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 Uh... Shopping? [Cicely]

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Dorian Finnigan
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MessageSujet: Uh... Shopping? [Cicely]   Sam 5 Avr - 0:33

18.12.07 / 16H00
Premier quartier Libre

Après la visite du stade, on avait déposé les élèves au centre du pôle touristique de Liverpool, et, la plupart s’étaient séparés en petits groupes. Johannes, lui, était seul. Non, il n’y avait pas d’espérances là dedans, ni même un désir profond de solitude, et la bonne humeur à laquelle il avait goûtée grâce au piano -retour aux sources- de leur auberge miteuse s’était envolée, mais il n’avait d’autres choix que d’être livré à lui-même étant donné que Coralee Moore, seule prétendante au rôle d’amie officielle du jeune homme s’en était allée bras dessus bras dessous en compagnie d’Eliott, qui ne voulait plus rien avoir à faire avec lui. Quand à Cicely, bien entendu, n’en parlons pas. Il avait fait montre de la plus grande patience du monde pour ne pas lui proposer de déjeuner en sa compagnie, ni même de lui adresser la parole, se contentant de lui jeter quelques regards furtifs, s’assurant qu’elle ne le voyait pas. La visite du stade avait été pour le moins instructive, mais à présent livré à lui-même, il se demandait sérieusement ce qu’il allait faire durant ces deux heures. Loin de lui l’envie de faire des courses, il n’avait jamais été très dépensier, se contentant de faire l’acquisitions de choses qui lui étaient strictement nécessaires. Voire assez rares pour qu’il daigne les acheter. Alors que le groupe s’éparpillait, le jeune homme resta debout devant le bus, regardant tous ces magasins sur lesquels se jetaient les élèves, en se demandant ce qu’il allait bien pouvoir faire.

« Hum… Johannes? Peut-être vaudrait-il que tu t’éloignes un peu. Pourquoi ne pas faire comme les autres? »

C’était mademoiselle Cruiz, qui visiblement voulait aider l’économie de la ville, et s’arranger pour que ses petits protégés soient tous victimes de la fièvres acheteuse. Hum. Le jeune homme ouvrit la bouche, s’apprêtant à rétorquer qu’il ne comprenait pas pourquoi l’éducation autorisait les élèves à se livrer à ce genre d’ineptie alors qu’une ville telle que Liverpool constituait un tel berceau culturel qu’ils n’en auraient sûrement pas assez de deux jours pour en connaître le dixième, lorsqu’il se rendit compte qu’elle s’était visiblement liée d’autre chose que d’une simple amitié avec leur chauffeur, et qu’ils souhaitaient profiter d’un après midi tranquille.
Il fallait le dire.
Le problème était le suivant. Jamais, au grand jamais, on l’avait autorisé à pratiquer ce genre d’activité. Bon, il fallait peut-être opérer stratégiquement. Il voyait dans la rue qui s’offrait à lui, ses camarades entrer et sortir des boutiques à la vitesse de l’éclair. Peut-être devait-il… Euh… Il y avait vraiment de tout. Des grands magasins de vêtements aux petites boutiques spécialisées dans la vente de miel de lavande. Peut-être devrait-il s’asseoir sur une des marches, là? Impossible, cela n’était certainement pas ce qu’aurait fait un Lord. Autour de lui, tout le monde s’agitaient, les touristes semblaient accorder beaucoup plus d’importance à l’achat d’objets ridicules sur lesquels il y avait écrit « Revenez à Liverpool », que sur les vestiges historiques de la nation. Au bout de quelques minutes, il se mit à sentir sur lui les regards des passants, captant même un "D'ou il sort, lui,". Il faudrait peut-être qu'il avance. Peut-être.

Oh, un antiquaire.

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MessageSujet: Re: Uh... Shopping? [Cicely]   Sam 5 Avr - 1:26

Miroir mon beau miroir… de poche. Appuyée contre un poteau qui se trouvait là par la volonté du ciel (et la mienne), la cadette Jeckyll contemplait depuis quelques secondes les quelques centimètres de peau qu’elle avait savamment rougi avec un mélange de colorants artificiels et de graisse de baleine. Traduction : elle se mettait du rouge à lèvres. Etant donné que le faire dans le bus eut été simplement impossible, elle avait choisis de s’isoler pour s’adonner à ce petit plaisir de quelques minutes. Un beau rouge à lèvres bien vif, qui rendait sa peau plus pâle encore et lui donnait des allures de prostituée de luxe des années 60, voilà qui devait remonter son sombre moral. Car, croyez-le ou non, mais savoir qu’un être transi d’amour se ronge les sangs à cause de vous tandis que votre adorable frère batifole joyeusement avec la première greluche venue a le don de vous mettre les nerfs en pelote. Particulièrement chez quelqu’un d’aussi sensible que Cicely (ahah). Bref. Après avoir vérifié pour la cinquième fois que le maquillage soulignait parfaitement le contour de ses lèvres, elle consentit à fermer son miroir pour le glisser dans son sac, et enfin se diriger vers ce qui semblait vers la rue principale de ce trou grisâtre appelé Liverpool.
Que de jeunes étudiants gambadant tels les cabris hyperactifs, excités par tant de jolies choses inutiles qu’il étaient conscients de ne jamais revoir une fois retournés dans la prison marbrée qu’était Harper… il la fatiguaient. Terriblement. Aucun d’entre eux ne parvenait à garder son calme, à rester silencieux, à simplement faire preuve d’un peu de retenue. Ils pensaient devenir plus attractifs en faisant preuve d’autant d’énergie, mais n’en étaient que plus exaspérants. Elle évita deux filles qui discutaient avec de grands gestes des mains, accéléra légèrement le pas pour ne plus entendre leurs jérémiades insupportables à propose d’un garçon anonymes qui, apparemment, pour ne pas prendre conscience de leur existence était un immonde salaud. Elle s’arrêta devant un fleuriste, refoulant un éternuement devant des œillets, s’éloigna aussitôt. Combien d’heures à tuer… comment… et pourquoi ne pas simplement d’installer sur un banc et… s’ennuyer à mourir.
Oh, un antiquaire.

Tout à fait le genre de… tiens, il avait été rapide. Derrière le nom de la boutique peint sur la vitre, elle devinait la silhouette de Johannes qui furetait ici et là, méthodique et calme, touchant à peine les objets comme s’il craignait une atroce maladresse. Elle se décida définitivement à l’instant même où il reposa une espèce de vieille boule en cristal. Un très léger sourire vint animer ses lèvres, tandis qu’elle entrait. Le carillon de la porte d’entrée sonna avec paresse. Elle avait l’impression de soulever des kilos de poussières à chaque pas. Une poussière âcre qui s’attachait à ses vêtements, dans ses cheveux, sur sa peau… il y eut comme une palpitation d’angoisse, à l’endroit où devait se trouver son cœur. Elle n’aimait cet endroit ; ce genre d’endroit, pour être plus exacte. Trop de désordre, de poussière, d’histoires… elle sortirait au plus vite, après avoir parlé à Johannes. Le simple fait qu’elle soit prête à endurer quelques secondes de plus dans un lieu qui la révulsait était surprenant au plus au point. Elle s’était arrêté à côté de lui, tandis qu’il se saisissait d’un nouvel objet bine obscur, pour le reposer aussitôt. Il ne tarda pas à se rendre compte de se présence, bien que son temps de réaction reste inquiétant.

_ J’accepte.

Sa petite voix était assurée, douce et en même temps augurant autre chose… si Johannes eut un mauvais pressentiment, il eut bien raison. Car ce qui suivit ne fut pas une intense et inoubliable démonstration d’affection, ni même l’aveu d’un trouble profond et incompréhensible.

_ A deux conditions. D’abord, tu devras aller voir mon frère et lui dire que tu m’as oublié. Invente quelque chose, dis que tu es passé à autre chose je n’en sais rien, mais réussis à le convaincre. Tu dois le persuader que plus jamais tu ne m’adresseras la parole… s’il ne te croit pas, considère ceci comme notre dernière conversation.

Elle laissa ces premiers mots faire leur petit effet. Il n’y avait rien de sadique là-dedans, pourtant. Elle paraissait encore plus petite, coincée dans ces grandes étagères, au milieu de ces objets parfois de grandes valeurs.

_ Ensuite, et c’est une condition aussi importante que la première, tu ne devras jamais critiquer ce que je fais. Quelque soit les personnes que je fréquente, ne t’autorises pas ne serait-ce qu’à émettre une objection ou un commentaire… Alors maintenant c’est à toi de choisir.

Ce genre de compromis ne lui ressemblait pas… mais ce n’en était pas vraiment un, au fond.


Dernière édition par Cicely Jeckyll le Sam 5 Avr - 12:31, édité 1 fois
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Dorian Finnigan
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MessageSujet: Re: Uh... Shopping? [Cicely]   Sam 5 Avr - 3:16

Se dirigeant vers l’antiquaire d’un pas déjà plus assuré, il en poussa la porte, doutant durant quelques secondes qu’il soit permit à un allochtone de pénétrer dans ce qui paraissait être un sanctuaire du savoir et des temps anciens. Le contraste entre la boutique avec la folie extérieure était étonnant. L’endroit était presque désert, et était rempli d’objets que Johannes n’avait jamais réellement vus. Un espèce de caverne d’Ali baba, tenue par une vieille femme qui avait noué un fichu rouge autour de son crâne, et qui paraissait parfaitement dans son élément, dévorant une ancienne édition du Portrait de Dorian Gray. Un regain d’énergie le traversa, alors qu’il songeait que, peut-être, son après-midi ne serait pas une perte de temps si conséquente qu’il ne l’avait d’abord pensée. Tous ces objets… L’impression d’être dans le magasin de jouet auquel il n’avait jamais eu droit lui traversa l’esprit, enfin, si l’on pouvait qualifier la tête de sanglier accrochée au dessus de la caisse enregistreuse d’une autre époque, de jouet. Mais nous n’en étions pas au détail, et Johannes décida d’y passer tout son après midi. Loin de l’agitation extérieure, des questionnements quotidiens, et des choses dont il ne savait que faire. Ici, tout pouvait lui être utile, que ce soit cet exemplaire de la Bible datant du XVIIIe siècle, qu’il parcouru durant quelques seconde avec un soin infini, ou alors ce compas de marin, et même… Cette boule de cristal légèrement fissurée, qu’il observa avec précaution. Il était près à parier que la vieille femme avait passé des heures, penchée au dessus de l’objet en tentant de lire à travers une épaisse fumée diffusée par de l’encens exporté d’un quelconque pays exotique, un avenir sans doute plus prometteur que celui qui s’offrait à elle… L’air rêveur, il l’observa attentivement, voulant lui aussi pouvoir lire son futur, lorsqu’un bruit sourd le rappela à la réalité. Un livre, remué par un client, était tombé lourdement sur le sol.
Reposant l’objet, il se força à revenir au réel. Il n’avait jamais cru à une quelconque espèce de magie, et cela n’allait sans doute pas commencer dans une étrange boutique de Liverpool. Peut-être était-ce l’atmosphère mystique, qui y régnait, créant à la fois une espèce de torpeur chez le jeune homme, mais aussi rappelant une ambiance familière. Un peu comme si il était dans la bibliothèque privée d’un membre de sa famille qu‘il n‘avait vu depuis longtemps.
Alors qu’il attrapait ce qui ressemblait étrangement à une réplique de l’une des faces du coffret d’Auzon, le tintement de la porte se fit entendre. Le petit Lord n’y prêta pas d’attention particulière, jusqu’au moment où il sentit une présence insistante à coté de lui. Se raidissant légèrement (il n’avait pas eu Cicely en tête depuis au moins deux minutes, ce qui était un record), il songea qu’il n’aurait pas dû se risquer à chercher les réponses à une quelconque promesse d’avenir à ses cotés dans cette ridicule boule de Cristal.

Mais peut-être n’était-ce pas Cicely, finalement.

Il reposa sa pierre, et finit par poser son regard bleu légèrement égaré sur la jeune femme brune.

_ J’accepte.


Le cœur de Johannes fit un bond dans sa poitrine, comme lorsqu’on avait le fol espoir que quelque chose arriverait, et que, lorsque c’était le cas on ne savait plus quoi faire. C’était ce qu’il ressentait. Incapable d’imaginer, concrètement, ce pour quoi elle acceptait, il se contenta de la regard avec l’air étonné d’un petit garçon qui se demande pourquoi on lui offre une friandise alors qu’il a été insupportable toute la journée. Comprenez, il avait eu en arrière pensée tout l’épisode du transport scolaire qui se rejouait en boucle dans son esprit depuis qu’ils étaient arrivés à Liverpool, et ne comprenait pas pourquoi Cicely venait lui annoncer qu’elle acceptait sa proposition.
Le garçon n’était pas stupide. Il était capable de se souvenir d’une centaine de chiffres après la virgule de pi, et de boucler en l’espace d’une heure, une dissertation parfaitement rédigée de son écriture ronde et parfaitement calligraphiée. Mais demandez lui quoi que ce soit au niveau sentimental, et vous ferez face à un immense vide qu’il tentait désespérément de combler depuis l’enfance, et ce, de la manière la plus maladroite possible.

Cicely Jeckyll, Celle pour laquelle son cœur se pâmait depuis leur première rencontre, venait de lui dire qu’elle acceptait d’être l’occupante de son cœur. Quelques secondes passèrent, durant lesquelles il se contenta d’observer ce visage parfait, ne sachant comment réagir, ayant prit pour habitude d’attendre ce « Mais » qui arrivait beaucoup trop souvent dans la bouche de la brunette.

Effectivement, quelques secondes plus tard, le questionnement, puis l’incompréhension furent lisibles dans ses prunelles. Mentir à Eliott? Prétendre qu’il avait oublié Cicely? Mais… Il… Il avait toujours considéré l’aîné Jeckyll comme quelqu’un de digne de respect, et n’avait jamais songé une seconde à le trahir. Apprendre que ce dernier ne voudrait plus lui adresser la parole, et lui interdisait de fréquenter sa sœur avait été un déchirement. Mais il n’avait pas obéit. Devoir à présent lui mentir en feignant un soudain détachement…

S’il ne te croit pas, considère ceci comme notre dernière conversation.


Avait-il le choix? Il estimait Eliott bien plus que la plupart des personnes qu’il avait connues dans sa courte vie, mais aimait Cicely cent fois plus, et songer ne serait-ce qu’à ne plus jamais pouvoir lui parler était impossible. Cet étrange chantage le tourmentait néanmoins, mais il chassa ses interrogations en songeant au bonheur de pouvoir parler, toucher, et sentir Cicely au quotidien. Le second point était tout aussi ambigu. Pourquoi tant de conditions à une simple relation? L’amour n’était-il pas sensé être aussi simple et aussi limpide que de l’eau claire?
Peut-être était-ce une sorte de test. Qui donc Cicely fréquenterait-elle? Et pourquoi donc ne devrait-il pas en parler? Soudain, il avait la tortueuse impression d’être l’une de ses personnes qui pactisaient avec…

« Hé bien… Soit »

Tout autre pensée fut chassée de son esprit. Le principal était qu’elle soit devant lui, n’est-ce pas? Elle était venue à lui, et ça n’était pas pour le repousser. L’important était qu’il puisse à nouveau sentir sa peau contre la sienne, son parfum si particulier et regarder insatiablement ce visage. Le reste n’avait pas d’importance. En aimant Cicely, il avait trouvé un intérêt à la vie beaucoup plus palpitant qu’un simple livre de mathématiques. Mais ses conditions si complexes le tourmentaient. Et il n’était pas tout à fait sûr qu’une relation amoureuse doive débuter de cette façon là, si?

Il resta donc interdit. Il avait beau connaître la plupart des savoirs empiriques à la perfection, il était tel le nouveau né entre les mains de Cicely. Il n’osait rien faire qui pourrait lui déplaire. Qu’arriverait-il si il ne parvenait pas à persuader Eliott de sa bonne foi? D’autant plus qu’il n’était pas pour ainsi dire un menteur né. Son cœur battait dans sa poitrine, et il avait une envie folle d’attraper la main de la jeune brune comme si elle eut été un des trésors que l’on trouvait dans cette boutique, mais malgré le fait qu’elle lui ait donné son consentement, il ne pouvait s’empêcher de traiter leur relation comme une poupée de verre qu’il aurait peur de briser. Cela voudrait-il dire qu’ils devraient se voir secrètement? Il n’osa pas poser la question cela était sans doute compris dans cet étrange contrat.
Pourtant, aurait-elle demandé la lune qu’il n’aurait pas déchanté.

« Je… mon cœur t’appartiens, Cicely, et en l'acceptant, tu fais de moi ton serviteur »

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MessageSujet: Re: Uh... Shopping? [Cicely]   Dim 6 Avr - 17:41

Il était très rare qu’elle se sente stupide. Elle était de ces gens qui, quelques soient les situations, conservaient résolument la tête haute et continuait d’avancer en écrasant tout sur leur passage… y compris d’innocents congénères. Pourtant, pendant ces quelques secondes où Johannes réfléchit à sa proposition, elle se sentit ridicule. Vraiment. Parce qu’il pouvait dire non. Parce que, dans un élan incontrôlé de fierté, il pourrait comprendre qu’elle était un véritable poison et qu’il valait mieux décamper au plus vite. Mais non. Il accepta, à sa manière protocolaire et guindée ; après une hésitation, ceci dit.
Son cœur quoi ? Elle baissa la tête, cherchant quelque chose dans son sac. Un quelque chose qui ne devait pas avoir une importance considérable étant donné qu’elle abandonna bien vite, murmurant quelques mots cassants.

_ Oh pitié arrête de dire ce genre de trucs… c’est gênant et parfaitement déplacé.

Ceci dit, l’idée de serviteur était à creuser. Il avait la tête de l’emploi et tout un tas de qualités appréciables qu’il faudrait utiliser. Combien d’heures avaient-ils à tuer, déjà ? Beaucoup trop.
Ils ne mirent pas longtemps à sortir de la boutique, Cicely étant beaucoup plus rapide que Johannes compte tenue de son aversion pour l’endroit (l’adolescent quant à lui semblait quitter les rayons poussiéreux à regrets). La plupart des élèves avaient disparus. La grande rue n’était plus envahie que par des habitants de la ville et quelques touristes au goût douteux qui prenaient des photos entre deux éclats de rire. Tous les adolescents s’étaient éparpillés, vifs comme l’éclair, à la manière d’une colonie de rats qui aurait ordre de se disperser.

_ De quoi tu te souviens, pendant la journée où on s’est rencontrés ?

La question était venue sans transition ni le moindre signe avant-coureur, prononcée avec une telle indifférence que l’on doutait presque qu’elle vienne de Cicely. Elle n’appelait pas non plus à un monologue de louanges sur leur rencontre follement romantique mais bien à une réponse concise et claire. Parce que le comportement de l’adolescent l’intriguait toujours. Parce que, en l’état actuel des choses, elle se raccrochait à tout ce qui éveille un semblant d’intérêt comme à une bouée de sauvetage. Passons sur le manque de subtilité et le reste, elle s’embarrassait rarement du protocole implicite des rapports humains communément appelé « bienséance ». Répondrait-il sincèrement ? Il ne semblait pas avoir été programme pour prononcer le moindre mensonge, mais une surprise était possible. Dans tous les cas, il y avait dans le récit de cette journée fatidique quelque chose qui clochait, une anicroche qui avait à voir avec le comportement étrange de Johannes, et qu’elle brûlait d’envie de comprendre. Non, on parle de Cicely là. Disons plutôt qu’elle voulait savoir… avec un peu plus de détermination que d’habitude. Ils avaient commencé à marcher dans la rue, calmement, ralentissant devant certaines devantures et slalomant entre les pavés irréguliers.


[pardon c'est nul... vraiment, désolé Neutral ]
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Dorian Finnigan
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MessageSujet: Re: Uh... Shopping? [Cicely]   Mar 8 Avr - 2:07

Et voilà. Johannes était repartit dans la contemplation de Cicely Jeckyll, pour laquelle l’obsession était une énigme pour le monde entier. Et particulièrement pour Arthur, d’ailleurs, car profitons du fait que ses antécédents soient remis sur le tapis pour lui laisser la parole.

En effet, si l’on avait laissé le choix à Arthur Andersen, si il avait pu choisir quelqu’un méritant de recevoir tout l’insipide et dégoulinant amour que Johannes avait à offrir, cette personne n’aurait pas été Cicely Jeckyll. Dès le premier regard, il n’avait pu la supporter, ne serait-ce qu’à cause de cet air de pimbêche qu’elle arborait en permanence, à ce rouge vif d’une vulgarité qu’elle étalait sur ses lèvres et à cette manière qu’elle avait de se prendre pour la reine de Saba, ce qui avait pour effet de l’horripiler à un point difficilement atteignable.
Mais, ces temps-ci, Arthur faisait un peu moins des siennes. Sa manie d’apparaître sans prévenir avait fortement diminuée, ce qui était sans doute dû au temps qui, beaucoup moins pluvieux, se voulait sec et glacial, comme il se devait de l’être pour un mois de décembre. Son emprise sur Johannes avait reculée de beaucoup, et il attendait son heure, quelque part dans son esprit.

Rien n'empêchait donc Johannes d’observer le moindre mouvement de Cicely. Il n’osait pas la quitter du regard, au cas où elle disparaîtrait. C’est pourquoi, d’ailleurs, lorsqu’elle s’empressa de quitter la boutique, il la suivit à grand pas. On ne pouvait pas lui en vouloir de se livrer à tant d’effusions galantes… Comment voulez vous qu’il exprime son amour autrement? Il ne répondit pas, mais sur ses lèvres apparurent un léger sourire. Il allait suggérer qu’ils ne restent dans cette boutique, mais songea que cela n’était peut-être pas du goût de Cicely. Sans doute avait-elle une notion de quartier libre totalement différente de la sienne… Il verrait bien, songea-t-il une fois dehors, alors que ses yeux se posaient durant quelques secondes sur des touristes qui se prenaient en photo. Il s’en moquait, après tout, puisqu’il était avec Elle.

Son sourire se figea lorsqu’elle lui posa sa dernière question, sans ambages, alors qu’ils évoluaient à travers les rues piétonnes de Liverpool, dont les pavés dataient du début du siècle. Son allure ralentit légèrement, alors qu’il tourna la tête vers la jeune femme, cherchant à savoir ce qu’elle voulait véritablement dire par là.
Après tout, ils n’avaient jamais véritablement abordés le sujet, et il avait été si préoccupé ces temps-ci qu’il n’y avait plus songé.

Mais Cicely continuait de marcher, n’ayant pas l’air plus préoccupée que si elle avait parlé du beau temps. Peut-être qu’il se trompait. Après tout, il n’avait rien pu faire d’anormal dans une forêt, puisqu’ils en étaient sortis vivants. La seule chose qui l’avait intrigué, était son visage si proche de celui de la brunette, lorsqu’il avait repris conscience, mais la jeune femme n’en ayant jamais parlé, il s’était dit que la chose devait avoir une explication des plus plausibles.

Alors…

« Une bien étrange journée, n’est-ce pas? La perte de ces chevaux fût une escapade terrible. La lingère a eu un mal fou à débarrasser mes vêtements des tâches causées par ces fougères… » Il avait prit un ton assez guilleret. Le souvenir de ce moment lui revint à l‘esprit. Il avait alors détesté Cicely de toute son âme. Du moins, l‘avait-il pensé : comment aurait-il pu songer à détester celle pour laquelle il avait été fait? « Je me demandais d’ailleurs si tu n’avais pas eu trop de problèmes avec cette terrible surveillante. Il était évident que je n’aurais jamais dû me trouver dans ta chambre, et j’en suis terriblement confus… où avais-je donc la tête pour me laisser entraîner dans un lieu si intime… »
Bien sûr qu’il n’était pas assez stupide pour laisser entendre à la jeune femme qui venait d’accepter son amour qu’il lui arrivait parfois d’avoir des absences.

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MessageSujet: Re: Uh... Shopping? [Cicely]   Ven 11 Avr - 20:29

Etonnant, comme elle était incapable de le comprendre. Comprendre la nature humaine et ce qu’il y avait de sombre en elle était très utile, quand son ambition primordiale était d’être un monstre de sadisme, mais elle ignorait tout des sentiments positifs, tout aussi complexes que ceux de la douleur et la haine. Elle avait donc, tout naturellement, mis l’obsession de Johannes sur le compte d'une banale attirance physique, proportionnelle au caractère excessif de l’adolescent. Qui plus est, compte tenu des réactions quasi-hystériques de la créature, Cicely pouvait presque affirmer qu’il n’avait pas de contacts avec la gente féminins à longueur de temps. Le genre plongé dans ses bouquins. Le genre à faire craquer ces demoiselles sans même s’en rendre compte, bien trop occupé à se demander si l’angle de forme leur nez avec leurs yeux est ou non un parfait triangle équilatéral, plutôt de se faire la réflexion qu’elles ont un regard de biche.
Oui, exactement ça. Le joujou inaccessible par excellence, que les filles voulaient parce qu’il ne les remarquait pas, si ce n’est lorsqu’elles citaient Faust ou un théorème complexe avant d’enchaîner sur des vers latin. Et elle, insignifiante il faut bien le dire dans l’univers infini de l’intellect et du savoir, avait touché le jackpot. Vous croyez que parce qu’elle regardait partout ailleurs, indifférente, elle ne remarquait pas quels regards tendres Johannes lui lançait en coin ? Ce que les hormones peuvent avoir comme effet sur le corps d’un ado, non mais vraiment… pour en revenir à ce que je disais plus haut, non elle ne s’était toujours pas accommodée à cette idée absurde qu’il l’aimait. Au sens romantique du terme, entendons-nous.

Tout ce qu’il pouvait dire, déclamer serait plus exact (je parle de ces grandes phrases qui parvenaient à plonger Cicely dans un gouffre d’embarras), il le sortait de ces vieux bouquins dont quelques réminiscences le hantaient encore. Rien à voir avec un véritable amour inconditionnel qui serait apparut d’on ne sait où, pour on ne sait quelle raison, et qui n’aurait aucune raison d’être. Dans tous les cas, l’effet était le même. Il était manipulable. Tant qu’il ne se rendait pas compte de la véritable nature de ces sentiments, Cicely pourrait parfaitement s’accommoder de la situation. D’abord, elle allait se servir de lui pour parvenir à rétablir la communication avec Eliott. Ce ne serait pas chose facile, mais Johannes avait ceci d’étrange qu’il était capable de transmettre son ardeur aux autres, qui le croyaient alors sincère, incarnation de l’innocence.

Il faisait froid. Le vent se faisait plus persistant depuis quelques instants, et elle lorgnait sur l’enceinte d’un café qu’ils ne tardèrent pas à dépasser. Quelques feuilles mortes craquaient tristement sous leurs pieds, s’effritaient entre les pavés luisant d’humidité. Elle laissa son regard s’attarder sur la vitrine poussiéreuse d’une boutique de jouer, attirée par les masques grimaçants accrochés vers la droite.

_ Une retenue ; mais ça n’avait rien à voir avec toi…

Sa voix était traînante, plus calme encore que d’habitude. Tournant la tête vers lui, elle tendit la main sans vraiment réfléchir, jusqu’au cou de l’adolescent. Avec une douceur plutôt dérangeante, elle remit son col en plan qui s’était froissé, sans doute à cause du voyage en bus. Ses doigts étaient glacés, le cou de Johannes brûlant. Preuve, encore, qu’ils ne s’accordaient en rien. Elle glissa les mains dans ses poches (son manteau était pourtant plus joli que vraiment chaud), dans le but peut-être de les réchauffer.
En répondant, il était directement passé de la fuite des chevaux à leur arrivée dans la chambre. Oubli conscient ? Il avait occulté une partie du programme plutôt réjouissante, et en d’autres circonstances elle en aurait peut-être été froissée.

_ Diable, quelle manque de convenance…

Elle lui glissa un regard en coin, attentive à la plus petite réaction du jeune homme à ce qui allait suivre.

_ … je ne t’ai même pas remercié de m’avoir réchauffé.

Si ses soupçons étaient justifiés, il ne pourrait pas… mais elle n’eut pas l’occasion de contempler l’effet de ces paroles. Fâcheux concours de circonstances…
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MessageSujet: Re: Uh... Shopping? [Cicely]   Sam 12 Avr - 23:59

Tandis qu’ils marchaient dans cette fameuse ruelle, Johannes réfléchissait malgré tout à ce qui avait bien pu lui échapper lors de la journée de leur rencontre. Rien ne lui revenait. Ça n’était pas un vide, comme un trou de mémoire, simplement un bond dans le temps. Il avait quitté la scène au moment où ses yeux s’étaient posés sur la gorge parfaite de Cicely (à cette pensée, ses joues rosirent légèrement), et lorsqu’il y était revenu, c’était pour se retrouver en chemise, les vêtements humides et la veste à la main. Il se souvenait des quelques gouttes qui avaient atterries sur son visage, et de sa dernière pensée, mais rien d’autre, malgré tous ses efforts.

Une retenue?

« Oh… » Que répondre à cela? Bien sur qu’il se sentait responsable, sans même savoir pourquoi. Après tout, il rien à voir avec la longueur de sa jupe, et aurait sans doute été le seul élève de sexe masculin de l’établissement à trouver de bonnes raisons contre le raccourcissement des jupes des uniformes féminins. Comme le fait qu’il allait contre l’éthique de tenter de déstabiliser les garçons de Harper par une jupe trop courte… mais il aurait très bien pu trouver aussi de très bonnes raisons en faveur du dit raccourcissement. Cela dépendait du coté duquel on se plaçait, en fait. En l’occurrence, le jeune homme serait du coté de Cicely jusqu’à ce qu’il ne trouve une autre personne à aduler. Bien sûr, cela ne risquait pas d’arriver, surtout lorsque l’on se rendait compte que faisait le simple contact des doigts froids de la jeune femme contre sa peau. Un nouveau sourire, léger apparu sur ses lèvres : il ne pouvait s’en empêcher. Le moindre de geste de la jeune femme serait interprété comme étant une marque d’affection, et la moindre marque d’affection menait Johannes à penser qu’elle aurait des chances de l’aimer un jour réellement. Utopique depuis toujours, ses idées ne risquaient pas de changer le moins du monde si la jeune femme continuait de l’encourager. Et même si ça n’était pas le cas, d’ailleurs : il était assez têtu.

Il eut envie d’attraper la main de la jeune femme et de la glisser dans les siennes, brûlantes, pour les réchauffer. Il ne le fit point : a peine avait-il tourné les yeux vers elle, que déjà les mains de la jeune femme étaient retournées se nicher dans ses poches. Le regard de Johannes se posa devant lui, caressant vaguement la devanture des boutiques dont le contenu l’indifférait totalement. Il pensait déjà qu’elle avait été satisfaite de sa réponse, et se demandait où elle voudrait bien se rendre. Était-ce à lui de choisir?

_ … je ne t’ai même pas remercié de m’avoir réchauffé.


Plaît-il? De quoi parlait donc Cicely? Il tourna les yeux vers elle, son regard bleu écarquillé en une expression interrogative, lorsque quelqu’un déboula hors d’un boutique d’art devant laquelle ils venaient de passer sans s’arrêter en hurlant :

« Oh Johaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaannes! »
Deux secondes plus tard, il sentait des bras enserrer sa taille.

Lorsqu’il se retourna, quelque peu intrigué, ce fut pour poser les yeux sur une jeune femme blonde, d’à peu près leur âge, qui, ayant fini par le lâcher, le contemplait un sourire aux lèvres.

« J… J… Julie! »

Un sourire quelque peu ébahi apparu sur le visage du brun, alors qu’il contemplait la blondinette qu’il n’avait pas vue depuis près de deux ans.

« Hum… je… euh… Cicely, voici Julie… »

« Oh enchantée! » Elle tendit la main à Cicely
« Oh mais qu’est-ce que tu fais à Liverpool? Tu as fini par quitter le château des ténèbres? », demanda la nouvelle venue d’une voix enthousiaste néanmoins teintée d’un accent très léger.

« Hum… non… » Il passa une main dans ses cheveux, son regard se posant sur Cicely durant quelques secondes, alors que son visage avait prit une teinte des plus pivoines « Je suis dans un pensionnat à quelques heures d’ici »

« Oh, mais c’est merveilleux! Écoutes, je fais un vernissage, avec pour inspiration Rembrandt, tu sais, vous pouvez passer, toi et ta copine, si vous n’avez rien d’autre à faire?! »

Johannes posa alors les yeux sur Cicely. Ne lui avait-il pas promit de faire ce qu’elle voulait? Il attendait donc qu’elle décide. Passant la main dans ses cheveux, repoussant les mèches égarées sur son visage, il se demandait ce que la blonde faisait ici, d’autant plus que la dernière fois qu’il l’avait vue, elle devait s’en retourner dans son pays -le Danemark.


[Désoléééééééééééée c'est nuuuul... Mais j'avais le choix entre la vieille copine et la prise d'otage... >.<]

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MessageSujet: Re: Uh... Shopping? [Cicely]   Ven 18 Avr - 22:12

[ptet que la prise d’otages aurait fait moins de victimes]

Diantre… qu’est-ce donc… diable, un visiteur… venu d’ailleurs… mon dieu, il approche… une créature femelle… diablesse en talons hauts, hystérique blondiforme souffrant de diarrhée verbale… agaçant succube…grands dieux… oh bordel de merde. Qu’était-ce donc que cette voix, ces voyelles dégoulinantes, ce visage de porcelaine rayée, ces manières de gamines sous ecstasy ? La vision de cette créature, nouvelle dans le paysage, avait suffit à stopper leur discussion. La suite se perdait déjà dans les méandres vaporeux de leur mémoire, et bientôt ils oublieraient tout à fait le sujet de leur semblant de discussion. L’intrigante avait déjà accaparé leur attention, une fraction de seconde du côté de Cicely, indéfiniment pour Johannes. Ce dernier, incapable de décider sur quel pied se jouerait la danse, bafouillait comme à son habitude. Cicely s’était presque aussitôt désintéressée de la scène et avait tourné la tête pour fixer un ailleurs semble-t-il captivant, dédaigneuse. Julie faisait bien quinze centimètres de plus qu’elle. C’était bien plus qu’il n’en fallait pour s’attirer l’aigreur de la cadette Jeckyll. Lorsqu’une main fine, élégamment manucurée, agrémentée de quelques légers bracelets, se tendit vers elle, l’adolescente y jeta un vague regard méprisant. Sous le regard étonnée de cette adorable Julie, elle croisa les bras et se replongea dans la contemplation d’un ailleurs. Pas décontenancée pour un sou, et prenant sans doute Cicely pour une originale inutile comme il y en avait tant, Julie se reconcentra sur Johannes.
Malgré la retenue du Lord, leur lien était évident. Ou, si nous ne pouvons parler de lien, disons complicité. Le simple fait qu’elle se soit proprement jeté dans ses bras était une preuve. Le château des ténèbres ? Cette phrase eut le don de piquer au vif la curiosité de notre petite reine du mal. Un regard en coin lui appris que, comme à son habitude, Johannes était mal à l’aise. Difficile alors d’examiner vraiment sa réaction, et de comprendre ce qu’était le château des ténèbres. Intriguant… elle se promit de demander quelques explications, plus tard. Il croisa son regard, arrêta son geste lorsqu’il voulut se passer la main dans les cheveux, rougit. Indifférente, elle se redressa légèrement et adressa un battement de cils à la grande Julie, qui venait de leur faire une proposition. Plait-il ? Elle n’avait pas franchement l’air emballée. Mais il fallait croire que la copine du lord était hermétique aux signes d’agacement et animé du positivisme le plus exaspérant qui soit. Elle était très exactement le genre de personne que l’on rêvait de mettre sous camisole chimique.

« Oh allé ! Ça va être tellement drôle ! Et ça ne durera pas longtemps, je vous le promets. »

Cruelle erreur, elle avait posé une main sur l’épaule de Cicely (sans doute dans l’idée de l’amadouer, ou au moins de paraître plus aimable). La petite Jeckyll eut un mouvement sec pour retirer cette main qui la hérissait, tout aussi amicale qu’un steak congelé.
Seulement voilà, en coulant de nouveau un regard Johannes, elle comprit une chose fort simple : son animosité pouvait passer pour de la jalousie. Soupir. Elle haussa les épaules, faisant presque passer son attitude de rejet d’avant pour un simple réflexe.

_ On te suit, dit-elle simplement.

Sa langue passa sur ses canines tandis qu’elle réfléchissait au temps qui leur restait, et que Julie repartait dans un long monologue. La demoiselle hystérique avait saisit Johannes par le bras et ils avaient recommencé à marcher, Cicely prenant consciemment un peu de retard pour s’éloigner du flot de paroles ininterrompu de la créature. Cependant, trois mots attirèrent son attention : lac, mort et cousins.
Elle plissa les yeux et accéléra l’allure, en toute discrétion.
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Dorian Finnigan
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MessageSujet: Re: Uh... Shopping? [Cicely]   Dim 20 Avr - 20:27

Visiblement, Cicely ne paraissait pas particulièrement captivée par leur conversation, ni même d’ailleurs par la présence de celle qui paraissait si enjouée à sa vue. Johannes ne pouvait certes pas se déclarer mécontent de revoir Julie, avec laquelle il avait passé de merveilleux moment il y avait un peu plus d’un an de cela, mais comment se livrer à un accès d’exubérance alors que sa brune compagnie était aussi fermée qu’une huître? D’un autre coté, une autre réaction n’aurait pas non plus manqué d’étonner notre Lord, puisque Cicely n’était pas vraiment du genre à se livrer à des déclarations enflammées. La jeune blonde au physique et au caractère totalement opposé à celui de la cadette Jeckyll paraissait souhaiter vivement leur présence. En y réfléchissant bien, une exposition serait un lieu dans lequel Johannes ne passerait pas pour un énergumène. Du moins, beaucoup moins que dans une boutique de souvenirs.

Julie paru un instant décontenancée par la réaction un peu brusque de Cicely, et hésitait à insister. Durant quelques secondes, Andersen songea à expliquer à la blonde qu’il ne fallait pas faire attention à l’attitude de la femme de ses pensées, qui était en réalité une personne merveilleuse qui avait peut-être un peu de mal à… nouer des liens avec autrui. Naïf individu. Preuve de cela, cependant, Cicely finit par accepter, ce qui fit apparaître sur le visage de Johannes une expression de béatitude enfantine, comme celle qu’aurait eu un enfant en apprenant qu’il aurait le droit à une part supplémentaire de gâteau. Ils se rendirent tous trois à la boutique d’art très proche, dans laquelle étaient en effet exposés des tableaux dont les traits de pinceaux étaient comparables à l’artiste baroque. Les paroles de Julie flottaient autour de lui, phrases rappelant les moments passés ensembles, et questionnant Johannes sur ce qu’il lui était arrivé durant tout ce temps. Préférant ne pas s’étendre sur le chapitre de son accident et de ce qui avait suivit, il fit glisser la conversation sur un sujet beaucoup moins glissant, à savoir la sottise de ses cousins, et lorsqu’ils s’arrêtèrent devant le premier tableau, il s’enquit lui-même de la famille de la jeune femme, qui se livra au récit de sa vie de la même voix enthousiaste sans pour autant lui avoir lâché le bras une seconde.

Enfin, au bout d’environ un quart d’heure, elle fut appelée par un homme plutôt âgé, et lâcha avec réticence le bras de Johannes, le laissant devant un tableau, qui rappela à Andersen un visage assez familier. Songeant alors que Cicely ne devait sans doute pas trouver le vernissage aussi interessant que lui, Johannes se retourna, à la recherche de la brunette, qui effectivement paraissait s'amuser autant qu'à un enterrement.

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