passablement. La vérité, c'était qu'elle ne supportait pas les situations impliquant un fort taux de stress, en général c'était durant ce genre de moment qu'elle se montrait la plus dictatorial preuve en était avec son cérémonial féministe fait à l'encontre de Gallagher et de son nouvel ami Super-Surfeur

Kenzie était à deux doigts de mourir d'une crise de stressinité aigüe tant l'angoisse était montée dans le wagon depuis la découverte du petit être voulant se faire la malle du ventre de sa mère !
Après tout, elle aurait tout aussi bien pu se trouver dans le compartiment voisin mais bien entendu il avait fallu qu'elle monte ici et nul par ailleurs. La vie était parfois d'une ironie si nauséabonde. Sans mots, Gallagher avait excecuté l'injonction de Stewarts et c'était amené à côté de la pauvre femme qui c'était à présent mis à pleurer. Heureusement Gwynett la mère de famille avait les mots juste pour la rassurer, parce que si elle avait du se retrouver seul avec la bande d'invertébré qu'ils étaient tous autant qu'ils sont, autant vous dires qu'elle aurait priée le ciel cent fois plus pour être sortie de là.
La main de Kenzie était de plus en plus broyée sous la pression qu'excercait la femme enceinte, l'unique chose qui faisait garder son calme à Kenzie, c'était de voir que l'autre imbécile souffrait au moins autant qu'elle de l'autre côté.

Comme deux gamins puéril, ils c'étaient mis à se chamailler pour une énième fois, sous l'oeil désaprobateur de Gwynett-la-mère-de-Johnny Romuald et Brandon-l'ex-futur-marié.

Pourrais-tu avoir l'obligeance de regarder ailleurs, espèce de vieux pervers !

gronda Kenzie a Gallagher dont les yeux était à son avis un peu trop penché vers le decolté incommensurable de Claire-la-femme-enceinte.

Peut-être qu'il ne la matait pas à vrai dire, le fait est qu'à ce stade de l'intrigue Kenzie Stewarts avait envie d'exterminer tout les chromosomes XY de la planète. (Planquez Johnny Romuald )
La jeune New-Yorkaise, c'était faite la porte parole des causes féministe et compte tenu de la manière dont souffrait cette pauvre Claire, Kenzie se jurait intérieurement de ne jamais avoir à soufrir autant à cause d'une espèce de type lobotomisé qui aurait eut la désobligeance de la mettre dans un état pareil ! Sa priorité était de quiter son mec dès qu'elle serait sortie de cette histoire, qu'elle l'aime ou non, ce truc était intolérable sérieux.
On dit souvent, qu'il ne fait pas grand bien que des jeunes assistes à un accouchement au risque de finir sous le choc, et bien visiblement le stade choc maximal venait d'être atteint pour notre pauvre Straw.

Visiblement, les prières de toutes les personnes ici présente avaient portés leurs fruits puisqu'un violent coup vint exploser l'une des vitres du métro, attirant l'attention de tous :

Par ici les gars, elle à déjà perdues les eaux, il faut se dépêcher !

Rapidement les secours s'emparèrent de la femme enceinte, l'arrachant aux bras d'Adam et Kenzie.


Dernière édition par Kenzie Stewarts le Ven 4 Juil - 9:43, édité 1 fois
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Ven 4 Juil - 5:55

Putain, heureusement qu'il n'était pas cardiaque, où il n'aurait pas manqué de perdre la vie sur le coup de la surprise, lorsque la vitre qui se trouvait non loin d'eux éclata en miille morceaux. Avouez-le, ça n'était pas uniquement sous le coup de la surprise, mais surtout parce qu'il était victime d'un concours de circonstances qui obligeait bien évidemment le jeune homme à espérer voir venir enfin la fin de la journée. Retrouverait-il son appart étroit à la déco précaire, dans lequel un matelas jeté sur le sol constituait un lit, où serrait-il forcé de croiser Kenzie Stewarts Ad Vitam Aeternam durant cette soirée sans fin?

Et pourtant, malgré tout son empressement à vouloir enfin quitter Stewarts et ce fichu métro dans lequel la chaleur était devenue insurmontable, le jeune homme se retrouva à quitter à contre coeur la rame dégagée par les secouristes qui s'étaient empressés de venir à la rescousse de la femme presque plus enceinte.
Sa main avait enfin été libérée par Deborah, laquelle avait remercié notre duo de choc, dans un souffle épuisé, avant de leur demander leurs prénoms, qu'ils donnèrent après un léger temps d'hésitation. Le jeune homme avait été singulièrement retourné par cette scene si proche de l'accouchement, et, malgré son soulagement à ne pas avoir eu à assister à ça jusqu'au bout, il regrettait tout de même un petit peu de ne pas avoir vu le visage du marmot qui avait eu une envie folle de naître un quatre juillet dans une rame de métro. (Apprendraient-ils d'ailleurs un jour que le petit Stewarts Adam Gwyneth Johnson avait vu le jour quelques heures plus tard à la clinique west de Manhattan? Pas sûr.)
Gwyneth et les autres avaient commencés à se diriger vers la sortie, après des saluts polis à celui qu'ils ne reverraient sans doute jamais. Charles prit tout de même la peine de serrer la main de notre jeune homme, et lui fit promettre de "tenter le coup", avec Stewarts, ce qui donna une certaine touche humoristique à la scene pourtant si "émouvante" aux yeux de Gallagher. Pourquoi se sentait-il si proche de ces personnes qu'il ne connaissait pourtant pas une heure plus tôt? Il n'en savait rien, mais, de toutes manières, aurait toute la nuit pour y penser si il ne se hâtait pas de récupérer sa ligne.

Faisant quelques pas dans les couloirs du métro, il fit demi-tour en se souvenant qu'il n'avait pas vu Kenzie ressortir : avait-elle décidé d'assister au "Miracle de la vie" jusqu'au bout? Mais non, elle était là, presque vers la sortie, arrivant lentement dans sa direction. Sans savoir pourquoi il se retrouvait à attendre la fille la plus horripilante de la planète, Adam passa une main dans ses cheveux et s'appréta à dire quelque chose. La jeune blonde ne l'avait sans doute pas encore vu, et d'ailleurs, elle paraissait beaucoup trop occupée à scruter le bout de ses baskets (ce qui était ma foi fort dangereux), pour remarquer Gallagher, qui sans doute avait une idée derrière la tête.

Mais au moment où il s'apprétait à prendre la parole, le téléphone de Stewarts reprit ses droits, la sonnerie résonnant dans le couloir vide aux murs de porcelaine, lesquels faisaient rebondir étrangement le son.

Retrouvant comme un semblant d'esprit, Adam referma la bouche et fit demi-tour, grimpant quatre à quatre les escaliers qui le menaient à la rue en espérant que Kenzie n'avait pas assisté à cela. Ils n'étaient plus du même monde, et sans doute aurait-elle trouvé profondément ridicule le fait qu'il prenne la peine de l'attendre, surtout si c'était pour se séparer dix minutes plus tard à la sortie du métro. Fallait être siphoné pour vouloir volontairement rester avec une fille aussi... Masculine. Vraiment, il ne parvenait pas à comprendre pourquoi tout le monde paraissait la trouver aussi... Euh... Ben il savait pas quoi, justement. Ben voyons.
Les mains glissées dans les poches de son jean, il se fondit dans la masse de personnes attendant avec impatience le feu d'artifice qui était prévu.
Il était libre, maintenant, et allait pouvoir rentrer chez lui. Enfin, il l'espérait.

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Ven 4 Juil - 7:06

Kenzie se sentit un peu bouleverser par la subite précipitation des
évènements.
C'était dingue de se dire qu'il y à quelques secondes de cela, elle était
entrain d'huler de manière quasi hystérique sur à peu prêt tout les types du wagon - Le vétéran et le gosse furent sauver du syndrôme
Stewarts-Extermination, sans doute en raison de leurs âge
respectivement trop et trop peu avancés dans le cycle de la vie -
et que maintenant elle avait vu se bousculer une dizaine d'hommes en uniformes bleu nuit. Les pompier avaient explosés de manière littéral la bulle dans laquelle les nouveaux déjà ex camarade de survie de Kenzie et elle-même avait évolués depuis déjà pratiquement une heure. Alors oui, Stewarts avait mit un peu de temps à se faire à ce brusque changement ! Attendez, elle venait de passer du stade hors du temps à celui d'acclamation générale sur un quai, de la part des autres prisonniers du sous sol. Les Américains étaient bizarre, elle l'avait presque déjà oublié. Trop débordant de joie à son goût, beaucoup moins flégmatique que les Européens, c'était clair.

Impassible, notre grunge était restée à l'écart, échapant de justesse aux multiples calins, tous plus débectant les un des autres. Elle fut aussi discrète que possible.
Peu de temps après avoir quittée le wagon, elle avait cherchée Gallagher du regard. Comme le parfait sauveur, il était entrain de serrer la main du vétéran, tout deux manifestement dans une conversation qui leurs rendait le sourire. Kenzie avait fini par se diriger vers l'équipe de secours, avant qu'elle ne se rendre à l'hopital. Elle était quelques peu inquiète et avait voulu avoir d'avantage d'information au sujet de l'état de santé de la femme enceinte et de son bébé. Ce n'était pourtant pas son genre de se soucier de personnes dont elle ne connaissait strictement rien.
Kenzie Stewarts était la fille la plus associable et sans doute la moins sensible aux miracles de la vie qu'on pouvait répertorier dans cette ville, du coup elle se demandait sincèrement ce qu'il était entrain de lui arriver et espérait au fond d'elle que ce n'était pas un coup de l'influence Gallagher-j'aime-tout-le-monde. Straw ne voulait rien avoir à faire avec ce mec! R.I.E.N

Ils c'étaient tous autant qu'ils sont grouillés de rejoindre leurs proches et de quitter les lieux le plus hâtivement possible. Qui disait 4 juillet, disait fête, feu d'artifice, joie.. Oui, tu parles.
En temps normal, Kenzie n'aimait pas fêter son anniversaire, ce soir encore moins. C'était un peu comme, si elle ne se sentait pas à la hauteur de l'évènement. Elle n'avait rien fait de sa vie depuis ces vingt dernières années à part jouer les gamines immature et insouciante. Rien fait. Ou plutôt si. Une multitude de choses comme se retrouver dans un centre de
désintoxication ses seize bougies à peine soufflées ou encore faire OD
sur OD tout cela sous le plus grand silence. A vingt ans à peine, elle se sentait intérieurement complètement rouillée, beaucoup plus hors-service que ne pouvait l'être Charles-le-vétéran.. Elle venait de croiser l'adolescente présente dans le métro. "Tu devrais rentrer chez toi, tes parents doivent être entrain de flipper" était sans doute la phrase apropriée, celle qu'elle aurait du lui dire dans un acte de maturité et de prise de conscience héroïque. Oui, si elle avait été une héroïne,or elle était toujours aussi inutile qu'hier et qu'elle le serait probablement demain.

Kenzie pensait à ses propres parents. C'était fort utile d'avoir des parents prêt à payer des millions pour ne pas voir la réputation de
leur petite fille entachée.Ah, ses parents ! Parlons-en de ses
parents
, elle avait passée la moitié de sa vie à les détester alors que
sa mère avait au moins autant galérer que cette pauvre Deborah. Au fond d'elle, Kenzie ne se sentait franchement plus d'humeur à faire la fête. La seule et unique chose dont elle avait certainement le plus envie c'était bien de rentrer chez elle et de sombrer dans un profond sommeil.
La tête baissée et l'esprit plongé dans ce qui avait tout l'air d'être un BDA -Bad Trip Anniversaire- Stewarts marcha à petit pas vers la sortie. Elle était toujours encore un peu sous le choc de la perte des eaux en direct live et tout cela sans compter les trucs au moins aussi abominablement repoussant qu'elle avait pu voir durant ces
vingt-cinq dernières minutes !

Par truc abominable, son esprit n'avait même pas fait référence à Gallagher pour une fois. En fait, elle pensait justement c'était une bonne chose que cet idiot eut été là. Kenzie marchait à l'aveuglette, sans trop regarder, ses yeux fixant ses tennis, depuis bien cinq minutes. En fait, elle se demandait où est-ce qu'il avait bien pu se tirer. Gallagher, qui d'autre. Bien entendu, ne lui vint à aucun moment l'esprit de lever la tête. Pourquoi serait-il encore là et pourquoi aurait-il pris la peine de l'attendre après tout puisqu'il la détestait autant qu'elle ne l'aimait pas. Il se fichait d'elle et c'était vice versa.

Plus elle marchait et plus elle, se disait que finalement elle ne connaissait strictement rien de la vie de ce mec. Gallagher demeurait maintenant plus que jamais, un garçon dans le mystère. Bien loin du
truc superficiel qu'elle osait croire qu'il était. Loin du genre
super-héro ami de la veuve et de l'orphelin ou en l'occurrence,
du-vieux-d'un-gosse-obèse-et-d'une-ado-en-fugue...
Key soupira lâchement, puis elle extirpa son téléphone dans la poche de son jean.

-Oui. C'est Kenzie. Oui, ca va. Oui. Ca va bien. Mais non, il était en
panne. Je rentre chez moi, on fêterait ça un autre jour. Je.. non je
vais prendre un taxi. Je sais bien que cela ne se fête qu'une fois par an, mais j'ai pas envie cette année. C'est pas ton anniversaire Anthony, qu'est-ce que cela peut te faire que je le.. Plus de batterie. Bonne nuit.. moi aussi.


Et dire que ce pauvre garçon à l'autre bout du fil avait prit la peine de convier tout les ennemis amis de Kenzie pour l'occasion. D'ailleurs, cela valait sans doute mieux qu'elle ne se pointe pas chez lui compte tenu des récents évènements..

Straw grimpa les marches deux à deux. Elle ne pouvait virer de son esprit l'image de ce crétin de Gallagher. Elle était genre un peu vexé qu'il n'ait même pas pris la peine de lui dire au revoir, c'était son anniversaire bordel ! Certes, il ne le savait pas mais de toute manière, elle avait toujours su que ce type était un connard d'égoïste. Il devait sans doute être entrain de choper le numéro d'une infirmière dans l'ambulance.
ou de l'attendre..

En fait non, Kenzie constata qu'il n'était pas entrain de draguer une infirmière puisqu'il était là devant elle. Il se multipliait ou quoi ?!
Elle avait ouvert de grand yeux, le visage perplexe mais avec néanmoins un léger petit sourire sur le coin des lèvres.
Il aurait pu tout aussi très bien le faire que cela ne l'aurait même pas importée. Draguer une infirmière,on entend. Elle se foutait de sa vie. S'en foutait complètement bordel.
Elle n'avait envie de voir personne.
C'était bien pour cela, qu'elle venait de dire à son copain qu'elle
voulait rentrer chez elle. Tout cela venait de changé
parce qu'elle avait vu un crétin devant une satané bouche de métro ? Non.

Tu comptes faire un sitting ici ou quoi Face de ciment ?
Si j'étais du genre sadique avec moi-même, je pourais supposer que tu étais entrain de m'attendre. Mais en fait, se serait plutôt toi le sadique dans l'histoire, si tu me disais que ça te dirait de passer encore un peu de temps avec la New-Yorkaise la plus exténuante que tu ais sans doute jamais rencontré..

Elle détourna le regard vers un panneau lumineux non loin de là, cherchant en vérité à échapper au yeux de son interlocuteur..
Ecoutes,
je sais que cela n'a jamais pu coller, c'est une espèce de chose virale qu'on ne peut expliquer.... mais.... j'ai trouvé ta
réaction vraiment cool.. dans le métro, alors... je .. voulais te le
dire..
Elle leva les yeux au ciel. Durant une minute, une seule minute, elle fut sincère. . La minute suivante, elle se trouva de nouveau entrain de le fraper..
Mince, mais j'y crois pas Gallagher ! Tu pourrais dire merci, non ? T'es le pire mec de cette planète sincèrement !
En fait tu sais quoi.. je crois que je vais y aller.. Par là.


dit-elle en désignant la direction. Oui, partir. Sans doute meilleur solution.
Plaçant ses mains dans ses poches, elle tourna le dos au jeune homme,
elle devenait complètement cinglé. Ne jamais plus fréquenter de femmes
enceintes, rappelons-lui à l'avenir. Et encore moins de transport en
commun. Oh et également mettre sur sa liste de tuer ce mec avant qu'il ne balance à qui que se soit qu'elle ait ne serait-ce penser une seconde à passer du temps en sa compagnie.
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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Ven 4 Juil - 17:51

En fait, il avait commencé à s'éloigner, se faufilant entre les passants, lesquels paraissaient tous soudés par cette merveilleuse chose qu'était la date de déclaration d'indépendance des états-unis. Le jeune homme n'étant pas d'un naturel patriote, il avait eu encore plus de mal à se sentir concerné par cette fête nationale qui n'était pas la sienne. N'oublions pas qu'il était anglais. Il avait le visage plutôt maussade, une boule dans l'estomac aux origines inconnues, avec cette terrible impression d'être seul au monde dans un pays dans lequel il n'avait strictement rien à faire à proprement parler et avec l'idée qu'il était peut-être passé à coté de quelque chose. Vous savez, peut-être que voir un nouvel être humain arriver à la vie était une expérience beaucoup plus marquante qu'on voulait bien le laisser croire? En attendant, ça avait chamboulé notre Gallagher qui pourtant avait pour habitude de se montrer si insensible à tout ce qui ne le concernait pas personnellement. Il avait du mal à concervoir l'idée qu'il avait été assez petit pour tenir dans le ventre de quelqu'un, et surtout, il s'était demandé si sa mère avait elle aussi été aussi entourée à sa naissance, songeant avec une certaine pointe d'amertume que son propre père n'avait même pas daigné être présent, lui, beaucoup trop saoul pour se sentir préoccupé par un nouvel arrivant dans son foyer... et à sa mère qui avait dû supporter son nouveau fardeau sans broncher.
Les mains toujours enfoncé dans ses poches, il eut une pensée pour le futur marmot, espérant de tout son coeur qu'il aurait une vie beaucoup moins galère que la sienne.

Sans comprendre le pourquoi du comment, il se retrouva à faire demi-tour à nouveau, direction l'entrée du métro. Stewarts. Elle allait peut-être retrouver Mr Cheddar-Végétarienne, mais il ne pouvait pas décidemment se tirer en sachant pertinemment qu'il ne la reverrait sans doute plus jamais. La fille de Mindie Collins aurait peut-être perdu son coté Tête à claques/je me mêle à la plèbe pour finir Barbie en chef bling bling exaspérante, si il avait une prochaine fois, et il ne voulait pas risquer de n'avoir jamais pu profiter encore un peu de la fille la plus agaçante de la planète, quitte à le regretter.

Mince, alors, Gallagher, serais-tu devenu masochiste?

Peut-être. Adam avait toujours été quelqu'un qui fonctionnait à l'instinct. Souvenez vous de sa fuite le jour où il avait laissé Stewarts coincée dans le bureau de Harper?
ça n'avait été qu'une question de vengeance, mais il ne voulait pas passer pour un type qui s'enfuyait à chaque occasion, surtout devant Elle.

Haussant les épaules pour lui même, il tenta de se convaincre en se disant que de toutes manières, elle filerait aussi vite en le voyant. C'était juste un devoir, une corvée, non? Bye bye Stewarts, et si je suis à cette seconde en train de manquer le dernier métro pour te saluer, c'est strictement parce que je n'ai rien d'autre à faire, puisque de toutes manières j'ai oublié le sac contenant mon dîner dans le wagon.

Vous voyez, il parvenait presque à s'en convaincre. Pourquoi alors eut-il la plus grande peine du monde à contenir le sourire qui se bousculait à ses lèvres, lorsqu'il la vit grimper les marches qui la menaient à lui? Sûrement parce que son visage paraissait surprise, et que c'était amusant de la voir sourire. Son visage en devenait... différent.

Et elle se mit à le assomer de paroles, alors que Gallagher se contentait de sourire d'une manière peut-être un peu plus naturelle qu'à l'accoutumée, et que son regard brillant d'amusement ne paraissait même pas se sentir visé par les paroles de Stewarts.

Ben tu vois maintenant tu peux tourner le dos et te tirer, t'as eu ce que tu voulais, non?


Ben... Ouais, mais le fait était que le ton de la Blonde avait radicalement changé. D'ailleurs, c'était lui où elle fuyait son regard? Hey meuf, vas pas croire que tu m'es redevable, aurait laché le Achille qui est en lui, si on lui avait donné la parole.
D'ailleurs, il en fut tellement perplexe qu'il eut le sifflet coupé. Pour la deuxième fois depuis qu'il connaissait Stewarts (la première ayant été lorsqu'elle lui avait ordonné de se ramener, et qu'il s'était rendu compte que femme enceinte il y avait). Cette scene était tellement anti-eux, qu'il avait l'impression d'être dans une coupure spacio-temporelle. Il se sentait à la fois gêné et... heureux. Gerbant.

Gallagher!

GALLAGHER TU FAIS QUOI, MEC?

Heureusement qu'elle venait de le frapper, ce qui le ramena singulièrement à la réalité. Merci Stewarts, la fille la moins délicate de la planète, qui venait tout aussi sec de tourner les talons.

En deux-deux, il la rattrapa et vint se caler devant elle.

Stewarts... Vas pas croire que j'apprécie particulièrement me faire frapper et tout ça... et je vais peut-être regretter d'avoir dit ça, mais euh... C'est le quatre juillet, et il paraît que les américains font des trucs ce jour là. Je me disais que ça serait dommage que ma soirée déjà si foireuse se finisse comme ça...


Euh attendez, en fait il n'avait pas tout à fait l'intention de dire ça! C'était quoi? Il s'était fait duper par sa propre personne?

Donc si t'as une idée...


Masochisme powa, on avait dit. Sincèrement, pourquoi demandait-il un truc pareil alors qu'il était conscient qu'elle avait un brunch avec Mr Cheddar dans la soirée? Ben nan il avait pas écouté la converse qui s'était déroulée dans le métro un peu plus tôt. Mais il avait retenu certains détails, voilà...

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Ven 4 Juil - 18:54

Kenzie avait déjà commencée à se tirer, tout cela devenait carrément trop étrange pour elle. Qu'est-ce qu'elle foutait à parler à Adam Gallagher, comme s'il s'agissait de son dernier ami en date ! Deux ans étaient passé, non d'un chien. Deux putain de longues années avaient déjà suffit à lui retourner le cerveau, c'était donc cela ? Elle n'était plus capable de faire la différence Ami/Ennemi ? Merde, Adam Gallagher avait toujours était la zone de no man's land pour elle et Nav Less, le mec a éviter par excellence, le type le plus cliché de leur génération, l'espèce de petit con au multiples conquêtes et à l'égaux surdimensioné et voilà qu'elle se retrouvait coincée dans un putain de métro avec lui pour que cea change la donne de l'histoire ?
L'ordre des choses était entrain de prendre une tournure absolument dingue et elle était fatiguée. Plus motivée que jamais pour s'en aller avant qu'elle ne récidive dans sa connerie, Kenzie avait déjà pressée le pas, prête à se faufiler entre les passants. Ceci, c'était sans compter sur l'intervention d'Adam, qui c'était ramené en plein sur sa trajectoire pour lui bloquer la route.

Stewarts... Vas pas croire que j'apprécie particulièrement me faire frapper et tout ça... et je vais peut-être regretter d'avoir dit ça, mais euh... C'est le quatre juillet, et il paraît que les américains font des trucs ce jour là. Je me disais que ça serait dommage que ma soirée déjà si foireuse se finisse comme ça...

Kenzie, c'était arrêtée pour l'écouter parler. Elle avait croisée les bras contre sa poitrine, un sourcil décidément très perplexe. Elle se demandait s'il se fichait d'elle.

Donc si t'as une idée...

Si elle avait été une fille qui ne soit pas elle, elle aurait été tentée de vouloir sourire. Oui, parce qu'au fond elle avait espérée que Gallagher soit tout aussi motivé qu'elle pour continuer les hostilités, mais Kenzie s'éforça d'afficher un visage neutre, voir légèrement dédaigneux.
Dans le genre glacial et schizophrène, on avait rarement connu fille aussi complexe.
L'adolescente du métro, qui était à quelques mètres deux et qui avait observée la scène dans sa globalité sans se faire remarquer, affichait un sourire de satisfaction.
Sans doute se disait-elle, qu'elle avait rarement vu un couple aussi trash'n roll. Hélas, elle se trompait car couple, il n'y avait pas. Il fallait simplement voir en cet acte de sympathie, une preuve de maturité rarissime. Sorte de miracle de l'année à l'échelle attardé.

«  Tu crois vraiment qu'on peu faire pire dans le genre soirée foireuse ? Je crois que même moi, je serais incapable de te ramener dans un plan plus foireux que le niveau déjà fort avancé qu'on vient d'atteindre.. »

Il aurait presque pu croire, qu'elle venait de l'envoyer balader et de lui dire de se tirer, mais elle reprit le file de sa phrase.

En fait, si tu viens avec moi.. Il faut que tu saches que tu n'auras le droit à rien de mieux qu'à une fin de soirée on ne peut plus normal.
En même temps qu'elle parlait, elle lui attrapa le poignet l'entrainant dans sa direction avant qu'il n'ouvre la bouche pour se rétracter.

On est à côté de chez moi, on pourrait y passer pour manger un truc, si tu veux. Je meurs de faim et j'ai franchement pas envie de rester dehors, la sociabilité n'est pas mon fort comme tu auras pu le deviner.

Euh.. Gallagher, dans l'Upper East Side, elle était sérieuse ?
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Ven 4 Juil - 20:36

Vous pensez que le plus simple serait qu'il reconnaisse la vérité, mais le simple fait était qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il était sensé soupçonner. D'aucunes auraient parlées d'un certain "level", qu'il n'aurait pas atteint, mais toujours était-il que Gallagher, qui certes avait la gueule et la réputation d'un super lover, ne paraissait pas se rendre compte qu'il y avait anguille sous roche, contrairement à mini-Kenzie que personne n'avait remarqué, mais qui paraissait déborder de bonheur en voyant ce qui était en train de se tramer. Bien entendu, dans l'esprit fragile de l'ado, Kenzie et Adam étaient déjà sortis ensemble et ils se contentaient de renouer contact après une rupture difficile, comme Pamela et Boris dans Esprits solitaires, sa série TV préférée.
En attendant, Gallagher s'avérait être tout content de voir le détour que prenait sa soirée, et tant pis pour les sardines.

Lachant un petit rire en entendant sa réponse, il ressentit néanmoins une petite déception en s'imaginant que c'était la façon de Stewarts de repousser sa proposition, et leva les yeux au ciel pour montrer qu'il s'en fichait un peu. Depuis toujours ou presque, Adam avait prit l'habitude de cacher son état d'esprit à autrui, surtout lorsqu'il était sujet à déception... Il regrettait déjà avoir eu cette proposition stupide, et s'apprêtait déjà à sortir une remarque belliqueuse à propos de Mr Cheddar, mais heureusement pour lui et pour sa relation devenue presque amicale avec Kenzie, cette dernière reprit la parole, pour proposer quelque chose de tout à fait étonnant. Inutile de dire que Gallagher tombait de haut, d'autant plus que sa réponse fut pour lui particulièrement réjouissante. Peut-être un peu trop. Il ne comprenait pas pourquoi aujourd'hui, il ressentait pour elle des sentiments qui paraissaient être les prémisses d'une contre-haine. Le temps, peut-être où alors était-ce le traumatisme du métro.
Peut-être aussi était-ce parce que c'était la première fois depuis un million d'années, qu'il avait l'impression d'être bien avec quelqu'un. Habituellement, ses relations New-Yorkaises étaient des plus froides : on se souvenait du boss chez Barney's, on pouvait aussi penser à ses élèves, qui n'avaient pour lui qu'une admiration physique, les contacts qu'il s'était fait dans ses autres jobs, et même aux quelques camarades qu'il s'était fait à la fac, alors qu'il était à l'université de New-York l'année passée. Ces derniers avaient vite été agacés par la barrière de l'argent, Gallagher, malgré tous ses efforts ne pouvant pas se permettre de se payer une bière en sortant des cours, où s'avérait être plutôt désagréable parce qu'il était trop fatigué pour passer la nuit à s'éclater avec eux...
Auriez vous pensé, alors qu'ils étaient à Harper, que Adam Gallagher deviendrait une bête de travail qui non seulement cumulerait les petits jobs, mais qui en plus consacrerait sa vie à ses études? Etrange, hein?

Mais ce soir, cela n'avait pas d'importance. Il savait qu'il était en train de louper son métro et qu'il serait sans doute condamné à errer dans New York jusqu'au matin si jamais plan foireux il y avait avec Stewarts, mais pour lui, cela valait la peine d'essayer. Risquer d'arriver dans un état piteux le lendemain matin à son job de serveur était sans doute le premier risque qu'il prenait depuis son arrivée à New-York, depuis, même, son accès à l'indépendance où tout pour lui était calculé à la lettre, mais ça lui faisait tellement plaisir d'oublier un peu sa galère quotidienne pour sauter à pieds joints dans une relation éphémère avec un personnage directement tiré de son passé...

De toutes manières, il ne pouvait pas faire demi-tour, déjà emporté par sa camarade -était-ce vraiment la première fois qu'il la considérait autrement que comme son ennemie jurée?-, après qu'il ait haussé les épaules pour montrer qu'il se fichait de ce qu'ils pouvaient bien faire?

Pourtant, malgré cette soirée démente -Gallagher songea d'ailleurs que le petit marmot avait sûrement dû voir le jour à l'heure qu'il était-, il manqua de haut en entendant que la jeune femme lui proposait de passer chez elle.
Non qu'il n'ait une idée quelconque derrière la tête, même si personne n'aurait pu le lui reprocher, puisque, rappelons-le, tous les habitants du wagon qu'ils avaient quittés un peu plus tôt les voyaient ensemble, mais malgré tout ce qu'il y avait eu d'incongru dans cette soirée, il n'aurait jamais cru être un jour assez proche de Kenzie Stewarts pour qu'elle puisse lui faire une telle proposition.

Ok


Il avait aussi pensé au fait qu'il ne dînerait sans doute pas si ils restaient dehors, et Gallagher n'avait même pas assez d'argent sur lui pour proposer à Stewarts de lui offrir un truc. En fait, il n'avait pas un sou en poche, lesquelles contenaient très précisément un petit carnet noir et son pass de transports en commun...
N'allez pas croire pourtant que le jeune homme ne pensait qu'à bouffer. Mais il était tellement actif, que son dernier repas datait de l'aube et que, même si il était habitué à ne pas déjeuner, il était tout de même près de minuit...

Il la suivit, donc. Peut-être que Stewarts était beaucoup moins agaçante que ce qu'il s'était laissé pensé depuis tout ce temps, peut-être même que se faufiler avec elle à travers une foule allègre était plaisant, puisqu'elle lui tenait le poignet comme par peur qu'il se perde. Peut-être aussi que...

Euh... je euh...


Ils venaient tout juste d'arriver devant un immeuble, situé sur la cinquième avenue. Un immeuble de ceux devant lesquels il passait chaque jour en imaginant les petits bourges vivre dans leur barraque cossue, et en s'imaginant ce que ça pouvait être de vivre dans un tel univers au quotidien.
Mais l'hésitation étaient visible sur les traits émaciés du jeune homme, alors que le portier venait d'ouvrir la porte en reconnaissait Kenzie Stewarts.

Il avait rarement eu l'occasion d'être aussi intimidé, mais avouons le, cet endroit ferait un peu tache en voyant un Gallagher en son sein.

Tu es sûre que tu vis ici?


Demanda-t-il alors qu'ils pénétraient dans le hall après une looongue hésitation d'Adam, lequel s'était finalement fait entraîner à l'intérieur par la grande blonde. Abasourdi, il ne cessait de regarder autour de lui, avec en tête le fait qu'il ferait sans doute mieux d'effacer de son esprit l'idée stupide que Stewarts et lui... ça pourrait coller.
Mais une fille vivant dans un univers pareil ne voyait sans doute pas les choses de la même manière.

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Ven 4 Juil - 21:29

Heureusement que le métro était tombé en panne à une station à peine de Barney's, les deux jeunes gens ne mirent donc pas très longtemps pour atteindre la demeure de Kenzie.
En parlant d'elle, elle n'avait même pas remarqué le trouble qui était de plus en plus entrain de se manifester sur le visage d'Adam depuis leur arrivé dans l'Uppert East Side.

Euh... je euh...

Elle espérait avoir ses clés sur elle, car il y avait peu de chance que ses frères soient à la maison, les parents étant supposés être en voyage dans les Hampton. Elle plongea donc la tête dans son sac, en même temps qu'elle franchissait le pas de la porte de l'immeuble.

Tu es sûre que tu vis ici?

Bonsoir Mademoiselle. Monsieur. S'exclama Lorence le portier en inclinant la tête en signe de salutation. Kenzie haussa les épaules, une expression de gène s'étant dessiné sur son visage fatigué.
Elle détestait se faire voir et aurait peut-être mieux fait d'inviter Gallagher manger une pizza chez l'Italien du coin, cela aurait évité qu'il la prenne pour une petite bourge. Elle détestait être vu sous cette œil.

Tu sais.. c'est.. bégaya t-elle pour se justifier avant de n'être coupée par Lorence qui avait accouru devant l'ascenseur.

Oh Mademoiselle Stewards, j'oubliais. Joyeux anniversaire

Kenzie devint aussi rouge que le tapis qui se trouvait sur le sol de l'immeuble. Lorence était à Bret, une espèce de double local qui c'était manifestement pris de passion pour elle, depuis qu'il l'avait vu à l'âge de six ans, alors qu'il accompagnait son père un matin. Le père de Lorence était le véritable portier de l'immeuble, son fils effectuait simplement un remplacement estival comme chaque été.

Kenzie le remercia du regard et s'empressa de grimper dans l'ascenseur, afin d'écourter au plus vite ce moment.
Une fois à l'intérieur, elle se concentra sur Gallagher..

Je sais ce que tu dois penser de moi, mais tu ne devrais pas me juger par rapport aux nombres de zéro qui figure sur le compte en banque de mes parents ou par rapport à l'adresse qui figure au bas de mon immeuble. Je ne suis pas une espèce de..
elle souffla agacé..Elle n'arrivait même pas à suivre le propre fil de sa pensée. Qu'est-ce qu'elle voulait lui dire ? Qu'elle n'était pas une petite bourge qui vivait dans un appartement dont le loyer mensuel suffirait amplement à nourire une cinquantaine de foyer de Brooklyn ? Oublies, je ne sais même pas pourquoi je te dis ça.. Tu peux penser ce que tu veux au fond, je me fou de ce que les gens pensent de moi. Les fils des amis de mes parents me prennent pour une pauvre junky complètement faite, et les gens comme toi me prennent pour une petite snob, mais je sais très bien que je ne suis ni l'une ni l'autre.. et je..

Kenzie n'arrivait à supporter l'idée que Gallagher puisse changer subitement de comportement avec elle. Elle fixa les boutons de l'ascenseur muette. Elle ne savait même pas pourquoi, elle se justifait c'était dingue...
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Ven 4 Juil - 23:09

Il était difficile pour Adam de masquer son état en voyant ne serait-ce que le hall de l'immeuble, qui faisait facilement cinq fois son appartement. Il en avait vu, du luxe dans sa vie, mais ne s'était sans doute jamais approché de si près de ce genre de demeure. Harper était un endroit luxueux, mais incomparable avec ce genre d'endroit, et le jeune homme ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine gêne dans cet endroit, avec l'impression qu'il n'était pas ici à sa place. Peut-être commençait-il à regretter d'être venu...

Alors qu'ils se dirigeaient vers l'ascenseur, le portier qui avait l'air quelque peu collant vint d'un pas rapide presser le bouton d'appel de la cabine, sous l'oeil étonné de Gallagher qui avait l'impression d'avoir attéri dans une dimension parralèle.

Oh Mademoiselle Stewards, j'oubliais. Joyeux anniversaire
!

Ah, parce que les portiers étaient aussi payés pour célébrer leur anniversaire à leur boss? Les yeux du jeune homme continuaient à explorer les moindres détails du hall, lequel était plein de rouge, d'or et de marbre. Tout à sa contemplation des lieux, il ne releva même pas la phrase du portier, occupé à chercher mentalement une raison pour filer illico. Enfin dans la cabine où le portier et son nom français imprononçable ne les avaient pas suivi, il fut interpellé par le ton de la voix de la jeune femme sur laquelle il n'avait pas osé lever les yeux jusque ici. Sa surprise en voyant Kenzie Stewarts le garçon manqué impitoyable avoir les joues rouges et le regard fuyard prit le dessus sur tout le reste : elle avait l'air au moins aussi gênée que lui. Et, pendant qu'il l'écoutait s'expliquer, il comprit à quel point il avait été con. Au delà de son argent, du fait que sa mère possède l'une des boîtes de cosmétiques qui rapportaient le plus du globe, au delà du fait qu'elle puisse ordonner au type le plus con de chez Barney's de lui foutre la paix, et que son hall aurait pu être utilisé comme salle de conférence, elle était et restait malgré tout la fille qu'il avait détestée à Harper, et qu'il commençait tout juste à apprécier assez pour se rendre compte que ses joues rouges et son regard fuyant la rendaient particulièrement féminine.
Le pire, c'était qu'il détestait les connards qui se permettaient de juger les gens en fonction de leur compte en banque, et en avait été la première victime, lorsque, peu de temps après qu'il ai quitté Harper, un certain Hoffmann, qu'il considérait comme un de ses meilleurs potes, n'avait plus daigné répondre aux quelques mails qu'il prenait le temps d'envoyer à sa bande, sous prétexte qu'il n'était pas aussi riche qu'il aurait laissé paraître. Cette attitude avait d'ailleurs contaminé la plupart de ses anciens amis, et seul Achille lui était resté, pour ainsi dire, fidèle.


Hey Stewarts...


Dit-il après quelques secondes passées à la regarder avec attention,

T'as raison, je crois que j'ai merdé. Je n'ai aucune raison d'aller chez une fille qui... se sent obligée de venir en aide à un vendeur alors qu'ils sont supposés se détester. Et qui est assez snob pour pouvoir secourir une femme enceinte jusqu'aux dents aussi naturellement que si elle allait se faire masser où un truc du genre...


Il passe une main dans ses cheveux. C'était vrai, il n'avait même plus envie de partir, et avait été tellement égoïste qu'il avait passé outre sur le fait que Stewarts était tout sauf une fille snob qui vivait dans un appart de bourge et qui se fichait du reste du monde.

Mais tu peux pas m'en vouloir de me sentir mal à l'aise. Entre cet ascenseur et le New York dans lequel je vis tous les jours il y a un monde tellement énorme que... je crois qu'un nouveau crochet du droit dans le bras m'aiderait à y voir un peu clair... Tu crois pas? Paraît que ça ouvre l'appétit, en plus.


Termina-t-il avec un petit sourire, prenant soin d'avoir l'air aussi "Gallagher" qu'à l'accoutumée, et de passer outre sur ses impressions.

D'ailleurs, je me demandais... Le palmier qui est dans l'entrée, vous en avez déjà bouffé tous les fruits? Nan parce que j'aurais pu aller t'en cueillir vite fait pour ton anniversaire... Pourquoi tu m'as caché ça, t'avais peur que je te traite de vieille?



Termina t-il sur un ton mi-figue, mi-raisin, espérant que Kenzie retrouverait son état normal.

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Sam 5 Juil - 0:09

Alors comme ça, Adam Gallagher n'était pas aussi con qu'il n'en avait l'air ? Stewarts fut quelque peu surprise de la réaction qu'il adopta à la suite de son petit pétage de plomb. C'était choquant, de le voir réagir de la sorte alors qu'il aurait tout aussi bien pu se tirer en lui balançant un truc du genre "Je le savais, tu es une vieille meuf" comme l'aurait sans doute fait son pote Achille, son camarade à Harper.
Or là, lorsqu'il avait pris la parole, le choc fut aussi glacé que lorsqu'il avait joué les types sympa au métro. Kenzie avait enfin relevée le nez du cadran, qui affichait les étages. Troisième étages. Elle observait à présent Adam dans le reflet que lui renvoyait le miroir de l'ascenseur juste en face.
Il fallait se le dire, c'était un peu étrange de le voir ici, dans ce décor. En général, elle n'aimait pas trop ramener de gens chez elle. Non pas qu'elle le trouvait inapproprié au décor ou autre similitude du genre. C'est juste que si quelqu'un lui avait un jour dit que le mec qu'elle considérait comme l'un des plus craignoss d'Harper – toutes catégories confondues – se retrouverait un jour ici, avec elle, elle l'aurait volontier frappé tant c'était de l'ordre de la connerie.

Straw écoutait parler celui qui avait été durant si longtemps un crétin et qui en fait ne l'était plus trop. La seule personne qu'elle trouvait stupide ici, c'était elle. Parce qu'au fond, elle avait fait exactement ce dont elle détestait, c'est à dire baser ses jugements sur des suppositions et non pas sur des fait. Kenzie ne parlait plus, elle était un peu scotchée par sa réaction. Se mordillant la lèvre pour tenter d'étouffer un sourire, elle commença à se ronger l'ongle du pouce. Nouveau coup d'oeil dans le miroir l'air de rien, c'était dingue ce garçon était vraiment... spécial ? Canon ? Idiot ? Ou plutôt différent. Complètement à l'opposé de ce qu'il voulait laisser supposé être. C'était dingue, qu'elle ne s'en rende compte que maintenant alors qu'en fait, ils auraient peut-être pu finir par devenir potes tout les deux au lycée s'ils n'avaient pas dépenser le plus clair de leur temps à se vouer une haine viscéral. Ou pas.

Mais tu peux pas m'en vouloir de me sentir mal à l'aise. Entre cet ascenseur et le New York dans lequel je vis tous les jours il y a un monde tellement énorme que... je crois qu'un nouveau crochet du droit dans le bras m'aiderait à y voir un peu clair... Tu crois pas? Paraît que ça ouvre l'appétit, en plus.

Kenzie afficha un petit sourire en coin, puis elle détourna à nouveau les yeux. Elle n'avait jamais pu penser qu'Adam était le genre de mec qui galérerait à la sortie d'Harper. C'est vrai, elle l'avait toujours vu comme un mec brillant, qui s'il cessait de dépenser son énergie à vouloir plaire à tout le monde et à être en représentation constante aurait pu être promu à un brillant avenir. Ou à défaut, elle l'aurait bien vu finir dans une carrière de gigolo, ce n'était pas les fans qui lui manquait.

D'ailleurs, je me demandais... Le palmier qui est dans l'entrée, vous en avez déjà bouffé tous les fruits? Nan parce que j'aurais pu aller t'en cueillir vite fait pour ton anniversaire... Pourquoi tu m'as caché ça, t'avais peur que je te traite de vieille?

Pour unique réponse, un soupir. Puis souainement, Kenzie se retourna et le plaqua contre la cabine. Il aurait pu penser qu'elle voulait vraiment le cogner et là sans crier garde et sans vraiment lui laisser le temps de comprendre ce qu'il se passait, elle approcha son visage du sien et l'embrassa.

Attendez.. Gallagher et Stewarts ??
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Après un petit récapitulatif...   Sam 5 Juil - 1:49

Adam ressentit un certain soulagement à la voir sourire. Qui aurait cru qu'un jour il serait content de voir Kenzie Stewarts sourire? Il fallait aussi dire qu'à son souvenir, il ne se rappelait pas vraiment la Stewarts du lycée être une fille joyeuse et souriante. Peut-être avait-elle changé finalement. Ou peut-être était-ce lui? Comment en effet pouvait-il expliquer qu'il voyait Kenzie Stewarts complètement différemment qu'à l'accoutumée? Le temps avait visiblement effacé le coté profondémment agaçant qu'elle avait auparavant, et le jeune homme pouvait avouer ne même pas être capable de dire pourquoi il la détestait tant. Enfin, tel le garçon qu'il était, il fallait avouer qu'il était du genre à être singulièrement sensible aux marques de faiblesses de la gente féminine, et Stewarts en tant que reine de l'impassibilité et du cynisme telle qu'il se la rappelait, arrivait à présent à passer pour une personne extrèmement touchante aux yeux de Gallagher. Si elle avait été considérée par le jeune homme comme une fille normale, il aurait pu avoir eu envie de la serrer dans ses bras, d'un geste protecteur. Mais il s'agissait de Kenzie, ne l'oublions pas, et Adam, malgré la merdicité de son existence, tenait tout de même à la vie...

Il avait toujours son regard amusé, et même si une partie de lui trouvait profondément attirante Kenzie Stewarts à cette seconde, l'autre était assez prudente pour ne pas faire parvenir cette information jusqu'à son conscient. Il se contentait de la regarder, beaucoup moins tendu que précédemment, et attendant, avec une certaine appréhension tout de même, sa réponse.

Inutile de dire que ce qui suivit ne manqua pas de le sidérer. Bon, au début, lorsque Stewarts l'avait plaquée contre le mur de l'ascenceur, il avait laissé un sourire apparaître sur ses lèvres. Non qu'il avait préssentit ce que Kenzie allait faire, mais il s'était dit qu'elle voulait tout simplement le frapper, comme il le lui avait demandé, ce qui avait été pour le jeune homme, une preuve que tout était redevenu à la normale, ou presque.

Mais lorsqu'il sentit les lèvres de la jeune femme se poser sur les siennes, il écarquilla les yeux d'étonnement, du moins durant quelques secondes. Après, son esprit s'éclipsa totalement pour laisser la place à ses sens. Jamais Gallagher n'avait prit tant de plaisir à un baiser, et jamais, surtout, il n'aurait pensé ressentir un tel truc avec Stewarts. Au contraire, alors que l'ascenseur passait au cinquième, sixième, septième étage, tous deux paraissaient avoir totalement oublié le fait qu'ils ne pouvaient pas se supporter quelques temps plus tôt. Au diable les belles paroles, et bonjour l'instinct, les mains de Gallagher avaient prit leurs place sur les hanches de Kenzie. D'ailleurs seul le petit tintement annonçant qu'ils étaient arrivés au huitième étage de l'immeuble, où ils mirent fin au baiser.

Sans un mot, elle se dégagea alors, et entreprit de glisser le passe dans la fente prévue à cet effet. La magie était rompue, et, ne sachant que faire, ou plutôt que dire, il glissa à nouveau les mains dans les poches. N'allez pas croire que Adam avait prévu cette scene. Bien qu'il se soit parfois retrouvé dans une situation similaire, il n'était tout de même pas assez cinglé pour s'être imaginé avec Kenzie dans les bras. Cette idée ne lui était même pas venue à l'esprit avant que la jeune femme ne l'embrasse, d'ailleurs, et sans doute n'avait-il jamais été aussi indécis avec une fille depuis... Karen Steevens, sa petite amie au lycée.
Voilà pourquoi les mains d'Adam ne trainaient pas sur la blonde en attendant que la porte de l'ascenseur s'ouvre sur son appartement, et voilà pourquoi il ne savait pas comment réagir. Il était intimidé par Kenzie Stewarts, et n'osait même pas imaginer la suite des évènements.

SURPRISE ! ! !


La porte de l'ascenseur venait de s'ouvrir, donnant directement sur une vingtaine de personnes qui se tenaient dans un vaste appartement décoré avec goût. Un coup d'oeil à Kenzie montra qu'elle était aussi surprise que lui, mais très rapidement, la jeune femme fut entraînée à l'extérieur de l'ascenseur, sans que personne n'ait paru se rendre compte de la présense d'un individu supplémentaire, et il fallu quelques secondes à Adam avant de se décider à entrer à la suite de Kenzie, passant totalement inaperçu, alors que l'assemblée formait un cercle autour de la reine de la soirée.

Les mains dans les poches, il observait un moment ce spectacle, ayant comme l'impression d'être une espèce de voyeur n'ayant strictement rien à faire ici. La scene du baiser était bien loin, et même si il sentait toujours la pression et le goût des lèvres de Kenzie sur les siennes, il avait aussi l'impression que tout ce qui venait de se passer appartenait à un rêve. Trop fatigué, peut-être?
Il hésita quelques minutes à se faire remarquer en s'approchant de Kenzie pour lui dire qu'il se tirait, s'étant en effet contenté jusqu'ici d'observer le spectacle de Stewarts entourée d'une assemblée qui paraissait la voir autrement qu'il ne l'avait jamais vue, comme celle qu'elle se répugnait à être : comme une petite bourge snob, ou presque, il se résigna à faire demi tour en direction de l'ascenseur, en voyant un bellâtre bourge qui aurait mangé du hippie s'approcher de Stewarts et la serrer dans ses bras comme si il avait cru ne jamais la revoir. Mr Cheddar, peut-être?
Et se mit à presser fébrilement la machine qui sans doute avait été rappelée par portier français bizarre. Comme si il avait eu une envie dévorante de rester une seconde de plus ici. A nouveau, son pessimisme naturel l'envahissant : Gallagher, avais-tu espéré que Stewarts serait à toi et rien qu'à toi? Si ça n'était pas elle, la snob, c'était sans doute tout son univers, dans lequel il ne ferait jamais partie.

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