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 Downtown [Key]

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Adam Gallagher

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MessageSujet: Downtown [Key]   Ven 28 Mar - 20:39

On était dimanche, et un dimanche ensoleillé à Liverpool, c’était aussi rare que de trouver des billets de vingt livres dans la rue. Peut-être même beaucoup plus rare, mais personne ne voudrait parier dessus, et surtout pas Adam. Ce dernier étant arrivé la veille dans la ville des Beatles avait, comme le reste de ses camarades, passé la journée précédente, ou du moins, l’après midi, à visiter toutes sortes de lieux purement touristiques organisés par des profs qui visiblement avaient un certain problème d’organisation, ou du moins, n’avaient pas vraiment le talent désiré pour choisir les lieux appropriés à une classe de Terminale en chaleur, dans le cas d’Adam, mais ça n’était qu’un détail. Les joies de l’adolescence, que voulez vous. Il n’avait pas à se plaindre de son attitude, en ce moment, en fait. Depuis environ une semaine, il était devenu le plus fidèle des hommes, et n’avait eu d’yeux que pour sa chère et tendre Karen, ou presque. En effet, il y avait bien eu quelques filles à qui il aurait tendu une main charitable (au fessier, s’entend), mais il avait au dernier moment réussi à contrôler ses pulsions, et à se contenter de la divine personne qui était (re)devenue sa petite amie officielle. Sortir avec Steevens était un peu comme visiter un musée différent chaque jour, mais disons en version beaucoup moins barbante et beaucoup plus colorée. La jeune femme avait un débit de paroles impressionnant, et, Adam lors de leur rencontre il y avait deux ans de cela, avait eu un peu de mal à s’y adapter : il fallait le comprendre, plongé comme il était dans un passé aussi sombre que l’uniforme d’un bleu nuit de Harper, sinon plus. Mais avec le temps, elle était devenue comme un rayon de soleil. Un rayon sur lequel il se sentait de temps à autre obligé de tirer un méchant nuage gris, tel le salaud qu’il était au fond, et ce, sans même le faire exprès. A chaque fois qu’il faisait une connerie, à savoir lui briser salement le cœur, il s’en voulait à mort, mais étrangement, avant le fait, sa conscience répondait aux abonnés absents. Pour une fois qu’il était en paix avec lui-même, et parce qu’il se sentait un peu coupable d’être aussi con à chaque fois qu’ils sortaient ensemble (ce que tout élève de Harper faisant partie de leur groupe d’amis savait être nombreuses), il s’était comporté comme le parfait petit ami avec la jeune femme durant la journée précédente, avait même porté son sac, et avait refusé à peu près toutes les propositions de marrades de ses camarades (Achille : « Ouais viens Gallagher on va zozer de la grande-bretonne! » « Les mecs, il y a Nate qui veux qu’on aille traîner au port! J’ai entendu dire qu’ils avaient des bars autorisés au moins de 21 ans! I-nou-i ») et ce, pour rester avec sa petite amie, manger des sandwiches au cresson, et se promener main dans la main dans des boutiques qui puaient l’encens. Bien sûr, il y avait eu l’exception qui confirmait la règle : le stage Anfield, lieu dans lequel il s’était délecté à écouter toutes les informations concernant les footballeurs et leur équipe, et où il avait laissé de coté sa chère et tendre pour une visite exclusivement entre potes.
Après tout, lorsqu’il était petit, il rêvait innocemment de faire partie de ces footballeurs qui avaient leurs noms accrochés sur toutes les lèvres et un ballon greffé au pied.

Mais revenons à notre journée. Ce dimanche, Adam avait aussi profité de la visite du territoire des Beatles, même si il n’en avait eu comme qui dirait rien à faire des antécédents du célèbre groupe anglais -ça n’était qu’un détail.
Ensuite, l’après midi et son quartier libre s’étaient profilés à l’horizon, et Adam avait profité de son quartier libre -Comme les autres.
Après tout, ça n’était pas tous les jours qu’il voyait Liverpool, n’Est-ce pas?
Voilà pourquoi il s’était retrouvé à prendre le métro, vers un endroit connu de lui seul, loin des quartiers chics et des boutiques vintages pour se retrouver dans un quarter des moins fréquentables par le niveau moyen des élèves de son pensionnat. Il n’avait emmené avec lui ni Achille ni Nate, et pas même Karen, car malgré l’insistance des deux premiers à passer l’après midi avec lui, il avait par le truchement du hasard il avait pu s’arranger pour qu’ils ne l’accompagnent pas (oups, la porte du métro s’est refermée avant que vous n’ayez achevé votre descente des escalators).
Les mains dans les poches, il s’était rendu là ou il avait grandi. Ces quartiers où il avait passé une partie de sa jeunesse, et qu’il connaissait par cœur. Ces rues sombres, délabrées et dont la simple vue aurait fait défaillir la plupart des personnes de sa connaissance… D’ailleurs, il s’attendait à tout moment à tomber sur un de ses camarades de l’époque. Qui sait?

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Downtown [Key]   Ven 28 Mar - 23:40

Kenzie s'éclatait comme une malade, ici, à Liverpool! Alors que la plupart des gens normalement constitués auraient pu trouver ce voyage ennuyeux à mourir, elle, avait passée une journée de folie. Après, c'est vrai que Térence, sa nouvelle "copine" Twiggy et elle, ne c'était pas contentés de suivre la visite réglementaire qu'avait concocté les profs. Ils avaient comme qui dirait fait de petit détour histoire de connaître cette ville de manière plus exhaustive vous voyez.. le tout partant d'une bonne attention qu'on se le dise.. *ahem* Sérieusement, excepté un moine, un pretre ou une saleté de bonne soeur qui voudrait visiter une chapelle alors que de l'autre côté de la rue, il y à un bar bondé de groupe de rock locaux qui se représentent ? Tout en sachant que si vous n'êtes pas convaincue par la musique, ils autorisent l'alcool au moins de vingt et un an et ça c'est un argument suffisamment attrayant si je ne m'abuse pour autoriser un léger écart, non ? Liverpool, c'était une sorte de New-York à très très petite échelle mais toujours mieux que ce village de bouseux où se trouvait Harper!

D'ailleurs, souvenons-nous, depuis que Kenzie avait appris l'enjeu que représentait le tournoi de foot, elle avait voulu gagner plus que tout (plus que tout = quitte à orienter la trajectoire du ballon en direction de la tête d'une poufiasse aux gros seins qui se la jouaient pin-up tout cela parce que par miracle, elle avait réussie à mettre un but) On vous refait pas le scénario, vous savez pertinemment ce qu'il c'est passé et au cas où, la petite hymne que se faisait un plaisir de chanter, -les voix de casserole éventré- des joueurs des Kings Henry IV à chaque trajet en car servait parfaitement de récapitulatif : "Harper = Looser !". Stewarts s'en tappait royalement, oui car, rien ne pouvait sapper son humeur, l'important c'était qu'à présent, elle pouvait RE-SPI-RER le bon vieil air polué si cher à son coeur.. On ne peut plus enthousiaste, elle était donc :

« Let's euhz..Go To .. Liverpoooooool, Yiiiiw OooUU!! »

J'imagine que comme les trois tiers des individus présent dans le car au retour du quartier libre samedi soir, vous vous êtes demandé quel était le débile profond à avoir osé prononcer une phrase aussi débectante. Qu'on se le dise, c'était le genre de truc capable de briser la réputation de n'importe qui, aussi gradé dans l'échelle sociale de la scolarité soit-il (en traduction : même le plus populaire). A vrai dire, Kenzie Stewarts se serait également posée la question et se serait fait un plaisir de balancer sa paire de basket dans la tête du responsable, du moins si elle n'avait pas été la fameuse "débile profonde" qui venait de gueuler comme une grande malade.. Rangez vos sarcasmes, pour sa défense, ma cliente plaide la non maîtrise de son corps. Parfaitement, l'adolescente était complètement raide.. soûl.. bourrée.. qu'importe le synonyme, elle était déchirée au moment des fait ! Heureusement que Térence Van Tissel, assis à côté d'elle et accessoirement son meilleur ami à la geule de tombeur (c'était du moins ce que pensait toutes les nana de l'autre bahut ) avait eut le reflexe de lui mettre son blouson sur la tête et lorsque le prof de littérature c'était poité devant leurs sièges pour demander ce qu'il se passait il avait brillament plaidé le " Désolé, elle est juste très enthousiaste m'sieur..."

Enfin, tout ça pour dire que tout aller bien dans le meilleur du monde, elle avait même oublié qu'elle était handicapée d'un bras à cause d'un enfoiré d'anglais qui avait pour reprendre l'expression filé à l'anglaise.. Nous étions Dimanche, en plein quartier libre : Kenzie habillée telle une hip-hopeuse en baggy et Casquette, avec des freings qu'elle avait achetée à TopShop dans le centre ville était maintenant dans une boutique de CD vintage, elle avait paumée Térence mais c'était pas comme s'ils étaient mariés. Ils vivaient aussi des truc indépendamment l'un de l'autre vous savez.. Mieux ne valait pas lui demander comment, elle c'était retrouvée dans cette partie de la ville.. en fait elle était tombée sur des rappeurs qui lui avait dit donner un concert dans le coin en première partie de N*E*R*D.. Et comme tout le monde le sait -ou pas- Kenzie Rose Stewarts était la plus grande fan de Pharell Williams que peut compter cette planète.
D'ailleurs, elle ne savait même pas qu'il jouait dans le coin.. bon c'était pas comme s'il était son pote, elle l'avait juste croisé à trois quatre soirées sur NY.. Le monde est si petit dans les hautes sphères de l'argent..

Bien que toute personne normalement constitué se serait dit que cela sentait l'arnaque, surtout si les fameuses personnes normalement constitués et pas complètement névrosé avait entendu la bande de rappeur en question gesticuler en se marrant "elle est fraîche la blanche là.. ouai t'inquiètes". Kenzie était pourtant pas naïve, peut être l'air euphorisant de Liverpool.. ou le mélange alcool + pilule.. ou.. sa grande passion pour Pharell.. Bref, elle chantait un casque sur les oreilles, lorsqu'elle vit passer devant la vitrine Gallagher.. Oui ce même Gallagher qui, n'avait rien à faire ici ? Elle lâcha les écouteurs et courra vers la porte qu'elle ouvrit à toute hâte, il ne semblait pas l'avoir vu.. il était passé devant elle sans la calculer alors que c'était à cause de ce crétin qu'elle avait le bras bousillé

Yoo Gallagher, face de Ciment ! Tu me suis ou quoi ??

D'accord, il ne la suivait pas puisque c'était elle qui était sortie de la boutique pour lui parler.. Elle ne portait toujours pas ce débile dans son coeur mais elle allait voir N*E*R*D dans moins de trois heures, cela suffisait emplement comme raison, les "rappeurs-looser" venait de se pointer dans la rue

-Yo meuf.. c'est ton keum ce blanbek ??

Kenzie se contenta de lever un sourcil snobant la question.. la réponse était genre d'une évidence..
"On va voir N*E*R*D en concert, Davi-Hard-Cor et C-Q jouent avec eux en première partie dans une salle de concert pas trop loin"

Kenzie Stewarts qui racontait sa vie à Adam Gallagher, nous aurions tout vu..
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Downtown [Key]   Sam 29 Mar - 16:38

Adam était en train de se demander ce qu’on avait fait de l’endroit où il avait grandit. Il passait et repassait, mais la rue avait tout bonnement disparue. Comme on faisait disparaître un détritus ou quelque chose de gênant. A la place se dressait un immeuble, tout aussi minable pourtant que ce qui l’avait précédé. Quelque peu agacé d’avoir fait tout ce chemin pour rien, Adam s’apprêtait à faire demi tour, histoire de découvrir si il existait quelque chose que l’actuel Liverpool n’avait pas englouti, et s’était donc remis à marcher, lorsqu’une voix familière l’interpella. Bien entendu, il ne cessa tout d’abord pas sa marche, pour la simple et bonne raison qu’en théorie il n’y avait personne de Harper dans le coin. Donc, que la voix de Kenzie Stewarts résonne à ses oreilles n’était à priori qu’un effet de son imagination. Mais la question qui se posait alors, était : Pourquoi la voix de l’insupportable américaine raisonnait à ses oreilles? Inutile de dire, que, pauvre de lui, il en avait soupé de Stewarts, dont les belles jambes avaient vite fait de disparaître derrière une foule de prises de têtes diverses et variées.
Tout avait commencé lorsqu’elle s’était cassé le bras -ce qui n’avait aucun cas été de sa faute. Comment aurait-il pu imaginer que cette soit disant rebelle reine de l’emmerdement maximum ne soit pas une casse cou à défaut d’être une casse… (Enfin vous avez compris)? Après ce fâcheux épisode, qui s’était passé il y avait au moins trois semaines, il avait dû l’assister à TOUS les cours qu’ils avaient en commun, pour recopier ses devoirs, sur les ordres de Cruiz (qui en était une belle, d’emmerdeuse, elle aussi). Peut-être qu’à force de la supporter, elle le hantait.

Donc, il ne retourna pas. Enfin, pas immédiatement. Ce fut après le « Face de Ciment » qu’il commença à douter de son imagination. Bordel. Comment cette cinglée avait pu se retrouver à l’autre bout de Liverpool? Elle n’avait pas pu rester avec son germain? Était-il condamné à voir Stewarts sur son chemin partout où il se rendrait. Et pourtant, c’était grand, Liverpool. Il cessa de marcher, sans pour autant se retourner. Non, il préférait attendre, histoire d’afficher un air de circonstance.

Lorsqu’il se retourna, il avait retrouvé l’air amusé que Harper lui connaissait, et avait glissé les mains dans les poches de son uniforme. En effet, Gallagher était toujours en uniforme, avec le petit détail qui différait cependant : il n’avait pas de cravate. Et la vision qu’il le mit dans un tel état de questionnement intérieur qu’il ne savait pas si il devait rire ou pleurer : Stewarts était vêtue telle la rappeuse, et avait l’air parfaitement dans son élément entouré de deux types qui paraissaient aussi dignes de confiance que des mafieux qui auraient trouvés un sac plein de faux billets.

Levant un sourcil, puis se frottant les yeux pour bien montrer à quel point la vision lui paraissait surréaliste, Gallagher se surprit à penser que Stewarts était bien naïve. Et qu’accessoirement suivre deux types qui prétendaient fréquenter de près un certain rappeur amateur de bijoux alors qu’ils avaient l’air plus paumé que lui à une certaine époque n‘était pas la plus brillante idée qui soit si on ne voulait pas se retrouver dans un hangar miteux tel le bout de viande en proie à une bande de chiens.
« Stewarts, je voudrais pas te saboter tes illusions, ni même que tu te sois fringuée pour rien mais il n’y a pas de salle de concert à cinq kilomètres à la ronde… »

Il ne répondit pas à la remarque de l’autre, bien que la circonstance aurait été idéale si l’envie le prenait de se battre et de faire avaler à ce crétin la dent de devant en or dont il semblait si fier. Oh, Gallagher serait-il devenu si snob après seulement deux ans passé dans le berceau de la bourgeoisie internationale? Après tout, il n’avait aucune raison de ne pas se battre. Mais après, elle risquait de penser qu’il lui sauvait la peau, voire même qu’il agressait ses nouveaux amis. Il allait donc tourner les talons et s’en aller vers d’autres cieux (il avait promis à Karen d’être de retour pour le deuxième quartier libre) lorsque, malgré lui, il se sentit obligé de poser la question inévitable :

« Qu’est-ce que tu fous là? »

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Downtown [Key]   Mer 2 Avr - 19:34

L'image de cette bande de jeunes, était particulièrement déroutante si vous voulez notre avis.. C'est vrai quoi, toute personne passant dans la rue à ce moment là, aurait eut bien tort de ne pas se demander, ce que que pouvez bien fiche ensemble deux petits bourge d'un pensionnat privé -c'était ce qu'était Adam et Kenzie, en théorie- et deux types du ghetto de Liverpool.
Le contraste culturel n'était pas des moindres.
Quoi que, la jeune fille qui semblait avoir enfilée toute la panoplie de rappeuse d'harlem, pouvait se fondre dans la masse contrairement à Gallagher qui si effrayé par l'idée qu'on puisse le confondre avec ce qu'il n'était pas, un petit pauvre des quartiers malfamés de la ville, n'avait pas lâché son uniforme scolaire du week-end. Non pas que Kenzie avait passée le week-end à la mater.
En y réfléchissant, il ne lui semblait pas avoir déjà vu avec autre chose que cette chemise et ce pantalon, fidèle aux harmoiries d'Harper. Elle avait fini par croire que si elle ouvrait le placard de ce crétin, elle ne tomberait que sur une multitude d'étagères entièrement constituées de, pantalon bleu marine et de chemise à écusson, bon-chic-bon-genre.. Le tout pour agrémenté un style, plus pédant tu meurs.

Bien entendu, les fameux C-Q et Davi-Hard-Core, même s'il ne savait pas ce que voulait dire le mot "pédant", se contentant d'un "Wesh, comment il se la raconte ce gas" était justement entrain de se dire qu'ils avaient décrochés le gros lots avec ces deux là !

« Stewarts, je voudrais pas te saboter tes illusions, ni même que tu te sois fringuée pour rien mais il n’y a pas de salle de concert à cinq kilomètres à la ronde… »

Gallagher affichait un sourire narquois, sourire que Kenzie aurait en temps normal trouvée on ne peut plus rageant mais pas cette fois. Merci Dear Pillule.
Tout compte fait, ce n'était peut être pas un si gros lot que ça. C-Q aussitôt qu'il entendu la phrase du "blanbek" fila un coup derrière la tête de son pote. Il lui avait pourtant dit de ne pas sortir un tel bobard à 87-60-90.. (les deux amis avaient pour habitude de filer des surnoms aux filles qu'ils croisaient en fonction de leur mensuration, traduisez 87-60-90 par Kenzie.)
D'ailleurs ces deux crétins pouvaient se réjouir qu'elle n'ait rien entendu de cela, où elle se serait fait un réel plaisir de leur démonter leurs jolies petite tête de pauvre misogyne!
Toutefois, ils pouvaient être rassurés, Kenzie sous dépendance était du genre peu perspicace.. Elle fit une moue de désapprobation..

« Hey ! Je me suis pas fringuée pour ça ! Il arrive aux gens de porter des vêtements "normaux" en dehors de ce foutu pensionnat Gallagher..»

Si cela, ce n'était pas une allusion direct à sa personne. Hmm. dites-moi, est-ce que le terme "vêtement normaux" était réellement de rigueur pour désigner ce qu'elle portait en ce moment ? Parce que.. Et d'ailleurs, pourquoi était-elle entrain de se justifier ?

« Et bien évidemment que si, il y a une salle de concert puisqu'on y va dans moins de trois heures ! Pas vrai, les gas ? »

Elle jetta un coup d'oeil aux deux apprentie rappeurs, qui se lançaient eux-même des oeillades, cherchant vainement une tentative de faire diversion et accessoirement de se débarrasser de ces deux cinglés qui n'arrêtaient pas de se geuler dessus.
Kenzie qui n'avait aucune raison de croire Adam, ne se souciat que trop peu de sa remarque a propos de l'absence de salle de concert dans le coin. Vous l'excuserez mais même en étant sous drogue, elle doutait fortement des capacités d'orientation du jeune homme, qui n'avait sans doute rien vu d'autre que la place d'Holyhead depuis un bon bout de temps ! Bien que pour une New-Yorkaise comme elle, Liverpool constituait une petite ville, la seule personne à sa connaissance capable de mémoriser le plan d'une ville en moins d'une après midi répondait au nom de Térence Van Tissel. Et n'était pas Nav Less qui veut. Ah moins que le mec en question ait séjourner quelques temps dans cette même rue forcément..

« Qu’est-ce que tu fous là? »

Bonne question. S'il était entrain de lui demander, la manière et les circonstances de sa venue dans cette rue, la réponse n'était pas aussi évidente qu'il n'y paraissait, loin de là, tout était très vague dans son esprit. L'adolescente se contenta de lui retourner la question
"Et toi, qu'est-ce tu fou là ? "
Hélas.. nous ne le saurons jamais car les prières de ce qui était la soit disant première partie de N*E*R*D venait apparemment d'être exhaussées.. Enfin peu sur qu'ils s'attendaient à ce genre de diversion.
Le vendeur du magasin de disque, dont la touf si monumental aurait au passage fait frémir d'envie un certain Achille, venait de sortir de la boutique.

« Vous là ! Rendez-moi les CD que vous avez piqués bande de petit ***! »

L'unique chose dont se souvint Kenzie c'est qu'un des garçons avait hurlé "Courrez!!!" suffisamment violemment pour que sa vivacité d'esprit reprenne possession de son corps, quelques instant au moins. D'autant plus que lorsqu'elle se retrouva contre un mur tagguée agonisant de fatigue dans une ruelle voisine avec pour unique compagnie l'un des individus qu'elle ne pouvait le moins encadrer, à savoir Gallagher, elle constata que les fameux CD étaient dans son sac ! Elle posa sa tête contre le mur et ferma les yeux.

«Hey.. Je.. suis.. certaine que tout... cela c'est de ta faute.. »

Elle darda un regard noir sur Adam, qui comme elle visiblement tachait de reprendre son souffle.. Elle était entrain de raler, marmonnant comme une gamine..
« Portes poisse.. »

A chaque fois qu'il se trouvait dans le périmètre, elle était touchée par la triste fatalité.
« mon ESPACE ... vitale.. mais noon.. fallait que monsieur se ramène par ici, grrr.. »

Si Key avait été du genre violente, a supposé qu'elle ne l'était pas et que si elle avait passée les deux tiers de sa vie à tabasser ces lobotomies du cerveau qu'était Eliott Jeckyll et Giulia Gatina c'était par pure manifestation d'amitié profonde envers eux, on peut vous assurer qu'elle aurait vite fait de frapper ce garçon ! Heureusement qu'elle était belle lorsqu'elle était en colère, ce petit côté sauvage en plus.
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Downtown [Key]   Jeu 3 Avr - 1:47

Donc, si sa propre imagination n’aurait pu inventer une invention aussi pathétique que « Face de Ciment » (si vous voulez son avis, les petits bourges New Yorkais ont de sérieux problèmes au niveau des surnoms), peut-être avait-elle inventée les deux crétins qui semblaient veiller sur Kenzie Stewarts comme les névrosés de Star Wars veillaient sur la reine Amidala. Ou quelque soit son nom. Tous deux semblaient le jauger du regard comme si il allait prendre le rôle du type à l’épée électrique qui avait l’intention de se battre pour la sauver. Uh, ça n’était pas exactement l’intention de Gallagher. Si il avait pu, il aurait même payé ces deux types pour qu’ils l’emmènent le plus loin possible, et qu’ils lui fassent ce qu’ils voudront bien lui faire. Il s’en fichait, après tout, il avait d’autres chats à fouetter, et ça n’était pas comme si il ne l’avait pas prévenue, hein? Le premier prof qui viendrait lui gueuler dessus en disant que la disparition de la blonde était de sa faute, il verrait, hein. Il n’était pas sa mère, après tout. Ni sa nourrice. Alors pourquoi il fallait toujours que lorsqu’elle se foutait dans la merde, il soit dans les parages? Pourquoi?
Le destin était parfois cruel.
Les yeux posés sur Stewarts, en attendant sa réponse, il détaillait ses vêtements. Vraiment, il était évident qu’elle n’était pas du coin, et ce, malgré sa tenue qui, il est vrai, n’avait rien à envier à la panoplie de la parfaite petite fan de rappeur. Mais tout était neuf. Qui mettais du neuf dans ce quartier? Il suffisait de voir les deux blaireaux, qui visiblement étaient en train de se demander si il était un rival ou non. Comme si il avait eu l’intention de faire autre chose avec Stewarts que lui vouer une haine implacable… Oh, mais si, en fait, souvenez vous de ce passage « Cette fille avait des jambes à faire se damner un saint », qui datait d’il y avait quelques mois… juste le temps pour lui de comprendre qu’il n’était peut-être pas aussi superficiel qu’il aurait pu le penser. Comme aurait pu le dire Achille : « Tu ne zoze pas n’importe qui, mec! ». Mais bon, sur ces quelques pensées des plus aimables, il allait devoir se tirer avant de devoir faire un truc qu’il pourrait regretter, genre, la tirer de son plan foireux.

Après ce qu’elle venait de lui dire, ça ne risquait pas. Un sourire narquois apparu sur son visage de bellâtre, mais intérieurement, il bouillait. Elle venait de tailler ses vêtements. Enfin, les vêtements de Harper qu’il utilisait hors pensionnat. Que voulez vous si il trouvait ça si cool? D’ailleurs, Achille aussi était toujours vêtu en uniforme, et même si c’est uniquement parce que Achille n’a aucune personnalité, ça prouve qu’il n’est pas le seul du bahut à avoir compris que l’uniforme bleu nuit de Harper était beaucoup mieux que toutes ces fringues hors de prix qu’ils avaient tous en dehors des heures de cours.

« Le shopping c’est pas mon truc, Stewarts, et sache que la tenue de la parfaite n’est pas totalement au point, relis ton bouquin, tu es trop couverte »
« Ouais mec il a raison là, l’autre » se senti obligé d’ajouter P-Q ou quelque soit son patronyme, en donnant un coup de coude à son pote.
Toujours était-il que si Adam n’était pas vêtu d’un jean et autre fringues diverses, c’est parce qu’il aurait préféré mourir que de devoir mettre ces vêtements de seconde gamme proposée par le pensionnat pour les jeune défavorisés. Car il aurait préféré mourir que d’avouer qu’il ne faisait pas partie du même monde que la plupart de ses camarades, bien entendu.

Et c’est alors qu’ils se mirent tous à courir. Au départ, Adam Gallagher n’avait absolument rien à voir dans leur plan foireux. N’est-ce pas? On est d’accord. Mais il courrait aussi. Était-ce par réflexe? Parce qu’il retrouvait ce sentiment grisant d’être libre et qu’il se sentait aussi coupable que si il avait su pourquoi il était en train de courir? Un psychologue aurait dit que Adam était actuellement plongé en plein flash back, et qu’il tentait d’exorciser son passer. Mais nous ne sommes pas psychologues, et étant donné que courir et faire une analyse psychologique en même temps n’est pas vraiment une sinécure nous nous passeront de la méditation pré sprint de Gallagher.

Lorsqu’ils finirent enfin par arrêter leur course folle, le pauvre garçon se rendit compte que : a) Ils avaient perdus les deux autres cas sociaux, b) Par le truchement de la logique du point a, cela signifiait qu’il était seul à l’autre bout de Liverpool avec la fille la plus insupportable du globe, c) L’horloge qui sonnait au loin venait tout juste de lui indiquer qu’il était à des kilomètres du lieu ou il aurait dû se trouver, d) Pourquoi dans toute situation merdique il y avait Stewarts? Et pourquoi avait-il fallu qu’elle se retrouve avec lui dans le quartier ou il avait grandit? Car ces murs, il les reconnaissait, c’était un fait. Ce petit tag, là, « IAMZEKING », c’était de lui. Bon, il était jeune et il avait apprit à lire sur des papiers journaux (…), comprenez donc que n’était pas un génie en orthographe qui voulait.

C’était lui qui avait écrit ce tag… N’importe quoi… En plus, il n’était même pas fatigué. Il avait donc assez de souffle pour ce qui allait suivre :

« Stewarts, tu es la fille la plus agaçante et la plus naïve qui m’ait été de rencontrer. Il ne t’es jamais venu à l’idée que PQ et son pote voulaient juste te B.A.I.S.E.R? Tu t’es crue sur la cinquième avenue ou tu as…
» Mais visiblement, elle n’était pas dans son état normal. Sinon, peut-être qu’elle l’aurait tabassé avec ce qui servait de sac, enfin, de sa main valide, du moins. Toujours était-il qu’au moment ou il allait répéter qu’aucune fête n’était prévue dans le coin, parce qu’ici, les gens étaient tellement déprimés qu’ils ne faisaient jamais la fête (ils se contentaient de boire), un type habillé de fluo, et l’air complètement défoncé, passa à coté de leur ruelle en hurlant : « Ce soir au Waterpolooooooooo ». Ok, qu’on l’achève, maintenant. Liverpool avait bien changé.

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Downtown [Key]   Jeu 10 Avr - 19:13

« Stewarts, tu es la fille la plus agaçante et la plus naïve qui m’ait été de rencontrer. Il ne t’es jamais venu à l’idée que PQ et son pote voulaient juste te B.A.I.S.E.R? Tu t’es crue sur la cinquième avenue ou tu as… »

Kenzie n'en avait strictement rien à cirer de ce que pouvait penser à son propos, ce Gallagher et il en était de même pour tout les autres enfoirés qui se permettaient de la juger. Tandis que ce petit con se délectait de lui cracher son venin à la figure, l'adolescente s'emparât d'une boite de médicament qu'elle avait enfouie avec grand soi dans son sac lors de son départ du pensionnat. Il s'agissait là de calmants dont les bienfaits était supposé soulager sa douleur au bras. Le médecin scolaire avait été très clair à ce sujet, pas plus de deux cachets par jour.. Ce type avait manifestement cru que Kenzie aller profiter de cette aubaine pour tenter de se défoncer avec ou quelque chose du genre.. La confiance règne si vous voulez mon avis.. (!)Il est vrai que, quiconque ayant lu son dossier aurait été au courant de cette petite affection que vouait l'adolescente à tout ce qui était susceptible de la faire planer, mais cela n'était pas une raison pour voir le mal partout, la rédemption ils ne connaissent pas à Harper ?!

Kenzie était à présent entrain de fouiller dans son sac avec nervosité, elle s'agenouilla sur le sol afin d'extirper une bouteille d'eau ou n'importe quel truc à boire de ce bordel, au bout de sept minutes trente et douze centième et surtout après avoir fait ressembler cette rue à une braderie, exposé tout le contenu de son sac sur le sol, puis s'être attaqués aux pauvres poubelles ici présente, Key parvint à mettre la main sur une bouteille en verre qui à tout les coups ne contenait certainement pas de l'eau. Elle décapsula la boite de médicament et fit tomber quatre ou cinq pilules rouge dans la paume de sa main, elle les avala d'une traite.
Qui a parlé de rédemption déjà ?
Elle eut soudainement très chaud, les même bouffés de chaleur qu'elle avait ressentie l'autre soir durant la soirée supposée "so in" de leurs bahut merdique. Assise par terre, elle posa sa tête à la blondeur angélique contre le mur tagué derrière elle, le tout pour un style des plus désabusé. Elle se sentait plus légère et cet endroit était parfait pour faire un petit somme, ses paupières se fermèrent dans une insouciance juvénile.
Cette frivolité pour le moins constituante de sa personne voulu qu'elle ne prête aucune attention au cloché de l'église, qui sonnait justement dix huit heures.
Dix huit heure, tiens.. n'était-ce pas à ce moment précis que tout les élèves étaient censés rejoindre les rangs ? N'était-il pas justement indiqués que si l'un d'entre eux trouvait le moyen de ne pas ramener ses fesses au point de rendez-vous il était passible de renvoi immédiat ? Woaw.. quelle poisse de ne jamais avoir à remettre les pieds dans ce merveilleux établissement !

« Ce soir au Waterpolooooooooo ».

Kenzie rouvrit les yeux, elle avait eu l'impression de s'être endormie, d'avoir fait un cauchemard dans lequel Cruiz, sa prof de mathématique et accesoirement entraineur de foot à ses heures perdues étaient venue lui annoncer la mort de son grand-père. Son grand père soit la seule personne de sa famille pour laquelle, elle portait un sentiment tout particulier, autre que la colère ou la haine. Elle avait rêvée avoir été envoyé dans un pensionnat en grande bretagne, dans un coin paumé de ce pays pluvieux et boueux. Elle avait rêvée que Térence c'était tappé cette garce de rouquine, Giulia Gattina. Elle avait rêvée que ses parents s'en contre-fichaient d'elle. Et plein de chose encore comme une clavicule cassé par exemple. Ce rêve avait semblé si véritable, qu'elle ressentait la douleur de son bras. Cette douleur était hélas le gage de la véracité de tout ces faits.
Tout était vrai.
Kenzie se leva, non pas pour retourner au car, on ne pouvait pas vraiment dire que le fait d'être viré d'Harper constitué un argument de taille pour qu'elle bouge de là.. Son unique but depuis trois mois étaient justement d'être renvoyée d'Haper et on pouvait dire qu'elle y mettait du coeur !
Un type en slim bleu nuit, sans tee-shirt et aux bretelles et lunette de soleil fluo -nous sommes en décembre rappelons-le- qui était passé en courant venait de balancer une info absolument intéressante qui vallu toutefois d'attirer l'attention de la jeune fille.

Elle jaugea Gallagher occupé à mater son portable dernier cris comme si la vierge marie allait se manifester au travers. Il pouvait retourner avec les autres si cela lui chantait, elle, elle se barrait ! L'adolescente attrapa son sac à main et sans un mot elle entama de retrouver au choix ou ce type.. ou carrément le Waterpollo lui-même. Cela ne devait pas être si difficile à trouver, il suffisait de tomber sur une bande de jeune "passablement branché" mais surtout raide défoncé, puis de les suivre.
En arrivant dans la rue, elle constata que son téléphone n'était plus dans son sac, elle aurait au moins voulu prévenir Nav Less.. quoi qu'après tout, ils étaient comme qui dirait "en froid" depuis la soirée de la veille. Quoi qu'il en soit, ces deux crétins de rappeur bidons qui lui avaient fourrés les CD volés dans son sac devaient également lui avoir piqué son portable, Kenzie revînt donc en arrière et se posta devant Gallagher les bras croisé contre la poitrine.

Tu me prêtes ton portable ? demandât-elle avec froideur et désinvolture

Après un petit spitch de quelques secondes qu'elle n'écoutât pas vraiment, elle avait à présent prise l'habitude de ne pas l'écouter lorsqu'il parlait puisque ce que disait ce garçon était rarement très intéressant, puis elle s'empara de son i-phone-trop-tendance qu'il avait finalement tendu de très mauvais coeur.
Elle fint de passer un appel et profita de la première occasion venue pour se casser. Cette horde de passant ferait très bien l'affaire, elle se faufila a travers eux lorsqu'ils passèrent à leurs niveau et mit les voiles. Kenzie était du genre brillante pour s'en aller sans crier garde et il fallait être très habile pour pouvoir la retrouver lorsqu'elle en avait décidée autrement.
Arrêtes-là, si tu peux..


Dernière édition par Kenzie Stewarts le Jeu 10 Avr - 19:46, édité 11 fois (Raison : C)
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MessageSujet: Re: Downtown [Key]   Sam 12 Avr - 23:03

Et elle n’en avait rien a cirer. Rien. On se serait cru dans une parodie tant la manière qu’avait Stewarts de l’ignorer royalement était.. Royale. A court d’adjectifs pour qualifier sa haine contre sa situation présente, Adam Gallagher se mit à penser qu’il ferait peut-être mieux de se tirer. Il n’aurait même pas dû se traîner jusqu’ici. Pourquoi faire, de toutes manières? Observer des vestiges d’une vie passée qui avait totalement disparue? Il aurait mieux fait d’écouter Karen et de rester tranquillement à l’accompagner faire les boutiques, tout en comptabilisant le nombre de rejets qu’aurait subit Achille de la gente féminine, car le gus avait un sérieux problème à ce niveau là. Mais non, il était dans cette rue à regarder les briques qui viraient difficilement au grisâtre, et à se demander si il n’était pas fou parce qu’il venait de voir un type torse nu courir tel le luron et annoncer à la ronde qu’il y avait une soirée dans une boîte nommée le Waterpolo. Boîte dont il n’avait jamais entendu parler, soit dit en passant.
Les briques rouges grisâtres étaient bien intéressantes, mais il avait tout de même autre chose à faire. Genre se tirer de là et retrouver Karen, et s’éloigner le plus possible de Stewarts-le-suppôt-de-Satan, l’incarnation vivante du mal et surtout le pire boulet qu’il avait eu l’occasion de rencontrer. Oui, je sais, Achille n’était pas loin derrière, mais au moins Achille était un pote. On pouvait beaucoup mieux supporter les potes boulets que les ennemis boulets. Même si, d’un certain coté, les ennemis étaient de toutes manières des boulets. Ou pas.
Heureusement qu’il ne l’avait pas vue gober ses médocs, sinon, il l’aurait plantée là. Des promesses, toujours des promesses, c’était d’ailleurs à se demander ce qu’il foutait encore ici.
C’est vrai, ça. Qu’est-ce que tu fous encore là, Gallagher?

Mais Gallagher venait de recevoir un énième message. Oui, oui, il comptait rentrer vite, et non il n’avait pas vu voir le temps passer, parce que lorsqu’on était trop occupé à courir parce qu’on était des coupables potentiels de vol, non seulement on s’éloignait de la station de métro la plus proche, mais en plus on perdait du temps.
On perdait du temps.
Du temps.

Et l’autre demeurée, qui n’avait rien d’autre à faire que d’exposer le contenu de son putain de sac griffé à la vue de tous les démunis du coins, venait de se caler contre ledit mur de briques à la couleur décrépite, et était en train d’avaler avec délectation le contenu d’une bouteille qui n’était certainement pas issue du cabas de la reine d’Angleterre, où, du moins, de la Rolls d’un certain prince, lequel était adulé au possible par sa petite amie. Oui, il fallait bien reconnaître que Karen lui manquait, mais on savait toujours reconnaître la valeur de quelque chose lorsqu’on ne l’avait pas sous la main. Or, c’était lorsqu’on se retrouvait avec une insupportable bourgeoise défoncée, qu’on se rendait compte que la jolie brune addict des manifestations pour la paix était la personne que vous aviez le plus envie de voir à cette seconde précise, mais hélas, celle que vous étiez le moins susceptible de croiser au détour d’un carrefour.
Et l’autre qui buvait le contenu d’une bouteille qui avait traîné on ne savait où. Ou plutôt on le savait : dans une poubelle.

Bref, toujours fut-il que lorsqu’il envoya son énième Short Message Service alias SMS (n’ayons pas peur des sigles), et qu’il posait les yeux sur la blonde appuyée sur sa poubelle dans ce qui paraissait être la scène la plus sordide de ce nouveau millénaire, questionnant sa conscience afin de savoir si oui ou non il la traînait avec lui vers le centre de Liverpool à la conquête de leur classe adorée, la cloche d’une église au loin se fit entendre.

La putain de cloche d’une église se fit entendre.

Dites vous que Gallagher possédait habituellement un sang froid à toute épreuve. Après tout, il en avait vu d’autres. Mais il ne trépassait pas d’envie de se faire renvoyer de Harper, et c’était pourtant ce qui lui pendait au nez, puisqu’il n’était pas au rassemblement de dix-huit heures, et qu’il était dix-huit heures. Autrement dit, à moins que Achille ou Karen n’aient trouvé le moyen de le cloner pendant son sommeil, et de faire apparaître un Adam Gallagher holographique devant l’autobus sur lequel il y avait écrit « Pensionnat Harper, Holyhead », il était dans la merde.

Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan


Il leva les yeux au ciel, ou du moins sur cette étendue grise et terne qui se trouvait au dessus d’eux. A Liverpool, tout semblait étonnamment plus moche qu’ailleurs, et il hurla. Enfin, non, il n’hurla pas, et ce cri de désespoir resta coincé au fond de sa gorge, tendit que, rebaissant son regard azur sur l’écran dernière génération du portable d’Achille, il pianota rapidement un message. Un mélange entre « Aidez moi », et « Ne m’attendez pas ». Voire même « Ne m’attendez plus, tout est fini ». Enfin, ça aurait pu très bien être ce genre de message, si Adam Gallagher avait été le héros d’un dramatique épisode télévisé, ce qui n’était pas le cas. Il n’était qu’un lycéen profondément déprimé. Et en colère. Et il allait peut-être tracer et prétexter en arrivant une demi-heure plus tard à Mademoiselle Cruiz qu’il avait été attrapé par une bande de voyous qui avaient tentés de lui piquer sa montre Gucci et son collier Cartier. Le fait qu’il n’en avait jamais possédés ne seraient de toutes manières pas un problème, puisqu’au final, il ne les avait plus. Enfin, vous suivez.

Il se tapait totalement du Waterpolo, peut-être autant que de cette sirène de police qui hurlait au loin, et lorsqu’il vit Stewarts s’éloigner de quelques pas, il songea bêtement qu’elle avait retrouvé la raison, et qu’elle comptait se tirer (si elle partait, ça n’était pas de sa faute, non plus, il n’était pas son père.)
Alors, il s’engagea lui-même dans cette rue plus large et plus accueillante que leur ruelle, lorsque son téléphone vibra témoignant d’un message fraîchement débarqué, qu’il n’eut pas le temps de lire, car la terrible blonde vint se camper devant lui.

Elle voulait lui emprunter son téléphone.

« Putain Stewarts, je suis sûr que tes deux crétins t’on piqué ton phone (l’usage du mot « Phone » est directement inspiré du vocabulaire d’un certain Achille), hein? T’es vraiment pathétique, comme fille, on pourra pas dire que je t’aurais pas prévenu… »
Mais en bon camarade qu’il était, il le lui tendit tout de même.

Et elle se tira.

Elle se tira avec le téléphone portable d’Achille, celui là même sur lequel il attendait d’ouïr la nouvelle folle concernant la manière dont ce dernier était parvenu à détourner l’attention générale de manière à ce qu’on ne se rende pas compte de l’absence de Gallagher.

Ha ha ha.

Oui, dans ces cas là, il valait mieux en rire. Mais le brun, le visage le plus renfrogné que jamais, fit quelques pas en direction du chemin qu’avait prit cette garce, et, se ravisant, se dirigea vers la rame de métro. Après tout, elle serait bien obligée de retourner à Harper à un moment ou l’autre, non? Il dirait à Achille que son téléphone était parti en voyage… Après tout, il avait eu l’intention d’en changer.

C’est pourquoi Gallagher se dirigea vers la sortie de métro la plus proche, en direction du point de rassemblement.
***



Qu’on le laisse mourir en paix.

Pourquoi se retrouvait-il dans cette boîte sordide, deux heures plus tard, puisqu’il n’avait pas du tout prit cette direction? Pourquoi?
POURQUOI?

Vous voulez le savoir, hein? Hé bien…

Tout avait commencé lorsque, descendant dans la station de métro, il s’était retrouvé nez à nez avec PQ et son camarade, tous deux en train de compter l’argent qu’ils avaient obtenus d’une quelque opération illégale… Genre, de la vente du portable de Stewarts?

Mais bref, il les avait ignorés, vous connaissez Adam.

Il s’était sagement assis sur un siège libre, avait posé sa tête sur le carrelage blanc froid du mur, et avait attendu cinq minutes. Puis dix.
Euh, une rame n’était pas sensée passer toutes les deux minutes?

« Hé, blanc-bec, on t’a pas dit que des manifestants avaient bloqués tous les accès au métro, jusqu’à demain matin? »

Mais non. C’était impossible. D’ailleurs, PQ ne lui aurait pas avancé une information utile, alors qu’il l’avait poussé à courir le sprint du siècle pas plus tôt qu’une heure avant, si?

Si.

Visiblement, l’argent avait rendu le gus plutôt sympathique.

Bon. Il faisait quoi maintenant? Personne ne prêtait son portable à personne, ici. A part lui. Et il était peut-être à la rue maintenant. Que dis-je, peut-être devrait-il se jeter sous une rame de métro, puisque renvoyé de Harper, il n’aurait plus rien à faire de ses journées. Ah oui, c’était vrai, il n’y avait pas de métro aujourd’hui…

Et c’est pourquoi, il avait atterri dans cet endroit. Bon, pas aussi sordide qu’il n’aurait pu le croire à première vue. A vrai dire, à présent installé au bar avec un verre à la main (mode : je noie ma tristesse dans l’alcool), il se contentait de regarder les rayures du comptoir et les autocollants placés un peu partout ( I want my Kate Moss), et accessoirement de repousser les filles qui venaient lui adresser la paroles toutes les cinq minutes. Il avait décidé que Karen méritait un respect total, et il le faisait.

Et après quatre verres (Oh, Blanc-bec, tiens un billet de dix, jte file de quoi payer quelque chose à ta poupée, après tout, elle l‘a bien mérité! *Ricane, ricane*) et une heure ou deux, il en avait oublié Stewarts et le fait qu’il allait avoir du mal à retrouver son bahut.

Mais il se passa quelque chose de tout à fait singulier, alors qu’il se rendait à une banquette qu’il avait repérée à l’autre bout du Waterpolo. Son regard croisa celui d’un homme qui ne lui était pas inconnu. Si choquante vision, d’ailleurs, que Adam (l’alcool aidant), en lâcha son verre.
Oups.

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Downtown [Key]   Dim 13 Avr - 18:52

Mourir en paix. C'était justement le seul souhait de Kenzie Stewarts à ce moment précis de l'histoire.

Oh, trouver le Watterpolo avait été une mince affaire. Parvenir à s'y engouffrer, nettement moins. Et si certaines filles pouvaient compter sur leur sex apeal et surtout sur le micro bout de tissus qui servait à couvrir leurs fesses bourré de graisse, ce n'était assurément pas le cas de Kenzie. Non pas qu'elle soit moche ou quelque chose du genre, mais voyez-vous elle mettait au moins autant sa féminité en valeur qu'une femelle éléphant perdue dans la jungle, à savoir pas du tout.

Son côté borderline avait de quoi déranger et son insolence lui avait vallu de rester dans la rue à l'angle de Riverliv et de Knobut au moins quarante minutes.


"Casse-toi et crève "
n'était pas vraisemblablement le type de réplique à envoyer à un videur de boite de nuit, du moins sans doute pas si vous vouliez qu'il vous laisse ensuite entrer. Pardonnez là, mais cet enfoiré avait exigé d'elle en gage de carte d'identité qu'elle lui fasse un petit show perso. Ce genre de discours qu'elle trouvait d'une misogynie hors paires n'avait pour le moins pas l'air de déranger les autres nana qui se lançaient dans d'exact réplique de chorégraphie MTV de chaudasse comme Christina Aguilera ou Beyoncé, pour un résultat plus B.I.A.T.C.H tu meurs..
Kenzie observait ce spectacle rébarbatif avec dégoût bras croisé contre la poitrine, tandis que quelques vendeurs d'exta et autres mec paumés la mataient avec autant d'engouement que s'il avait s'agit d'un morceau de viande en pleine répression totalitariste en ex URSS, l'unique idée de leurs têtes de piaf étant biensur de pouvoir se la faire sur cette poubelle ou contre ce mur.

Au dessus de sa tête, le néon du "Wat.P..o" clignotait dans un halo de lumière rouge et jaune. Vu l'état des lieux à l'extérieur de l'établissement et les sirènes de police qui retentissaient au moins partout dans les rues alentours , il ne fallait pas avoir inventé la loi de la relativité circonférentielle pour se douter que l'endroit était des plus douteux. Cette petite mise en bouche, ne servit pas néanmoins à dissuader notre grunge de s'immiscer à l'intérieur.
Elle aurait aussi très bien pu se casser au lieu de poiroter comme la dernière des paria, c'est ce qu'elle aurait peut être fait, si elle avait eut quelques lieu où traîner ! Et vu l'heure, il était un peu tard pour espérer pouvoir faire marche arrière et tomber sur le car à la peinture jaune flamboyante supposé les ramener dans leurs pensionnat.
De plus, rappelez-vous que l'angleterre lui est aussi familier qu'un ouvre boite le serait à sa cher mère.
Comprenez pas du tout. Oui sa mère n'était pas ce qu'on pouvait appeler une femme au foyer désespéré, non sa mère était plutôt le genre working girl qui travaille 46h par semaine, qui voyage en première classe aux quatre coins du monde et qui n'est autre que l'une des femmes les plus influentes de New-York.

Une mère surboosté aux anxiolitique et au café qui à hélas très peu de temps à consacrer à la confection de tarte aux potirons ou à l'ouverture de boite de conserve. Les repas sont préparés par Gretta l'ex nurse, aujourd'hui promu aux rangs de maîtresse de maison chargés de s'occuper de l'hôtel particulier de quatre étages de la famille sur Est Village. Aussi étrange soit l'idée, Delinda Stewarts préfère de loin le côté bohème et cosy de Greenwitch à celui surexposé de Manathan. De toute manière pour le peu de temps où elle y séjourne. Cette petite préférence pour le côté nature de la grosse pomme, n'a eut de cesse de faire jaser les "amis" de la haute qui ne comprennent, assurément pas comment une famille aussi riche peut vivre dans ce nid d'artiste d'avant-garde. C'est également le grand damne de son époux Boris, financier à Walt Street dont l'unique rêve serait de pouvoir habiter un building dans le quartier des affaire. De toute manière, le pauvre homme à beau dire tout ce qu'il veut, personne n'est dupe et tout le monde sait pertinemment que sans son épouse, il ne serait rien. Sa carrière de financier est un flop et l'unique fortune dont il jouit est basé sur l'entreprise que dirige Delinda. Encore heureux, qu'elle n'apprenne pas qu'il la trompe chaque semaine avec Pamella des ressources humaines où il pourrait dire adieu à tout ses privilèges.

Des tonnes de jeunes plus ou moins vieux qu'elle se bousculaient aux portillons, Tout le monde savait qu'il n'existait pas une seule entrée, et si elle ne pouvait pas accéder à la soirée en passant par l'entrer principal.. elle trouverait un autre moyen.

Elle fit le tour du pâté de maison, le vent faisait virevolter sa chevelure blonde destroy, le sol était couvert de feuille..
Elle en aurait presque oubliée qu'on était en décembre, à New-York il neigé déjà en cette période de l'année, ce qui était bien pratique pour tout ceux qui perdaient la notion du temps comme elle.

Si Kenzie était resté devant l'entrer de la boite, elle aurait sans doute pu constater que C-Q et son pote était entrain de "Checker", l'enfoiré de videur, vous vous souvenez ? Pas étonnent que ces trois crétins se connaissent.
Elle aurait sans doute vu également, que juste derrière eux un petit blanc en chemise blanche bien repassé qui ressemblaient étrangement à Adam Gallagher étaient entrain de rentrer dans la boite.
L'adolescente arriva devant la porte arrière d'un restaurant Chinois, juste à côté une mystérieuse porte en bois, bouchée par des cartons..

Key tâcha de se frayer un chemin au milieu des détritus alimentaire, priant pour que cette fameuse porte ne soit pas fermée à clef, on ne pouvait décidément pas prier en paix. La sonnerie d'un téléphone portable se mit à retentir. Elle avait totalement oubliée qu'elle avait piqué ce truc à l'autre. L'appel devait sans doute venir de sa petite amie, morte d'angoisse.

Elle n'allait pas décrocher, si ?

Le visiophone venait de se déclencher et la tête d'un blondinet touffu venait d'apparaître sur l'écran " Yo Gallagher ! c'est H ! BORDEL qu'est-ce que tu fou mec ??! TOUT LES PROF SONT EN PAN.. HEY MAIS PUTAIN T'ES PAS GALLAGHER ??!"
Perspicace..
Kenzie avait la tête penchée sur l'écran, hésitant entre mourir de rire pas la débilité monumental dont faisait usage ce garçon où paniqué à l'idée que si tout le monde était entrain de chercher l'autre blaireau c'est que petit un, il n'était pas non plus retourné au point de raliment et que petit deux, tout le monde devait également être à sa recherche.

"Hey, les mecs ! venez-voir, Gallagher se tape la cinglé ! " venez de crier l'autre débile, puis il c'était retourné et quatre autres têtes apparurent sur l'écran du téléphone.

Ok.. peut être était-il temps de mettre un terme à cette conversation. Kenzie fit coulisser le boîtier et remit l'objet dans sa poche, avant de s'engouffrer dans la boite.

Après dix minutes de marche dans les sous sol, elle tomba enfin sur un escalier qui la conduisit aux cuisines.

"Ah ! c'est pas trop tôt ! Qu'est-ce que tu foutais ? T'as vu l'heure ? Il est huit heures moins le quart ! "

Elle se retourna histoire de vérifier que ce mec d'une trentaine d'année aussi roux qu'on puisse l'être et au bouc douteux était bien entrain de s'adresser à elle, ce qui était manifestement le cas..

"Oui.. Oui toi.. t'es la nouvelle barmaid ? On m'avait pas dit que t'avais le bras cassé ! Tu vas réussir à faire les Cocktails où tu es trop fragile pour tenir une bouteille de Whisky ? Si c'est le cas, casse-toi. La porte est derrière toi... "

Trop quoi ? Il se foutait d'elle ou quoi ?! C'était bien connu qu'elle détestait qu'on la mette au défis et maintenant qu'elle avait eut autant de mal pour parvenir à l'intérieur, elle n'avait absolument pas l'intention de décamper d'ici avant qu'elle ne le décide elle même !

...

Et c'est ainsi que Kenzie se retrouva entrain de servir des Cocktails au tuyau derrière le bar du Waterpollo
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MessageSujet: Re: Downtown [Key]   Lun 14 Avr - 19:34

Adam -Pigeon- Gallagher, le garçon qui avait grandit dans un univers des plus précaires, et qui avait profondément changé, visiblement, pour se transformer en crétin naïf qui donnait son téléphone à une fille qui planait complètement sous prétexte qu’ils se voyaient tous les jours et qu’il avait dû s’occuper d’elle pendant les deux semaines qui avaient précédés ce moment. Ah ah. Genre c’était sa faute en plus… Il aurait préféré s’amputer de deux doigts avec les dents que de le reconnaître (gerbante image, il fallait l’avouer, mais reconnaissons aussi que Gallagher n’était plus tout à fait maître de ses pensées, hein).

Mais pour le moment, il avait d’autres problèmes, comprenez donc. Il venait de lâcher son verre, son visage venait de prendre une teinte des plus pâlichonne (ben, Adam, t’es malade?) et le récipient de verre avait atterri non pas sur le sol déjà graisseux de la boîte, mais sur le pied du dit individu qu’il venait de reconnaître comme étant… El Padre.
Vous savez, comme dans les films à suspens, ou un type coiffé d’une armure noire et à l’air profondément antipathique venait à vous et vous lâchait une connerie du genre « Luke, je suis ton père ». Ben là, c’était pareil. Sauf qu’en fait le dit père ne l’avait pas reconnu, et que, loin d’être du genre à apprécier se prendre un verre sur la basket, il venait d’attraper Gallagher par le col de sa chemise, et de le plaquer contre le mur non loin, sans que personne à l’entour ne fasse le moindre geste pour prévenir d’une telle marque de violence. En plus, Adam ne s’appelait pas Luke, du coup, ça ne risquait pas de coller.

Faisons un arrêt sur image : la boîte était sordide, des pin-up gesticulaient de tous cotés et se frottaient à des types complètement défoncés, dont certains pouvaient encore répondre à la catégorie « Jeune et beau » alors que d’autres penchaient plutôt du coté « vieux pervers près à payer pour quelques faveurs ». Quelque part, au bar, travaillait Stewarts qui avait d’ailleurs assemblé autour d’elle pas mal de fan venus observer « la nouvelle artiste au bras cassé » qui avait « un boule à tomber » et qui ne voulait pas faire de « Lap dance ». Adam était donc plaqué contre le mur, le souffle court et les effets de l’alcool disparaissant comme fumée au vent, ses yeux d’un bleu azur écarquillés étant plongés dans ceux (exactement similaires) de celui que l’on nommait Devlin et dont les cheveux crasseux du même châtain que sa progéniture tombaient sur les épaules et caressaient le col d’une chemise entrouverte. Pas besoin d’être physionomiste pour piger qu’il n’avait pas changé d’un poil, et qu‘il avait donné son fils ses gênes avantageux. Il n’y avait que cinq ans qu’ils ne s’étaient pas croisés, mais malgré cela, pas un geste dans son attitude montra que Devlin avait reconnu Adam, et ce dernier n’eut pas la stupidité de le lui faire remarquer. Il avait déjà été assez con pour la journée, et en plus du portable d’Achille, ne voulait pas en plus perdre la vie. Mouais, ou du moins perdre la chance de revoir la lumière du soleil un jour.

« Des excuses, gamin »

Certes, Adam voulait revoir le soleil et le visage souriant de Karen, mais euh, comment dire… Il n’en était tout de même pas arrivé au stade « Je supplie à mon propre père de m’épargner ». A moins que l’alcool n’ait pas tout à fait disparu de son organisme. Toujours fut-il que dix minutes plus tard, l’œil de Adam n’était plus écarquillé mais gonflé (et avait accessoirement viré au violet) et qu’il souffrait d’une crampe à l’estomac (sans doute due au coup de genoux qu’il avait reçu à cet endroit).

La petite rencontre père fils avait rassemblé quelques personnes autour d’eux, car visiblement les catins et les vendus trouvaient beaucoup plus passionnant de voir un gamin de 18 piges se faire tabasser par un bellâtre aux allures de mafieux que de danser sur de la musique techno. Ce qui en soit était compréhensible. De toutes manières, maintenant il s’en fichait, El padre avait claqué des doigts tel le gangster des films, et aussitôt deux gardes du corps lubriques avaient fait leur apparition. Dans la famille « plus brutal tu meurs », je demande Tim et Jim, videurs de leur métiers, qui entraînèrent un Adam au visage imperturbable (imaginez un peu Yoda avec un cocard et qui boitte) vers la sortie de service, située derrière le bar.
Un moment de doute traversa l’esprit ruminant de l’adolescent alors que son regard se posait sur une blonde au bras plâtré qui servait deux cosmo à des poufs aux cheveux rouges, mais il se ravisa en se disant qu’il était IMPOSSIBLE que Stewarts ne bosse dans un club en plein milieu de Liverpool. A moins qu’elle ne soit partout. Partout. Partout.

« Ouch » fut le seul mot qu’il lâcha alors qu’on venait de le lâcher dans la ruelle par laquelle était entrée Stewarts dans le club auparavant, ce dont il n’avait pas la moindre idée. Son fessier heurta le sol, il posa la main sur sa lèvre ensanglantée (dernier coup porté pour « Apprendre à ta belle gueule le respect »)

Là, parce qu’il était assis dans une ruelle sombre, qu’il avait passé la pire journée de sa vie depuis son entrée à Harper, qu’il était probablement viré, et parce qu’il n’y voyait plus que d’un œil, Adam Gallagher se sentit soudain très déprimé.

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Downtown [Key]   Mer 16 Avr - 23:47

Tout cela ne serait qu'une mince affaire..
Passer derrière le comptoir l'histoire de dix minutes : secouer un shaker par ci, lancer une bouteille par là, mesurer les doses, mettre des glaçons dans un verre, rire et s'amuser, passer de l'autre côté du bar et profiter de la soirée. Boire, danser, perdre conscience, boire de nouveau, rire aux éclats et si sa santé mental ne lui permettait pas pour l'instant de s'amuser, elle ferait semblant et tout serait parfait. Tout serait parfait, oui, après des heures et des heures elle reprendrait enfin conscience mais se serait trop tard, elle serait virée d'Harper. Elle ne souhaitait pas mieux après tout ?

Être virée, rentrer chez elle et continuer de mener sa vie éphémère dans une insouciance éternelle. Voilà ce qu'avait prédit Kenzie, qui pour une fois avait tout planifiée au millimètre près, oh ça, elle était douée pour rater sa vie, bousiller la sienne et celle des autres. N'était-ce pas ce que lui avait dit sa mère en lui annonçant son départ imminent pour Harper ?

Cesser d'être irresponsable et penser aux conséquences de ses actes, c'était le conseil que lui avait donné cette très chère Delinda, et bien c'était à présent chose faite, Kenzie avait tout prévue comme le lui avait suggérée sa mère.
En toute sincérité, Straw c'était contentée de pronostiquer le déroulement des évènements à venir, mais venant d'une jeune fille qui n'avait pas pour habitude de prévoir quoi que se soit à sa vie, nous avons vraisemblablement de quoi nous interroger.. Peu sur, qu'elle soit aussi douée en prédiction qu'en mise en situation complexe de sa propre personne et de tout ceux qui se trouvaient dans le périmètre. Après tout, ils étaient avertis qu'avec elle, la vie était rarement aussi harmonieuse qu'une symphonie de Bethoven.

Pour le moment, nous en étions à la phase, lancer de bouteille, mesurer les doses, mettre des glaçons et elle était parvenue à servir son cinquième verre sans causer aucune catastrophe. Un véritable miracle. Selon Kenzie, les barmaid n'avaient pas à se plaindre, ils avaient le boulot parfait. Allier travail et plaisir, que rêver de plus ?
Oui, dans la vie de Stewarts tout était pris avec légèreté, futilité et détachement.
Elle était jeune et puéril, elle ne se souciait que trop peu des conséquences. Sauf que voilà, sortie de son joyeux petit monde, la vie n'était pas aussi simple et Liverpool n'était pas New-York, les seuls personnes qu'elles pourraient croiser ici serait sans doute plus connue pour leurs casier judiciaire que par le palmarès de leur ex. Elle ne se doutait pas que les trois quarts des gens ici étaient des mafieux, des dealer et des prostitués, tout comme, elle ne se doutait pas une seconde non plus que le moment de calme après la tempête aller s'achever dans quatre.. trois.. deux.. BOOM!

BORDEL MON VERRE SAL****E ! Ramasse-le !!
Kenzie regarda son interlocuteur, qui était une interlocutrice en réalité. Elle la fusilla du regard comme elle savait si bien le faire. Un regard qui si vous voulez mon avis voulait en dire assez long pour que l'espèce de prostituée se ravise, ce qu'elle n'avait manifestement pas l'intention de faire.

Pardon ? Ramasse-le toi même espèce d'idiote ! Je comprends que dans ta jungle, on s'adresse à ses interlocuteurs avec des "bordel" et des "salope" à tout bout de champs mais c'est pas très glamour pour une fille.. Et je ne dis pas ça pour vexer ta personne, mais si tu n'étais pas aussi ivre, t'aurais pas versée les trois quart à côté en buvant.. d'ailleurs si j'étais toi j'éviterais de boire, c'est mauvais pour la santé t'es pas au courant ? Et vu la tête que tu te tires, tu devrais peut-être..

Le type avec qui elle avait eut affaire précédemment apparut derrière elle.

Ronda, un problème avec cette nenette ?

Cette quoi ? L'adolescente fronça ses sourcils l'air sévèrement irritée. Où avait-elle débarquée, dans la quatrième dimension ?

Ouai, elle m'a manquée de respect Trudi!

C'est vrai ça.. tu manques de respect à ma Ronda, la blondinette ? C'était charmant, vraiment il venait défendre sa petite amie.. si elle n'était pas énervée, elle en aurait presque versée une petite larme..
Celui qui répondait au nom de "Trudi" approcha son visage de celui de Kenzie et lui susura à l'oreille "Si tu veux, on peut s'arranger tout les trois.. " avant de lui lécher la joue de la manière la plus immonde qui soit..


Petite un, je ne suis pas Ta Blondinette, pauvre taré!! Et petit deux : Lâche moi !
Petit trois, je me serais bien "arrangée" avec ta pouf et toi mais hélas, je crois que tu ne vas pas pouvoir être très actif ces prochains jours
rétorquât-elle en s'essuyant la joue avec une moue de dégoût, ce après quoi elle envoyât un violent coup de genou dans le bas du ventre de ce cinglé ! Qui avait parlé de fille fragile déjà ?

Pas besoin de vous précisez qu'après ça, le cher videur à son coeur qui l'avait il y a quelques heures de cela recalée à la porte se fit un grand plaisir de l'accompagner vers la sortie..

Bande de connard ! marmonna t-elle devant la porte.. avant de shooter dans un carton.
Elle pouvait se sentir heureuse qu'il se soit contentés de la virer.. Pauvre folle.

Euh.. depuis quand les cartons avaient-ils la capacités de parler ?
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Downtown [Key]   Jeu 17 Avr - 1:33

Assis dans sa ruelle, Adam était en train de se convaincre qu’il n’avait absolument aucune raison de déprimer, parce qu’après tout, ce qui comptait, c’était qu’il soit toujours vivant, en bonne santé, et que le fait que son visage son en train de virer au violet, que son ventre l’élançait étonnamment, et qu’il n’avait aucune idée de ce que le futur lui réservait n’était qu’un détail. Il faisait étonnamment sombre dans cet endroit, et, dans la rue adjacente, Adam pouvait entendre les voix des personnes qui passaient, et qui avaient l’air mille fois plus optimistes que lui. Quelle idée il avait eu de se rendre à Liverpool… il aurait mieux fait de passer son week-end à Harper, comme il l’avait toujours fait. Peut-être, qu’il aurait même réussi à convaincre H de lui tenir compagnie. Après tout, ce dernier s’en tapait totalement, il passait ses vacances à Saint Barth, alors une ville comme Liverpool n’était qu’une promenade de santé. Son humeur serait restée au beau fixe, il serait parvenu à se faire pardonner de Karen une fois de retour et… Oh, c’est vrai, c’était en partie pour Karen qu’il était venu, en fait. Elle avait parlé avec tellement d’enthousiasme de ce week-end qu’ils pourraient passer ensemble dans un milieu nouveau qu’il n’avait pas pu dire non. C’était lui qui avait foiré après tout : se rendre à l’endroit de ses souvenirs, quelle connerie, d’autant plus que lesdits souvenirs n’avaient rien d’heureux. Et voilà qu’à présent il se trouvait dans une ruelle merdique, en compagnie de boîte de conserve, et… D’un rat, dont il venait de voir la silhouette zigzaguer entre les poubelles qui se trouvaient devant lui.
Il faudrait peut-être qu’il se tire d’ici, mais pour aller ou? Les autres étaient sûrement déjà à Harper à l’heure qu’il était, il n’avait plus de portable pour appeler Achille, et… De combien étaient les chances pour que Karen soient déjà prise entre les griffes de ce petit bouffon d’allemand?
Bon, il exagérait un peu, il avait confiance en sa petite amie. Mais il avait bien vu comme le germain lui tournait autour…
Il soupira. Voilà qu’il doutait de la seule personne en qui il avait confiance sur cette planète (non il ne faisait pas confiance en Achille).
De toutes manières, ça n’avait plus d’importance. Il avait manqué de se faire exclure d’Harper à plusieurs reprises, mais à chaque fois le principal s’était arrangé pour lui donner une chance. Cette fois, il doutait que son protecteur ne passe sur un truc aussi grave que manquer l’horaire de rassemblement. Et il avait plus de six heures de retard. Peut-être ferait-il mieux de rester là, dans cette ruelle. Sa vie appartenait à Liverpool, il n’avait rien à faire dans un monde comme Harper, et Karen serait beaucoup plus heureuse sans un boulet comme lui. Achille était un cas, mais il savait prendre soin de ce qui était à Adam (contrairement au nommé qui n’avait pas été fichu de garder le portable une journée…), et il ferait attention à ce qu’elle aille bien. Il pourrait… il pourrait aller voir son père et tenter de se faire embaucher comme coursier dans un de ses plans foireux. Après tout, visiblement, il était destiné à finir comme lui, non?
Un nouveau soupir, et Adam repoussa quelques mèches humides qui lui tombaient sur le front. L’alcool, et le spleen ne faisaient pas bon ménage, hein, c’était peut-être pour ça qu’il n’avait aucune envie de bouger, beaucoup trop occupé à penser aux pires aspects de sa vie. Des pas, dans SA ruelle, vinrent le tirer de sa semi torpeur. C’était qui au juste? Son père qui envoyait des types pour le finir?

"Merde! Vous en avez pas eu assez!"

Un coup dans son mollet droit venait d'ajouter un peu de douleur en plus. Lorsqu'il dégagea les cartons sous lesquels il s'était abrité, bien décidé à passer le reste de son existence dans cet endroit, quelle ne fut pas sa surprise de voir une crinière blonde, et surtout un bras plâtré.

Stewarts.

Devinez quoi? Adam avait atteint un tel stade blasé qu’il ne tenta même pas de savoir ce qu’elle fichait dans la même ruelle que lui. Dans SA ruelle.

Bon, ok, abdiquons : cette fille était, genre, l’envoyée direct du royaume des emmerdes. Tant pis, il s’y était fait. Qu’on le laisse mourir en paix.

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Jade Malone
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MessageSujet: Re: Downtown [Key]   Ven 18 Avr - 3:56

"Merde! Vous en avez pas eu assez!"

Il devait s'agir d'un sans abris complètement bourré ou d'un junkie qui n'avait pas eu sa dose et qui était entrain d'halluciner totalement..

Ou bien peut être le destin avait voulu qu'il s'agisse d'un élève d'Harper, autant dans le car qu'elle ne l'était elle-même..

Ne pas y faire attention restait selon elle, la meilleure alternative. Elle jugé sa dose d'emmerde pour la soirée largement établie.
Après avoir shootée dans le carton, l'adolescente sortit une cigarette de son sac, qu'elle porta du bout des doigts à ses lèvres tremblante.

La température atmosphérique avait littéralement chuté. En effet, un fort vent s'était levé depuis sa précédente apparition dans la ruel, il y à une heure de cela. Kenzie c'était retournée face au mur qui était derrière elle, histoire d'abriter son briquet, mais rien à y faire cette fichue clope ne voulait pas s'allumer. L'adolescente la jeta sur le sol avec regret. Elle soupira, tout ceci devenait vraiment glauque et terriblement prévisible..
Elle avait vraiment envie de se casser de cette ville. Elle n'envisageait pas de retourner à Harper quand même ?

Le froid était entrain de parcourir son corps tout entier. Straw se rendait à peine compte que ses membres tremblaient comme une feuille. Vous savez, comme si le simple fait d'admettre cette vulnérabilité physique aurait été renier l'essence même de ce qu'elle désirait être : une fille insensible et dénuée de sentiment humain. Elle ne voulait pas aimer les gens pas plus qu'elle ne voulait se faire avoir par cette chère race humaine. En dix sept années, elle avait fini par comprendre qu'il n'existait rien de bon dans les relations humaines. Bien sur, peut être que si Kenzie avait eut la chance d'être élevée dans une famille comme celle de Térence, avec des parents aussi géniaux que l'étaient Tiel et Tania, elle aurait était une adolescente différente comme Tatiana, social, bavarde et heureuse tout simplement..

Son corps semblait pousser un cris d'alerte, Kenzie, elle se délectait de ce sentiment, dans un plaisir sadique. Plaisir sadique, qu'elle avait autrefois si bien connu. La drogue, c'était un peu pareil, souffrir, se faire du mal et cette sensation de bien être indescriptible. Sentir ses molécules lui échapper..
Ses lèvres gelées avait délaissée leur naturel rosé, pour une teinte violacée. Hésitante, l'adolescente garda quelques instants, ses yeux fixé sur ce morceau de carton.. Cette voix lui avait sembler étrangement familière.. ça ne pouvait tout de même pas être...

Merde, Gallagher c'est toi ?! son ton devenu soudainement très vif avait trahie un peu trop à son goût sa satisfaction de voir ce crétin ici.

A vrai dire, ne vous y trompez pas, il aurait pu s'agir de n'importe quel crétin qu'elle connaisse, Kenzie aurait été aussi satisfaite. Savoir qu'elle n'était pas seule dans cette galère suffisait largement à justifier le ton de sa voix.

C'est quoi ça ? demandât-elle en se penchant vers lui et en appuyant sur son hématome comme une gamine voyant pour la première fois la neige.. Rassurer nous, cette fille ne voulait pas faire médecine quand même ? Parce que si c'était le cas, c'était un peu loupé. Pauvre gas..

Elle enchaina avec une série de question..

Qu'est-ce que tu fou là ? Et le car ? En fait, je sais qu'il est parti puisque j'ai eu un appel de ton pote, celui qui parle de manière "étrange" elle avait murmurée le mot et dessinée des guillemets avec ses doigts, on pouvait interpréter cela comme une insinuation selon laquelle Achille, puisqu'il s'agissait bien de lui.. était une sorte d'extra-terrestre venu d'ailleurs. Si nous avions été dans une série B, on aurait même eut le droit au générique hybride vous voyez.. mais nous n'étions pas dans une série B n'est-ce pas ?
- Ca te dirait pas qu'on bouge d'ici ?
ne vois pas ça, comme une proposition, j'estime je crois avoir déjà passée assez de temps en compagnie d'un type aussi exécrable que toi, pour ne plus te voir durant les dix ou quinze prochaines années..
- Après.. c'est comme tu veux. Je veux dire, si tu veux rester seul ici, à te morfondre sur ton sors, personnellement je crois que je vais partir, je deviens légèrement claustrophobe, tu vois.. et lorsque je souffre de crise de claustrophobie je me met à parler, parler, parler, et lorsque je ne trouve plus rien ça peut carrément aller jusqu'au vomissement.. Ouai je sais mec, ça craint..
Brillante comédienne.. c'était un discours parfaitement digne de ce cher H. [/b]

Surtout que vu les fish & chips gras et huileux que j'ai mangé ce soir mieux vaudrait pas que je vomisse.. enfin je dis ça pour toi..

[i]Euh.. il, lui arrivait quoi au juste ? Dans une hallucination profonde, avait-elle confondue ce type avec Nav Less ? La notion d'ennemi, ne lui disait-elle plus rien ?!

Craignoss..
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Adam Gallagher

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MessageSujet: Re: Downtown [Key]   Dim 20 Avr - 2:44

Le froid s’infiltrait en dessous de son carton, et contrastait étrangement avec la chaleur qui émanait de son œil, sa lèvre, son ventre, et à présent son mollet. Sa respiration était saccadée, et il sentait que son visage était à deux doigts d’être comparable à un morceau de viande égaré sur un iceberg, mais il n’avait aucune envie de faire un geste, pas même celui de couvrir son nez de son écharpe aux armes de Harper. L’uniforme qu’il portait était lui-même en sale état, la chemise d’un naturel blanc ayant subie les marques de cette après midi mouvementée, était parsemée de taches diverses, la veste de Harper était parfaitement froissée, et son manteau de laine noire n’était pas aussi efficace qu’il aurait dû l’être, pour la simple et bonne raison qu’Adam le gardait ouvert. Il avait de nouveau baissé la tête, ignorant Kenzie comme on ignorait un insecte qui nous bourdonnait à l’oreille depuis un moment, et espérant qu’elle ne l’avait pas reconnu. Voire qu’elle avait autre chose à faire que de lui parler. Cette fille était partout, et si il avait eu le choix, il l’aurait volontiers échangée contre Karen, sa Karen, qu’il ne méritait pas. Si chaleur il y avait, elle était présente au fond de ses entrailles. Autant le froid lui gelait les doigts et le reste, autant son ventre, sa gorge et sa bouche étaient brûlants, sans doute à cause du passage de l’alcool un peu plus tôt. Il ne bougea pas, et écouta les pas de Stewarts s’éloigner, avec un mélange de soulagement mais aussi un certain sentiment de se retrouver tout seul. Si Kenzie se tirait, il pouvait dire définitivement adieu à sa vie de petit bourge anglais, non? C’étaient comme si avec elle s’en allait tout lien logique avec la réalité Holyhead. Même si il n’avait pas capté qu’elle était dans la boîte (a moins qu’elle se soit retrouvée dans un plan foireux chez un type qui habitait pas loin), la blonde insupportable était la seule personne à cinq kilomètres à la ronde qui n’était pas née dans ce coin merdique et qui ne grandissait pas avec la putain d’idée qu’elle allait vieillir et crever ici.

Ce putain de froid était descendu, et Adam se surprit à se demander combien de chances il aurait d’être mort le lendemain si il passait la nuit dans son carton. Ah ah, non, aucune : Gallagher n’avait pas de chance. Au pire, il devrait se retrouver avec une crève merdique pendant les six mois à venir. Au mieux, il aurait juste les membres engourdis.

Et les pas qui s’étaient éloignés au bout de sa ruelle, le laissant seul avec ses boîtes de conserves ouvertes au couteau qui s’empilaient sur le mur d’en face étaient revenus vers lui. Bordel, elle l’avait reconnu. Le narrateur aurait envie d’ajouter « Finalement », mais après tout, elle avait autant de chance de le calculer que de ne pas le calculer, hein? Non?

A peine eut-il le temps de réaliser qu’il était en fait plutôt content qu’elle ne soit pas partie, voilà que déjà elle appuyait sur son hématome. Merde, si elle pouvait voir son œil gonflé alors qu’il faisait nuit et qu’ils étaient dans une ruelle merdique, c’était qu’il devait pas être beau à voir. Une grimace apparu sur son visage, tandis que l’idée que la présence de Kenzie Stewarts le réjouissait flotta dans son esprit : cela voulait dire qu’il avait vraiment touché le fond. Apprécier la présence de celle à cause de laquelle il se trouvait dans ce bordel, c’était du pur masochisme.
M A S O C H I S M E : ‘Le masochisme est la recherche du plaisir dans la souffrance reçue d'autrui ou de soi-même’. La définition était venue naturellement à l’esprit d’Adam, qui avait finalement bien écouté le cours de Miles, qui traitait des tendances masochistes d’on ne savait quel perso de bouquin intello.

Telle la loque, il était, tel le gus qui a vu son père qui n’a pas daigné le reconnaître, il songea soudain qu’il ne mourrait peut-être pas d’envie de passer pour un petit con larmoyant aux yeux de la blonde, peut-être parce qu’elle aurait été capable de s’en souvenir à vie une fois qu’ils seraient retournés à Harper. Enfin, si l’on incluait le fait que Gallagher ait un jour une chance de refoutre les pieds dans ce bahut, ce dont il doutait fort : souvenez vous que c’était en partie pour ça qu’il spleenait.

Un léger sourire apparu sur ses lèvres. Très léger. De toutes manières, il était imperceptible : Adam avait la lèvre presque fendue, remember? Il était donc un peu content du fait que Kenzie parle de Achille, parce que tant qu’Achille était de la partie, c’est bon, rien ne pouvait virer glauque.
Un moment de doute cependant : Achille avait appelé? Bordel :

« Ils nous cherchaient? » Levant son regard bleu vers la fille aux jambes de phasme, il remua légèrement. Mec, faudrait peut-être que tu arrêtes de poser des questions stupides. Si elle avait reçu l’appel, c’était qu’elle avait pas vendu le I-Phone de Achille. Et qu’il n’y avait donc pas une bande de cons en jubilation sur la monnaie qu’ils s’étaient fait sur son dos. Pas encore du moins : « Rend moi le téléphone, au fait ».

Putain, ouais, c’est clair qu’elle parlait beaucoup. Sa tête le martelait, et il en vint même à penser que si Kenzie Stewarts avait été plus petite, brune, et adorable, elle aurait ressemblé à Karen. Notez la comparaison quand même.

C’est peut-être pour ça qu’il se leva avec effort : parce qu’elle parlait beaucoup. Même si sa démarche était beaucoup moins assurée qu’à l’accoutumée : peut-être qu’il avait une côte cassée, mais surtout le coup de Kenzie avait réussi à créer un joli bleu sous le pantalon de velours côtelé de son uniforme. Quelle conne. Enfin non, pas encore, l’insulte viendrait plus tard, pour le moment, ne venait-elle pas de le sauver?

Genre, comme si il comptait le reconnaître un jour.

« Nan vomit pas Stewarts »

Excusez le, le pauvre, il aurait bien fait un discours, mais allez développer la théorie de la relativité lorsque chacun de vos membres étaient aussi douloureux que si il avait reçu un coup d’épée? Sans aucune exagération d’ailleurs.
Et maintenant, ils faisaient quoi? Ils étaient dans la même galère. Et merde.

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